Les personnages et autres détails contenus dans cette histoire
Appartiennent en quasi-totalité à la légendaire J.K Rowling
Je n'en possède pas les droits d'auteurs.
En réponse à ceux qui pensent que l'action se déroule un peu trop vite, je dois préciser que les deux premiers chapitres forment un peu un prologue à ce qui va suivre dans cette histoire. Également, je suis d'accord que mes chapitres sont un peu courts, mais c'est parce que j'essaie de réduire le temps d'attente entre chacun. Cependant, s'il s'agissait d'un de mes romans et non d'une fanfic, je combinerais certainement quelques chapitres ensemble.
Pour répondre à une autre question qui m'a été posée, la vitesse où je publie mes chapitres dépends de mon niveau d'inspiration et du temps que j'ai devant moi, mais je fais le plus vite que je peux!
Les informations concernant ce que les personnages ont fait après Poudlard proviennent de J.K Rowling lors d'une entrevue alors elles sont exactes.
Si vous pouviez faire connaître cette histoire, ce serait bien apprécié!
S.V.P laissez des reviews, c'est très motivant!
Harry Potter et le rituel de résurrection
Chapitre 3
Xérès et Gingembre
Durant les deux semaines suivantes, où les médecins avaient insisté pour le garder en observation, Harry était resté cloué à son lit. Il avait bien tenté de s'éclipser en douce, mais l'infirmière de garde était plus rusée que lui. Elle avait créé une sorte de barrière magique autour de son lit qui l'avertissait de tous ses moindres faits et gestes. C'était pire qu'à Azkaban! Pourquoi ne le laissaient-ils pas partir?
— Monsieur Potter, lui avait répondu l'infirmière après qu'il lui eut posé la question, je vous ai déjà expliqué que votre cas est très particulier.
Évidemment que son cas était particulier! Une connexion entre Voldemort et lui n'avait rien de banal! C'était pour cette raison qu'il avait eue cette « crise » au ministère; sa cicatrice le brûlant à chaque fois que Voldemort ressentait une émotion intense, comme la joie qui l'avait envahie en assassinant Ginny. Cependant, jamais sa cicatrice ne lui avait fait aussi mal depuis qu'elle était apparue sur son front. Peut-être était-ce dû au fait qu'elle était demeurée insensible pendant les vingt années où Voldemort avait disparu?
Harry savait pertinemment qu'il se portait bien, mais il n'avait ni la force, ni l'envie, d'expliquer de quoi il en relevait. Peu de gens étaient au courant que, de par son sacrifice, Lily Potter avait fait don d'une protection à son fils, cette même protection qui avait détruit Voldemort quand il avait tenté de le tuer la première fois. Avec cet incident, le seigneur des ténèbres avait transmis une part de son âme à Harry, d'où la connexion entre eux. Quand sa cicatrice s'était mise à brûler à nouveau, Harry avait compris que le seigneur des ténèbres était de retour, de même que cette part de son âme, et que l'horreur allait recommencer.
Après avoir quitté Poudlard, Ginny avait été recruté par une équipe de Quiditch professionnelle, les Harpies de Holyhead, où elle avait connu une carrière fulgurante. À la naissance de leur premier enfant, elle avait pris la décision d'arrêter afin de se consacrer à sa famille. Puis, elle avait décroché un emploi à la Gazette du Sorcier, rubrique Quiditch où elle avait travaillé jusqu'à sa mort.
La Gazette déplorait la perte de l'une de ses employées et ne parlait plus que de ce qui s'était passé, le retour de Voldemort ayant semé un vent de panique dans la communauté des sorciers. Personne ne contredisait la parole d'Harry, contrairement à la première fois. D'ailleurs, la marque des ténèbres était apparue à Godric's Hollow après les meurtres et nul doute qu'elle allait se manifester à nouveau. La question sur toutes les lèvres était… où?
Kingsley Shacklebolt, le ministre de la magie, recommandait aux gens de ne plus sortir la nuit et de miser sur la plus grande des prudences. Il était venu en personne adresser ses condoléances à Harry, qui s'était contenté de se retourner dans son lit pour lui faire dos.
Des Aurors avaient été dépêchés aux quatre coins du globe afin de veiller à la sécurité des sorciers et des moldus et Harry avait même droit à sa propre garde. Six Aurors, dont Ron, assuraient sa protection pendant qu'il était à Ste-Mangouste en cas d'attaque. Harry ne leur facilitait pas la tâche, il s'était montré plus désagréable que jamais avec eux.
— Inutile d'être aussi méchant, lui avait lancé Luna alors qu'il avait menacé son mari Rolf de lui jeter un mauvais sort. Ils sont là pour t'aider.
— Je n'ai pas besoin d'aide, je veux qu'on me laisse seul!
Mais Ron, Neville, Hermione et Luna ne s'étaient pas laissés impressionner par sa mauvaise humeur, pas plus que les individus qui le protégeaient, et étaient restés à son chevet jusqu'à sa sortie de l'hôpital.
Des gerbes de fleurs, des chandelles et des cartes avaient été déposées sur les marches de la maison des Potter. Harry n'y prêta pas la moindre attention et, suivi de ses amis, entra.
Les couverts pour le dîner d'un lendemain qui ne viendrait jamais étaient disposés sur la table de la salle à manger. Un bac de lessive attendait sur le lit de leur chambre et le livre favori de Ginny, les Contes de Beedle le Barde, reposait face contre terre dans la salle de séjour. Harry eut l'impression d'entendre sa femme cuisiner dans la cuisine, maugréant parfois contre ses chaudrons qui refusaient d'obéir à sa baguette, et sa fille qui s'amusait à l'étage avec Kreattur, faute de compagnons avec qui jouer quand les garçons étaient à Poudlard. Rien dans cette maison ne laissait croire qu'un double meurtre y avait été commis.
— Harry? s'enquit Neville en le voyant monter à l'escalier.
Harry ne lui répondit pas et poursuivit son ascension, évitant la quatorzième marche qu'il avait promis à Ginny de réparer. La porte de la chambre de Lily était entrouverte, mais il y faisait sombre. Un silence lourd planait autour de lui, troublé par les murmures et les pas de ses amis, semblables à celui d'un salon mortuaire. Pendant quelques secondes, il hésita puis s'avança dans la chambre. Dexter, l'ourson en peluche de Lily, gisait sur le sol et Harry put imaginer le corps sans vie de son enfant étendu à ses côtés. Un bloc de béton dans la gorge, Harry prit l'ourson entre ses mains. Une larme de colère roula sur sa joue.
— Harry, l'appela Hermione sur le seuil de la porte, nous… nous avons préparé à dîner, si tu as faim. Ron et moi allons passer la nuit ici, comme ça tu ne seras pas seul et… enfin pas que tu ne puisses pas te débrouiller seul, mais… dans des temps pareils, on a besoin de nos amis… et aussi de solitude, c'est certain…
Son amie était toujours aussi maladroite lorsqu'il s'agissait des émotions d'Harry.
— Je serai dans ma chambre, répondit-il l'esprit ailleurs, j'ai sommeil…
Harry ignorait combien de temps il avait passé étendu dans son lit, les yeux grands ouverts, mais plus d'un jour s'était écoulé. Par la fenêtre, il avait vu le soleil se lever et se coucher au moins deux fois. Ron et Hermione, tour à tour, étaient venus s'informer de son état sans obtenir de réponse. Enfin, un matin, ils lui avaient annoncé qu'ils rentraient à la maison.
— Tu n'auras qu'à nous envoyer un hibou express au moindre problème, dit Hermione, et l'on reviendra tout de suite, d'accord? N'hésite surtout pas…
Elle le serra si fort qu'Harry sentit ses côtes craquer, celui-ci ne lui rendit pas son étreinte. Cette marque d'affection le répugnait, il ne voulait plus recevoir d'amour de qui que ce soit.
— Nous aurions voulu rester plus longtemps, renchérit Ron, mais il y a les enfants…
Hermione le fit taire du regard.
— À bientôt.
Puis en refermant doucement la porte de la chambre, ses meilleurs amis le quittèrent. Vidé de toute énergie, Harry resta là à contempler cette porte durant des jours entiers, sans avaler la moindre nourriture. Il était à la fois heureux et triste que Ron et Hermione l'aient laissé seul. Heureux puisqu'il en avait plus qu'assez qu'on s'inquiète pour lui et triste parce qu'il avait peur de se retrouver seul dans cette grande maison. Ses sentiments étaient contradictoires, plus rien n'avait de sens. Harry avait l'impression d'avoir été avalé par un trou noir et qu'il tombait encore et encore et encore…
— Pitié, pitié, non! Ne me faites pas de mal!
Le vieil homme avait des yeux pâles, brillants comme deux lunes, et une épaisse tignasse de cheveux blancs. Recroquevillé contre une étagère remplie de petites boîtes, il avait joint ses mains en un signe de supplications. Pour la troisième fois dans sa longue vie, il faisait face à Lord Voldemort.
— Je suis désolé, je…
— Tais-toi!
Il pouvait entendre le cœur de l'homme qui battait la chamade. Baboum, baboum, baboum…
— J'ai essayé de vous aider la dernière fois!
— Ne mens pas à Lord Voldemort! Tu as aidé Harry Potter afin qu'il puisse m'anéantir, espèce de lâche!
Un éclair rouge jaillit de la baguette de Voldemort et l'homme se tordit de douleur. Baboum, Baboum, Baboum…
— Je m'excuse, je suis désolé, vraiment, pitié…
Ollivander, le marchand de baguettes du chemin de traverse, n'en croyait visiblement pas ses yeux. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était de retour, devant lui. Voldemort se délectait de sa peur. Vingt ans plus tôt, il l'avait kidnappé afin qu'il l'aide à retrouver la baguette de sureau, mais ce geste s'était révélé totalement inutile puisqu'il n'avait aucune idée d'où elle se trouvait. Ensuite, Harry Potter était venu le secourir et Ollivander lui avait renvoyé la pareille en lui divulguant certaines informations.
Baboum, baboum, baboum…
— Dites-moi ce que vous voulez, je le ferais, c'est promis!
— J'ai besoin de ta marchandise.
— Oui, c'est d'accord, je vous l'offre, mais épargnez-moi!
Baboum, baboum, baboum…
— J'ai besoin de tes baguettes, mais pas de toi!
Baboum, baboum, ba…
Harry se dressa sur son séant, couvert de sueur froide. Voldemort venait de faire une nouvelle victime, Monsieur Ollivander. Il avait affirmé avoir besoin de son magasin, mais pourquoi?
Incapable de se rendormir, Harry se dirigea vers la cuisine où il avala des quantités de nourriture, apaisant peu à peu son estomac qui criait famine. Il regretta ensuite de l'avoir fait, pris de maux de cœur.
Kreattur apparut alors devant lui, de son pas traînant.
— Bonsoir, maître, comment vont ma maîtresse et sa fille? J'ai vu le seigneur, hier…
Sans prendre la peine de lui expliquer ce qui était arrivé, Harry enfila son imperméable et transplana sur le chemin de traverse. Quel abruti d'elfe de maison! Ne pouvait-il pas se taire? Comme si Harry avait pu oublier que Voldemort s'était pointé chez lui!
— Ne le blâme pas Harry, aurait sûrement répondu Hermione, il est vieux, ce n'est qu'un pauvre elfe…
Son instinct lui avait soufflé de se rendre devant la boutique de Monsieur Ollivander, juste pour voir si sa vision était exacte. L'endroit était désert et, comme la dernière fois, des magasins et des édifices avaient été abandonnés, leurs propriétaires ayant probablement pris la fuite en apprenant le retour de Lord Voldemort. Au loin, Harry aperçut les marches en marbre de Gringotts, la banque des sorciers.
La nuit était froide à un point tel qu'Harry se demanda si des détraqueurs ne rodaient pas dans les environs. Ces créatures étaient utilisées autrefois pour garder la prison d'Azkaban, mais avaient été renvoyées après la chute de Voldemort. Il était facile de les reconnaître, puisqu'elles étaient vêtues de longue cape noire et que leur visage ne semblait être formé que d'une énorme bouche, pour aspirer l'âme de leurs victimes. Le désespoir qu'elles causaient chez les gens les rendait d'autant plus redoutables. Avec celui qu'Harry ressentait toutes les secondes, il n'aurait jamais pu les voir venir,
À quelques pas de la boutique de baguettes, dont la porte était grande ouverte, Harry entendit du mouvement. Il n'eut pas à s'approcher pour comprendre que sa vision était fondée.
— Que voulez-vous faire du corps, maître?
— Fais-le disparaître, Lucius, ordonna Voldemort, il ne faut pas attirer les soupçons et ferme la porte!
Alors que Lucius se dirigeait vers l'entrée, Harry s'empressa de transplaner, faisant savoir à ce bougre de Malefoy que quelqu'un les avait vus. En atterrissant à Pré-au-Lard, Harry s'arrêta pour reprendre son souffle. Ainsi donc, Lucius Malefoy avait conservé ses anciennes allégeances. Était-il sans savoir qu'Harry avait survécu en partie grâce à Narcissa? Et Drago qui lui devais la vie, que dirait-il s'il savait que son père avait rejoint les camps des mangemorts? Lucius lui était redevable et c'était comme ça qu'il le remerciait, il avait menti pendant toutes ces années.
— Typique des Malefoy, bougonna Harry en poussant la porte de La Tête de Sanglier.
Située à deux pâtés de maisons de la rue principale, l'auberge La Tête de Sanglier était un lieu de rencontre de Pré-au-Lard, vieux de plus d'un siècle. Une vieille enseigne montrait la tête tranchée d'un sanglier. La clientèle étant du genre particulier, les gens évitaient de s'y aventurer.
Abelforth Dumbledore, le frère d'Albus, eut un vague haussement de sourcils en le voyant arriver.
— Harry Potter, le salua-t-il en essuyant un verre avec un chiffon crasseux, qu'est-ce que je vous sers?
Il avait au moins l'amabilité de ne pas lui parler de Ginny.
— Ce que vous avez de plus fort.
Abelforth parut hésiter et lui tendit une bouteille de Xérès qu'Harry cala d'un trait.
— Encore.
— Met ça sur mon compte, Abel, lança une femme assise près du comptoir.
Le cœur d'Harry fit un bond quand il comprit de qui il s'agissait. Rita Skeeter, journaliste à la gazette du sorcier. Animagus non déclarée, c'était une vraie langue de vipère et il conservait un très mauvais souvenir de leurs entretiens.
— Asseyez-vous près de moi, Harry, je tiens à vous présenter mes plus sincères condoléances pour la perte de Ginny, c'était mon amie…
Rita s'essuya les yeux, Harry s'interrogea sur la sincérité de ses larmes.
— Qu'est-ce que vous voulez, Rita?
— Simplement discuter, cher Harry.
Le lendemain matin, Harry se réveilla en sursaut, en se demandant où il était. Il avait la tête posée sur un comptoir collant. La tête douloureuse, il interrogea Abelforth du regard.
— Vous avez trop bu, mon gars, et vous vous êtes endormis. Cette affreuse Rita Skeeter vous a payé à boire jusqu'à ce que vous lui fournissiez l'information qu'elle désirait.
— Quoi?
— Vous en avez beaucoup dit, hier soir, mon gars.
Il lui tendit un exemplaire du jour de La Gazette du Sorcier. En première page figurait une photo de lui vidant une bouteille d'alcool. Harry eut une expression de dégoût. L'article de Rita Skeeter racontait ses visions à propos des meurtres de Ginny et Ollivander. Sentant la colère l'envahir au fil de sa lecture, il apprit néanmoins qu'aucun corps n'avait été retrouvé dans la boutique, que l'intégralité des baguettes d'Ollivander avait été subtilisée et que le ministère menait une enquête approfondie à ce sujet.
— Elle n'a pas perdu de temps, commenta Harry d'une voix pâteuse.
— Faut être prudent avec elle, répondit Abelforth en déposant une assiette d'œufs et bacons devant lui.
Il le savait ça, pourtant, quel imbécile! Harry repoussa la nourriture.
— Servez-moi d'autre Xérès.
— Ce n'est pas une bonne idée…
Sous le regard mauvais d'Harry, le barman choisit d'obtempérer. C'est ainsi que le survivant passa le plus clair de son temps à noyer son chagrin dans l'alcool. Un jour d'hiver, ses fils, James Sirus et Albus Severus tombèrent sur lui, lors d'une sortie à Pré au Lard. Les deux jeunes hommes furent frappés par le misérabilisme de leur père. Il portait les mêmes vêtements et ne s'était pas lavé depuis des semaines, ses yeux étaient gonflés par l'alcool et il avait du mal à tenir debout.
James avait hérité de la chevelure rousse et de la pâleur de Ginny, toutefois il avait les mêmes yeux verts qu'Harry. En regardant attentivement, on pouvait lui découvrir une ressemblance frappante avec son oncle et parrain, Ron. Ils étaient très proches l'un de l'autre, comme deux frères, et Harry avait l'impression de revoir son meilleur ami à l'adolescence quand il l'écoutait parler.
De ses enfants, Albus était celui qui lui ressemblait le plus, fragile, mince, avec une épaisse tignasse noire et des yeux verts, il était très sensible et attentionné aux besoins des autres. Jusqu'à ce jour, Harry était son idole.
La déception sur le visage de ses fils lui brisa le cœur, Albus sanglota silencieusement.
— Allez, viens, dit James en l'entraînant vers la porte, ne restons pas ici.
Avant de sortir, James lui jeta un dernier regard et lança « pitoyable ». Plutôt que de saisir cette occasion pour se reprendre en main, Harry en profita pour boire de plus belle. Abelforth se montrait toujours réticent à lui servir le Xérès auquel Harry paraissait avoir pris goût, mais finissait par céder quand il s'énervait.
Ron, Neville, Hermione et Luna tentèrent tous de le raisonner, sans trop de succès. Ils ne pouvaient pas comprendre, ils avaient encore une famille, eux. Hermione avait déclaré qu'il se servait du décès de Ginny pour justifier son problème et Harry avait répliqué en la traitant de sang de bourbe, tel que Malefoy l'aurait fait.
Alors que tout espoir semblait perdu, Minerva Mcgonagall entra un soir à la tête de sanglier. Abelforth se renfrogna en voyant cette femme qui était si proche de son frère, ils ne s'étaient jamais beaucoup aimés. Tandis qu'il détestait Albus, Minerva était l'une de ses partisanes. Elle le salua tout de même d'un bref coup de tête et prit place auprès d'Harry.
— Monsieur Potter, dit-elle en lui confisquant sa bouteille d'alcool. Prenez un biscuit.
Elle fit apparaître une boîte verte qui contenait une douzaine de biscuits aux gingembres. Harry y avait déjà goûté, quand Ombrage lui avait collé une retenue et l'avait envoyé dans son bureau, et n'aimait pas beaucoup.
— Non merci.
— Ne soyez pas ridicule, prenez un biscuit.
Harry roula les yeux. Minerva avait beaucoup vieilli et avait conservé cet air sévère sur son visage. Il n'avait jamais eu le courage de lui tenir tête, davantage par respect que peur. Quand Severus Rogue était mort, Minerva avait été promu au poste de directrice de Poudlard et d'après ce qu'il en savait, elle s'y prenait bien. Harry avait offert, de temps à autre, des cours de défense contre les forces du mal aux jeunes sorciers.
— Vous allez vous reprendre en main, c'est compris? lança-t-elle de sa voix autoritaire. Vous allez vous faire soigner à Ste-Mangouste et ensuite vous viendrez enseigner la défense contre les forces du mal à Poudlard.
Harry repoussa cette idée.
— Pas question.
— J'ai également proposé un poste à Miss Granger et Miss Lovegood. Comme vous le savez, Mr Londubat enseigne déjà à Poudlard. Vous serez accompagné de Mr Weasley qui assurera votre protection, tout est arrangé avec le ministère.
— J'ai dit non.
— Je crois que vous ne m'avez pas comprise, rétorqua Minerva d'un ton brusque, C'est un ordre.
Telle une mère avenante, Minerva Mcgonagall lui tendit la main.
— C'est le moment de revivre, Harry.
— Fais-le.
Il ne savait pas d'où venait cette voix, mais elle avait raison.
Le prochain chapitre se déroulera plusieurs mois plus tard, bon ce n'est pas trop génial, mais c'est comme cela que j'aurais vu Harry réagir à ce décès. Ne soyez pas trop dur.
