Les personnages et autres détails contenus dans cette histoire
Appartiennent en quasi-totalité à la légendaire J.K Rowling
Je n'en possède pas les droits d'auteurs.
Je fais une petite correction à mon plan du premier chapitre, l'histoire va se dérouler un an après les évènements de l'épilogue d'Harry Potter et les Reliques de la Mort, donc vingt ans après la guerre de Poudlard.
S.V.P laissez des reviews, c'est très motivant!
Harry Potter et le rituel de résurrection
Chapitre 2
Retour à Godric's Hollow
Situé dans le West Country, au sud de l'Angleterre et au cœur de la région la plus hospitalière de Grande-Bretagne, Godric's Hollow était un petit village qui à première vue n'abritait qu'une douzaine de maisons. L'endroit avait vu grandir l'un des fondateurs de l'école de sorcellerie Poudlard; Godric Gryffondor. À proximité de la rase campagne, lorsque l'on empruntait la route conduisant hors du village, on pouvait apercevoir la maison dans laquelle la célèbre auteure Bathilda Tourdesac habitait autrefois, et en continuant un peu plus loin, on y découvrait les ruines de celle de James et Lily Potter.
Après ses études à Poudlard et la défaite de Lord Voldemort, leur fils Harry James Potter avait emménagé dans ce même village et y avait fondé une famille avec la femme de sa vie Ginny. De leur union étaient nés trois beaux enfants; James Sirius, Albus Severus et Lily Luna. Les garçons fréquentaient déjà l'école de sorcellerie Poudlard tandis que leur petite dernière y entrerait dans un an.
Chaque matin, avant de se rendre à son travail au ministère de la magie, où il travaillait comme directeur du bureau des aurors, Harry s'arrêtait quelques instants devant le monument aux morts que l'on avait érigé au centre du village. Une statue représentant ses parents et lui-même lorsqu'il n'était qu'un bébé. Il mesurait alors la chance qu'il avait de vivre, d'avoir une famille aussi formidable que la sienne. À deux reprises, Lord Voldemort avait tenté de lui enlever la vie — à cause d'une prophétie qui annonçait la venue d'un sorcier qui aurait le pouvoir de le défier — et avait échoué grâce au sacrifice de Lily Potter. C'était pour ceux qu'il aimait et afin d'éviter qu'une troisième guerre ne soit déclenchée qu'Harry travaillait aussi fort au bureau des aurors. Plusieurs sorciers étaient restés fidèles au seigneur des ténèbres et souhaitait ardemment son retour, ce n'était un secret pour personne. Harry était bien décidé à empêcher que cela ne se reproduise. Trop de vies innocentes avaient été perdues, James et Lily Potter en étaient la preuve. Leur monument lui donnait la force nécessaire pour poursuivre son combat, un jour ou l'autre le monde de la magie vivrait dans la paix.
Le dernier ennemi à vaincre sera la mort.
Halloween était toujours une période difficile pour Harry, puisque ses parents avaient été tués à cette date. Il était généralement d'humeur maussade et en profitait pour travailler plus tard au ministère. Il refusait de l'admettre, mais il ne s'était jamais totalement remis des traumatismes que Lord Voldemort lui avait fait vivre.
Cette année, Harry ne fit pas exception à la règle et se retrouva à examiner un dossier concernant un important rassemblement de mages noirs localisé dans la région. Il était pratiquement seul au ministère et ne vit donc pas le temps s'écouler. À vingt-trois heures trente, sentant ses paupières devenir lourdes, Harry décida qu'il en avait assez. Il rangea ses papiers dans sa serviette et enfila son imperméable.
Au tournant d'un couloir, son beau père, Arthur Weasley, surgit devant lui. Harry tressaillit violemment, sa baguette en main.
— Nom de Dieu, Arthur, vous avez failli me faire faire une crise cardiaque!
Arthur travaillait depuis de longues années au service de détournement de l'artisanat moldu, cependant, il gagnait en âge et ne savait plus très bien ce qu'il faisait. Ses cheveux étaient progressivement passés du roux à un blanc neige et de nombreuses rides étaient apparues sur son visage. Harry avait le plus grand des respects pour cet homme qui avait fait acte de figure paternelle à son égard, mais il devait admettre que le temps était venu pour lui de tirer sa révérence.
— Harry! fit-il d'une voix chevrotante. Comme je suis heureux de te voir, il y a longtemps!
Le dos courbé, Arthur parvint de peine et de misère à passer un bras autour des épaules de son gendre.
— Tu n'as pas changé, toujours aussi grand…
Il avait raison, Harry avait grandi de plusieurs têtes, mais avait conservé les cheveux d'un noir d'ébène de son père et les yeux verts émeraude de sa mère. Cependant, la cicatrice en forme d'éclair sur son front lui était propre, cadeau de Lord Voldemort en personne.
— Comment va ma Ginny? Et les enfants?
— Ils se portent bien, les garçons sont à Poudlard. Et Molly?
— Oh tu sais, fiston, nous ne sommes plus aussi jeunes, mais elle continue de cuisiner de bons plats, d'ailleurs vous devriez venir dîner avec nous un de ces jours!
— On verra, dites… ARGHHHHHHHHH!!!
Harry sentit sa cicatrice le brûler pour la première fois en vingt ans, c'était comme si on lui avait maintenu la tête dans la braise. La douleur était trop intense, une torture pire que l'endoloris. Il s'étala de tout son long, soulevé par des soubresauts tellement violents qu'il en perdit ses chaussures. La salive affluait sur son menton et des larmes coulaient sur ses joues. Incapable de distinguer clairement Arthur qui appelait à l'aide, Harry fut aveuglé par une lueur blanche.
La maison faisait deux étages, avec de grandes fenêtres à carreau et une allée bordée de fleurs. Il pouvait entrevoir à travers les rideaux du salon Ginny, celle qui s'était retrouvée en possession de son journal à Poudlard, et une jeune fille aux cheveux presque aussi roux que ceux de sa mère, qui dormait sur ses genoux. Ginny avait beaucoup vieilli, mais elle était toujours aussi belle que dans son souvenir. Il lui trouvait une certaine ressemblance avec Lily Potter, quoique ses yeux ne fussent pas aussi éclatants. Un livre en main, il pouvait l'entendre chantonner une berceuse à l'enfant tout en caressant sa chevelure ondulée, ce qui le fit sourire cruellement. L'amour d'une mère… quel ridicule phénomène!
Harry sentit qu'on lui prodiguait de petites claques au visage, ses yeux roulèrent dans leurs orbites et ses muscles se contractèrent.
La porte n'était pas verrouillée, quelqu'un, certainement pas lui, était attendu. Une citrouille était posée sur le porche. Il tourna la poignée et entra.
Le sol tremblait, la sueur dégoulinait sur sa nuque et son dos.
En le voyant, Ginny poussa un cri déchirant, la plainte du condamné, comme si sa plus grande frayeur s'était matérialisée sous ses yeux. Alarmée, la jeune fille s'était réveillée et restait sur ses gardes, derrière le bras protecteur de sa mère. Il remarqua le ventre rond de Ginny et comprit qu'elle était enceinte, un rictus monta dans sa gorge.
— Cours Lily! hurla Ginny et l'enfant pris la poudre d'escampette. Vas-t-en!
Ginny esquissa un mouvement pour saisir sa baguette.
— AVADA KEDAVRA!
Elle parut s'écrouler au ralenti, sa chevelure rousse couvrit partiellement son visage qui exprimait l'horreur. Il saisit la baguette de Ginny et…
Harry eut la sensation que sa bouche s'ouvrait et se renfermait. Des sons étranges, le fourchelang, s'échappaient en rafales de ses lèvres. On aurait dit qu'ils avaient patienté pendant des années pour se faire entendre.
Un craquement provenant de l'étage lui signifia que la fillette s'y était cachée, sans perdre plus de temps, il transplana jusqu'à dans la pièce en question, une chambre d'enfant aux couleurs féminines, et la trouva, recroquevillée dans un coin, serrant un ourson en pluche dans ses bras. Il leva sa baguette, elle le regarda dans les yeux, il prononça la formule maudite, elle cessa de vivre…
Quand Harry ouvrit les yeux à nouveau, il était étendu dans un lit, une infirmière penchée au dessus de lui. Il avait la sensation d'avoir du coton à la place du cerveau. Sa bouche était plus sèche que le désert et il avait incroyablement soif. Chaque membre de son corps lui faisait mal, pendant un instant, il crut avoir été attaqué puis se rappela ce qui lui était arrivé.
— GINNY! cria-t-il, la voix cassée, en se redressant brusquement. GINNY!
Une femme à la tignasse blonde le força à s'étendre. Un homme, les cheveux roux et un bouc de la même couleur avait les yeux baissés sur ses mains. Ron et Hermione. De l'autre côté du lit, Harry distingua de grandes dents et des oreilles ornées de radis. Neville et Luna. Ses amis paraissaient tous atterrés.
Harry repoussa Hermione qui revint rapidement à la charge.
— Tu dois te détendre, tu es à Ste-Mangouste, Ginny…
Un sanglot brisa sa voix et Harry se débattit de plus belle.
— Laisse-moi, Hermione!
L'infirmière, à l'aide du sortilège du saucisson, parvint à l'immobiliser.
— Je suis désolé, dit-elle avec inquiétude, mais c'est la seule solution.
Des larmes silencieuses roulèrent sur les joues d'Harry, il voulait voir sa femme et ses enfants. Luna parut lire son désir dans ses yeux, elle déposa un tendre baiser sur son front et lui assura que ses fils allaient bien, que Minerva McGonagall veillait sur eux à Poudlard. Mais Ginny et Lily? Neville et Luna étaient le parrain et la marraine de sa fille, si quelqu'un pouvait lui dire ce qu'elle était devenue, c'était bien eux.
— Elles sont mortes, lui annonça-t-elle avant de fondre en larmes, quelqu'un les a assassinés.
Harry sentit son cœur se fendre en deux, tout espoir l'avait abandonné. Comme il aurait souhaité que tout ça ne soit en fait qu'un cauchemar. Mais sa vision était bien réelle, Lord Voldemort avait enlevé la vie à Ginny et sa fille. Les poings serrés, il parvint miraculeusement à se défaire du sortilège que l'infirmière lui avait jeté. Il tenta de se remettre debout, mais ses forces l'avaient quitté.
— Doucement, mon vieux, fit Ron en l'attrapant avant qu'il ne tombe à la renverse, reste tranquille.
Hermione avait une main plaquée sur sa bouche, mais n'arrivait pas à étouffer ses pleurs.
— Ma baguette, aboya Harry, donnez-moi ma baguette.
— C'est Neville qui l'a.
— Donne…
— Pas question Harry, répondit-il, je sais ce que tu penses et je ne peux pas te laisser faire. Tes fils ont encore besoin de toi.
Quand il se fut calmé, Harry consentit à s'étendre. Il était exténué et la souffrance que lui causait la mort de sa femme lui coupait le souffle. Il voulait mourir, disparaître à tout jamais.
Dormir, il fallait qu'il dorme, de cette façon il ne ressentirait plus rien.
Ginny et lui étaient étendus sur une couverture, dans un champ de blé. Il faisait beau et une brise fraîche soufflait de temps à autre. Lily et ses frères s'amusaient un peu plus loin. Kreattur veillant sur eux, le médaillon des Black à son cou, mangeait de l'herbe à pleine bouche, heureux comme pas deux.
Une frange de la chevelure de Ginny tomba devant ses yeux et Harry la lui replaça, comme il l'aimait. Elle était son univers, son cœur et son âme. La passion qu'il ressentait pour elle grandissait toutes les secondes. Ginny lui sourit et murmura d'une voix étrangement lointaine « sois fort… ton combat se profile à l'horizon »
Harry fronça les sourcils, perplexes.
— Ginny…
Harry se réveilla en sursaut, il faisait noir et Hermione somnolait, la tête posée sur un bout de son lit. Les autres n'étaient plus là et il n'en avait rien à faire. Ginny était morte, elle était partie, comme ses parents, comme Lupin et Tonks, Sirius et Dumbledore, Fred et Cedric. Voldemort était revenu et lui avait encore arraché une personne qu'il aimait.
Néanmoins, cette fois l'ancien Harry était mort avec elles.
