Bonjour tout le monde, un chapitre fraichement fini, je vais y arriver à tenir jusqu'à la fin bordel ! Je tiendrais ma promesse de mettre un chapitre par semaine ça me les briserai de pas réussir. Bien, j'ai l'impression de vous avoir fait peur à la fin du chapitre précédent. Peut-être que ma réputation me précède... peut-être vous ai-je inquiété pour rien. Sait-on jamais !

Guest: Le Juge se croit plus malin que tout le monde parce qu'il ne relâche jamais la surveillance, mais il ne se rend pas compte que parfois les choses passent sous son radar. B ne va plus se laisser faire et ses amis ont bien l'intention de l'aider au max. P est déterminé aussi et ça le Juge ne l'a pas compris, pourtant il l'avait prévenu. Bisous !

MC: Me menacer, si je devais relire toutes les fics que j'ai eu depuis que je poste sur fanfic je n'ose imaginer le nombre que j'ai reçu... pour la plupart méritée. Ne t'en fais pas la suite promet probablement du bonheur et des rebondissements. Mais on va y venir à les rendre heureux. Bisous !

Hmp: merci d'être toujours là pour commenter. Bisous !

Xyz: la musique c'est quelque chose d'universel. On aime pas tous les mêmes style de musique, mais je n'ai jamais entendu quelqu'un me dire "je n'aime pas la musique". Bella ne peut pas faire ressortir ce qu'il faut par le piano parce qu'elle n'aime pas ce qu'elle fait. Et sa la directrice la bien compris. Le papa poule risque de ne pas le rester longtemps s'il apprend ce que sa fille s'apprête à faire. Bisous !

Guest: merci à toi d'avoir laisser un message. Bisous !

Allez je ne vous fait pas languir plus longtemps, ai-je été gentille ou pas ? Telle est la question.


- Je croyais que ça devait être de la détente, soupira Bella en grimaçant.

Elle se fit aussitôt fusiller du regard par Alice et Rosalie, alors que Leah retenait son rire du mieux qu'elle pouvait.

- As-tu vu l'état de tes jambes ? s'indigna la petite brune en posant une main sur son cœur. Comment ton futur mari a fait pour rester avec un tel Chewbacca ?!

- Il s'avère que je n'ai pas de bande de cire à la maison et que vu ce que j'ai fait dernièrement, mes parents ont mit les rasoirs sous bonne garde, expliqua Bella avec un grand sourire. Aurais-je dû prendre un couteau de la cuisine selon toi ?

- Non tu aurais dû m'appeler ! lança Alice. Je me serai occupée de ton cas depuis longtemps.

Bella mit un doigt sur son menton, faisant semblant de réfléchir.

- MMhh... t'appeler pour souffrir, je ne sais pas pourquoi l'idée ne m'est pas venue à l'esprit...

Elle serra les dents juste après parce qu'Alice venait de retirer d'un coup sec la bande de cire avec un sourire sadique.

- Après ce sera le maillot, ça t'apprendra à dire des bêtises.

- Même pas en rêve, trancha Bella en voulant ramener sa jambe à elle avant qu'Alice la rattrape au vol.

- Ma grande il faut que ce soit parfait pour ta première fois et je compte bien sur le fait que tu ne sois plus une forêt vierge...

Elle s'arrêta de parler en fronçant les sourcils en voyant Leah et Rosalie se retenir de rire pendant que Bella rougissait. Alice comprit aussitôt qu'elle avait loupé une information quelque part.

- Faut te mettre à la page ma belle, s'amusa Rosalie en explosant de rire.

- Tu es aveugle ou quoi ? demanda Leah en secouant la tête dépitée.

- Oh non mais ! comprit enfin Alice scandalisée. Et tu ne m'as rien dit ! C'est injuste, c'est moi qui t'ai tout expliqué ! En plus je m'en doutais !

- J'allais certainement pas crier sur les toits que j'avais commis le péché ultime aux yeux de mon père, se marra Bella en faisant un regard d'excuse à son amie. Et en soit je n'ai rien dit à Rosalie et à Leah, Rosalie a comprit seule et Leah, Paul n'a pas su tenir sa langue.

- Tu nous en diras tant, la taquina Leah. Alors Bella ? Je sais très bien que de son côté, Paul est un homme comblé, mais toi alors dans tout ça, comment te sens tu ?

Bella ne savait pas vraiment comment parler de ça sans être mal à l'aise. Était-ce vraiment un sujet qu'elles devaient aborder ensemble? Puis la brune finit par comprendre, c'était juste des irrécupérables commères.

- Je suis censée répondre quoi à ça ? s'amusa Bella avant de perdre son sourire en voyant Alice préparer une bande de cire. Ne prend pas ton temps sur celle ci juste pas vengeance s'il te plaît.

- Ne change pas de sujet veux-tu, lança Alice en plissant les yeux. Je veux des détails ou des impressions quelque chose !

- C'était parfait, y'a rien d'autre à dire. Paul a juste été... parfait, avoua Bella avec un sourire tendre. Il a été patient, doux et adorable.

- C'est étrange comme j'ai du mal à associer ces trois adjectifs à Paul, se moqua Leah en éclatant de rire.

Rosalie et Alice confirmèrent d'un signe de tête. Il était vrai que Paul n'était pas le jeune homme le plus calme et posé du lycée de Forks. Ses accès de violence en avait mit plus d'un au tapis et vu la montagne il était conseillé de ne pas trop le chauffer.

- Je dois reconnaître que nous sommes passé du tout au tout avec toi, admit Alice avec un sourire en coin. Nous sommes passé du "Masen" à "Amour" du "je refuse que tu me fasses cours" à " finissons d'en discuter sous la couette". Il a bien dû se passer quelque chose de foudroyant pour que Paul retourne sa veste avec autant de fougue.

- Oh oui ! répondit Bella en laissant son regard partir dans le vide. Il a vu mon père me coller des coups de bâtons alors qu'il espionnait dans le jardin parce que tu lui avais donné mon adresse...

Un silence mortel tomba aussitôt dans la pièce. Personne, hormis Leah, ne s'était attendu à cette réponse. Alice en était restée avec sa bande de cire à la main. Bella se rendant enfin compte du froid qu'elle venait de jeter, leur fit un sourire d'excuse en haussant les épaules. Incroyable comme depuis l'hôpital, elle avait plus de facilité à parler de ce que son père lui faisait subir avec ses amis. Jamais elle n'aurait dit quoique ce soit avant. Paul y avait mit du cœur et du temps pour lui faire lâcher le morceau.

-... enfin bref, trancha Bella en attrapant la bande des mains d'Alice et en la mettant elle même sur sa jambe. Tout a changé à partir de là, parce que Paul a enfin compris que je n'étais pas la personne que je laissais voir. Il est têtu, borné, caractériel et surprotecteur... mais j'adore ça chez lui. Parce que chacun de ses défauts est contrebalancé par une qualité en or. Il est entier, d'une honnêteté à toute épreuve, il a un cœur en or et il a prit plus soin de moi en quelques mois que qui que soit d'autre en ce monde durant toute ma vie. Je ne sais même pas pourquoi au final il s'est embêté avec une fille aussi compliquée que moi.

Leah lui mit une petite claque derrière le crâne, comme elle avait prit l'habitude de le faire avec les gars de la Push.

- Parce que cette fille lui a botté le cul jusqu'à lui faire entrer de la géométrie dans son crâne de piaf, s'agaça Leah. Elle a même réussi l'exploit de lui faire tellement remonter sa moyenne qu'il va probablement obtenir une bourse. Tout ça en y sacrifiant son temps et sa patience. Cette fille, qui pourtant vient d'une famille blindée, lui a prouvé que ce qu'il y avait de plus précieux en ce monde c'était une famille heureuse et une maison qui réchauffe le cœur, même si celle ci tient à peine debout. Cette fille, elle a mangé sévère pour le protéger, même si elle refuse de l'admettre. Ne crois pas que Paul ignore ce que tu as fait pour lui, il t'aime aussi pour ça.

Les deux jeunes femmes se regardèrent, comprenant très bien où elles voulaient en venir, Alice en profita pour retirer la bande d'un coup sec, sous le sifflement de Bella. Son regard noir foudroya son amie sur place.

- Oh j'aime tellement quand ce feu brûle en toi, se moqua gentiment la brune.

Les filles continuèrent à profiter de la soirée, entre rire et musique et Bella se sentait sereine. Parce que pour une fois, elle n'avait pas l'impression que son père était dans son ombre. C'était étrange parce qu'il y était toujours pourtant. Mais réussir à ne pas s'inquiéter à tout instant n'était pas chose facile. Alors qu'elles étaient sur le point d'aller se coucher quelqu'un frappa à la fenêtre. Les quatre filles écarquillèrent les yeux en voyant Paul de l'autre côté de la vitre.

- Mais qu'est-ce que..., lança Alice choquée avant de passer à l'énervement. Non mais il est pas sérieux celui là !

La petite brune s'élança sur la fenêtre et foudroya Paul du regard.

- Qu'est-ce que tu fous là, tu n'es pas censé la voir la veille du mariage...

- Oh ta gueule avec tes conneries, balança le Quileute en levant les yeux au ciel et en entrant de force.

- Ça porte malheur ! s'énerva Alice en tapant du pied.

- Qu'est-ce que tu veux qui nous arrive de plus ? demanda-t-il blasé. Je compte bien l'embrasser pour lui souhaiter bonne nuit et surtout pour qu'elle n'oublie pas de venir demain.

Paul s'élança donc vers sa petite amie qui avait un grand sourire collé aux lèvres et qui l'accueillit avec bonheur, l'embrassant jusqu'à en perdre haleine. Le Quileute la souleva pour la serrer contre lui. Petit à petit, les Quileute et Emmett finirent par arriver et par passer par la fenêtre sous les yeux ahuris des autres filles.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! s'enflamma Rosalie n'en croyant pas ses yeux.

- Bah disons qu'on s'amusait bien sur la plage, expliqua Emmett en haussant les épaules, puis après Paul a soumis l'idée de venir vous voir...

- Voir Bella pour être tout à fait précis, intervint Quil comme d'habitude.

- ... puis on s'est dit pourquoi ne pas le suivre, continua Emmett en tanguant légèrement.

- Tu es éméché ou c'est moi qui ai la berlue ? demanda la blonde en plissant les yeux.

- Rien qu'un tout petit peu, répondit Jacob en rapprochant son pouce et son index.

- T'as pas l'air dans un meilleur état, s'énerva Leah en serrant les dents.

- C'est des petites natures voilà tout, trancha Quil en regardant les jeunes femmes de plus près. Mais si j'avais su que nous serions si bien accueilli...

Son sourire salace n'échappa à personne. Les filles étaient en effet en nuisette pour certaines en short de pyjama pour d'autre.

- Allez dehors les crevards ! s'écria Leah furieuse à présent. Dégagez où je vous pousse par la fenêtre, vous avez su entrer, sachez redescendre, c'est moi qui vous le dit.

- Et ceci sans écraser les parterres de fleur de ma mère, enchaîna Rosalie froidement. Si j'en recroise un ce soir je lui envoie les chiens ça devrait le calmer.

Paul soupira à nouveau, embrassant une dernière fois Bella et en embarquant le reste de la troupe avec lui. Avant de disparaître pour de bon, il se tourna vers la brune.

- Ne me fais pas faux bond demain s'il te plaît, supplia-t-il en serrant le poing.

- Alice a raison, tu vas finir par nous porter malheur, rentre, repose toi, je serai là, promit-elle avec son plus beau sourire.

Rassuré, Paul disparut enfin en rejoignant les autres. Bella avait toujours le sourire aux lèvres. Ce qui n'était pas habituel chez elle.

- Comme c'est mignon ! lança Alice avec les larmes aux yeux.

- Tu n'as pas l'impression d'en faire un peu trop ? demanda Rosalie amusée.

- Jamais !

Étrangement, Bella se coucha en étant sereine ce soir là. Elle aurait dû paniquer, se dire que quelque chose allait mal se passer, voir ne pas se passer du tout. Mais non, un calme unique prit possession d'elle. Tout allait bien se passer, elle en était certaine. Ce fut le sommeil le plus réparateur pour elle depuis sa sortie de l'hôpital. Pas de cauchemar et une nuit complète sans se réveiller. Enfin, jusqu'à qu'Alice décide qu'il était l'heure. La petite brune était survoltée.

- Pourquoi tu me réveilles si tôt ? grogna Bella déçue que sa nuit paisible se termine ainsi.

- Parce que nous n'avons pas totalement menti à ton père, répondit Rosalie en entrant avec une serviette autour du corps. Nous allons réellement à l'institut. Ainsi, s'il appelle, il verra que nous n'avons pas menti et tu seras resplendissante en sortant. Nous allons faire de toi une princesse.

- Mais ça ne paraîtra pas suspect si je suis maquillée...

- Bien sûr que non, puisque tu seras avec nous, répondit Alice en haussant les épaules. De plus, je t'ai choisi une robe, qui certes, n'est pas une robe de mariée classique et hors de prix que tu aurais pu avoir, mais, une petite robe adorable que j'ai un peu arrangé et qui t'ira à merveille. Je sais que tu aurais probablement préférée choisir, mais là, ça aurait paru suspect si tu l'avais acheté.

- En plus, j'ai trouvé quelqu'un pour s'occuper de tes cheveux, ajouta Leah à son tour. Prépare toi Bella, vous décollez bientôt. Moi je vais rejoindre les imbéciles à la Push, vérifier qu'ils sont dans les temps.

- Est-ce que j'ai mon mot à dire là dedans ? demanda Bella perdue.

- Non ! répondirent les trois autres en cœur.

Alice s'empressa de lever son amie et lui fit prendre un petit déjeuner copieux pour tenir la matinée. Rosalie les regarda le cœur lourd. Elle s'en voulait toujours autant d'avoir été aussi aveugle et parfois même envieuse. La blonde avait des parents absents, mais au moins ils ne lui tapaient pas dessus. Riley Masen était vraiment un être abject, parce qu'en plus d'être quelqu'un de mauvais, il était assez fourbe pour s'en sortir et réussir l'exploit de se faire passer pour un ange. Oh il allait avoir lieu ce mariage, Rosalie en faisait la promesse. Enclenchant son téléphone, elle regarda où était le Juge. Est-ce que c'était illégal de géolocaliser les voitures de luxe que son père vendait ? Riley Masen avait acheté une de ces voitures et la blonde était loin d'être une imbécile. Avec les codes d'accès de son père, elle avait la capacité de pister le système de sécurité de celle-ci. Si jamais il s'approchait ne serait-ce qu'un brin de la Push, Rosalie était prête à cacher Bella. Alice ne lâcha pas la future mariée d'un pouce, de peur que la brune prenne ses jambes à son cou et s'en aille en courant. Mais Bella semblait la plus calme des deux.

Lorsqu'elles sortirent de l'institut, fraîche comme la rosée du matin, elles tombèrent nez à nez avec Lauren. La blonde eut un mouvement de recul en voyant Bella. Oui depuis la rouste qu'elle lui avait mise, Lauren n'osait plus croiser son regard de peur de subir à nouveau sa "folie" selon elle. Bella se faisait un malin plaisir de l'épier dans la cour, dans les couloirs ou parfois même en cours. La voir paniquer à l'idée que la brune vienne l'assassiner dans son sommeil avait tendance à remonter son moral.

- Bouge ! ordonna froidement Rosalie en la fusillant du regard.

Lauren ne se fit pas prier, rien que le regard de Bella l'avait mis mal à l'aise. Elle s'empressa de rentrer dans l'institut, la tête basse et la bouche close, pour une fois.

- Il faut que tu arrêtes de faire ça Bella, lança Alice en souriant. Même si ça m'amuse beaucoup de la voir paniquer, elle va finir par te faire interner.

- Elle aimerait bien, répondit la brune avec un sourire en coin. Mais je serai loin avant que ça n'arrive. De plus, pour la première fois de ma vie, mon père est de mon côté sur ce coup là.

Rosalie et Alice secouèrent la tête, amusée. Lauren n'avait plus qu'à continuer de paniquer parce que Bella n'allait pas lâcher l'affaire cette fois-ci. Les filles se retrouvèrent chez Leah pour se préparer. C'était celle qui habitait le plus proche de chez Paul. Alice lui enfila sa robe et Bella dut bien reconnaître qu'elle était très belle. Elle n'avait rien à voir avec les grandes robes digne de film, c'était quelque chose de plus modeste. Alice avait travaillé dessus et cela se voyait. La couture avait toujours été un atout chez elle. Elle avait brodé le col et probablement rajouté la légère traîne. Le maquillage discret qu'on lui avait apposé à l'institut allait à merveille avec.

Alors que Bella se demandait quelle heure il était, elle vit Rachel rentrer dans la chambre avec Leah. La brune perdit son sourire aussitôt. Rachel avait était comme une mère pour elle, tout du moins, le meilleur exemple qu'elle puisse en avoir. Sa tendresse et sa gentillesse avait toujours réconforté Bella. Mais savoir à présent qu'elle était contre ce mariage, ce que la jeune femme pouvait comprendre, la chagrinait beaucoup. Bella n'avait pas envie que Rachel soit contre elle. C'était quelque chose qui la touchait énormément et son approbation serait vraiment merveilleuse aux yeux de la brune.

- Tu es superbe, s'exclama Rachel en posant un sac sur le lit.

Bella n'osait pas ouvrir la bouche de peur que la mère de l'homme qu'elle aimait cherche à la convaincre de renoncer à cette union.

- Je vais vous laisser, je pense que vous devez vous parler un peu toutes les deux, s'éclipsa Leah préférant ne pas se mettre entre les deux femmes.

Rachel remarqua aussitôt que Bella s'était renfermée. Elle comprenait très bien pourquoi. Jusqu'ici, la mère de Paul avait bien fait savoir son point de vue sur le sujet. C'était trop rapide, peut-être pas pour les bonnes raisons et c'était une décision très importante qu'ils semblaient prendre sur un coup de tête. Et pourtant...

- Alors tu es prête ? demanda Rachel le cœur serré.

Bella lui fit oui de la tête, ne trouvant pas les mots nécessaire. Elle avait vraiment peur que cette femme qu'elle adorait se retourne contre elle, parce qu'elle allait lui enlever son fils.

- Tu es sûre de toi ?

- Oui, répondit enfin la brune en sachant très bien qu'elle n'avait pas le droit de se taire sur ce sujet. Est-ce que vous me haïssez ?

Rachel ferma les yeux en soupirant. En y réfléchissant bien, elle vit l'image de Ma' à sa place. Montrant son mécontentement, son besoin de faire valoir son point de vue, allant jusqu'à refuser cette union. Non elle ne serait pas comme son ancienne belle mère, ça, hors de question !

- Non Bella, je suis juste une mère sur le point de perdre son fils unique. Parce qu'il va épouser une jeune femme magnifique et qu'il va m'abandonner pour prendre soin d'elle. Qu'il va partir construire sa vie ailleurs et que moi je serai loin.

Les larmes montèrent aux yeux de la brune et Rachel s'élança pour la prendre dans ses bras. Non, elle n'avait rien contre Bella, mais Paul était son fils et elle avait passé sa vie à l'élever et le voir prendre son envol lui serrait le cœur.

- Mon fils est tombé amoureux d'un ange et ça c'est quelque chose contre lequel je ne peux rien faire. J'aurais préféré trouver une autre solution, mais je ne raterai pas le mariage de mon fils uniquement parce que je fais ma tête de mule. Il ne lâchera pas le morceau. Il t'aime, il t'épousera. Alors j'aurais l'air de quoi dans quelques années quand mes petits enfants me demanderont comment été le mariage de leurs parents et que je n'aurais rien à répondre.

Bella passa ses bras autour de la taille de Rachel et la serra contre elle avec force. A sa manière la mère de Paul venait de lui donner sa bénédiction et rien ne pouvait faire plus plaisir à la brune. Rachel lui caressa les cheveux, émue elle aussi.

- Il faudra que tu prennes soin de lui, il faudra que tu sois forte, parce que c'est un sacré bourricot quand il s'y met.

- Je ferais tout ce que je peux pour que nous soyons heureux, promit Bella en essuyant ses larmes.

- Je n'en demande pas plus. Allait assez de larmes et d'émotions, nous avons une coiffure à mettre en place.

- Pardon ? demanda la brune perdue.

- C'est moi ta coiffeuse, Leah y tient beaucoup.

Bella lui fit un magnifique sourire, émue. Rachel avait accepté ce mariage même si c'était à contrecœur. Alors la brune se laissa faire et comme la première fois où elle avait dormi chez les Lahotte, elle laissa Rachel lui brosser sa longue chevelure. La mère de Paul sentait l'émotion la prendre à chaque tresse qu'elle faisait. Elle savait très bien comment son fils aimait les cheveux de sa dulcinée. Voilà pourquoi elle tressa le haut, laissant quelques mèches de ci de là, puis détacha les cheveux de la brune pour le reste. Elle rajouta quelques fleurs et quelques perles dans la tresse et sourit en voyant le résultat. Bella était une jeune femme magnifique et elle deviendrait très bientôt une femme superbe. Lui caressant la joue, Rachel l'embrassa sur le front. Au moins elle était sûre d'une chose, elle aimait bien sa belle-fille.

- Il est bientôt l'heure. La mère d'Emmett sera là pour la cérémonie que l'autre vieille folle a préparé, lança Rachel en grimaçant. Ensuite vous pourrez signer les papiers officiels. Bienvenue dans la famille Lahotte, Isabella Masen.

- Merci, répondit la brune heureuse en lui serrant la main.

Rachel l'attrapa par les épaules et l'emmena au salon où une surprise attendait la brune. Charlie se trouvait là, habillé de son plus beau costume. Il avait même mit son nœud papillon. Bella lui sauta aussitôt dans les bras.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle heureuse qu'il soit venu.

- Il te fallait bien un père pour te mener à ton futur mari, un vrai père pour changer, sourit-il en lui présentant son bras et son bouquet de fleur.

Bella s'y accrocha avec bonheur. En effet, il avait raison. Personne d'autre que lui ne pouvait l'emmener à l'autel. Ce mariage était peut-être simple et organisé dans l'urgence, mais il allait être le plus beau qui soit. Juste eux et les gens qu'ils aimaient, rien d'autre n'avait d'importance. Ils se dirigèrent donc vers l'endroit où les garçons avait prévu la cérémonie. Ce n'était rien de grandiose, quelque banc, Ma' habillé d'une façon indescriptible, entourée de babiole plus étrange les unes que les autres. Du coin de l'œil, Bella vit Jasper, les bras croisés, un sourire fier collé aux lèvres. Il y était parvenu à les mettre ensemble cette fouine. La brune regarda, mais ne vit Edward nul part. Elle savait très bien que c'était pour le mieux, mais c'était dur de savoir qu'il était écarté uniquement à cause de son père. Alors Alice alluma la musique et Bella sentit son cœur battre avec un peu plus d'émotion. C'était une berceuse et elle la reconnaissait. C'était celle d'Edward. La brune regarda son oncle, perdue.

- Jasper lui a demandé de jouer quelque chose que tu pourrais reconnaître, ton frère s'est appliqué, même s'il ne savait pas pourquoi c'était, répondit-il à sa question silencieuse. Il t'aime, même si j'en ai longtemps douté. J'ai bien l'impression que tu as enfin un frère digne de ce nom.

- Quand je ne serai plus là, prend soin de lui, ne l'abandonne pas, supplia-t-elle inquiète malgré tout.

- Ne t'en fais pas pour ça, ton frère a plus d'allié qu'il ne le croit. Tu ferai mieux de regarder le jeune homme là bas, parce que lui n'a d'yeux que pour toi.

Alors Bella obéit aussitôt et tomba sur le regard envoûtant de Paul. Il avait cet air fier de lui collé au visage. Le sourire impertinent qu'il lui lança rendit Bella toute chose et elle se mit à rougir. Paul fut heureux de son effet, il y arrivait encore et c'était vraiment géniale à ses yeux. Charlie ne tarda pas à présenter la main de sa nièce au Quileute sous les sifflements des amis du couple.

- Prends en soin sinon je te brise les os un à un, menaça Charlie avec un sourire menaçant.

- Même pas peur, répondit Paul avec arrogance.

- Petit con, l'insulta Charlie en s'éloignant.

Paul posa un baiser sur la main de Bella en lui faisant un clin d'œil. Charlie n'avait pas besoin de le menacer, il savait très bien ce qu'il avait à faire.

- Mes amis nous sommes tous réunis... ! scanda Jared en posant une main sur son cœur.

- Ferme là ! ordonna Ma' en lui claquant l'arrière du crâne. Laisse faire les grandes personnes.

Plusieurs rires s'élevèrent de l'assemblée. Rachel, elle, grognait que c'était un comble que ce soit elle qui les marie. Bella ne trouvait rien à y redire. Après tout, comme beaucoup de chose, sa foi l'avait déserté. La religion était à ses yeux une chose de plus qui l'accrochait à son père tout comme la musique. Maintenant, elle avait envie de s'accrocher à quelque chose de nouveau. Un avenir, encore flou certes, mais qui semblait bien plus florissant que ce qu'on lui avait prévu à la base. Ma' commença à parler, à leur passer des colliers autour du coup avec leurs animaux totem. Des loups, comme c'était étonnant. Une louve blanche pour Bella bien évidemment, Ma' n'en démordait pas. Elle joignit leurs bras avec une corde sur laquelle elle scanda des incantations. Les yeux de Paul étaient brillant de bonheur, bien plus que la brune ne l'avait jamais vu. Alors elle lui serra le poignet pendant que Ma' continuait sa cérémonie. Paul regarda la brune et lui sourit franchement. Il était heureux. Bella n'aurait jamais cru en début d'année qu'elle épouserait un Quileute, avec ses traditions, à la Push. Et pourtant ça n'aurait pas pu être plus parfait que ça à ses yeux. Il était là et il comptait bien y rester. Le Quileute lut sans aucune difficulté le message dans le regard de Bella. "Je t'aime et je t'aimerai jusqu'à la fin de ma vie". Il lui serra à son tour le poignet. Leur "oui" commun lorsqu'ils répondirent à la question fatidique en fit sourire plus d'un. Ils allaient bien ensemble, même si personne ne l'aurait imaginé de base. La destinée était peut-être quelque chose de bien fait parfois.

- Que les ancêtres m'en soient témoin, ces deux êtres sont à présent unis par un lien que rien ne pourra séparer. J'en appelle à leur pouvoir pour bénir et protéger leur amour et leur avenir. Qu'il soit florissant et illuminé de bonheur. A présent, Isabella Masen, tu deviens Isabella Lahotte et tu rejoints une famille forte et protectrice. Quant à toi Paul Lahotte, les ancêtres t'ont offert une femme au cœur tendre et à l'amour inconditionnel. Mari, femme, les ancêtres et moi même bénissons votre union. Que les pluies et les tempêtes s'enchaînent, votre amour y résistera.

Ma' enleva la corde qu'elle avait mit autour de leurs mains et les libéra. Pourtant aucun des deux ne lâcha l'autre. Un sourire tendre collé aux lèvres, ils ne se lâchaient pas du regard. La grand-mère de Paul sourit grandement en voyant cela. C'était une tradition chez eux, si les mariés se séparaient trop vite, cela était mauvais présage, là, les jeunes gens étaient inséparables.

- Le chemin est tracé, à vous de le parcourir, Mr et Mme Lahotte. Paul, tu peux emmener ta femme, elle est tienne maintenant.

Le Quileute ne se fit pas prier, il se jeta dessus comme un assoiffé et l'embrassa comme jamais. Bella s'accrocha à lui en souhaitant ne plus en être séparée. C'était bien mal connaître leurs amis.

- Laisses-en un peu aux autres ! s'écria Quil en les applaudissant.

- C'est qu'ils vont nous faire un petit, chaud comme ils sont, se marra Emmett avant de se faire fusiller du regard par Rachel et Charlie.

- Il en a encore des idées brillantes comme celle là lui, grogna le shérif en grimaçant.

- Beaucoup trop à mon goût, répondit Rosalie en mettant un coup dans le ventre de son amoureux pour qu'il arrête de dire des conneries.

- Je suis trop jeune pour être grand-mère, je le répète, trancha Rachel en frissonnant d'horreur.

- Mieux vaux être jeune pour les supporter, intervint Ma' en tendant la corde qu'elle avait mit autour des poignets des mariés. La tradition veut que ce soit toi qui la récupère.

Rachel fronça les sourcils, elle s'était attendu à ce que Ma' la garde. C'était un symbole. La mère du marié devait la garder à l'abri pour protéger l'amour du couple. Après une hésitation, Rachel attrapa la corde avec émotion et M'a en profita pour toucher sa main.

- La suite du chemin n'est pas fini pour toi non plus et mon fils n'aurait pas aimé que tu restes seule. Même si je n'étais pas d'accord avec votre union, l'amour que vous vous portiez à donné naissance à mon petit fils et ça, c'est inestimable. Continue Rachel, tu encore du chemin à parcourir.

- Vous pouvez pas vous en empêcher, explosa-t-elle de rire en secouant la tête.

Ma' lui fit un sourire en coin, non en effet, elle ne pouvait pas. Alors que tout le monde félicitait les nouveaux mariés, que la mère d'Emmett récupérait leur signature sur le papier officiel, Alice frappa dans ses mains en hurlant.

- Le bouquet ! Lance le bouquet !

- C'est pas une tradition Quileute ça, intervint Quil en la douchant sur place.

- Je m'en fous, répondit Alice aussitôt. Moi aussi je veux me marier !

- Chiante comme tu es ça risque pas d'arriver, la tacle Quil avec honnêteté.

- Et puis tu es tellement petite que tu risques pas de sortir de la foule pour attraper quoique ce soit, enchaîna Jacob mort de rire.

- Allez vous faire mettre ! les insulta-t-elle en s'éloignant en claquant des pieds. Bella ! Le bouquet s'il te plaît !

La brune ne pouvait pas lui refuser ça, après tout ce qu'elle venait de faire pour elle. Seulement Rosalie ne l'entendait pas de cette oreille. Elle aussi avait bien envie d'attraper ce bouquet. Alors toutes les femmes célibataires furent réunies et Leah n'échappa pas à la règle même si elle avait cherché à fuir lâchement. Jacob avait beaucoup moins envie de rire tout à coup. Parce que oui, il avait enfin comprit ce qui se cachait sous ses yeux et après avoir analysé ses sentiments, il n'était pas indifférent à Leah. Bella se tourna donc et s'amusa à le lancer sous le visage hilare de Paul. Il perdit vite son sourire quand il vit dans les mains de qui était tombé le bouquet en question. Sa mère ! Paul tourna un regard incendiaire vers le shérif, parce qu'il était loin d'être aveugle.

- N'y pense même pas ! menaça le Quileute froidement.

- Même pas peur, répondit Charlie avec un haussement d'épaule.

Le grognement de Paul n'échappa à personne. Rachel, elle, était aux anges. Même s'il n'était pas question de ça entre eux, Charlie n'avait pas rejeté l'idée en bloc. Une fois toute cette histoire clôturée, ils pourraient peut-être se pencher plus sérieusement sur leur propre histoire d'amour.

- Ce ne serait pas une mauvaise chose, chuchota Bella à l'oreille de son mari.

- Ça va pas la tête, râla-t-il en grimaçant. T'as vu depuis quand ton oncle est célibataire, on dirait un moine. Ils sont encore jeune, ils vont nous repeupler la Push avec les années de retard qu'ils ont. Je suis trop vieux pour avoir un frère ou une sœur.

- Je crois bien que tu n'as pas laissé le choix à ta mère avec ce mariage ?

- Mmhh, répondit-il de mauvaise grâce.

- Je pense donc qu'elle ne te laissera pas le choix si jamais elle devait se remarier un jour. Mon oncle est un homme bien, qui a sacrifié sa vie pour tenter de me protéger. Il est resté à Forks pour moi, alors qu'il aurait pu refaire sa vie ailleurs, reconstruire une famille. Mais il avait trop d'honneur pour ça et trop d'amour pour moi. Maintenant je vais m'éloigner et il sera libre de reprendre sa vie. Ce n'est pas quelqu'un comme ça que tu veux pour ta mère?

Paul ne trouva rien à répliquer. Elle avait raison une fois encore. Il fallait qu'il se fasse une raison. Il allait abandonner l'une des femmes de sa vie pour partir avec l'autre. Paul serait plus serein en sachant que sa mère n'était pas seule face aux difficultés. Le shérif n'était pas un mauvais choix pour dire vrai. Il lui faudrait juste un peu de temps pour se faire à l'idée. Prenant Bella dans ses bras il lui souffla un "ma femme" à l'oreille qui la fit frissonner, la brune lui répondit la seule chose qui lui vint à l'esprit, "mon unique". C'était une nouvelle histoire qui démarrait et ils comptaient bien la vivre à fond.


Franchement ! J'ai été cool ! Vous vous attendiez pas à ça. Bonne semaine tout le monde on se retrouve dimanche pour la suite. Bisous !