Chapitre quinze

Severus faisait les cent pas devant la cheminée de sa chambre. Il était à peine neuf heures, pourtant ce matin il avait déjà vérifié les potions, même si elles n'avaient pas besoin d'être remuées, fini de corriger toutes ses copies, et nettoyé à fond et réorganisé le rangement de sa Réserve. Il n'avait pu dormir qu'un peu plus de quatre heures, et il aurait désespérément voulu pouvoir dormir plus. D'habitude, il adorait les vacances de Noël, parce qu'il n'y avait pas d'élèves dans les parages, mais cette année, alors qu'elles n'avaient commencé que quelques jours auparavant, il aurait voulu revenir à la routine de ses classes, pour ne plus avoir l'impression de passer son temps à attendre.

A attendre, à attendre de voir Hermione. Il avait supposé qu'elle passerait plus de temps dans le laboratoire maintenant que les cours étaient finis, mais au contraire, il avait l'impression de la voir moins encore. Elle passait en général dans la matinée, revenait pour quelques heures dans l'après-midi, et peut-être quelques heures de plus dans la soirée.

Il décida d'aller au petit-déjeuner, contrairement à ses habitudes, et il savait que c'était en partie pour voir Hermione, même s'il ignorait si elle serait là. Il enfila ses robes, et se dirigea d'un bon pas vers la Grande Salle, s'arrêtant en route pour échanger quelques mots avec une Serpentard, une sixième année prénommée Hannah, qui était restée pour les vacances. Deux autres Serpentards étaient restés aussi, un frère et une sœur respectivement en quatrième et première année, mais il ne les vit pas.

En entrant, il parcourut la table du regard. Albus, Flitwick et Bibine étaient là, ainsi que cinq élèves, mais pas Hermione ; il en fut quelque peu déçu. Dumbledore lui fit signe, et Severus céda et vint s'asseoir à côté du Directeur.

« Bonjour, Severus ! Comment se passent tes vacances jusqu'à maintenant ? »

Il se contenta de répondre par un reniflement dédaigneux. « Il faut que j'aille dans le Chemin de Traverse. »

« Des courses de Noël ? » demanda Albus, avec un sourire plein d'espoir.

« Pas vraiment. J'ai besoin d'ingrédients pour mes potions. »

« Je préférerais que tu n'y ailles pas, Severus, et tu sais pourquoi, » dit-il d'une voix inquiète, avant de finalement céder. « Si tu dois vraiment y aller, emmène Hermione avec toi. »

Severus grimaça, même s'il s'était attendu à cette réponse de la part du vieil homme. « D'accord, » soupira t'il, mais Dumbledore ne fut pas dupe, il le regarda, sourcils levés et une petite étincelle dans le regard, même s'il ne dit rien. Severus ne put s'empêcher de se demander si Minerva lui avait parlé de la conversation qu'ils avaient eue quelques jours auparavant.

Il endura le bavardage d'Albus en buvant deux tasses de café noir, avant de se retirer. Montant jusqu'aux quartiers d'Hermione, il réveilla la sorcière du portrait qui gardait sa porte. En grommelant, elle alla chercher Hermione, et revint rapidement.

« J'espère que vous êtes content, » se plaignit-elle, « j'ai dû la réveiller elle aussi. »

Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit, et une Hermione chiffonnée apparut. Elle n'était pas encore tout à fait réveillée, en short et tee-shirt, les cheveux en bataille.

« Qu'est-ce que vous voulez ? Il est trop tôt. »

« J'ai besoin d'aller à Londres, et Albus a demandé que vous m'accompagniez. Excusez-moi pour cette visite matinale, je n'avais pas réalisé que vous dormiez encore. » Comme elle ne disait rien, il ajouta, « nous pouvons y aller plus tard, si vous préférez. »

« Non, ça va, maintenant, c'est très bien. Mais vous devrez attendre que je finisse mes achats de Noël, » dit-elle finalement en ignorant sa contrariété. « Laissez-moi m'habiller. Entrez, j'en ai pour une minute. »

Il entra, refermant la porte derrière lui, et la regarda retourner dans sa chambre. Il parcourut les bibliothèques, cherchant ce qu'il y avait de nouveau depuis la dernière fois qu'il était venu. Il attrapa un livre sur les sorts et contre-sorts, s'assit et commença à le lire.

Un quart d'heure plus tard, Hermione émergea de sa chambre, en pantalon et pull bleu clair, les cheveux retenus par une pince même si quelques mèches rebelles encadraient toujours son visage.

« Très bien, allons-y, » dit-elle, avançant vers la porte sans vérifier s'il la suivait.

Elle traversa le château d'un pas vif, consciente de sa présence derrière elle. Ils n'échangèrent pas un mot avant d'arriver à la porte principale.

« Où avez-vous besoin d'aller ? » demanda t'elle alors que les portes s'ouvraient pour découvrir une couche de neige fraîche.

« Chez l'Apothicaire. »

« C'est tout ? » Il hocha la tête, et elle lui demanda, « Pourquoi est-ce que vous ne m'avez pas simplement donné une liste ? »

« Vous êtes peut-être capable de préparer des potions, mais je ne fais confiance à personne pour sélectionner les ingrédients qu'il me faut. »

Elle leva les yeux au ciel avant de se retourner vers lui, s'arrêtant au bord du chemin qui menait à Pré Au Lard.

« Très bien, vous voulez parier ? Vous me donnez la liste, et j'achète les ingrédients. Si mes choix vous conviennent, vous me payez le déjeuner. »

« Et dans le cas contraire ? »

« A vous de me le dire, » proposa t'elle crânement, guettant sa réaction.

Il croisa les bras et la toisa, réfléchissant avec soin. Il eut un rictus, quasi imperceptible, quand il annonça, « Nous échangeons nos postes pour une semaine. Vous enseignez les potions, et moi la défense contre les forces du mal. »

« Une journée, » protesta t'elle. « Une semaine entière, c'est trop puisque je n'ai qu'un déjeuner à gagner. »

« Très bien, une journée. » Il se remit en route, Hermione à sa suite. « Combien de shopping est-ce que je vais avoir à endurer aujourd'hui ? »

« A endurer ? Au cas où vous l'auriez oublié, c'est moi qui vous fait une faveur en y allant avec vous. Vous pensez vraiment qu'Albus vous aurait laissé y aller seul ? » Il se renfrogna, mais ne répondit rien. Elle soupira. « Je n'ai pas besoin de grand chose, en fait. Des cadeaux pour Molly Weasley, Harry et Minerva. Il faudra que j'aille dans le Londres moldu pour les cadeaux de mes parents, mais je le ferai un autre jour. »

« Pourquoi voulez-vous faire un deuxième voyage alors que nous serons déjà en ville ? » demanda t'il en lui lançant un rapide coup d'œil.

« Parce que je suis sûr que vous allez vous comporter comme n'importe quel autre mâle hétérosexuel et grogner et râler pendant tout le temps que je passerai dans les magasins. J'aime autant y retourner seule. »

« Je ne râlerai pas. »

Hermione fronça les sourcils en direction de ses robes qui volaient devant elle. Il voulait aller faire du shopping ?

« Vous voulez vraiment aller traîner dans les magasins ? »

« Pas spécialement. »

« Mais alors – »

Il l'interrompit avant qu'elle ne puisse formuler sa question, d'une voix dure. « Je suis resté coincé dans cette saleté de château depuis le début du trimestre, et j'ai besoin de sortir. »

« Attendez, vous voulez dire que vous n'avez pas quitté le château depuis la Russie ? » demanda t'elle, incrédule.

« Albus me l'a interdit, vous vous souvenez ? » rappela t'il, sans mentionner qu'Albus avait déjà dit qu'il pouvait sortir si elle le surveillait, ce qu'il avait obstinément refusé. « Jusqu'à maintenant, j'avais assez de réserve dans mes ingrédients pour ne pas avoir à sortir. »

Ils marchèrent en silence pendant un moment. Hermione ne savait pas ce que dirait Albus s'il apprenait qu'ils étaient allés dans le Londres moldu. Contre toute raison, elle prit sa décision.

« Si vous devez aller en ville, vous devrez abandonner vos robes, » dit-elle finalement alors que Severus ralentissait. « Je peux les Métamorphoser en un manteau long, ça devrait suffire. »

« Ce serait acceptable. Nous pouvons Transplaner maintenant. Par où commençons-nous ? »

« Est-ce que vous voulez acheter vos ingrédients d'abord, ou sur le chemin du retour ? »

« En premier, ça me semble bien. »

« Alors nous allons chez l'Apothicaire. Je vous retrouve devant. »

Avec deux 'pop' distincts, ils disparurent pour réapparaître dans le Chemin de Traverse, devant la boutique, à quelques mètres l'un de l'autre. Severus avança jusqu'à Hermione et sortit de ses robes une feuille de parchemin qu'il lui tendit.

« Votre liste. »

Elle la prit sans un mot et ouvrit la porte du magasin. Elle fut assaillie par un mélange d'odeurs, et il lui fallut un petit moment pour s'y accoutumer. Elle regarda la liste, prenant note des quelques ingrédients qu'elle aurait à demander au comptoir.

Severus se tint en retrait et l'observa alors qu'elle parcourait les allées du magasin. Elle était très méthodique dans ses achats, et très rigoureuse. Il avait su avant d'accepter son pari qu'elle serait aussi méticuleuse qu'il pouvait l'être lui-même. Il alla se placer derrière elle alors qu'elle regardait les différentes sortes de scarabées.

« Est-ce que vous êtes sûre que je choisirais ceux-là ? » susurra t'il par dessus son épaule alors qu'elle commençait à sélectionner des scarabées Egyptiens. « Ils sont plutôt chers. »

Elle tourna la tête vers lui avec un sourire malicieux, répondant, « Ce sont les meilleurs, et vous n'utilisez que les meilleurs ingrédients. »

Il sourit dans son dos alors qu'il s'écartait, et elle se rendit au comptoir pour terminer la liste. Un vieux sorcier affable la servit, et chiffra le total de ses achats à douze Gallions deux Noises. Hermione regarda Severus avec espoir, et celui-ci fit un signe de tête au vieil homme.

« Je mets tout ça sur le compte de Poudlard, Professeur Snape ? »

Le vieil homme rangea leurs achats dans un petit sac brun, de toute évidence magiquement prévu pour contenir plus que ne le permettait sa taille. Il le remit alors à Hermione qui le remercia et se retourna vers Severus.

« Alors ? » demanda t'elle avec espoir quand ils sortirent de chez l'Apothicaire.

« Il semblerait que je vous doive un déjeuner. »

Hermione lui sourit, quelque peu surprise qu'il lui concède si facilement la victoire ; elle s'était attendue à devoir se battre pour son déjeuner gratuit.

« Merci. Vous êtes bien sûr qu'il ne vous faut rien d'autre ? »

« Oui, nous pouvons passer à vos achats de Noël. »

Il la suivit chez Fleury et Blotts, où elle trouva un livre de cuisine pour gourmets pour Molly, Des Festins Magiques en Quelques Minutes, et pour Minerva : Félins Futés et Chats Malins, une Histoire Magique des Chats à Travers les Âges. Severus ricana en voyant celui-là, mais se révéla incapable de suggérer une alternative acceptable.

Après avoir acheté les livres, ils allèrent chez Derviche et Bang, pour qu'Hermione puisse y trouver quelque chose pour Harry. Elle se décida finalement pour l'un des nouveaux modèles de Scrutoscopes qu'elle avait vus à Pré Au Lard. Celui qu'elle choisit était une magnifique bague en or, incrusté de rubis qui dessinaient un lion. Une fois qu'elle eut fini ses courses dans le Chemin de Traverse, ils se dirigèrent vers le Chaudron Baveux. Curieusement, ce fut Severus qui se retrouva à porter tous les paquets.

Hermione s'arrêta avant d'entrer dans l'établissement, retira sa cape et sortit sa baguette. Elle murmura une incantation en fermant les yeux, et, d'un mouvement de poignet, sa cape se changea en un long manteau gris. Elle le remit immédiatement par dessus son pull et son pantalon, avant de se tourner vers Severus.

« Vos robes, » demanda t'elle en tendant la main. Il s'exécuta, et elle répéta l'opération, mais conservant la couleur noire. Avant de lui tendre le manteau, elle examina sa tenue. « Vous allez vous faire remarquer dans ce costume. Passez-moi votre veste. »

En maugréant, il commença à défaire ses nombreux boutons, puis lui tendit le vêtement. Elle le transforma en une veste classique, qu'elle lui rendit. Il la renfila, et se sentant assez nu maintenant qu'il n'était plus boutonné jusqu'au cou.

« Il y a toujours quelque chose qui ne va pas, » dit-elle en s'approchant de lui. Il arrêta de respirer quand elle déboutonna les premiers boutons de la chemise blanche empesée qu'on voyait maintenant sous sa veste, sans prêter attention à la tête qu'il faisait. Après qu'il ait passé le manteau, elle fit un pas en arrière et le jaugea.

« Pas mal, Professeur, » dit-elle en souriant.

« Si vous avez fini, » grogna Severus, secrètement ravi de sa réaction.

Ils traversèrent le Chaudron Baveux, où Hermione salua rapidement Tom, qui leur cria bonjour depuis son bar, pour ressortir par la porte donnant sur Londres. Noël était dans deux jours, et les rues étaient bondées de moldus chargés de sacs qui discutaient. Ils se rendirent d'abord dans une librairie où elle consulta les livres sur la médecine dentaire, pendant que Severus regardait autour de lui avec beaucoup d'intérêt. C'était la première fois qu'il mettait les pieds dans une librairie moldue, et il était fasciné. Hermione choisit plusieurs livres pour son père, un sur les dentistes de la Renaissance, et un autre plein d'anecdotes racontées par des dentistes. Elle paya ses achats, avant de venir chercher Severus au rayon chimie.

« Est-ce que vous avez lu certains de ces livres sur la chimie mold- la chimie ? »

« Bien sûr. J'en possède même quelques uns que je trouve utiles pour les potions, » dit-elle en le regardant avec intérêt. « Si vous voulez, je pourrai vous les prêter. »

Malgré les protestations de Severus, ils allèrent un peu plus loin dans une boutique de prêt-à-porter féminin. Une demi-heure plus tard, elle passait à la caisse, avec un foulard de soie et une paire de boucles d'oreilles pour sa mère. Il plissa les yeux quand elle tendit à la vendeuse une carte en plastique marquée 'Gringotts'.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda Severus, ce qui lui valut immédiatement un coup de coude dans les côtes.

« Je te l'ai dit, j'ai soldé mon autre carte le mois dernier, » dit-elle impatiemment, levant les sourcils d'un air disant 'j'expliquerai plus tard' alors que la vendeuse lui rendait la carte.

Alors qu'ils sortaient du magasin, il lui demanda, « Etait t'il tout à fait nécessaire de me taper dessus ? »

« Vous avez failli vous faire remarquer. J'ai payé avec une carte de crédit, une invention moldue qui a été récemment adoptée par Gringotts, en particulier pour le Ministère. » Il la regarda bêtement, et elle poursuivit, « je peux utiliser cette carte comme moyen de paiement dans le monde moldu, et Gringotts déduit automatiquement le montant de mes achats de mon compte. Ils s'occupent même du taux de change. »

« Alors au lieu de payer avec de l'argent, vous payez avec la carte. »

« Eh bien, je paye toujours avec de l'argent, puisque la somme est débitée de mon compte. Simplement, je n'ai pas à me balader avec des billets et des pièces. C'est très pratique lors des voyages à l'étranger. »

Il était quasiment midi quand ils revinrent déjeuner au Chaudron Baveux. Ils parlèrent peu pendant le repas, que Severus paya sans se plaindre. Quand ils entrèrent dans la ruelle derrière le pub pour retourner à Poudlard, Hermione s'arrêta, se rendant compte qu'elle avait oublié quelque chose.

« Il faut que je m'arrête chez Fleury et Blotts avant qu'on ne s'en aille. »

« Encore ? » demanda Severus. « Vous y êtes déjà allée ce matin. »

« Je sais, mais j'ai oublié que je devais prendre un livre pour Anne. Je vous promets que je n'en aurai que pour quelques minutes. »

« J'en doute. Je sais comment vous êtes dès qu'il s'agit de livres, » dit-il, un coin de sa bouche se redressant un peu. « Très bien. »

« Vraiment, je ne mettrai pas longtemps. »

Quelques minutes plus tard, ils étaient à la librairie où Hermione acheta le livre que Anne lui avait demandé. Ils sortaient, quand elle vit du coin de l'œil une affiche placardée juste avant la porte. Curieuse, elle s'arrêta pour la lire.

En raison de circonstances indépendantes de sa volonté, Myra Goodflea ne pourra être présente pour signer son livre. Cet événement ne sera pas reprogrammé. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

Hermione fronça les sourcils, l'esprit en ébullition. Myra Goodflea, c'était l'auteur de Prolongez la Vie de Vos Potions, le livre dans lequel apparaissait la propre potion d'Hermione – celle que Drago avait curieusement obtenue de Harry. Quelque chose la gênait, mais elle n'aurait pas su dire quoi.

Myra Goodflea.

Elle inspira brutalement, surprise, quand elle comprit.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Severus qui attendait à la porte.

« Il faut qu'on rentre ! Tout de suite ! »

« Alors maintenant vous êtes prête à rentrer ? » marmonna t'il alors qu'elle sortait en courant.

Le temps qu'il sorte, elle était déjà en train de Transplaner. Il la suivit, et quand il apparut sur le chemin de Pré Au Lard, elle s'éloignait déjà en courant.

« Granger ! » cria t'il à sa silhouette qui s'éloignait.

Elle ralentit, le temps de crier par dessus son épaule, « Je vous retrouve au labo, il faut que j'aille chercher quelque chose ! »

Hermione accéléra vers le château sans attendre de réponse. Severus remonta tranquillement vers le château, portant toujours tous les sacs, décidant de ne pas chercher à comprendre ce soudain comportement étrange. Quand il arriva dans les cachots, il alla directement au laboratoire, où il la trouva en train de faire les cent pas en marmonnant entre ses dents.

« Est-ce que vous voulez bien m'expliquer ce qui se passe ? » demanda t'il en posant les sacs par terre.

Elle ne parut pas le remarquer. « Je ne peux pas croire que j'ai été aussi stupide ! J'aurais dû faire le rapprochement il y a une éternité ! »

« Comment ? » demanda t'il en approchant. « Quel rapprochement ? »

Hermione l'entendit finalement et se retourna pour lui faire face. « Celui-ci. Vous aviez raison. »

Il fronça les sourcils, sans comprendre, quand Hermione lui tendit un livre qu'il avait déjà vu, Prolongez la Vie de vos Potions, et une feuille de parchemin. Il lut rapidement le parchemin, c'était une lette de Ron Weasley expliquant comment joindre Harry pendant qu'il était à l'étranger.

« Est-ce que vous allez me dire ce qui se passe ? » demanda t'il, sa patience largement émoussée.

Elle se remit à faire les cent pas et expliqua, « Le livre, c'est celui qui contient ma potion, celle que Drago vous a fait parvenir. Il a été écrit par Myra Goodflea. » Alors qu'elle parlait, Severus regarda de nouveau le parchemin. « La lettre contient les instructions pour joindre Harry, entre autres, la possibilité d'envoyer une lettre à un certain M. Goodflea. »

« Merde. »

« Il y a pire. »

« Myra Goodflea est une anagramme, » murmura t'il, en se frottant les tempes de sa main libre.

« Exactement. Celle de Drago Malefoy. »

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Oui, ça me fait bizarre aussi, mais mon dictionnaire est formel : anagramme est un mot féminin. benebu

Maria, non, je ne pense pas revenir à un chapitre par jour, parce que les chapitres rallongent, mais pas mes journées… Il faudra donc faire preuve d'un peu de patience…