et voici le 3ème chapitre, plus que deux, et ce sera la fin....

Qui suis-je? = désolée, je ne trouve pas ton identité....mais je continue de chercher

vous avez même droit à un petit jeu : une énigme à résoudre...pour ceux qui veulent mettre leur logique à l'épreuve.

bonne lecture à tous.


Ce n'est qu'en rebaissant les yeux qu'il voit son bourreau et deux esclaves. Ces derniers s'approchent de lui, l'un d'eux lui prend la clef avant de le saisir par le bras à son tour. Ils l'amènent vers le mur, House n'oppose aucune résistance, jamais il n'a été aussi docile. A environ deux mètres de hauteur, se trouvent des fers scellés dans une pierre, il y est attaché face au mur. La voix du Maître résonne alors.

Maître _ Tu as fait plus vite que je ne le pensais. Et l'idée te servir de ton propre sang pour marquer la voie m'a plu. Maintenant prépare-toi à recevoir ton châtiment. Mon disciple va te fouetter, 15 coups et je veux t'entendre les compter très clairement. As-tu compris ?

House _ Oui

Maître _ Parfait, Disciple à toi d'officier.

Disciple _ Avec plaisir Maître.

House ne le voit pas, mais l'entend se déplacer. Il ferme les yeux et se contracte compulsivement, il redoute ce qui va suivre. Son bourreau le faire attendre sciemment, faisant monter l'appréhension de la douleur en lui.

Le disciple déroule le fouet dans un claquement sec, il tend son bras en arrière et le ramène en un mouvement rapide vers l'avant. Le premier coup s'abat avec force, c'est d'abord le sifflement de la lanière de cuir tressé fendant l'air qui se fait entendre. Ensuite c'est le claquement qu'elle provoque en s'abattant sur le dos de House. Il gémit de douleur, retenant un cri avec peine.

Il sent la brûlure cuisante que le fouet lui cause. Elle s'intensifie, il peut même deviner la longueur de la boursouflure rougeâtre qui doit maintenant zébrer son dos, rien qu'avec la douleur qui s'y diffuse. Malgré sa respiration saccadée, et d'une voix tremblante il prononce.

House _ UN !

Les coups s'abattent les uns après les autres, son bourreau s'applique à les lui assener avec force. L'extrémité du fouet vient tour à tour le frapper sur les épaules ou le flanc. Son bourreau n'épargne aucune partie de son dos, il prend son temps entre chaque coup, accentuant la peur de House.

House se concentre sur le nombre à énoncer, il arrive à peine à tenir sur ses jambes, sombrant lentement dans un état second. Certains coups déchirent sa peau, et il peut sentir le liquide chaud s'écouler des plaies.

Son corps est couvert de sueur, des gouttes glissent dans ses yeux, provoquant des picotements qui le font pleurer. Enfin il hurle le dernier nombre.

House _ QUINZE !

Maître _ Bien, tu peux passer dans la prochaine salle.

Les deux esclaves l'ont déjà détaché et le soutiennent ; le bourreau se place devant eux alors qu'ils s'avancent vers la porte, leur bloquant le passage.

Bourreau _ Attendez ! Regarde-moi House !

House se redresse, relève la tête et le regarde enlever sa capuche. Il est surpris, mais moins choqué qu'en découvrant Stacy. C'est comme si son subconscient s'attendait à voir cette personne. Son regard est aussi haineux et méprisant que celui de son ex-compagne. House a un sourire triste et fataliste et demande d'une voix hachée.

House _ Vous…avez eu…quoi ? …mon…poste ?

Foreman _ Votre poste ne m'intéressait plus. Je dirige mon propre service de neurologie. Les patients riches paient et peuvent passer un pacte s'ils le veulent, les pauvres vendent leur âme en échange de soins. Je suis reconnu comme le meilleur neurologue….d'une voix méprisante et railleuse il ajoute, alors ça vous fait quoi d'avoir été fouetté par un noir House ? J'y ai, personnellement, pris beaucoup de plaisir.

Il éclate de rire et, remettant sa capuche, s'écarte. L'une des esclaves ouvre la porte, House est de nouveau violemment poussé dans la salle suivante. Mais cette fois-ci, il ne se relève pas, son corps refuse de lui obéir. Il le sent s'engourdir, sa vision se brouille, il essaie de résister mais sans succès et s'évanouit.

Il se réveille en sursaut en appelant Lisa. Il vient encore de la voir et de lui parler, ce n'est qu'un rêve mais, il lui semble si réel qu'il jugerait sentir son odeur. Il se relève avec difficulté, chacun de ses mouvements tire sur la peau de son dos blessé ouvrant aussitôt certaines plaies.

Il examine la salle du regard, au centre de celle-ci une cage, à l'intérieur de laquelle il voit cinq plots en pierre disposés en cercle et sur lesquels se trouvent des boîtes en bois de tailles différentes. House s'avance et entre dans la cage, une herse tombe et barre le passage. Au milieu de ce cercle, un tube transparent, d'un diamètre d'environ 10cm et d'une hauteur de 1,20 m. au fond de celui-ci House voit la clef, elle est accrochée à un petit flotteur en liège.

Maître _ Ici, seul ton esprit va travailler. Chacune de ces boîtes contient une énigme ou un puzzle à résoudre. Toute bonne réponse déclenche un mécanisme qui enverra de l'eau dans le tube, faisant ainsi remonter la clef, une mauvaise réponse et elle redescend. Ton allié, ton intellect. Ton ennemi, le temps qui passe.

House se dirige vers le premier plot. Il ouvre le coffre et trouve, une tablette en bois où une grille de 9 cases est dessinée ainsi que 9 petites plaques numérotées de 1 à 9. Il connaît ce test, la somme de chaque ligne doit faire quinze, aussi bien en vertical qu'en horizontal. La solution, mettre le 5 au centre se dit-il, étrange, cette remarque lui rappelle vaguement quelque chose. Il place donc les chiffes sur la grille et attend. Un léger sifflement, le réglage d'un zoom, le résultat est vérifié à l'aide d'une caméra. Quelques secondes plus tard il voit la clef monter dans le tube.

Il va au plot suivant, dans la boîte, trois casse-têtes en métal. Le but est simple, détacher chaque partie métallique les unes des autres. House ne peut s'empêcher de regarder la cadrant lumineux au-dessus de la porte «1 :51 :13 », il voit aussi le troisième bourreau et les deux esclaves.

Il focalise son attention sur le casse-tête, il y arrive enfin. Il doit se faire violence pour ne pas regarder le compte à rebours. Ces épreuves ne sont pas difficiles, elles ne sont là que pour augmenter son stress en lui faisant perdre du temps.

La troisième énigme lui donne raison, juste des suites logiques à compléter. Pour la quatrième boîte, certaines de ses lamelles de bois coulissent. Il suffit de trouver la bonne combinaison pour l'ouvrir. La fatigue, la douleur, la peur de ne pas y arriver à temps l'empêche de réfléchir correctement, il doit réagir, ne pas se laisser gagner par la panique. Il prend quelques secondes pour réguler sa respiration et faire le vide dans son esprit. Ça a l'air de faire effet, il réussit à ouvrir la boîte.

Dans la dernière il trouve un crayon, des feuilles et un papier cartonné où une énigme est inscrite. C'est l'énoncé de «l'énigme d'Einstein » :

1. Il y a cinq maisons de 5 couleurs différentes.

2. Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente.

3. Chacun des 5 propriétaires boit un certain type de boisson,

fume un certain type de cigares et garde un certain animal domestique.

La question: Qui a le poisson?Indices :

1. L'Anglais vit dans une maison rouge.

2. Le Suédois a des chiens comme animaux domestiques.

3. Le Danois boit du thé.

4. La maison verte est à gauche de la maison blanche.

5. Le propriétaire de la maison verte boit du café.

6. La personne qui fume des Pall Mall a des oiseaux.

7. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill.

8. La personne qui vit dans la maison du centre boit du lait.

9. Le Norvégien habite la première maison.

10. L'homme qui fume les Blend vit à côté de celui qui a des chats.

11. L'homme qui a un cheval est le voisin de celui qui fume des Dunhill.

12. Le propriétaire qui fume des Blue Master boit de la bière.

13. L'Allemand fume des Prince.

14. Le Norvégien vit juste à côté de la maison bleue.

15. L'homme qui fume des Blend a un voisin qui boit de l'eau.

Il prend une feuille, le crayon, relit deux fois l'énoncé et commence à griffonner. Peu de temps après il donne la réponse à haute voix.

Il s'approche du cylindre et attrape la clef, maintenant accessible. Une herse vient de se lever, libérant un passage. Il sort de la cage, regarde le temps «1 :29 :52 ». Il n'attend pas et s'avance de lui-même vers les deux esclaves. Il donne la clef à l'un d'eux qui va déverrouiller la porte alors que le deuxième l'attache aux fers mais, dos au mur cette fois.

Maître _ Impressionnant, tu as su garder ton calme, plus qu'une salle avant de la rejoindre. Disciple à toi d'officier maintenant.

Disciple _ Avec plaisir maître.

Il s'approche de House, brandit sa main armée d'un scalpel. House ne peut retenir un sursaut d'effroi, ce qui a pour effet de faire rire son bourreau. House crie à chaque fois que le scalpel pénètre sa chair. Son bourreau est méthodique et précis, il lui inflige des blessures douloureuses mais non mortelles. Après lui avoir fait dix entailles, profondes mais courtes, il prend un bol, que l'un des esclaves lui tend. Il est rempli d'une poudre blanche.