La suite ? Vous avez demandé la suite ? Eh bien ! la voilà !

Un grand merci à MarG de m'avoir corrigée aussi vite et aussi bien! J'espère que ce chapitre vous plaira! Savourez-le parce que le reste ne viendra normalement pas tout de suite... Nath,

Chapitre 2 :

A la fin de leur partie, Catherine et les garçons étaient plumés. Seuls Jim et Grissom restaient en lice. Sara avait abandonné, préférant renoncer avant de perdre totalement ses gains. Elle bavardait donc tranquillement avec Catherine, lovée dans le pull de son amant, toutes deux, installées dans le sofa. Greg, Warrick et Nick parlaient sport, jeux vidéos et voitures, tout en suivant la partie d'échec de Grissom et Brass. Soudain Sara s'exclama, faisant sursauter tout le monde :

_ Et le chien ? Il est resté dans la voiture ! Gi… Griss, le chien est resté dans la voiture ! Il doit être gelé ! Mon pauvre Hank…

_ Quel chien ? demanda Nick

_ Mon chien, fit Gil avant que Sara ne prononce un mot, tout en la fusillant du regard. Je devais le prendre chez ma mère…

_ Ne le laisse pas en voiture, fit Jim. Le pauvre.

Grissom partit sous les rires et plaisanteries de son équipe. Il revint quelques instants plus tard avec un énorme chien de race indéterminée. Lequel sauta sur Sara dès qu'il la vit pour lui faire un câlin, sous le regard surpris de tous… enfin presque.

_ Mais oui, mon toutou, moi aussi je t'aime, le flatta Sara. Oh oui ! T'es beau. Allez, sage Hank. Sage ou tu retournes en voiture. Sage, j'ai dit, oui voilà, brave toutou. Couché maintenant. Mais oui… je comprends mon beau. Méchant papa hein ? Te laisser tout seul dans la voiture par ce temps ! Oui… mon toutou… Voilà… couché… c'est bien. Nick, donne un cookie s'il te plait. Il adore ça !

Elle remarqua alors tous les regards posés sur elle. Griss semblait inquiet et attendri, Greg aussi. Les autres, sauf Brass, semblaient surpris.

_ D'où connais-tu ce chien ? demanda finalement Catherine.

_ Je…euh…

Elle se tourna vers ce dernier à qui le chien faisait fête à présent, tentant de lui lécher les lunettes. Pour le coup, Gil fut heureux de voir Ecklie qui se figea à l'entrer de la pièce.

_ A qui est ce chien ? demanda-t-il froidement.

_ A moi, fit Grissom Conrad, voici Hank. Hank, je te présente Conrad.

Le chien ne broncha pas, tout juste s'il remua la queue. Il préféra sauter sur Jim qui accusa le coup et le flatta, caressant son pelage fauve. Le chien fit ainsi le tour de l'équipe, quémanda caresses et friandises sous le regard attendri de Sara, vers qui il revint rapidement. Se lovant être les deux femmes, la tête posée sur les genoux de Sara, il lui léchait consciencieusement les mains. Ecklie regarda le spectacle surpris. Grissom et Sara échangèrent un regard. Le superviseur sembla lui demander quelque chose, elle répondit par un hochement de tête à peine perceptible. Personne sauf Warrick et Catherine n'avaient rien vu.

_ On dirait qu'il vous connaît depuis longtemps, remarqua Ecklie.

_ Sara le promène ou l'emmène chez le vétérinaire quand je n'ai pas le temps, répondit Gil en s'approchant et s'agenouillant devant le chien qui abandonna la main de Sara pour déposer une langue bien baveuse sur la joue de son maître. Il le caressa doucement. Je ne pouvais pas le laisser chez moi pour Noël. D'habitude sa nounou s'en occupe, mais elle part également, fit-il en souriant à Sara. Alors je le prends avec moi. Ce qui explique pourquoi je l'ai avec moi aujourd'hui. Mais…

_ Vous connaissez le règlement, pas d'animaux dans le labo.

_ Oh ! Mais je suis en infraction alors, fit Grissom un léger sourire aux lèvres, en se relevant. Et depuis longtemps alors !

_ En effet, fit Warrick. Vu toutes les bestioles que vous avez dans votre bureau !

_ Sans compter Peggy ! ajouta Nick.

L'équipe se mit à rire. Ecklie leva les yeux au ciel.

_ Ils sont morts ! Et vous savez qu'ils ne sont autorisés que pour une expérience pendant une enquête.

_ Alors, considérez qu'il s'agit d'une expérience, déclara Greg. Le temps qu'un chien peut passer dans un labo de la police scientifique sans devenir fou !

_ Ecklie, fit Sara en levant les yeux vers son chef. Je vous promets qu'il est très sage et très propre ! Il est déjà venu chez moi, il ne fait aucune bêtise !

Les autres froncèrent les sourcils. De qui parlait-elle ? Du chien ou de Grissom.

_ De qui tu parles ? demanda Catherine. Du chien ou de Griss.

_ Mais… du chien bien sûr ! Quoique je ne doute pas que Griss soit très sage et très propre. »

Son regard malicieux rencontra les yeux de son amant. Un bruit se fit entendre dans la pièce. Tous les regards convergèrent vers Greg.

_ Quoi ? Oui c'est moi, enfin mon estomac. C'est parce que j'ai faim ! Regardez l'heure ! Midi et demi passé ! J'ai faim. Je n'ai pas mangé depuis que nous avons commencé notre partie de poker il y a…

_ Trois heures, fit Sara. J'avoue que je commence aussi à avoir faim.

Catherine se leva, aussitôt suivie du chien lequel écrasa par inadvertance Sara en voulant sauter par-dessus la jeune femme. Elle poussa un cri de douleur. Aussitôt Grissom leva les yeux de son livre.

_ Sara ? ça va ?

_ Oui… ce n'est rien. Hank m'a juste écrasée en voulant descendre.

_ Je vais chercher de quoi manger… Dites-moi ce que vous voulez !

Warrick se leva, pour l'accompagner. Les autres passèrent commande.

_ Où allez-vous chercher ça ? demanda Ecklie.

_ Mais… dans la cuisine, répondit Warrick. Je crois que nous n'avons pas le choix. Nous avons tous mangé ce que nous avions apporté pour notre nuit de service. Alors, à moins que vous n'ayez d'autres moyens de nous sustenter tous les huit, je ne vois pas. »

Le chef donna son assentiment. Après tout, il n'avait pas le choix. Grissom se leva pour se servir un café et fit le service. De nouveau Ecklie s'éclipsa.

*****

Après un repas simple mais copieux, ils bavardèrent pendant que Grissom et Warrick se dévouaient à la vaisselle, sous le regard amusé des deux femmes de l'équipe.

« Je sais !

_ Quoi donc ? demandèrent les deux de corvée de vaisselle.

_ Comment nous allons faire pour dormir !

_ Tu n'annonce rien, nous l'avons défini tout à l'heure, fit Catherine en souriant. Greg, Jim et toi ici, Warrick et moi dans mon bureau et Sara et Griss dans le sien.

_ Oui ! Mais pour les couvertures ! Greg et moi avions prévu de partir au Canada pour faire des randonnées dans la montagne. Donc, nous avons quatre couvertures dans nos voitures ! Et puis… vous avez vos serviettes dans vos casiers non ?

_ Bravo Nick ! fit Grissom. Excellent. »

Des acclamations suivirent. Ils commencèrent un nouveau jeu, après avoir trouvé au fin fond d'un placard, un jeu de petits chevaux, sous le regard amusé de Grissom. Il se leva soudain, quittant son fauteuil et partit de la pièce, suivi du chien. Tous le regardèrent surpris. Sara et Jim échangèrent un regard, inquiets.

_ Qu'est-ce qu'il a ? demanda Warrick.

Ils haussèrent les épaules.

_ Bah ! C'est Grissom, remarqua Greg, tout en captant le regard de Sara. Il doit avoir besoin d'un peu de solitude. Laissons-le un peu seul. Il reviendra quand il le voudra.

Mais au bout d'une heure et demie, Gil n'était toujours pas revenu. Profitant que tous étaient occupés. Catherine, Warrick, Nick et Greg jouaient à la manille et Jim somnolait, Sara se leva et quitta la pièce. Elle se mit à la recherche de Grissom. Elle le trouva assis par terre, le couloir menant à la morgue, Hank couché à ses côtés. Elle s'assit à côté de lui.

_ Hey !

Il lui sourit.

_ Gil, quelque chose ne va pas ?

Il secoua la tête, négativement.

_ Je te connais, qu'est-ce qu'il y a ? Tu es parti sans rien dire.

_ J'avais besoin de calme… d'être un peu seul.

_ Je m'en doutais, et c'est ce que Greg a dit aux autres.

Elle se blottit dans ses bras. Ils restèrent ainsi sans bouger, quelques minutes, en silence. Elle se retourna et fixa ses yeux bruns dans les deux lacs de son amant.

_ Je t'aime, Gil.

Il lui sourit, son regard débordant de tendresse et la serra un peu plus contre lui.

_ J'étais venue te chercher… Les autres jouent à la manille, Jim dort et Ecklie est dans son bureau.

Il soupira et l'embrassa. D'abord tendre, leur baiser se fit de plus en plus passionné. En un quart de seconde, elle se retrouva sous lui, couchée sur le sol, sans que leurs lèvres ne se soient dessoudées, la tendresse faisant à présent place à la passion. Comprenant qu'il allait déranger, Hank partit s'installer au bout du couloir. Il leur jeta un dernier regard et se coucha avec un énorme soupir qui ne dérangea absolument pas ses maîtres, trop occupés. Les mains de la jeune femme passèrent sous la chemise de son amant, lui caressant le dos. Gil étouffa un gémissement en enfouissant sa tête dans le cou de Sara. Il captura ses lèvres, jouant avec sa langue. Les positions s'inversèrent. Sara se retrouva sur lui, la jeune femme voulut déboutonner la chemise de Gil mais un aboiement retentit. Aussitôt, ils se séparèrent. Ce fut heureux, car Greg arrivait.

« Oh… je dérange on dirait…

_ Très drôle, fit Sara, tandis que Grissom le fusillait du regard. Qu'est-ce que tu nous veux ?

_ Je viens vous chercher pour le repas. Ecklie a aussi quitté sa tanière…

Le couple soupira, échangea un regard et se leva. Grissom caressa un instant la joue de Sara. Il captura ses lèvres, sans préoccuper de Greg, qui avait d'ailleurs jugé prudent de rejoindre le chien. Le couple le rejoignit. Au moment où ils allaient quitter le couloir, Greg remarqua soudain un détail.

_ Euh… Griss… votre chemise est mal mise et… Sar'… tu… es décoiffée…

Les deux amants rougirent dans un bel ensemble, et s'empressèrent de rectifier leur mise, sous le regard amusé de Greg.

_ Vous voilà enfin ! s'exclama Warrick impatient. On se demandait où vous étiez ! Pendant un instant nous avons cru que Griss t'avait kidnappée Sara ! Après tout, la plus belle des femmes du labo était partie vous chercher Griss, ç'aurait été dommage de ne pas en profiter !

Les deux rougirent violemment. Warrick lâcha un cri de douleur en se prenant un coup de coude dans les côtes de la part de Catherine.

_ J'étais aux toilettes, fit Sara. Je venais de trouver Grissom quand Greg est arrivé. Pas vrai ?

Les deux hommes opinèrent du bonnet.

_ Et toi, Gil où étais-tu ? interrogea Catherine.

_ Dans un coin calme… J'avais besoin de réfléchir…

_ A quoi ? demanda Jim.

_ A un sujet intéressant… comment faire taire une équipe trop curieuse ! fit-il avec un grand sourire.

Greg et Sara pouffèrent. Les autres esquissèrent une moue de dédain qui se transforma très vite en une crise de rire générale, sous le regard surpris d'Ecklie. Une fois que tous furent calmés, ils passèrent à table. Le chef du département ne cessait de lancer des regards étonnés à ses subordonnés. Tous plaisantaient entre eux, se chamaillant, piquant des fous-rires sous l'attitude bienveillante et amusée de Grissom et Brass. Sara et Greg commencèrent une bataille de cure-dents qui dégénéra rapidement lorsque Warrick en reçut dans son assiette. Les deux complices désignèrent un Nick en grande conversation avec Catherine. Résultat, le texan reçut un cure-dent dans son verre de jus d'orange.

« Eh ! mais j'ai rien fait ! s'exclama-t-il enlevant la pique. Griss faites quelque chose ! Sara me bombarde !

_ C'est pas moi ! c'est lui ! rétorqua Sara en désignant Greg. Et tu n'en as reçu qu'un seul ! Mon assiette en est infestée !

_ Fallait pas quitter la table ! riposta Greg. Et c'est pas moi c'est Warrick !

_ Oulà, fit Catherine en riant. Le jus d'orange ne vous réussit pas !

_ On se calme, on se calme, fit Grissom en retirant le pot de cures-dents des mains de Sara pour le remettre sur l'étagères. Sinon…

_ Sinon quoi ? demanda Sara, en le fixant, une lueur malicieuse dans le regard. On est privé de dessert ?

_ Oh non ! S'il te plait papa, fit Greg en faisant son regard de chien battu. Pas privés de dessert S'il te plait…

_ Sinon, je vous colle à tous les quatre tous les cas de décomposition avancée de plus d'une semaine ! Qu'en penses-tu Catherine ?

_ J'approuve ! Mon estomac ne s'est jamais complètement remis de mon premier cadavre décomposé ! Je me rappelle ton air réjoui en voyant toutes les larves qu'il avait dans ses blessures ! Doc n'en revenait pas ! Mais Nick n'y est pour rien. Nous bavardions tous les deux.

_ A quel sujet ?

_ Nick me soutenait que des hommes romantiques ça existe.

_ C'est faux ça ! s'exclama Sara. Les mots « homme » et « romantique » sont incompatibles.

_ Même pas vrai !

_ Je n'en connais aucun qui soit romantique… fit Sara.

_ Dis-nous ta définition d'un homme romantique, proposa Jim en souriant. Et nous verrons s'il existe ou si tu peux l'attendre encore longtemps

_ Hum… quelqu'un me comprendrait à demi-mot, un homme qui me préparerait des petits dîners aux chandelles, qui me consolerait quand je suis triste, qui m'épaulerait en toutes circonstances, tout en restant objectif, un homme qui me réciterait des poèmes de Ronsard… Voilà, c'est aussi simple que ça. Mais très difficile à trouver.

_ Tu as trouvé ta perle rare ? lui demanda Nick.

_ J'ai arrêté de chercher. Ronsard les rebute toujours !

_ « Si jamais homme en aimant fut heureux,

Je suis heureux, ici je le confesse

Fait serviteur d'une belle maîtresse

Dont les beaux yeux ne me font malheureux.

D'autres désirs je ne suis désireux

Honneurs, beauté, vertus et gentillesse,

Ainsi que les fleurs honorent sa jeunesse

De qui je suis saintement amoureux.

Donc si quelqu'un veut dire que sa grâce

Et sa beauté toutes beautés n'efface

Et qu'en amour je ne vive content,

Davant Amour au combat je l'appelle,

Pour lui prouver que mon cœur est constant,

Autant qu'elle est sur toutes la plus belle. »

Un silence surpris fit place aux éclats de rire. Tous les regards convergèrent vers le superviseur, qui souriait tranquillement.

« Ronsard, dit-il. Son plus beau poème. Vous voyez qu'il existe des hommes connaissant Ronsard et romantiques… Ne dites plus que vous ne connaissez pas d'hommes romantiques ma chère.

Sara rougit. Greg partit dans un fou-rire que seul Brass comprit et accompagna. Il fallut attendre un quart d'heure pour qu'ils se calment. Au moment du dessert, Grissom et Warrick quittèrent un instant la table. Quand ils revinrent à table, le dessert était servi. Crème au chocolat et biscuits. Les deux entamèrent leur part avec une joie évidente mais eurent une mauvaise surprise. Quand Grissom releva sa cuiller pour la porter à sa bouche, il eut la surprise de voir qu'un fil suivait. Il se débattit avec lui, mais il eut bientôt plus de chocolat sur les doigts que dans son pot. En face de lui, Warrick avait le même problème. Ils échangèrent un regard et se comprirent. Ils plongèrent leurs cuillers dans le pot de leurs voisines respectives, Sara pour Grissom et Catherine pour Warrick. Elles poussèrent des cris de protestations qu'ils étouffèrent avec un biscuit placé dans leurs bouches ouvertes. Ecklie ouvrait de grands yeux, surpris, interdit par le spectacle qu'il avait devant lui. Jim s'en aperçut.

« Quelque chose vous chiffonne ? lui demanda-t-il à voix.

_ Non… enfin… je… cela m'étonne devoir comment ils sont avec Gil. Et ils l'asticotent, lui font des coups en douce sans qu'il dise quoique ce soit… Il est leur superviseur quand même !

_ Mais aussi et avant tout leur ami, fit Brass.

_ Mais vous avez vu ! Regardez Sara par exemple. Elle lui a mis du fil dans son dessert, le tourmente sans arrêt et il ne bronche pas ! Sanders l'appelle « papa », le taquine et il ne le reprend pas.

_ Ah… Conrad, vous n'avez toujours été qu'un chef pour votre équipe, quand vous dirigiez l'équipe de jour. Gil l'est toujours, mais il a une qualité indéniable, même s'il ne la montre que très peu. Il sait écouter leurs critiques, leurs remarques, leurs petits problèmes. C'est ce qui fait de lui, un ami. »