Je me possède aucun des personnages de la série

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers d'Airwolf (Supercopter) Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte.

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !

Et N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS A MACH 2

Pareil – Zombie (282 mots)

String devait bien admettre qu'à chaque fois qu'il n'écoutait pas Dominic, les choses se terminaient toujours de la même façon. Il y avait un souci qui lui retombait dessus et il se retrouvait dans une situation plus périlleuse qu'il ne l'aurait imaginé. Ce jour là, fut exactement pareil aux autres. La livraison n'était pas une simple livraison et il avait du se poser en catastrophe… enfin plutôt s'écraser que se poser dans ces fichues campagnes.

Heureusement, à part quelques plaies et bosses, il n'avait rien de grave et surtout, il avait repéré un petit village sur la carte en se posant. Avec un peu de chance, ils auraient une radio. Sauf que plus il se rapprochait du village et moins il était sûr de trouver de l'aide… Il avait pourtant vu des gens du ciel, mais les environs étaient ravagés par les flammes, les arbres morts, les poteaux de télécommunication étaient effondrés sur le sol, les maisons étaient délabrées…

String frissonna. Non, il ne fallait pas qu'il reste ici, il y avait des choses bizarres à l'œuvre ici… Des grognements le confortèrent dans cette idée. Il se retourna vivement pour leur faire face, mais se figea. Ce n'était pas un ours ou une autre bestiole des bois qui avançait vers lui, non, c'étaient des gens vêtus de haillons, la peau grise, les yeux qui leur sortaient de la tête, des plaies de partout… Des personnes qui donnaient l'impression d'être mortes, mais qui pourtant marcher dans sa direction… de vraies zombies… et cela le figea… Est-ce qu'il était en train de rêver ? En tous cas la menace était assez réelle pour qu'il se mette à courir. Il ne pouvait pas rester ici…

...

Turban, Totem, Loterie (279 mots)

Il faisait si chaud que String avait enroulé sa chemise pour en faire un turban et tentait de se protéger des rayons ardents du soleil. Son t-shirt était trempé par la transpiration et partout où le jeune homme regardait, il ne voyait qu'un désert aride à perte de vue… Comment il s'était trouvé là déjà ? Loin de tout ? De tout le monde ? Du soutien de Dominic et de la force de frappe d'Airwolf ? Il devait bien admettre que l'insolation et la déshydratation qui le guettaient, embrouillaient aussi ses idées. En tous cas, cette fois, il avait vraiment gagné le gros lot à la loterie… Lui qui pensait que sa pire malédiction était de toujours revenir en vie et pas ses proches, il allait peut-être la faire disparaître cette malédiction. Cependant, l'idée de mourir seul, ici et dans ces conditions, n'était pas quelque chose d'encourageant. Il ne pouvait pas mourir comme ça…

Pourtant, il trébuchait à chaque pas. Il savait bien qu'il ne tiendrait pas longtemps et ce fut à cet instant qu'il perçut un cri… un cri strident… Le cri d'un rapace qui plana au dessus de sa tête avant de disparaître sur la droite. Pour beaucoup, cela aurait pu être prit comme un symbole de mort, mais pas pour String… Les oiseaux de proie avaient toujours été son animal totem, l'aigle pygargue du lac Hemet venait bien l'écouter jouer du violoncelle tous les soirs, non ? Alors oui, ce n'était pas un symbole de mort, mais de vie, parce qu'il lui fallait un point d'eau à cet oiseau et String partit sur la droite, suivant de loin le rapace qui planait au-dessus de lui.

...

Brochettes (319 mots)

Le mieux pour faire griller au dessus d'un feu de bois en pleine nature, c'était encore de faire des brochettes. Idéalement, Dominic aurait bien fait griller de bonnes pièces de boeuf bien juteuses, sauf qu'il avait prévu de faire ce petit barbecue en pleine nature avec String et que son gamin était rentré de la guerre en ne supportant plus la viande rouge. Cela lui rappelait trop la chair mutilée et le sang de ses camarades donc, le vieil italien avait changé son fusil d'épaule ! Il avait acheté de belles gambas, qu'il avait fait mariner dans du jus de citron et quelques épices avec des les embrocher et de les emballer avec soin.

Ils avaient aussi prit leur cannes à pêches et pourraient sans doute agrémenter le tout avec de belles brochettes de poissons. Il y avait des truites de belles tailles dans le lac de cristal.

Une fois arrivé, pendant que String s'occupait de leurs lignes, il alluma le feu et commença à faire griller ses brochettes de gambas. Son gamin ne tarda pas à le rejoindre et vint s'asseoir à côté de lui.

- Tu avais peur de mourir de faim si on ne pêchait rien ?

- Pas du tout, elles étaient belles et j'avais envie de tester ma nouvelle marinade ! Sens comme ça sent bon.

- Je confirme. Tu pourras aussi manger le poisson ?

- Ne me sous-estime pas, j'ai même prévu le dessert !

String fronça les sourcils pendant que Dominic fouilla dans son sac pour en sortir un sac de bonbon.

- Brochettes de chamallow ! Comme quand tu étais gosse !

String laissa filer un léger rire amusé.

- Oh, ça c'est une bonne idée !

- N'est-ce pas ? Ce week-end on aura des brochettes de tous types.

String sourit et s'allongea dans l'herbe pendant que les gambas étaient en train de griller. Ce week-end s'annonçait vraiment parfait !

...

Fil (220 mots)

Que ce soit dans les légendes anciennes ou le folklore local, il n'était pas rare de rencontré des histoires où des entités tissaient pour chaque homme le fil de sa vie. Elles définissaient la durée de sa vie et les épreuves qu'il allait devoir endurer…. Alors qu'il était bloqué dans son lit d'hôpital dans la douleur et à bout de forces, Stringfellow se demandait ce qu'il avait bien pu faire pour que son fil ne soit que douleur… A 36 ans il avait au fil des ans ses parents, son frère, ses deux grands amour, son ami d'enfance et là… là dans cette explosion dont il ne se remettrait peut-être jamais, il venait de perdre la dernière personne qu'il lui restait, sa force, son roc, son pilier… String n'arrivait pas à croire que Dominic était mort lui aussi … C'était atroce et bien trop violent pour qu'il puisse le supporter… Sans lui, sans sa force, son sourire et sa bonne humeur, String savait qu'il ne pourrait plus avancer… Dominic était son père adoptif, son mentor et son père tout à la fois, sans lui plus rien ne serait comme avant… sans lui, il ne lui restait plus aucune raison pour continuer à se battre et Stringfellow ferma les yeux, il était peut-être temps de couper le fil pour de bon.

...

Consterné : situation : votre perso est dévasté par la décision de B (272 mots)

Dominic tremblait des pieds à la tête alors qu'il fit un pas vers Stringfellow pour poser ses mains sur ses bras et tenter de capter son regard qui le fuyait. Il était à la fois dévasté et consterné par sa décision.

- String, mon petit tu ne peux pas faire ça ! Ne repars pas !

- Je suis désolé, ils me l'ont proposé et j'ai accepté, je pars dans huit jours.

- String tu as déjà fait deux séjours ! 25 mois la première fois et 20 fois la deuxième ce qui fait 45 mois dans cette enfer. Sans compter que tu en es revenu par miracle la deuxième fois. Ne repars pas, cette guerre va te tuer !

- J'ai déjà signé.

- Mais ce n'est pas possible, souffla Dominic si consterné qu'il avait l'impression que ses jambes allaient refuser de continuer à le porter. Pourquoi tu fais ça mon petit, avec ce que tu as vécu, personne ne pourrait te forcer à repartir là-bas, tu vois bien que cette guerre n'est que mort et barbarie.

- Parce que… parce qu'il est toujours là-bas, souffla Stringfellow sans redresser la tête. Parce que je ne peux pas l'abandonner…

Dominic frissonna, bien évidemment que c'était un vrai drame que son frère ait disparu dans cette jungle lors de son premier déploiement, mais cela ne justifiait en rien qu'il reparte une nouvelle fois, parce que le vieil italien le savait, s'il partait cette fois il ne reviendrai pas et cette décision le consternait… parce que son attitude prouvait qu'il le savait lui aussi… Alors comment il pouvait repartir ? Cela n'avait aucun sens…