Titre : Jeux de Pouvoir

Auteur : Meish Kaos

Rating : M

Pairing : Murtagh/Eragon

Disclaimer : Je ne crois pas que Christopher Paolini accepterait de reconnaitre quoi que ce soit dans cette petite fic, mais dans le doute, mieux vaut préciser que tout est de sa faute... :) Sauf nos idées et nos mollets gonflés !

Commentaires : Mini-fic écrite pour Shinrin. Ce qui devait au départ n'être qu'un simple drabble est devenu... beaucoup plus que ça... :)

Par le fait même, si vous l'aviez loupé, je suis heureuse de dire que les Réponses aux Reviews du chapitre 1 sont maintenant affichées dans mon LJ de RAR, l'adresse est dans mon profil :) Si vous voulez être avertis du moment où je réponds, mieux vaut me laisser votre adresse courriel, pour les anonymes :)

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Chantage

Privé de Saphira, enfermé dans un cachot sombre et froid, Eragon se morfondait. Il ne pouvait communiquer avec sa dragonne et se sentait mutilé, incomplet. La situation était intolérable.

Murtagh, un sourire narquois aux lèvres, le regardait paisiblement derrière les barreaux.

- Je t'avais dit que tu ne t'en sortirais pas comme ça, Eragon... murmura-t-il en entrant dans la cellule.

Il referma soigneusement derrière lui. Nul ne saurait quelles tortures il lui infligerait. Et en matière de tortures... Le regard de Murtagh glissa sur le corps ferme et souple du Dragonnier.

Il était parfait.

- Lève-toi, Eragon, ordonna-t-il.

- M... Murtagh...?

Le jeune homme, déboussolé, releva la tête pour plonger son regard dans des yeux de braises. Un soulagement sans bornes teinta brièvement son visage fin.

- Murtagh ! Fais-moi sortir d'ici, je t'en prie !

- Lève-toi, Eragon, se contenta de répéter son aîné.

Les traits délicats du plus jeune se teintèrent de confusion, puis de frayeur.

- Pourquoi...? demanda-t-il, hésitant.

- Lève. Toi.

Lentement, le blond obéit. Murtagh le plaqua contre le mur.

- Qu'es-tu prêt à faire, souffla-t-il dans son cou, pour sortir d'ici ?

- ... n'importe quoi, fut la réponse à peine esquissée.

Eragon semblait avoir parfaitement compris ce que désirait son vis-à-vis. Doucement, presque timidement, il glissa ses mains sous la tunique ample, frôlant le ventre plat et bien dessiné de son tortionnaire. Chaque caresse était une traînée de feu pour ses sens, un rappel de la fièvre qui les avaient saisis le mois précédent, lors de l'accouplement des dragons.

Lorsqu'il ne put supporter la passivité une seconde de plus, Murtagh mordilla la base du cou du garçon. Celui-ci gémit. Apparamment, lui aussi se souvenait de leur union spirituelle.

Toute pudeur envolée, le brun attira Eragon à lui, prenant garde de lui retirer ses vêtements d'abord, se dénudant lui-même au passage. Sa peau douce au toucher enflammait ses sens, lui donnait envie de le goûter, de le posséder, de le marquer comme sien. Pourquoi s'en empêcherait-il ? Pour le moment du moins, il lui appartenait, corps et âme. Il pouvait faire de lui ce que bon lui semblait.

Les caresses d'Eragon se précisèrent. Murtagh hoqueta, puis sourit triomphalement, avant d'éloigner les mains du blond de son sexe.

- Non, non, tu vas trop vite... n'as-tu jamais appris à satisfaire ton partenaire ?

L'adolescent grogna mais obéit. Il s'éloigna légèrement, dévoilant ses lèvres rougies et ses yeux brillants. Un véritable appel à la luxure. Ses boucles trempées de sueur révélaient que le brun n'était pas seul à apprécier leur petit tête-à-tête.

- Retourne-toi, ordonna le maître des lieux.

Le dos lisse de toute cicatrice excita brièvement la jalousie de Murtagh. Mais rapidement, il se reprit et glissa ses doigts le long de la colonne vertébrale du garçon. Cet épiderme parfait lui convenait ; il saurait en jouer comme d'un instrument mélodieux. Eragon gémissait déjà.

Une traînée de feu saisit ses reins de façon tout à fait inattendue lorsqu'il frôla le membre du blond. Ce dernier ricana légèrement. Diantre ! Le gamin était plus imaginatif qu'il ne l'aurait cru. Profitant de ce que le lien mental entre eux existait toujours à l'état latent, il lui envoyait ce que lui-même ressentait. Il lui faudrait procéder avec prudence...

Avec la plus infinie lenteur, il fit descendre ses mains chaudes sur les hanches exemptes de bronzage. Dans l'obscurité, leur peau semblait fusionner, le contraste était gommé par les ombres fugitives qui dansaient autour d'eux. Leurs respirations s'harmonisèrent, accélérant au rythme des attouchements du brun. Attentif à la moindre sensation, Murtagh laissait son souffle traîner là où sa langue avait humidifié la chair, alternant la chaleur et la fraîcheur à rythme irrégulier.

Lorsque culminèrent passion et désir, Eragon voulut se retourner. Mais les bras musclés de son tortionnaire l'en empêcha. Le blond s'abandonna alors, rejetant la tête sur l'épaule de Murtagh. Ce dernier, presque ému par la passivité du garçon, se retrouva momentanément incapable de faire quoi que ce soit. Mais l'attente qu'il percevait chez son amant et l'impatience de son propre corps prirent le relai au-delà de sa conscience.

Sa main, ferme et appuyée, débuta une lente remontée le long du membre d'Eragon. Par d'habiles pressions, il mena le blond près de l'extase, puis redescendit en n'appuyant qu'à peine, laissant imaginer la descente plutôt que véritablement la sentir.

Puis il recommença.

Et recommença.

Eragon criait sans relâche, à présent, complètement inconscient du bruit qu'il faisait. Murtagh, lui, gardait à peine suffisamment de contrôle sur lui-même pour poursuivre la lente torture qu'il infligeait au Dragonnier. Il savait que bientôt, ce petit jeu prendrait fin, mais il savourait chaque seconde du pouvoir qu'il exerçait sur le corps maniable de l'adolescent.

Le fait que ce dernier lui envoyait toujours ses sensations n'était peut-être pas étranger au phénomène.

Soudain, sans crier gare, Eragon fut secoué de spasmes de jouissance. Murtagh le retint contre lui, jusqu'au moment où il se libéra à son tour. Les deux garçons s'effondrèrent alors sur le sol dur, frissonnants sous la perception du froid revenue.

Un long moment s'écoula avant qu'ils ne retrouvent suffisamment de force pour se relever.

Murtagh, les jambes tremblantes, remit ses vêtements sous le regard empli d'espoir du jeune homme. Sans un mot, il brossa sa tunique pour la débarrasser de la poussière accumulée. Un sourire éclaira brièvement son visage par ailleurs fermé.

Puis il sortit.

Eragon se précipita contre les barreaux, le désespoir figé sur ses traits fins.

- Murtaaaaaaaaaaaaagh...!

Seul l'écho de pas secs s'éloignant dans le couloir lui répondit.

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Présentement, il reste deux chapitres encore à publier, le quatrième est en cours d'écriture :) Je ne sais pas encore s'il y aura une suite après ça. Une petite review pour m'encourager :)