Disclaimer : les personnages sont de JK Rowling, l'histoire de enlightennedkitty.

Chapitre huit

Il faisait noir quand ils arrivèrent finalement à la forêt, sans se faire surprendre, tout comme Vasily l'avait prévu. Ils s'arrêtèrent avant d'y entrer, Snape ayant finalement consenti à laisser Hermione s'occuper de ses blessures. Vasily se tenait un peu à l'écart pour surveiller la lisière des arbres.

Elle travaillait rapidement et efficacement, refermant ses coupures et s'occupant des contusions de son visage. Elle désigna ensuite ses robes, et il obtempéra de mauvaise grâce, se déshabillant jusqu'à la taille. Il était trop maigre, décida t'elle, mais aussi sec et fort, à en juger par ses muscles tout en longueur. Il était pâle également, presque blafard. Elle posa les mains sur lui, sentant sa respiration se bloquer rien qu'un bref instant. Elle murmura tranquillement, passant les mains sur son torse, et elle remarqua distraitement que sa peau était très chaude. Elle passa ensuite à son dos, sentit qu'il avait un peu la chair de poule, et se demanda comme ça si c'était à cause d'elle ou à cause du froid.

Elle termina, et Snape se rhabilla, notant avec beaucoup de contrariété qu'en effet il se sentait mieux, tout du moins extérieurement. A l'intérieur, il tremblait toujours comme un bol de gélatine, effet secondaire du Doloris. Habituellement, il lui fallait deux jours pour se remettre d'une visite à Voldemort, mais ce n'avait pas été une visite habituelle. Cette fois-ci, les choses avaient été un peu plus… personnelles.

Il la regarda avec attention qui mélangeait une potion avant de la lui tendre.

« Allez-y, buvez, » l'encouragea t'elle d'un signe de la main quand il la dévisagea.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Buvez et je vous le dirai. »

« Miss Granger, j'ai découvert qu'il était capital pour ma santé de ne pas boire de potions étranges. En conséquence, je ne boirai pas votre concoction avant que vous ne m'en ayez révélé le contenu. »

Elle vit qu'il ne servirait à rien de discuter, et céda. « D'accord, vous gagnez. C'est un simple anti-douleur à base de racine de valériane et de larmes de Phénix. »

Snape la regarda, toujours sceptique, puis il regarda la potion, et de nouveau Hermione. « Est-ce que je ressemble à un cobaye, Miss Granger ? »

« Ecoutez, Snape, si vous êtes aussi intelligent que vous prétendez l'être, vous savez très bien ce que va faire cette potion. »

« D'accord, » grogna t'il, buvant rapidement toute la potion avant de lui rendre la flasque vide. « Est-ce que vous avez essayé ça sur quelqu'un d'autre avant, où est-ce que je suis votre cobaye humain ? »

Elle essaya sans succès de dissimuler son sourire. « Je voulais la tester, mais Ron ne m'a jamais laissé lancer de Doloris sur lui. Il n'avait pas confiance en mes potions. Alors oui, vous êtes ma première expérience pratique. »

Il prit un air méprisant. « Pratique ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? Que vous avez fait des expériences théoriques ? » Il réalisa que la douleur, la souffrance lancinante qu'il ressentait à l'intérieur, se dissipait, jusqu'à n'être plus qu'une présence à la limite de sa conscience. Elle était toujours présente, mais il ne lui suffisait que d'un petit effort pour pouvoir l'ignorer.

« Eh bien en fait, oui. Harry est un petit génie de l'informatique, et il nous écrit tous ces programmes de probabilités concernant les sorts et les potions et que sais-je encore. Du coup, j'ai une idée assez fiable de la façon dont va agir cette potion. »

« Par tous les dieux, pourquoi est-ce que Potter doit me tourmenter même maintenant ? Est-ce que ces sept années n'ont pas suffi, qu'il me faille supporter cela également ? »

« Oh, arrêtez un peu d'être aussi mélodramatique. »

« Je peux vous assurer que je ne suis pas mélodramatique, Miss Granger. Je me borne à être honnête. Je suis toujours sous l'emprise du sérum de vérité. »

« Très bien, alors. Puisque vous êtes tellement honnête, pourquoi est-ce que nous ne discutons pas de ce que j'ai bien pu faire pour vous mettre tellement en colère ? » Elle avait les yeux brillants, et toute trace d'humour avait quitté son visage.

« Vous avez fait bien des choses, Miss Granger, » se força t'il à dire, « et je pense que nous devrions en discuter plus tard, à un moment plus approprié. »

« D'accord, mais donnez-moi d'abord une réponse. Est-ce que c'est parce que je ne vous ai pas écouté ? Parce que je ne suis pas allée étudier en Californie ? » demanda t'elle, sa colère bouillonnant sous la surface.

Il entendit cette colère. Il ne voulait pas se disputer avec elle maintenant, ça attirerait certainement sur eux des attentions indésirables, mais surtout il n'avait pas l'énergie de se mettre en colère convenablement. « Oui, en partie. » Elle fronça les sourcils, et il ajouta rapidement, « Nous en discuterons plus tard, je vous en donne ma parole. »

« Très bien, » rétorqua t'elle, faisant un effort pour se calmer. « J'imagine que je devrais vous dire que la potion pourrait avoir certains effets secondaires. C'est ce que prévoient les statistiques. » Elle continua, ignorant son air contrarié. « Irritation de l'estomac, peut-être. Ou quelque chose d'intestinal. »

Comme s'il avait suffi d'en parler, son estomac se souleva, et il en vomit le maigre contenu, à savoir la part inerte de la potion, au sol. Il resta penché un moment, avant de se retourner vers elle.

« Vous auriez pu me prévenir des éventuels effets secondaires avant. Je crois que je préférais la douleur à ça. »

Elle hocha la tête, admettant qu'elle avait commis une erreur, et ils rejoignirent Borodin à l'orée de la forêt.

« Le sort anti-Transplanage s'étend sur cinq à sept kilomètres, je pense. Il recouvre également la ville. »

« C'est un peu plus que ce qu'on voit habituellement, » réfléchit distraitement Hermione. « Il doit également être couplé à une espèce de sort de détection. Vous voyez autre chose, professeur Snape ? »

« Je n'ai jamais été impliqué dans les questions de sécurité. Je me suis toujours spécialisé dans les potions, pas les sorts. »

« Des gesticulations inutiles, c'est ça ? » demanda t'elle innocemment, ignorant l'air mauvais qu'il lui adressa en réponse. « Eh bien, ils ne s'attendent probablement pas à ce que des gens s'échappent, n'est-ce pas ? Alors ils ne doivent être que sur le pourtour. »

« En fait, je ne crois pas qu'ils utilisent un sort de détection sur la forêt, parce qu'il serait déclenché par les loups-garous, » intervint Vasily. « C'est la pleine lune ce soir. »

« Alors nous passerons à travers la forêt, » décida Hermione, levant les yeux vers la lune immense, partiellement dissimulée.

« Ô joie, » ironisa Snape. « Que serait une soirée à combattre des Mangemorts, si on n'affrontait pas également quelques loups-garous ? »

« Vous ne voulez pas nous suivre ? Très bien, vous pouvez rentrer à la maison par vos propres moyens, » dit-elle en haussant les épaules. « Vous avez récupéré la baguette de Malefoy ? Donnez-là à Vasily, il va en avoir besoin. »

Snape prit un air plus mauvais encore et jeta la baguette au sol près de Vasily, qui la ramassa et commença à avancer vers la forêt. Hermione suivit, en sortant la carte de Dumbledore pour vérifier que Vasily les menait bien dans la bonne direction. Elle essaya aussi d'évaluer la distance qui les séparait de la limite du sort, qui semblait tomber au beau milieu de la forêt. La forêt pleine de loups-garous, par une nuit de pleine lune.

Pas étonnant qu'il fasse la gueule, réalisa t'elle.

Snape cheminait derrière elle l'air renfrogné, pour bien montrer qu'il n'était pas content. Elle se laissa distancer de quelques pas par Vasily, et se retrouva plus près de Snape. Il eut une grimace de douleur, même si elle semblait moins marquée qu'avant.

« Dites-moi, professeur, le fait que vous ne vouliez pas être là n'a rien à voir avec cette histoire avec Black et Lupin, si ? »

Elle entendit le venin dans sa voix quand il cracha, « Bien sûr que si. Quelle autre raison pourrait-il y avoir ? »

De toute évidence, c'était toujours un point sensible pour lui. Elle savait que Remus était parfois invité à Poudlard, probablement pour discuter de l'Ordre. Elle doutait que le fait de le revoir aide beaucoup les choses. Ils marchèrent en silence un moment, pendant qu'Hermione rassemblait son courage.

« Est-ce que vous allez me le dire maintenant ? » Il ne répondit rien, et elle ajouta. « Pourquoi me haïssez-vous ? »

« J'imagine que vous n'allez pas me laisser tranquille jusqu'à ce que je réponde, pas vrai, Miss Granger ? »

« Vous ne pouvez pas arrêter avec vos 'Miss Granger' ? Je ne suis plus votre élève, et ça commence à me fatiguer. »

Snape la regarda dans la semi-obscurité, surpris par son ton neutre. Une fois de plus, le silence se fit entre eux. Elle sursauta quand il le rompit, d'une voix si douce qu'elle dut lutter pour l'entendre.

« Vous avez en partie raison. Je ne vous croyais pas capable de créer cette potion. »

« La Mortalis fallax, » murmura t'elle.

« Oui, une potion extrêmement compliquée, qui pourtant ne vous a quasiment posé aucun problème. Vous avez préparé du Polynectar en deuxième année, à ce que j'ai appris depuis. Même maintenant, vous continuez à travailler sur les potions et les sortilèges. Vous auriez pu faire tout ce que vous vouliez, dans ces deux domaines, mais au lieu de ça vous avez choisi de devenir un bras armé. D'utiliser la force plutôt que l'intelligence. »

Elle était stupéfaite. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il évoque autre chose que son projet de potions, et son refus d'écouter sa suggestion d'aller à Berkeley, et elle était estomaquée de voir qu'il s'était tant intéressé à son choix de carrière.

« C'est tout ? Ou y a-t'il d'autres raisons ? » demanda t'elle sarcastiquement.

« Il y a autre chose. Vous m'avez volé des ingrédients. »

« Seulement un, la peau de Serpent du Cap, pour le Polynectar, » protesta t'elle.

« Et la Branchiflore, pendant cette mascarade de tournoi des trois sorciers ? »

« Ce n'était pas moi, et vous le savez très bien. »

« Mais elle a été volé pour votre ami Potter. »

« Et qu'est-ce que ça a à voir avec moi au juste ? Est-ce que je suis personnellement responsable d'avoir volé votre Branchiflore ? »

Il la fusilla du regard. « Non. »

« Puisque mon choix de carrière ne regarde que moi, je ne vois pas en quoi… » Elle s'interrompit en voyant Vasily leur faire signe tout à coup. Il se dépêchèrent de le rejoindre.

« Il y en a un sur la gauche, » murmura t'il. « A cinquante mètres. »

Elle balaya l'endroit du regard, et vit le loup-garou presque immédiatement. Il se tenait au dessus de la carcasse d'un cerf, et il se nourrissait. Il ne les avait pas encore remarqués. Elle se maudit intérieurement, sachant qu'elle aurait repéré la créature elle-même si elle n'avait pas été occupée à se disputer avec Snape.

« Dites-moi, professeur Granger, » se moqua Snape. « Puisque vous êtes notre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, quel comportement devons-nous adopter face à ce loup-garou ? »

« Nous le pétrifions, et nous continuons notre chemin. Ça nous laissera le temps de fuir. »

« Et ensuite il repèrera nos odeurs et se mettra à notre poursuite. Il faut le tuer. »

Vasily approuva. « Il a raison, il faut le tuer. Ces loups-garous sont incroyablement rapides. Et l'odeur du sang distraira les autres. »

Elle céda, et Snape hocha la tête quand elle demanda « Avada ? »

Ils se faufilèrent vers la créatures, leurs baguettes à la main. Une brindille craqua, et la créature les regarda directement, elle n'était qu'à vingt mètres, et avançait vers eux.

« Maintenant ! » s'écria t'elle. C'était inutile, les deux hommes avaient baissé leurs baguettes vers la créature et lancé le sort, deux éclairs verts avaient jailli de leurs baguettes. Le loup-garou vacilla et hurla, mais ne s'écroula pas.

« C'est quand vous voulez, Miss Granger, » marmonna Snape, sans quitter la créature des yeux ni de la baguette.

Elle jeta un regard mauvais à son dos tourné, leva à son tour sa baguette et murmura le sort. Ce n'était pas la première fois qu'elle utilisait le sort mortel, elle l'avait déjà lancé contre un Mangemort qui n'aurait eu aucun scrupule à la tuer, et l'avait tué la première. Mais plus tard elle l'avait regretté.

Un troisième éclair vert toucha la créature, qui s'écroula finalement au sol. Vasily approcha le corps immobile, qui maintenant avait retrouvé forme humaine, avec précaution, et l'examina avant de leur crier, « Il est mort. »

Ils continuèrent à progresser dans la forêt, Vasily ouvrant de nouveau la route. Hermione le suivait en surveillant leur progression sur la carte, et Snape fermait la marche, plongé dans ses pensées.

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La potion Mortalis fallax. Elle faisait s'éteindre momentanément le corps d'une personne, elle le rendait 'mort', avant de lui permettre de reprendre ses fonctions normales. Snape ne parvenait pas à se souvenir du but précis de cette potion, et il avait dû faire des recherches, avant de finalement la trouver dans Potions de Grand Pouvoir. Il n'était pas surpris de voir que Granger était allée passer du temps dans la Réserve de la Bibliothèque. Cette potion n'avait aucune application pratique réelle, et il s'était demandé pourquoi elle avait choisi de préparer celle-là, mais elle ne le lui avait jamais dit, et il ne lui avait jamais posé la question.

La potion était restée dans un recoin de ses pensées depuis le moment où elle lui avait annoncé son intention de la préparer d'ici la fin du semestre. Le soir de la fête de fin d'année, la veille de la remise des diplômes, il était assis dans son bureau, plus maussade que jamais, se demandant s'il oserait défier Dumbledore et rester enfermé sans ses quartiers toute la nuit plutôt que de jouer les chaperons. En cette soirée particulièrement mauvaise, il se disait qu'il préférerait encore être convoqué par Voldemort et être exposé à ses sortilèges impardonnables. Dumbledore lui avait pourtant assuré que la soirée serait 'amusante'. Son esprit revint distraitement sur la potion d'Hermione, et sur la façon dont on pourrait l'utiliser pour tromper l'Avada Kedavra.

Cette idée mit Snape si mal à l'aise qu'il décida de discuter avec Hermione à ce propos. Il enfila immédiatement ses robes, et s'aventura vers les festivités. Il la trouva enfin, dans les jardins, avec Potter et Weasley évidemment, ainsi que plusieurs autres Gryffondors. Il réussit à la séparer des autres Gryffondors, mais Harry et Ron ne laissèrent pas Hermione seule avec lui.

« Pourquoi avez-vous choisi la Mortalis fallax ? » lui demanda t'il, une pointe d'accusation dans la voix. « Que voulez-vous faire avec ? »

Elle le regarda d'un air neutre, et répondit, « Je l'ai choisie dans un livre, c'est tout. »

« Vous n'avez jamais pensé à l'utiliser contre l'Avada Kedavra ? »

« Contre l'Avada… » commença t'elle, son énonciation un peu empâtée. Elle se pencha vers Ron et chuchota assez fort. « Tu vois ? Je t'avais dit qu'il détesterait ma potion. »

Ils ont bu, réalisa t'il, de plus en plus en colère. « Miss Granger, » siffla t'il dangereusement, ignorant Harry et Ron qui commençaient à prendre des postures défensives. « Est-ce que oui ou non vous avez pris en compte l'Avada Kedavra en préparant la Mortalis fallax ? »

« Non, je n'y ai pas pensé. Je l'ai simplement choisie parce qu'elle semblait difficile et intéressante, » répondit-elle, croisant courageusement son regard, même si son cœur battait à tout rompre.

« Très bien, » répondit-il en faisant un pas en arrière. Il la regarda un instant. « Dites-moi, Miss Granger, est-ce que vous avez choisi votre future carrière ? »

Son regard tressaillit, et Harry lui donna un coup de coude. « Vas-y, dis-lui. »

Ron hocha la tête. « Vas-y, 'Mione. »

Mise en confiance par leurs encouragements, elle lui rendit son regard. « Je serai Auror. J'ai été acceptée avec Harry et Ron hier. »

Les yeux de Snape se firent plus noirs, et il fut submergé d'une myriade d'émotions, de colère contre elle parce qu'elle n'allait pas étudier quelque chose, parce qu'elle allait se montrer égoïste et garder son intelligence pour elle toute seule, alors qu'elle aurait dû la partager. Il lui en voulait aussi de lui avoir mis entre les mains une potion dont il sentait confusément qu'elle était importante, mais qu'il ne comprenait pas. Et il haïssait Potter et Weasley d'avoir pris part à tout cela, pour l'avoir sans doute menée à cette décision. Elle vit ses yeux lancer un éclair avant que son regard ne s'endurcisse, puis il n'y eut plus que de la haine.

« Pas étonnant, Miss Granger. Il est bien plus facile de suivre le chemin de quelqu'un d'autre que de se frayer le sien, » lâcha t'il, regardant Potter et Weasley avant de tourner les talons et de s'éloigner dans un grand mouvement de robes.

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Ils traversèrent la forêt avec un minimum de conversation. Ils avaient dépassé la marque des cinq kilomètres, mais le sort tenait toujours. Ils continuèrent, s'arrêtant de temps à autre pour que Vasily essaie de Transplaner. Près de la limite des six kilomètres, Vasily disparut, surprenant Snape et Hermione.

On rentre, se dit-elle. Elle regarda Snape avec un peu d'inquiétude, et lui demanda, « Est-ce que vous êtes en état de Transplaner ? »

« Je n'en suis pas sûr, » grommela t'il, contrarié d'avoir à lui avouer cette incertitude. Il s'était habitué à la douleur, mais il était toujours épuisé physiquement, et n'était pas sûr d'avoir la force de Transplaner.

« Est-ce que vous voulez… est-ce que vous avez besoin d'aide ? »

« Oui, évidemment ! Dépêchez-vous ! » Il prit son air le plus renfrogné quand elle approcha de lui, et il passa vaguement ses bras autour de ses épaules pendant que de son côté elle le tenait à la taille. Il ferma les yeux et sentit qu'elle le serrait un peu plus fort, et il eut du mal à respirer, et ils disparurent.

Il faisait toujours noir quand il rouvrit les yeux, soulagé de voir le chemin familier vers Pré Au Lard, et non pas de la neige. Il s'éloigna d'Hermione, et vit Vasily essayer de parler à Dumbledore, pendant que Madame Pomfresh faisait des histoires pour qu'il avale une potion. Voyant Snape et Hermione, Poppy laissa Vasily à sa potion, et se précipita vers eux.

« Severus ! Est-ce que tout va bien ? »

« Est-ce que j'ai l'air d'aller bien ? » rétorqua t'il. « Ce soir, j'ai reçu tellement de Doloris que j'en ai perdu le compte, on m'a donné une bonne dose de Sérum de Vérité, on m'a cogné dessus, et j'ai ensuite eu à subir une sérieuse irritation de l'estomac. »

« Il te faut… »

« Il me faut une bonne nuit de sommeil, dans mon propre lit ! » Il ne garda ce ton belliqueux que pendant un instant, avant de se radoucir. « Poppy, ça va aller. J'ai seulement besoin de me reposer. »

Elle hocha la tête et se tourna vers Hermione, qui la tranquillisa d'un simple « Je vais bien. »

Dumbledore s'éloigna de Vasily et s'approcha d'eux.

« Severus, Hermione, c'est si bon de vous voir de retour à la maison, » commença t'il. On entendait clairement le soulagement dans sa voix. « Je crois que nous devrions attendre le matin pour discuter. Pour ma part, je suis assez fatigué. »

Voir le vieux sorcier étouffer un bâillement ne fit que donner envie à Hermione de bâiller de son côté. Elle n'avait pas réalisé à quel point elle était fatiguée. En fait, elle remonta vers le château avec les autres sans avoir moindre idée de l'heure qu'il était.


Merci pour ta review, Maria. Rassure-toi, il y a encore de nombreux chapitres à venir. benebu