Auteur : Meish Kaos
Rating : M
Pairing : Murtagh/Eragon
Disclaimer : Je ne crois pas que Christopher Paolini accepterait de reconnaitre quoi que ce soit dans cette petite fic, mais dans le doute, mieux vaut préciser que tout est de sa faute... :) Sauf nos idées et nos mollets gonflés !
Commentaires : Mini-fic écrite pour Shinrin. Ce qui devait au départ n'être qu'un simple drabble est devenu... beaucoup plus que ça... :)
Avertissement : Bon, mettons les choses au clair. Si vous vous êtes rendus jusqu'ici malgré l'avertissement de spoilers de l'Ainé, c'est que vous l'avez lu. En cas contraire, c'est que ça ne vous dérange pas d'être spoilé. Et donc, voilà : cette histoire est un INCESTE entre deux FRÈRES qu'ils finiront par CONSOMMER JUSQU'AU BOUT. Voilà ! Maintenant, si ça vous dégoûte, passez votre chemin.
Comme toujours, les RAR sont sur mon LJ, le lien est dans mon profil.
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Miel
Mais non, Eragon. Tu ne le détestes pas.
Si ! Je le hais !
Saphira s'envola au-dessus des nuages afin de cacher leur vue à d'éventuels poursuivants. Eragon, écroulé contre son dos, tentait faiblement de garder conscience. La dragonne avait réussi à le sortir de sa prison en effrayant les gardes de Galbatorix et tous deux fuyaient maintenant en direction des forêts elfiques. Mais la dragonne était dans l'incapacité de se mouvoir rapidement : un jet de lance l'avait heurté à l'aile et son dragonnier était trop faible pour la guérir.
Ils poursuivirent leur route jusqu'au moment où le soleil se coucha. Incapable de faire un mètre de plus, Saphira se posa à l'abri d'un boisé et fit descendre son compagnon. Le blond, à peine vêtu d'un pantalon de toile, se blottit sous son aile et s'endormit presque aussitôt.
Lorsqu'il se réveilla, une main fraîche était posée sur son front.
Eragon bondit. Il reconnaissait trop bien cette main... il ne la voulait pas sur lui une fois de plus !
- Tu es réveillé, fit calmement remarquer Murtagh.
- Où est Saphira ? gronda le garçon.
Le garçon aux cheveux noirs prit le partit d'en rire.
- Thorn a su la distraire pour que je parvienne jusqu'à toi. Maintenant, reste tranquille, si tu veux que je te soigne. Tu as encore réussi à te casser des côtes dans ta pitoyable tentative de fuite, sans parler des brûlures...
Eragon se tut. Il avait véritablement mal aux côtes et c'était un soulagement que de sentir le baume sur sa peau enflammée... Mais non, il ne voulait pas que Murtagh le touche ! Il avait abusé de sa confiance, eu de lui ce qu'il voulait, plus jamais il ne le laisserait faire. Plus jamais.
Il se trouva toutefois dans l'incapacité de repousser sa main. Était-ce la faiblesse due à ses blessures ou simplement son inconscient qui appréciait la caresse ? Toujours est-il qu'il se laissa faire, presque satisfait, tandis qu'il contemplait le front soucieux de Murtagh. Ses longues mèches d'ébène venaient encadrer son visage gracieusement et dansaient tandis qu'il étalait la substance collante sur son torse. D'ailleurs, parlant de cela...
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Eragon.
- Hmm ? Quoi donc ?
- Le baume... de quoi est-il fait ?
Murtagh sourit mystérieusement.
- Mais de miel, évidemment.
- De... de miel ??
- Bien sûr ! Le miel a de nombreuses propriétés analgésiques... sans parler de ses effets aphrodisiaques, évidemment.
Il s'attela à défaire les noeuds du pantalon du dragonnier. Celui-ci, trop éberlué pour protester, se contenta de le regarder.
- Mais... mais que fais-tu là ??
- Tu as des brûlures ici, fit le jeune homme en effleurant le haut de ses cuisses. Je poursuis ma tâche de guérisseur, c'est tout.
Malgré lui, Eragon se détendit sous la main experte de son compagnon. Laquelle main n'était ni trop insistante, ni trop baladeuse... juste suffisamment pour que la douleur le quitte peu à peu... et que certaines sensations bien connues s'éveillent au niveau de ses reins.
Le blond se concentra sur une image déplaisante afin d'enrayer l'afflux de sang qui venait d'envahir son bas-ventre.
Galbatorix... Galbatorix et son dragon... Galbatorix et Durza sur son dragon en train de... oui ! Ça marche !
- Et voilà, annonça Murtagh. C'est terminé.
Fixant le garçon dans les yeux, il porta son index à sa bouche et le lécha lentement en souriant.
- J'adore le miel, dit-il d'un air gourmand. Tu veux goûter ?
Fasciné par la langue qui glissait sur ce doigt taquin, Eragon acquiesça sans y penser. Murtagh tendit sa paume vers lui et le blond lécha lentement la peau offerte, fixant le regard de braise qui le couvait avec attention.
- Tu as tout mangé... dit l'ainé, un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres. Je vais devoir m'en procurer ailleurs...
Surpris, le dragonnier vit Murtagh abaisser la tête vers son torse et lécher le miel sur ses plaies. Il apparut rapidement que le jeune homme ne s'arrêtait pas qu'aux blessures. Après tout, il était impossible que la pointe de ses mamelons fasse partie des endroits touchés, n'est-ce pas...?
Les pensées de Galbatorix et Durza n'étaient plus suffisantes pour empêcher son corps de réagir.
Évidemment, le brun ne pouvait que s'en apercevoir. C'est avec ce sourire de triomphe très particulier qu'il entreprit une descente affriolante vers les plaies de son estomac... puis de la région de son nombril... pour finir avec celles de ses cuisses.
Eragon était au supplice. Chaque coup de langue faisait naître une pointe de douleur, laquelle était rapidement remplacée par une chaleur étrangement érotique. Il se mordit les lèvres pour s'empêcher de crier. Il ne voulait pas lui céder son esprit, même si son corps l'avait fait depuis longtemps.
- Tu aimes ?
La voix de Murtagh était basse, un peu rauque du sucre qu'il venait d'avaler. Une caresse pour les oreilles.
- Je peux continuer, si tu veux... ou préférerais-tu que j'arrête ?
Soudain, la pensée de ne plus le sentir près de lui, sur lui, affola le dragonnier qui admit enfin la vérité : le jeune homme avait toujours mené le jeu... il avait toujours eu ce pouvoir sur lui. Eragon était une marionnette entre les mains câlines de son amant.
- Mmhmmm...
- Oui ? sourit Murtagh. Je ne crois pas avoir compris... si tu voulais répéter...?
Maudit sois-tu, maudit...
- N... non... n'a... n'arrête pas...
- Tu veux que je continue ?
- O... oui.
Obéissant, le jeune homme fit glisser sa langue autour de la base du sexe du blond. Lequel, impatient, remua frénétiquement des hanches. Avec un petit rire de gorge, Murtagh engloutit le bout de son membre dans sa bouche, tirant un cri de surprise et de plaisir mêlé au garçon.
Il goûtait légèrement le miel, remarqua l'aîné des deux. Ou n'était-ce que les restes de sa dégustation précédente ? Peu lui importait, il comptait bien tirer tous les avantages possibles de cette situation... en commençant par le rendre fou, à petites doses.
Les méthodes apprises de son père pouvaient bien être appliquées à d'autres fins que la violence...
Avec patience, il réchauffa le gland d'Eragon avec sa salive, sans bouger, retenant l'ardeur du dragonnier qui tremblait. Puis, en prenant tout son temps, il descendit la tête, engloutissant la virilité du garçon centimètre par centimètre. À un certain point, il perdit le contact visuel avec sa victime, aussi fut-il terriblement surpris de l'entendre crier.
- A... Arrête, je... je vais...!
Murtagh n'eut que le temps de se redresser avant que la semence blanche d'Eragon n'aille se perdre dans le ciel, arrachant un râle au jeunot. Honteux, le dragonnier sentit son visage se tordre de regret. Maudite soit l'impatience de l'adolescence ! Pourquoi n'avait-il pas su se contrôler ?
Lorsqu'il sentit une main douce lui effleurer la joue, il releva les yeux pour contempler les traits fins et énigmatiques de son amant.
Une autre fois, Eragon... Nous nous reprendrons.
Même ces mots transmis par l'esprit ne réussirent pas tout à fait à effacer le sentiment de déchéance qui l'avait envahit. Fermant les yeux, il se roula en boule et tourna le dos au jeune homme. Il sentit plus qu'il n'entendit son départ. Alors, seulement, il permit à ses larmes de s'échapper.
Saphira poussa un soupir et nicha son cou sous l'aile de Thorn. Ce dernier l'abrita possessivement et souffla une vague de chaleur dans son dos.
Il finira bien par comprendre qu'ils sont faits l'un pour l'autre... tu verras, Saphira, tu verras.
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Je devais écrire une suite, mais je bloque... Je verrai ce que je peux faire, mais n'attendez pas de suite de sitôt. Toutes mes excuses T.T
