Oui…
… Veux-tu m'épouser ?
Je ne crois pas ce que je viens de t'entendre prononcer. Pourtant, tu présentes devant moi un écrin de velours rouge, ouvert sur une magnifique bague digne d'un compte de fée. En or, sertie d'un diamant en cœur, elle me semble tout simplement irréelle, comme cette question que tu viens de me poser, qui résonne encore dans ma tête.
Tout au long de ton discours, je n'ai pu empêcher mes larmes de couler. De joie ? De surprise ? Je ne sais pas. Les invités autour de nous ne bougent pas, ne parlent pas, je l'entends plus que je le vois. J'ai l'impression de ne plus être dans le même monde qu'eux, mais seulement avec toi, juste toi et moi…
J'aperçois tout de même ma mère, nous regardant les larmes aux yeux, ainsi que le reste de ma famille, réunie pour fêter mes vingt ans, tous les yeux écarquillés de stupeur. Ron, lui, est blanc comme un linge, tenant par la main Hermione, souriante à travers ses larmes.
Et puis je te vois toi, devant moi, à genou. Tes beaux yeux verts me fixent, attendant ma réponse. Je t'aime tant, tu ne peux pas savoir, j'ai eu si peur de te perdre pour toujours, lorsque tu m'as dit que nous ne pouvions plus être ensemble, à l'enterrement de Dumbledore, il y a près de quatre ans…
Je te voix encore revenir, des mois plus tard, couvert de sang et en piteux état, venant de battre Voldemort dans un combat sans pareil, d'après les dires de Fred et Georges, présents à tes cotés ce jour-là.
Et je te vois venir vers moi, deux mois après ton retour, pour me dire que tu n'as jamais cesser de m'aimer, qu'il ne tient qu'à moi que nous continuions ensemble, ce que j'ai tout de suite accepté, attendant ce moment depuis si longtemps, trop longtemps pour moi…
Comment ais-je fais pour vivre sans toi depuis si longtemps ? Comment ais-je fais pour supporter cela, moi à Poudlard et toi l'on ne sait où ? Je vivais sans relâche dans l'espoir que tu reviennes vers moi, victorieux, le plus vite possible. Victorieux, oui, car je savais que tu ne reviendrais pas sans l'avoir battu, et il était pour moi impensable que se soit toi qui perde.
Nous avons fini par vivre ensemble deux ans, au Terrier, les plus belles années de ma courte vie. Tu étais attentif au moindre de mes souhaits, inquiet pour la plus infime pâleur. Je crois pouvoir affirmer que tu es l'homme parfais, que toutes les femmes aimeraient avoir pour elle, car c'est ce que tu es, parfais.
Les secondes passent, les invités retiennent leurs souffles, tout comme toi, attendant mes prochaines paroles comment l'on attendrait un évènement miraculeux. Mais j'ai besoin d'encore quelques secondes pour repenser à tout cela, repenser à nous, à tous ce que nous avons vécu, ensemble la plupart du temps, ou chacun de notre coté.
Juste repenser, car je sais qu'au plus profond de moi, mon coeur a déjà répondu à ta demande, à la seconde même où tu la posé, sans se poser la moindre question, naturellement. J'attends ce moment depuis si longtemps, depuis que je suis toute petite, dans mes rêves les plus fou. Mais je n'aurai jamais cru qu'ils se réaliseraient un jour.
Tu es essentiel à mon bonheur, j'ai besoin de toi près de moi, à mes cotés, tous les jours. J'ai besoin de te voir, de te parler, pour me dire que tout cela n'est pas un rêve, que la terreur amené par Voldemort n'existe plus, que tu es là pour moi, juste pour moi…
- Oui…
Je m'entends prononcer ses paroles sans même en prendre conscience, tandis que les invités pleurent, rient, applaudissent, pour nous féliciter… Et que tu me sers dans tes bras, tout contre toi, avant de m'embrasser délicatement à ton habitude, comme si tu avais peur de me briser. Tant d'attentions qui font que je t'aime, et que je veux t'épouser, oui…
