Première fois ? Anna Sugar
Merci encore à Forête Interdite pour sa correction
III Avertissement et tête de mule
- Où étais-tu cette nuit ? Demanda Ron. Et surtout qu'est-ce que tu as fait ?
- Ron pas dès le matin, se plaignit Harry. Je viens juste de me coucher, ronchonna le Survivant en replongeant sous les couvertures. Et puis c'est le week-end merde, ajouta Harry dont la voix était à peine audible tellement il avait enfouie sa tête dans ses oreillers.
- Il est onze heures mon pote, et on a rendez-vous avec Mione je te rappelle.
- Mmf. Harry sortit mollement du lit et pas de bon cœur, il aurait voulu rester couché. Pansy l'avait épuisé : après les cachots qui était une idée de Harry, Pansy, elle, voulut le faire dans la salle de bains des préfets et puis deux fois dans la tour d'astronomie. Malfoy devrait penser à mieux satisfaire sa petite amie.
- Oh ! Joli suçon, pouffa Ron. À qui le dois-tu ?
- Eh merde ! Le truc pas discret par excellence. Tu ne connais pas un sort pour l'effacer ?
- Nan. Tu n'as pas répondu à ma question, s'impatienta Ron.
- De quoi tu parles ? Demanda en toute innocence Harry. Viens, on va être en retard.
Les trois jeunes Griffondor étaient assis dans le parc et Harry semblait passer un mauvais quart d'heure.
- Alors où étais-tu cette nuit ? Demanda pour la énième fois Hermione.
- Aux cachots. Finit par avouer le Survivant.
- Vraiment ?! L'interrogea Hermione soupçonneuse.
- Oui, j'y ai même pris pas mal de plaisir, railla Harry.
- Ah oui ? C'est pour ça que tu as d'énormes cernes sous les yeux et que pour une fois ta chemise est boutonnée jusqu'en haut ?! Hermione apprécia sa victoire : Harry fit la moue, gêné.
- Tu sais Hermione, être aussi observatrice t'attirera des ennuis un jour, répondit Harry en maudissant les capacités de déduction de son amie, et en déboutonnant d'une main habile les trois premiers boutons de sa chemise comme à son habitude.
- C'est toi qui dis ça ! Alors que tu couches avec la première venue, sans te soucier de savoir si elle est déjà avec quelqu'un et que tu sèches les heures de colles pour t'envoyer en l'air. Hermione tourna le dos à Harry et se renfrogna dans le silence.
Ron qui s'attendait à ce genre de réaction, ignora Hermione et continua l'interrogatoire de Harry.
- Alors c'était qui ? Demanda-t'il impatient.
- Pansy. Répondu brusquement Hermione sans se retourner
- Comment tu le sais ? S'étonna Harry. Il ne l'avait dit à personne. Bien qu'il soit fier de coucher avec la petite amie de son ennemi, il préférait taire le secret.
- Ton suçon Harry, Malfoy à les mêmes au même endroit. Si j'étais toi, je reboutonnerais ma chemise. S'il l'apprend, ça va mal finir. Elle regardait à présent Harry sévèrement.
- Tu ne connaîtrais pas un sort pour l'effacer ? S'inquiéta Harry
- Non, désolée, répondit la préfète.
Harry avait laissé Ron et Hermione dans le parc et avait décider de remonter dans la tour Griffondor pour se changer ; il ne pouvait garder sa chemise, trop risqué. Alors qu'il traversait le couloir du quatrième étage quelqu'un l'interpella.
- Potter.
Harry aurait reconnu cette voix entre mille. Ainsi Snape savait où se trouvait la porte pour sortir de ses cachots… Qui l'eu crut ? Il se retourna pour faire face à son Professeur qui était parvenu à son niveau.
- Où étiez-vous hier soir ? Glapit Snape. Dieu qu'il était beau, avec sa chemise blanche où seuls quelques boutons étaient encore attachés et cette nonchalance, il en avait des frissons !
- Désolé, j'étais retenu Professeur, répondit Harry qui n'avait pas l'air désolé du tout.
Si cela aurait été possible Snape l'aurait excusé tout de suite, juste pour avoir souri, mais cela était impossible.
-Ah je vois, répondit-il doucement en posant ses yeux sur le suçon que Harry arborait dans le creux du cou. Si j'étais vous, Monsieur Potter, je ferais attention à moi. Certaines choses ne sont pas à faire, du moins pas à montrer. Un sourire entendu se dessina sur ses lèvres.
- Entendu Professeur, répondit Harry abasourdit par le conseil que Snape venait de lui donner.
- Je vous ai à l'œil Monsieur Potter, alors arrêtez vos bêtises d'enfant gâté et daignez vous présenter dans mon bureau lundi et ce jusqu'à la fin de la semaine, continua Snape.
- Oui Monsieur. Et merde, une semaine de retenues.
Harry tourna les talons et commença à partir quand Severus ajouta dans un murmure qu'Harry entendit cependant :
- Et seul Monsieur Potter, attention je vous ai à l'œil.
Harry se figea un instant, Snape savait et cette menace prononcée à voix basse ne présageait rien de bon.
Harry avait raison mais il ne savait pas encore à quel point son bien attentionné Professeur l'avait à l'œil.
