VII. Vengeance et dettes en tous genres. Anna Sugar
« Je m'excuse d'avoir mis autant de temps pour poster ce chapitre qui dormait au fond de mon PC, depuis cet été, il ya beaucoup d'explications, la plus plausible pour vous, et que j'ai réécrit ce chapitre de nombreuses fois, sans pour autant, à mon sens, en avoir fait quelque chose de valable. Je m'en excuse et sachez d'ors et déjà que le prochain sera le dernier et qu'il aura pour sujet les nombreuses parties de jambes en l'air de nos deux protagonistes. Merci encore à Forêt Interdite qui à accepté de me corriger 2 fois, qui m'a évité bien des confusions dans le scénario de ce chapitre »
La honte, voilà qui était bien plus douloureux encore que l'acte sexuel en lui-même. La sensation de dégoût face à son propre corps, un dégoût si profond qu'Harry ressentait le besoin irrépressible de se laver et ce, plusieurs fois par jour.
Mais ce dégoût, si fort soit-il, n'était rien face à la honte. Il savait qu'il devait en parler pour que Malefoy paye pour son crime, mais il avait tellement honte, de s'être laissé piégé et surtout d'y avoir éprouvé du plaisir, il avait tellement honte de lui…
Il savait que pleurer ne lui servirait à rien et pourtant il avait passé le reste de cette nuit-là à pleurer dans les bras de Severus, avant que celui-ci ne le raccompagne à son dortoir
Voilà une semaine qu'Harry se traînait dans les couloirs de Poudlard, était distrait en cours et avait perdu sa fierté Gryffondorienne. C'était tout bonnement INSUPORTABLE ! Comment avait-il, lui espion assermenté, pu ne pas se rendre compte qu'il violait Potter ?! Comment en tant que professeur et coupable pouvait-il rétablir la situation ?! Il fallait punir Malefoy, le faire renvoyer !
Mais Harry refusait d'en parler, il n'avait cessé de le lui répéter après cette fameuse nuit où il s'était accroché à Severus et n'avait cessé de pleurer en le suppliant de ne le dire à personne.
Quand Severus lui avait demandé pourquoi, il n'avait eu que des brides de réponses qu'il comprit difficilement tellement le Survivant hoquetait, mais il était question de honte ainsi que de la peur qu'il avait pour le poste de Severus.
Depuis cette nuit une bataille faisait rage dans la tête de Severus.
En effet, son pauvre amant lui avait donné deux instructions contradictoires.
L'une des plus troublante tout d'abord, celle de le protéger - et il devait avouer que ce n'était pas l'envie qui lui manquait - l'autre de ne rien dire.
Ce conflit cornélien n'avait alors eu de cesse de le tourmenter jusqu'à ce matin.
Il y avait bien un moyen, un moyen qui permettrait à Snape de se venger et qui ne l'obligerait pas à parler de cette honteuse nuit.
- Potter.
Il fallu quelques minutes au concerné pour réaliser qu'on l'appelait de l'autre bout du couloir. Il se retourna mollement en priant pour que celui qui osait l'interpeler finisse vite, il avait un fort besoin de solitude et une douche supplémentaire lui apparaissait encore nécessaire.
- Harry.
Entendre son prénom aussi proche de lui le fit sursauter, Snape se tenait alors à quelques centimètres.
- Oui professeur ? Harry se força à regarder l'homme dans les yeux, ses deux billes noires qu'il ne regarderait plus de la même façon après les avoir vues remplies de désir !
- Pourriez-vous venir dans mon bureau ? Severus avait lâché cette question comme s'il redoutait de faire exploser une grenade déjà dégoupillée, car il était fort probable qu'après cette fameuse nuit, le jeune Gryffondor refuse catégoriquement de remettre les pieds dans le bureau des supplices.
- Oui. Fut l'unique réponse de Harry, voyant que son professeur n'avait pas bougé Harry se décida à partir vers les appartements de son professeur sans attendre celui-ci.
- Le plan est simple H… Monsieur Potter : vous m'avez confié votre envie de garder cette affaire sous silence - désir que je comprends tout à fait - cependant je ne puis pas laisser le crime de Malefoy impuni. Severus, se rendit compte de son ton formel et à quel point il avait insisté sur ses derniers mots. Il toussota, gêné, fixa Harry face à lui et continua. Donc, il me vient à l'esprit un plan, pour cela il me faudrait votre coopération ainsi que celle de Pansy…
L'absence totale de réaction d'Harry coupa Severus dans son explication, comment dire… ce silence était inhabituel chez le jeune homme. Plongé dans ses pensées pour tenter de défaire le mutisme d'Harry, Severus ne vit pas le sourire arrogant se former sur les lèvres de son élève.
- Professeur. Snape releva la tête, et se trouva face à un Harry qu'il connaissait bien. Vous avez mon entière confiance et mon entière coopération, quant à Pansy je m'en charge, ne vous inquiétez pas.
Le Harry qui se trouvait devant Snape était tel qu'il avait toujours été : plein d'assurance à la limite de l'arrogance. Un tel revirement ne permit pas à Snape de garder son self contrôle, il laissa malgré lui échapper un sourire de plaisir.
Alors que Potter se relevait pour partir et sûrement chercher Pansy, Snape le questionna.
- Et d'où vous vient, Potter, cette confiance inhabituelle en ma personne ?
Harry reconnut avec le plus grand plaisir les intonations pleines de sous-entendus de son professeur. Il le savait, tout allait redevenir comme avant, il ne connaissait encore le plan de Snape mais il savait que Malefoy allait le regretter.
- Eh bien disons que vous me devez bien ça, je veux dire après vous être amusé avec mon corps et m'avoir embrassé dans la réserve, vous me devez bien une vengeance. Le sourire lourd de sous-entendus qu'Harry afficha à se moment, fit rire Snape. Oui Malefoy allait le payer et non, Harry ne l'en tenait pas responsable.
- Oh professeur, pendant que j'y pense, appelez-moi Harry.
Le dit Harry sortit de la pièce et profita de l'effet de surprise qu'il avait créé sur son professeur.
(Il ne fallut que deux minutes pour convaincre Pansy d'aider Harry. La nuit tombée, Pansy amena Dray et ses amis dans un lieu où toutes les relations étaient permises, ce club très privé venait d'ouvrir.
De son côté Severus décida lui aussi de passer la soirée au club accompagné de son amant du mardi, à qui il avait cependant spécifié qu'il était là pour le travail, et qu'il ne s'amuserait pas avec lui ce soir.
Le plan était simple pendant que ce cher Malefoy et ses amis se vautraient dans la luxure, il lui serait simple de dérober leurs baguettes, ce qui lui permettrait ainsi de les ensorceler.
Snape se faufila lentement vers ses victimes, comme le serpent glissant sournoisement sur le sol pour ne pas effrayer sa proie, il chercha des yeux les vêtements de ses jeunes gens, qui à peine arrivés avaient entamé le « buffet » avec une joie non contenue.
Il n'eut aucune difficulté à subtiliser les baguettes et à les ensorceler, il fallait être bien sots pour laisser leurs baguettes. De son temps, une pareille maladresse leur aurait sûrement coûté la vie.
Il s'en voulait presque de ne plus pouvoir tuer aussi librement : il aurait volontiers réglé son compte à ce sale gamin prétentieux, il aurait pris plaisir à le voir souffrir, mais il savait que ce n'était pas permis, de plus cela l'aurait soulagé lui mais n'aurait pas aidé son jeune ami à se sentir mieux, et c'était cela le plus important pour lui, qu'importe son humeur noire et son envie de meurtre.
Snape sortit du lieu sans demander, son reste, et laissa son amant s'amuser, il lui devait bien ça puisque ce fameux mardi il s'était retrouvé enfermé dans la salle sur demande de Poudlard sans avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. C'est ainsi que Snape partit se coucher, avec la merveilleuse sensation que demain allait être une journée forte en divertissement.
8h00, Harry était assis à sa table accompagné ses amis. Il décida qu'il était temps de leur expliquer la situation sous peine de leur causer un grand choc sous peu.
- J'ai couché avec Snape. Il le dit comme on arrache un pansement, vite pour oublier cette semaine de honte d'avoir été pris contre son gré.
L'effet en fut plus que désastreux : Ron hoqueta tellement fort qu'il s'en étouffa et Hermione se trouva dans l'obligation de plonger sous la table pour aller chercher sa fourchette.
- Quoi ? Coassèrent-ils en chœur.
- J'ai couché avec Snape la semaine dernière contre mon gré, même si je reconnais y avoir pris du plaisir, j'avais trop honte pour vous en parler…
Hermione fut la première à reprendre ses esprits.
- Quand tu dis « contre ton gré », tu veux dire que Snape t'a violé ?
- Naaan ! S'exclama Harry avant de se reprendre. Enfin si, mais il ne savait pas que c'était moi.
- Comment ne pouvait-il pas savoir que c'était toi ? S'indigna Ron qui semblait chercher l'insulte la plus appropriée contre le professeur des potions.
- Vous allez comprendre, il tourna la tête vers la table des professeurs, Snape le fixait déjà avec un air de reproche lui en voulant de l'avoir fait attendre, il n'en fallu pas moins à Harry pour comprendre qu'il était temps pour lui de passer à l'action.
Il se leva d'un pas vif et décidé et se dirigea droit vers la table des Serpentards et vers Malefoy.
- Malefoy, tu vas me le payer et très cher, lança Harry de manière à attirer l'attention de la Grande Salle sur eux.
- Te payer quoi Potter ? Une nouvelle coupe de cheveux, si tenter qu'on puisse appeler ce qui te sert de cheveux comme telle ! Railla Malfoy
- Tu sais très bien de quoi je veux parler mon cher, je parle de ta formidable idée, celle que tu as eu de me paralyser, de modifier mon apparence et de me lancer un Impero, tout ça dans le but de me jeter dans les bras d'un homme.
- Je ne vois pas de quoi tu parle Potter. Cracha Malefoy qui ne s'attendait pas à un tel déballage public de la part d'Harry
- Oh je vois peut être n'était-ce peut être pas ton idée, il vous a sûrement fallu vous y mettre à plusieurs pour échafauder ce plan, pourtant c'est bien toi que j'ai fait cocu nan ? Harry sentait sa victoire aussi sûr que Dray était un fils de riche pourri gâté.
- Ça suffit Potter, je te provoque en duel, dans le couloir, dès maintenant et qu'ils soient tous témoins de ta défaite, et si tu perds, Potter, tu seras obligé de me présenter des excuses publiques pour avoir débité de telles inepties. Malefoy s'était levé tellement vite qu'il manqua de tomber, son visage rouge contrastait terriblement avec la couleur de ses cheveux presque blancs.
Tout en se dirigeant vers le couloir suivit par la foule des élèves, Harry savourait sa victoire, dont il se rapprochait à chaque pas.
Harry faisait face à Malefoy, même s'il savait qu'il avait gagné il ne comptait pas moins en profiter pour autant. Il lança à Malefoy un simple Wingardium Leviosa ce qui plaça Malefoy à l'horizontale au niveau de sa tête, à cette hauteur il était visible aux yeux de tous.
Malefoy pointa tant bien que mal sa baguette sur Harry et ce qui devait arriver arriva.
Il y eut comme un éclair orange et le sort de Malefoy se retourna contre lui le propulsant sur plusieurs mètres en arrière et le jetant sans préavis contre le sol dur et froid. Il se releva aussi dignement qu'il le put.
- Quelque chose ne va pas mon petit Dray ? Tu voudrais peut être nous en parler ? Jubila Harry
Malefoy ouvrir la bouche pour rétorquer quelque chose, mais à la place sortit de ses lèvres un aveu complet de ce qu'il s'était passé, les sortilèges, les lieux, les protagonistes. Au moment où le commanditaire allait citer les noms de ses complices, ceux-ci sortirent de la foule pour attaquer Harry mais la même chose se passa : leurs maléfices se retournèrent contre eux, et ils avouèrent tout contre leur gré.
Plus tard dans la soirée.
- Professeur ? Bien que Snape ait la tête « plongée » dans la correction de ses copies il pouvait sentir le sourire de Potter, qui avait décidé de son propre chef d'investir le bureau de son professeur après son duel plus que divertissant , et celui-ci ne présageait rien de bon.
- Oui P…Harry ? Demanda Snape méfiant sans pour autant relever la tête de ses copies
- Avec tout ce qui s'est passé, je n'ai pas pu vous demander… Harry se mit en appui sur le bureau et se pencha vers la tête de Severus forçant le contact visuel. Il attendit ainsi que son professeur relève la tête pour poursuivre. Pourquoi m'aviez-vous embrassé dans la réserve ?
De stupeur Snape en lâcha sa plume d'encre rouge. Le baiser ! Il avait complètement oublié ce stupide baiser.
Harry voyant son professeur paniquer, se rapprocha encore de lui.
- Que faites-vous Potter ? Snape ne s'attendant pas à trouver la tête de son élève aussi proche de la sienne, eu un mouvement de recul. Mais il est fou par Salazar il n'a pas retenu la leçon ? Il veut que je lui resaute dessus ma parole ?!
- Professeur. Harry ne finit pas sa phrase si tenté qu'il y en ait une, et posa ses lèvres sur celles du professeur.
Ce baiser bien que chaste laissa place à un grand vide. Tel un félin une fois son forfait fini, Harry se releva et se dirigea vers la porte. La main sur la poignée, il ajouta cependant :
- Vous me devez bien ça professeur, cependant ne croyez pas que je suis homme à me satisfaire de si peu, je reviendrais chercher la suite plus tard, après tout vous me devez une première fois convenable. À mardi professeur.
Sur cette promesse de revenir chercher ce qui lui était dû, il sortit nonchalamment du bureau.
