Disclaimer : les personnages sont de JK Rowling, l'histoire de enlightenedkitty.

Chapitre trente-sept.

Les bruits des combats dans le hall d'entrée – des sorts qu'on criait, auxquels répondaient des contresorts, des explosions et des chocs – résonnèrent jusqu'en haut de l'escalier de marbre, dans le couloir où Harry ouvrait la route de son armée de fortune.

Alors qu'il marquait une pause à l'angle précédent le palier, il entendit la voix languide de Kingsley qui s'écriait « Expelliarmus ! »

« On dirait qu'au moins une partie des Aurors a réussi à revenir, » chuchota-t-il à Arthur. « Je vais jeter un coup d'œil. »

Il s'accroupit, progressa lentement jusqu'à l'escalier, et tendit le cou. Il ne lui fallut pas longtemps pour constater que les Mangemorts étaient en légère infériorité numérique, ce dont il retourna rapidement informer les autres.

« Vous êtes prêts ? » demanda-t-il, percevant une grande nervosité chez les sorciers et les sorcières qui se tenaient en face de lui, mais également une détermination chez chacun d'eux d'enfin en finir. « Alors allons-y. »

Alors qu'ils dévalaient les escaliers, Kingsley les vit et lança, « Alors, on se décide enfin à venir nous rejoindre, Potter ? »

« Pas fichu de te débrouiller sans nous, Shacklebolt ? » riposta Harry en décochant un sortilège de Stupefixion.

Quelques minutes plus tard, ils s'étaient rendus maîtres de la pièce, tous les Mangemorts étaient prisonniers, ou purement et simplement morts. Harry approcha des portes de la Grande Salle et les ouvrit à la volée.

« Harry, attends ! » s'écria Hermione en se précipitant vers lui.

« Il n'est plus là, » répondit-il tranquillement. « Je ne le sens plus. »

La Grande Salle était effectivement vide, les tables et les chaises renversées au sol.

« Il faut que je parle à Kingsley. »

Ils quittèrent la Grande Salle, et retrouvèrent Shacklebolt sur les marches du château, supervisant le transfert des Mangemorts qu'ils avaient capturés. Des sorciers et sorcières en robes de couleurs variées s'affairaient dans la cour, retenant les Mangemorts prisonniers, et aidant les blessés.

« Mais d'où viennent tous ces gens ? » demanda Harry. « Ce ne sont pas seulement les Aurors du Ministère. »

« De France. »

« Je pensais que personne ne s'en était sorti en France, que ça avait été un bain de sang, » s'étonna Hermione.

« C'est ce que nous pensions également, » répondit Kingsley. « Nous ne parvenions plus à communiquer avec nos contacts en France après l'attaque, et tout ce que nous entendions suggérait que personne n'avait survécu, mais je crois que nous avons été désinformés par des sympathisants des Mangemorts infiltrés au Ministère qui ont voulu nous empêcher de savoir ce qui se passait réellement. »

« Qu'est-ce qui s'est passé, alors ? »

« Les Mangemorts ont bel et bien attaqué les Autorités Magiques de Paris, et ils étaient en position de faire un massacre, mais l'Allemagne et l'Espagne ont toutes les deux envoyé de l'aide, et quelques troupes des Etats-Unis sont également venues prêter main forte. Ils ont réussi à repousser les Mangemorts. Une fois que la situation a été stabilisée là-bas, ils ont Transplané ici, enfin, au Ministère, et quelqu'un leur a fourni un Portoloin jusqu'à nous. »

« Il a dû l'apprendre, » affirma Harry. « C'est pour ça qu'il s'est enfui. »

Kingsley était d'accord. « Il savait que nous étions plus nombreux. Nous aurions pu reprendre le château sans leur aide, mais nous y aurions mis la journée. Ils n'ont fait qu'accélérer les choses. »

« Alors maintenant, on fait quoi ? » demanda Hermione, regardant Kingsley, puis Harry. « Voldemort retient toujours Albus. »

« Et Drago et Severus, » ajouta Harry d'un ton sombre. « Mais nous ne savons pas où il est. »

Hermione spécula, « Nous l'avons privé de la plupart de ses Mangemorts, soit en les tuant, soit en les capturant, donc de deux choses l'une : il va aller se cacher quelque part, ou choisir la confrontation finale. »

« Je parierais pour la confrontation, » dit Harry. « Et dans ce cas, je suis persuadé que nous ne tarderons pas à avoir de ses nouvelles. »

Harry et Hermione retournèrent à l'intérieur pour évaluer les dommages et aider à rassembler les blessés dans la Grande Salle, que Madame Pomfresh avait transformée en Infirmerie de fortune. Les victimes étaient relativement peu nombreuses du côté de l'Ordre, mais un bon nombre d'Aurors avaient subi des blessures plus sérieuses. Des heures s'écoulèrent sans signe de la part de Voldemort.

Un groupe important s'était massé devant la Grande Salle pour déterminer qui resterait à Poudlard jusqu'au moment où les barrières de protection pourraient être à nouveau érigées, quand Harry tomba à genoux, avec l'impression que sa cicatrice s'ouvrait en deux. Il fut incapable de bouger ou de parler, jusqu'à ce qu'une voix glaciale s'échappe de lui :

« J'ai vaincu ton Directeur, tout comme je te vaincrai toi. Je me réserve le plaisir de tuer les traîtres sous tes yeux. Ensuite, je te détruirai, et la prophétie sera accomplie ! »

Harry luttait contre la douleur, repoussant de toutes ses forces la présence envahissant son esprit, mais en vain.

« Tu sais où me trouver. Tout finira là où ça a commencé. »

Aussi subitement que c'était arrivé, ce fut fini, laissant Harry à la recherche de son souffle, et tout le monde alentour sous le choc. Ron fut le premier à se remettre, et aida Harry à se relever.

« Albus ? » chuchota Hermione. « Mais il n'a pas pu… »

« Il m'a montré une image d'Albus étendu au sol, mais nous ne saurons pas s'il ment ou non jusqu'à ce que nous y allions nous-même. »

« Où ? » demanda Ron.

« A Godric's Hollow. Je suis sûr qu'il tire une joie perverse du choix de ce lieu. »

« Il nous reste juste à décider qui reste ici et qui y va, » dit Hermione d'un ton neutre. « Plus vite nous y serons, meilleures seront nos chances que Drago et Severus soient toujours en vie. »

« J'y vais ! » se proposa rapidement Ron. La plupart des présents suivirent son exemple.

« Attendez une minute, une dernière chose, » lança Hermione, se précipitant vers l'escalier sans donner de plus amples explications.

« Où est-ce qu'elle va ? » demanda Ron. Pour toute réponse, Harry haussa les épaules.

Quelques minutes plus tard, elle revint avec à la main une épée d'argent incrustée de rubis, l'épée de Godric Gryffondor. « Je me suis dit que tu pourrais avoir besoin de ça, » expliqua-t-elle, la déposant entre les mains offertes de Harry.

« J'ai préparé deux Portoloins, » annonça Arthur. « Nous arriverons à Godric's Hollow par le sud, et progresserons vers la maison des Potter. J'ai déjà contacté le Département des Accidents et Catastrophes Magiques ; je suis persuadé que nous aurons besoin d'eux pour contrôler les moldus. »

En tout, ils étaient près de trente personnes à se regrouper autour des deux Portoloins, et Hermione sentit un nœud se former dans son estomac : la peur. D'une façon ou d'une autre, les choses allaient finir maintenant. Elle ferma les yeux au moment où le Portoloin s'activa, pour ne les rouvrir que quand elle trébucha à l'arrivée, se cognant dans Remus Lupin qui lui attrapa le bras pour l'empêcher de tomber.

« Ça va ? »

« Oui, merci. Harry, tu sais où on va ? »

Harry hocha la tête. « Je suis venu une paire de fois. »

La nuit était tombée et le village était endormi. Le groupe se déplaçait rapidement et discrètement, à la suite de Harry. Il s'arrêta à l'entrée d'une rue, le souffle coupé. A l'autre bout de l'allée, au dessus d'un terrain vide, flottait la Marque des Ténèbres, illuminant les environs.

« Il sait que nous sommes là, » affirma tranquillement Harry. « Il faut absolument que nous évacuions les… »

Un cri perçant l'interrompit, suivi par une moldue qui volait dans les airs, et vint s'écraser sur le trottoir juste devant eux. Hermione sut, avant même d'aller vérifier, que l'impact l'avait tuée.

« Apparemment, il s'en est déjà occupé, » commenta Ron d'un ton sourd, la main tenant sa baguette agitée d'un tremblement nerveux. « Allons-y ! »

« Il faut qu'on fasse attention, Ron. Il pourrait avoir d'autres otages. »

« Qu'il tuera si on ne fait rien ! »

« Ron a raison, » intervint Kingsley. « Il faut qu'on intervienne. Harry ? »

« Je suis prêt. Il est temps qu'on en finisse. »

Un chien aboya alors qu'ils progressaient dans la rue, traversant les ronds de lumière qu'éclairaient les lampadaires, vers le macabre fanal qu'était la Marque des Ténèbres au bout de la rue. Alors qu'ils approchaient du terrain vide, ils y découvrirent les ruines d'une maison. Deux douzaines de Mangemorts se tenaient ensemble ; ils s'écartèrent légèrement pour révéler Voldemort, debout derrière eux. Harry ralentit, et ses compagnons en firent autant.

« Harry Potter, » salua Voldemort de sa voix grinçante, faisant un pas en avant. « Est-ce que tu es venu ici à la rencontre de ta mort ? »

« Non, je suis venu porteur de la vôtre. Où sont-ils ? »

De sa main décharnée, Voldemort indiqua à ses Mangemorts de bouger, et la moitié d'entre eux le firent, révélant trois silhouettes au sol : Albus, Severus, et Drago. Aucun d'entre eux ne bougeait.

« J'ai bien peur que Monsieur Malefoy se rapproche de la mort à chaque instant pendant que nous parlons. Quel dommage que je n'aie pas pu te fournir son remède, finalement. »

« Il ne voulait pas du remède, il voulait que vous mourriez, » répondit lentement Harry, levant sa baguette. Du coin des lèvres, il chuchota, « Gardez moi un terrain dégagé. Je m'attaque à lui. »

« D'accord, » murmura Hermione, visant le Mangemort qui se tenait sur la gauche de Voldemort. « On est prêts quand tu l'es. »

« Tu crois toujours que tu as une chance ? » rit Voldemort, un son haut perché qui vrillait les nerfs. « Tu vas supplier que je te laisse en vie, tout comme tes parents… »

« MAINTENANT ! »

Des sorts fusèrent depuis la rue, prenant de nombreux Mangemorts par surprise, mais les autres se reprirent rapidement et ripostèrent par des sorts de leur cru. Hermione esquiva un éclair violet qui fusa vers elle, et s'attaqua à un autre Mangemort. L'un après l'autre, les Mangemorts tombèrent, jusqu'à ce que Voldemort reste seul debout.

Harry franchit la distance qui les séparait pour se planter devant Voldemort, les épaules en arrière et la baguette levée, pendant que Voldemort le regardait avec des yeux avides.

« D'accord, tu as vaincu mes Mangemorts. Mais moi, tu ne pourras pas m'avoir, je suis plus fort que tous ceux que tu as affrontés jusqu'à maintenant. »

« Non, c'est faux, » contesta tranquillement Harry, ses yeux verts ne quittant pas Voldemort qui pointait sa baguette sur lui.

La baguette de Voldemort s'abattit dans les airs, un éclair vert en échappa, et Harry le repoussa sans difficulté.

« Il va falloir que vous fassiez mieux que ça, » se moqua-t-il.

Hermione s'écarta des sorciers et sorcières qui les entouraient, et s'approcha de Remus qui était agenouillé près de Dumbledore et cherchait un pouls sous la barbe blanche.

« Il est toujours en vie, mais à peine. Même chose pour Malefoy. »

« Et Severus ? »

Remus hocha la tête. « Son pouls est fort, mais il est inconscient. Je les emmène jusqu'à Madame Pomfresh. »

Avant qu'elle ne puisse répondre, un éclair de lumière dorée et une série d'inspirations surprises ramenèrent l'attention d'Hermione vers le duel, et elle aussi eut le souffle coupé en voyant les flux de lumière dorée enveloppant Harry et Voldemort. C'était comme Harry le leur avait décrit, jusqu'au chant éthéré du phénix, et aux sphères de lumière entre les baguettes.

La baguette de Harry tremblait, était secouée même, mais ils parvint à maintenir sa stabilité, mettant toute sa volonté et toutes ses forces dans l'effort qu'il faisait pour repousser les sphères vers Voldemort. Elles se déplaçaient lentement au début, puis prirent régulièrement de la vitesse jusqu'à ce que la première d'entre elles touche l'extrémité de la baguette de Voldemort, qui commença à émettre les ombres de ses sorts, et il ne fallut pas longtemps pour que l'intérieur du dôme doré se remplisse de ses victimes les plus récentes.

Harry maintint la connexion de sa baguette avec celle de Voldemort, et le faisceau s'élargit, les baguettes grincèrent sous l'effet des vibrations, et le Seigneur des Ténèbres commença finalement à laisser voir sa peur. Harry agrippait fermement sa baguette de la main gauche, tout en levant la main droite au dessus de sa tête, la paume ouverte et tournée vers Voldemort. Hermione vit que les lèvres de Harry bougeaient, mais elle ne put entendre ce qu'il disait par dessus les craquements des baguettes. Soudain, Harry lança sa main droite vers l'avant, comme s'il lançait une balle, et le monde explosa en une brume brillante de lumière dorée, jetant tout le monde au sol.

Il fallut à Hermione un moment pour s'orienter, mais elle se redressa rapidement et vit que Harry était toujours debout, dominant cette fois la silhouette allongée au sol de Voldemort. Il sortit l'épée de Godric Gryffondor de ses robes avec des mains qui tremblaient légèrement, et en plaça la pointe sur la poitrine de Voldemort. Pour une fois, les yeux rouges laissaient entrevoir une véritable frayeur.

« Si tu me tues, alors tu ne vaudras pas mieux que moi, » siffla-t-il.

« Je sais. »

Harry poussa l'épée en avant jusqu'à la sentir entrer dans le sol. Les cris de Voldemort transpercèrent la nuit jusqu'à finalement s'éteindre, et il cessa alors de lutter contre l'épée. Son visage, son corps commencèrent à se transformer, du squelette blanc comme un fantôme au corps d'un vieil homme aux cheveux noir de jais mêlés d'argent, ses yeux verts fixant les cieux sans les voir ; Tom Jedusor.

Sans retirer l'épée, Harry sortit sa baguette et la pointa vers le corps, récitant quelque chose dans un langage que personne ne comprit. Une fois qu'il eut fini, il retira l'épée du corps de Jedusor, qui tomba en cendres.

« Harry, est-ce que tu vas bien ? » lui demanda Hermione, se précipitant à ses côtés, suivie sans délai par Ron.

« Oui, » murmura-t-il, les yeux toujours fixés vers l'endroit où Voldemort avait été.

« Qu'est-ce que c'était que ce sort ? »

« Quelque chose que Dumbledore m'a fait apprendre en septième année pour me préparer à la bataille finale. C'est un ancien sortilège gallois, qui est supposé remonter à Merlin. C'est à lui qu'il faudra que tu demandes ce que ça fait. »

« J'espère que je pourrai le faire. Remus les a rapatriés à Poudlard. »

« Drago ? » demanda-t-il, et l'espoir qui brûlait dans le fond de son regard serra le cœur d'Hermione. « Il vit toujours ? »

Elle hésita. « Il va très mal. »

« Il faut que j'y aille. J'ai besoin de le voir. »

« Bien sûr. Allons-y tous les deux. »

Ron lui toucha l'épaule, et murmura, « Allez-y, je leur donne un coup de main ici pour remettre de l'ordre. »

Hermione le remercia et créa rapidement un Portoloin. Quelques instants plus tard, ils se tenaient devant les portes de la Grande Salle de Poudlard.

« Harry ! Hermione ! » s'écria Remus en se précipitant vers eux, plutôt surpris de les revoir. « Est-ce que c'est terminé ? »

Harry l'ignora, et se lança à la recherche de Drago dans la mer de lits d'hôpital, laissant à Hermione seule le soin de répondre.

« C'est terminé. Voldemort est mort, pour de bon cette fois-ci. »

Un cri étranglé échappa aux lèvres de Remus, et ses yeux s'emplirent de larmes. Il les essuya rapidement de la main.

« Severus va bien, d'après ce que dit Poppy. Il est par là, » indiqua-t-il, pointant du doigt un emplacement proche des fenêtres. « Albus devrait s'en remettre aussi, mais il lui faudra une longue convalescence. »

« Et Drago ? » demanda doucement Hermione, sachant que le diagnostic ne pourrait pas être encourageant.

Il secoua la tête. « Elle pense qu'il ne passera pas la nuit. Va voir Severus. Nous pourrons parler plus tard. »

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Poppy laissa Severus aux bons soins d'Hermione, n'ayant ni le temps ni la patience de se disputer avec lui pour savoir si oui ou non il avait besoin de rester alité. Elle fit confiance à Hermione pour l'obliger à rester raisonnable, et les laissa partir avec un flacon de potion somnifère, et les instructions nécessaires pour s'assurer que Severus la prenne vraiment, ce qu'il fit effectivement, de façon assez surprenante.

Tôt le lendemain matin, alors que Severus dormait encore, Hermione quitta les cachots pour se mettre à la recherche de Harry. Elle s'arrêta dans la Grande Salle, mais ne l'y trouva pas. Poppy dormait sur un lit, près de ses patients, et Hermione alla le chercher ailleurs dans le château. Après une heure de recherches infructueuses, elle sortit, et finit par le trouver sur le terrain de Quidditch, tournant en rond sur son balai. Elle trouva une place dans les gradins pour le regarder voler. Après un moment, il redescendit au sol et vint la rejoindre. Elle put voir qu'il avait pleuré. Il s'assit, silencieux pendant plusieurs minutes, et elle ne posa pas de questions.

« Il est mort vers quatre heures, ce matin. »

Hermione lui prit la main, et glissa ses doigts entre ceux de son ami, mais ne dit toujours rien.

« Il m'a dit qu'il m'aimait, et que je ne devais pas me faire de reproches, mais qu'il n'aurait jamais pu vivre en sachant que j'avais… » Sa phrase fut interrompue par un sanglot, et il se pencha en avant, posant la tête contre ses genoux.

Elle l'attira contre lui, le serra dans ses bras, et Harry s'accrocha à elle, terrassé par les sanglots. Il restèrent assis enlacés comme ça pendant un long moment, jusqu'à ce que ses pleurs se calment et qu'il se relève, essuyant ses larmes d'un geste rageur, mais sans la repousser.

« J'aurais pu obtenir quand même l'antidote ! J'aurais dû faire parler Voldemort avant de le tuer, j'ai laissé passer la dernière chance de Drago ! »

« Il ne te l'aurait jamais donné, » lui rappela-t-elle doucement. « Il aurait joué avec toi, mais il ne te l'aurait jamais donné. »

« Peut-être, mais j'aurais dû essayer. »

Il fixa le ciel bleu d'un regard vide, et ils restèrent assis en silence, jusqu'à ce que la voix de Ron leur parvienne depuis le terrain.

« Harry ! Mione ! Ça fait une éternité que je vous cherche ! Dumbledore est réveillé ! »

« Merlin merci, » souffla Hermione.

« Il voudrait te voir, Harry. »

« On y va ? » proposa Harry, se levant et lui offrant sa main. « Je suppose qu'il veut organiser une grande fête ce soir pour célébrer la victoire. »

« En fait, » commenta Ron en approchant des gradins, un sourire au visage, « je crois bien qu'il en a l'intention. »

Hermione rit. « Pourquoi est-ce que ça ne me surprend pas ? »