Première fois ? Anna Sugar
Merci à Forêt Interdite de faire la chasse aux fautes d'orthographes
IV Retenues mouvementées
Lundi huit heures précises Harry frappa à la porte des cachots.
- Entrez.
- Professeur, dit poliment Harry en se plaçant devant le bureau de Snape.
- Ah Harry ! Merci d'être venu cette fois. Que diriez-vous de quelques travaux pratiques puisque vous semblez aimer ça ? Susurra Snape avec un air sadique.
Comme l'avait prévu Harry ces retenues allaient être des plus horribles.
- Vous commencerez par m'astiquer toutes les balances de cuivre, Monsieur Potter, et elles ont intérêt à briller. Snape avait insisté sur le mot astiquer, il jubilait à présent.
Harry se mit au travail.
Snape, quant à lui, faisait semblant de corriger des copies et en profitait pour admirer son prisonnier. Il avait l'air moins fatigué, au moins il n'avait pas fait de folies de son corps durant le week-end, et avait retrouvé la tenue réglementaire de Poudlard au grand regret de Snape. Le blue-jean bien ajusté du Griffondor et sa chemise blanche le rendaient furieusement désirable.
Il ne put s'empêcher d'imaginer sa langue sur le torse du survivant, ses lèvres et ses doigts laisser des marques sur sa peau, pour que plus jamais aucune Pansy ou toute autre n'ose le toucher. Snape toussota, il lui fallait retrouver son calme, Potter était à moins de trois mètres de lui. Rien n'aurait été plus facile pour lui que de se rapprocher de Harry et passer sa main autour de sa taille, d'envoyer valser les balances de cuivre et de l'installer sur la table et de le prendre là, tout de suite, maintenant. Snape senti son sexe se gonfler dans son pantalon, il se trémoussa sur sa chaise, mal à l'aise. Il regarda en coin le jeune Griffondor qui avait relevé la tête et le regardait visiblement amusé.
- Potter, avez-vous besoin d'aide ? Il me semblait pourtant que vous aimiez faire ce genre de choses, se reprit Snape en fixant les mains de Harry sur la balance
- SI je vous réponds que non, je n'ai pas l'habitude de faire ce genre de choses tout seul, me donnerez-vous une semaine de retenues de plus Professeur ? Répondit Harry par pure provocation.
Snape souleva un de ses sourcils, eh bien dites donc le gosse savait jouer du double sens !
- Nan, je vous croirais, Monsieur Potter, et je vous dirais justement que c'est bien pour cela que vous êtes collé cette semaine, pou ne pas avoir fait ce genre de chose seul. Le visage de Snape se fendit en un sourire, il était fier de lui.
Harry s'empourpra, comment Snape avait-il su pour Pansy et le cachot ? Il se remit à astiquer la balance de cuivre.
Snape ne put s'empêcher de penser au visage de Harry qui avait pris une délicate teinte rose. Aussitôt la bosse de son pantalon se manifesta à nouveau.
- Quand vous aurez fini cette balance, Monsieur Potter, vous partirez. Passez le bonjour à Pansy pour moi, continua Snape en priant pour que Harry termine vite et qu'il puisse se soulager.
Harry alla déposer les balances dans cette réserve et se dirigea vers la porte pour sortir, mais au moment de la franchir il dit :
- Je n'ai pas revue Pansy depuis vendredi Professeur et je ne compte pas la revoir, alors je ne pourrai pas lui transmettre mes salutations. Sur ce, au revoir !
Et il sorti.
Toute la semaine se passa ainsi. Harry eu à faire des tâches ingrates et son Professeur lui lançait des piques.
Ce fut avec un grand soulagement que Harry se rendit vendredi à la dernière retenue avec le Professeur Snape en se demandant ce que celui-ci lui avait préparé.
- Potter ?
- Qui voulez vous que ce soit d'autre ? Murmura entre ses dents Harry.
- J'ai entendu jeune impertinent. Lui répondit sèchement Snape. Asseyez-vous. Je m'étonne simplement que vous vous soyez présenté à toutes les retenues que je vous ai données. Êtes-vous devenu obéissant ou est-ce que Monsieur Potter le Conquérant serait devenu incapable de conquérir quoi que se soit ? Se vengea bassement Snape.
- Ni l'un ni l'autre, Professeur, je me suis simplement lassé et puis rien ne vaut les cachots. Répondit Harry fier de ne plus rougir à l'évocation de sa nuit avec Pansy dans les cachots.
- Oh je vois ! Monsieur Potter s'est lassé, et bien j'espère que vous trouverez cela assez intéressant, vous aller me refaire la potion que vous aviez renversée sur Miss Granger la semaine dernière, envoya Snape qui était en colère contre le bon sens, le trop bon sens de la répartie de son élève.
Harry ouvrit son manuel et commença la préparation de la potion. En manque d'armoise, il se dirigea vers la réserve. Ce court laps de temps, lui permit de penser que Severus Snape était plutôt doué pour les doubles sens. Contrairement à ce qu'il aurait pensé, c'était plutôt amusant de discuter avec lui. Alors qu'il se retournait pour quitter la reverse, il vit que la vieille porte s'était quasiment refermée. Il s'approcha pour la pousser, quant il vit, à deux tables de lui, Severus penché sur son chaudron en train d'en inspecter le contenu.
Ce qu'il comprit lui fit lâcher son bocal qui se brisa au sol. Severus était dans la réserve quant il était avec Pansy, c'est pour ça qu'il savait ! La porte de la réserve s'ouvrit, alors Snape entra.
- Potter ! Vous ne pourriez pas faire attention, et arrêter de faire cette tête de vierge effarouchée, on croirait que vous avez vu le monstre du Loch Ness.
Severus d'un coup de baguette répara le bocal et le ramassa, il releva la tête et vit que Potter n'avait toujours pas changé de tête.
- Vous allez bien Potter ? S'inquiéta le Professeur de potions.
Ledit Potter regarda Snape dans les yeux, la petite taille de la pièce les avait considérablement rapprochés.
- Très bien Professeur, c'est juste que je ne vous pensais pas ainsi, sourit Harry. Ça y est, il avait trouvé comment ridiculiser Snape devant tout le monde : quand Poudlard saura que Severus était un vicieux Harry aurait sa revanche pour ses sept années d'humiliation.
- Comme quoi, Potter ? Demanda Snape. La tension était perceptible dans sa voix, le sourire qu'arborait Harry ne présageait rien de bon.
- Alors, comme cela, vous aimez regarder vos élèves lorsqu'ils font l'amour hein ? Demanda Harry en jetant un coup d'œil à la porte derrière eux.
Snape fit volte-face et contempla horrifié la porte de la réserve. Merde Harry allait le balancer à toute l'école et il serait viré. Que pouvait il faire ?
- Si vous croyez que j'ai fait ça pour mon plaisir vous vous trompez complètement, j'étais piégé ici, pendant que vous vous envoyiez en l'air avec Pansy et croyez-moi bien le spectacle n'avait rien d'agréable, vociféra Snape sans prendre le temps de respirer.
- Ah oui ? Il n'empêche que vous étiez là, répliqua Harry vexé
- Ne dites rien Potter, c'est mon poste qui est en jeu ! Snape avait prononcé cette phrase en regardant Harry dans les yeux, sa voie semblait s'être perdue. Harry se figea devant tant d'émotion de la part de son professeur et en oublia la phrase injurieuse qu'il avait à l'esprit.
- Heu… D'accord professeur, hésita Harry. Désolé, je n'aurais pas dû insinuer que vous étiez un pervers.
- Merci Monsieur Potter, répondit Snape tout bas étonné que Harry ait accepté et en même temps content que l'homme dont il était amoureux ne ressemble pas tant que ça à James.
Harry voulu contourner son professeur mais l'espace exiguë le colla contre celui-ci lorsqu'il voulu passer. Harry releva la tête dans un sourire gêné.
- Pardon Pro…
- Harry. Son nom était sorti des lèvres de Professeur dans un souffle comme s'il s'agissait d'un magnifique présent. Severus se pencha sur Harry et posa ses lèvres sur les siennes, le baiser fut si doux que Harry douta un instant de l'avoir reçu avant de sortir précipitamment des cachots.
