Chapitre 3

Cinq jours passèrent. Le jeune homme n'avait pas toujours pas vu l'écrivaine jusqu'à ce qu'il rentre chez lui le soir. Ce qu'il l'intriguait le plus était le camion de déménagement qui était stationné devant l'appartement. Il monta les escaliers pour se rendre chez Zelda et il remarqua que la porte était grande ouverte.

Le blond n'eut même pas le temps d'entrer que l'autrice lui bloqua le passage.

« Tu veux quoi ? » - demanda-t-elle froidement

Link était à présent devant Zelda. Il était à la fois heureux et gêné de la voir. Le jeune homme fixait du regard l'autrice.

- "Bon au lieu de rester planté là tu pourrais au moins me dire ce que tu fais non ?"

- "Je... voulais te voir"

- "Et pourquoi ?"

- "Bah ça fait 5 jours qu'on s'est pas vu"

- "Oui et alors ?"

- "Déjà pour commencer tu pourrais m'expliquer pourquoi il y a un camion de déménagement devant l'appart ?"

- "Ça te regarde pas"

- "Je suis ton ami donc j'ai le droit de savoir non ?"

- "On ÉTAIT amis mais ce n'est plus le cas maintenant"

- "Mais je t'aime"

- "Quoi ?"

La jeune femme était complètement perdue, elle ne s'attendait pas du tout à ce que Link lui dise ça

- "Tu te fous de moi ?"

- "Non"

Le bibliothécaire avait un regard ferme et était très sérieux, ce qui perturba encore plus l'autrice

- "I jours plus tôt je t'avouais tout et je me suis pris un râteau de ta part, et là maintenant tu me dis ça..."

- "Oui mais entretemps-"

- "TAIS TOI JE VEUX PLUS T'ENTENDRE"

La blonde avait tellement hurlé de toutes ses forces qu'elle n'avait plus de voix

- "Tu sais quoi ? Je te déteste !"

Et elle finit par claquer la porte au nez de Link, qui était complément perdu. Ne sachant plus quoi faire, le jeune homme s'assit dans les escaliers, et il y resta pendant longtemps...

Vers 21h Link entendit la porte s'ouvrir et vit Zelda sortir. Elle tenait une valise dans sa main et elle avait l'air d'être prête à partir

- "T'es toujours là"

- "Oui et je compte pas t'abandonner"

Zelda soupira et prit place à côté du bibliothécaire.

- "Tu... pars pas ?"

- "Non puisque tu veux absolument que je t'écoute"

Le blond regardait sa dulcinée avec une telle tendresse, qu'elle même se perdit dans son regard. Link savait que l'autrice était très en colère contre lui, mais il avait compris que Zelda ressentait toujours la même chose envers lui

- "Il y a quelques jours plutôt quand tu m'as dit que tu m'aimais, je n'en revenais pas. J'étais à la fois heureux et effrayé de l'entendre. Mais... je me suis dit que j'étais la mauvaise personne pour toi, et que tu trouverais un homme mieux que moi."

- "Mais si je t'ai dit ça, c'est parce que c'est toi que j'aime, c'est toi qui me fait rougir à chaque fois qu'on se voit. Je te jure que c'est toi que je veux" - déclara Zelda

Cette remarque réchauffa le cœur de Link

- "Oui mais à ce moment-là je me disais qu'un gars asocial comme moi, qui passe sa vie à se renfermer sur lui-même ne te méritait pas. Je n'aurais été qu'un fardeau pour toi, parce que toute ma vie je n'ai fait que de repousser les gens autour de moi. De toute façon, j'ai jamais été le genre de personne intéressante qui est à l'aise avec les autres"

- "Tout le monde... te rejetait ?"

- "Oui que ce soit à l'école ou même au sein de ma famille"

- "Ta famille ?"

- "Tu sais... j'ai jamais connu mes parents, mais ma grand-mère m'a élevé. D'ailleurs c'était une grande lectrice, elle me faisait toujours la lecture quand j'étais petit"

- "Ah maintenant je vois pourquoi t'es devenu bibliothécaire"

L'écrivaine vit que le blond arborait un sourire triste

- "Link ne me dis pas qu'elle est -"

- "Elle est décédée. L'année dernière"

- "Je... Je suis vraiment désolé"

- "Zelda... tu n'y es pour rien, ne t'excuse pas"

Un petit silence suivit cet échange.

- "Après sa mort je me suis installé ici, et j'ai été embauché par Impa. Je m'étais encore plus refermé sur moi-même, et je me suis juré de ne plus aller vers personne"

Zelda soupira : "je suis tellement débile"

- "Hein ? Mais pourquoi ?"

- "Bah si je me suis pris un râteau de ta part, c'est parce que tu voulais pas que notre relation finisse mal non ? Tu pensais que j'allais pas être heureux avec toi, je me trompe ?"

- "Oui... c'est vrai"

- "Désolé de m'être mal comportée avec toi Link, j'ai agi stupidement, excuse-moi"

Link allait de nouveau lui dire de ne pas s'excuser, mais il eut à peine ouvert la bouche que Zelda avait plaqué ses deux mains sur son visage, et qu'elle était en train de l'embrasser

Le blond se rendit compte que les lèvres de Zelda étaient douces, et qu'il avait la même sensation que dans ses rêves où il rêvait de l'embrasser.

Le baiser s'enflammant de plus en plus, les deux amoureux s'arrêtèrent et se regardèrent droit dans les yeux essoufflés

La jeune femme sentit une larme sur sa main, Link était à la fois entrain de sourire et de pleurer

- "Je rêve ou tu pleures vraiment ?"

- "Oui !"

L'écrivaine n'eut pas le temps de répliquer que les deux s'embrassèrent de nouveau

Zelda se réveilla le lendemain matin quand le soleil se leva, elle se tourna dans son lit et vit que Link était réveillé :

- "Salut ma belle, t'as bien dormi ?'

La blonde acquiesça de la tête et se blottit contre le bibliothécaire

- "Il est quelle heure ?" demanda-t-elle d'une petite voix

- "10 heures"

L'autrice se leva subitement et déclara avec panique : "Mais t'es en retard à ton travail, il faut que tu te dépêches !"

Link se leva lui aussi et rigola : "Hahaha ne panique pas, j'ai pris congé aujourd'hui. J'ai demandé à Impa d'y aller à ma place, parce qu'elle n'est plus malade"

Les deux amoureux s'étaient réconciliés la veille, et l'écrivaine avait annulée son déménagement, ce qui lui a permis de récupérer son appartement.

- "Ça te dirait de voir mon père ?" demanda-t-elle d'un coup

Le jeune homme ne s'attendait pas du tout à ce qu'elle fasse cette proposition : "Ton père ?"

- "Oui mon père, on dirait que t'as pas l'air rassuré"

- "Mais alors ça veut dire que tu t'es réconcilié avec lui ?"

- "Oui je suis allée le voir quand j'étais pas là pendant ces cinq jours. J'ai parlé avec lui, il a exprimé tous ses regrets, et puis je me suis dit que ça servait à rien de lui faire la gueule"

Link fit de gros yeux tellement il était étonné

- "Hahaha me regarde pas comme ça, on dirait que je viens de t'annoncer la fin du monde !"

"Elle est tellement mignonne quand elle rigole..." pensa le bibliothécaire

Il se rapprocha de sa bien-aimée et commença à l'embrasser :

- "Zelda... je t'aime"

- "Moi aussi... Link"

Chapitre 3 terminé ! J'espère qu'il vous aura plu, d'ailleurs je le précise déjà mais la fanfic n'est pas terminée. Je prévois juste d'écrire un épilogue et là ça sera vraiment fini

Sur ce je vous dis à la prochaine !