Hello !
Voici le premier texte de notre série. Il porte sur Véronica/Marguerite. Je vous le laisse avec l'avertissement et le titre que je lui avais donné au départ ;) Il est le résultat d'un pari. Je vous avertis, il n'y a rien de R. Mais si la relation de deux femmes ensemble vous choque, courrez vous cacher !
Écrit par Daphnée (et oui, je sais pas ce qu'il m'a pris)
Texte que je dois rendre au plus tard Jeudi le 11 décembre 2003 à Kim Laporte.
Tout d'abord il y a moi. Ensuite, vient mon cerveau, mon cœur, mon esprit et ma conscience. Je suis le chef et prend les décisions finales, comme une démocratie.
Pour écrire ces quelques lignes, j'ai mis son cœur de côté, parce qu'il pleurait trop du pari qu'elle avait fait et j'ai également rejeté sa conscience, parce qu'elle lui criait trop après. (elle me crie souvent après lolll *roll eyes*)
Alors, me voilà seule avec mon cerveau qui semble avoir un certain don pour aligner des mots et mon esprit, qui avertit mon cerveau quand le tout n'est pas assez humain.
Je dois vous dire que mon esprit divague beaucoup et j'en suis désolée. Et je dois vous dire que mon cerveau est un étroit affilié de mon esprit. Soyez indulgent.
Ce bref texte est le résultat d'un pari. Je prendrai mon cœur et ma conscience pour l'évaluer plus tard. Mais maintenant, je suis ce que me dictent… mon cerveau et mon esprit !
Kim, je vais gagner mon pari, j'ai confiance en mes capacités ! Lolll ;) !
*-*-*
Chapitre 13 (on va dire !)
Roxton était mort depuis 4 longs et pénibles mois. Sûrement les mois les plus longs que personne n'avait jamais réussi à vivre.
Marguerite avait finit par cesser de pleurer. Elle avait troqué sa tristesse contre un air toujours froid et distant. Retour à la case départ.
Les disputes de Malone et Véronica avaient doublé d'intensité. Ils ne se parlaient plus, ils ne se regardaient plus. Et Finn en profitait pour draguer Malone. L'horreur.
Challenger était toujours dans le coma. Sans l'aide de Gaspard, les membres du Tree House n'auraient su comment l'aider. Mais de toute façon, Georges avait quitté la maison avant la mort de Roxton pour aller aider Gaspard dans ses recherches alors…
Trois filles et un garçon dans la maison. C'était le chaos total. L'anarchie, le désespoir, l'enfer.
Ce soir-là, le ciel était d'un noir d'encre horrible. Les seules étoiles qui avaient osé se montrer n'osaient pas trop briller, ayant peur de fâcher les membres du Tree House, plus nerveux que jamais.
Marguerite était assise, près de la tombe de Roxton. Elle soupira.
Elle entendit encore Véronica s'approcher. Ah oui. Elle essayait encore de venir lui parler.
Non Véronica, ça ne servirait à rien, elle n'avait pas envie de parler de Roxton ! Voilà ce que Marguerite aurait voulu dire. Mais ses forces l'abandonnaient depuis ce terrible incident qui avait tant coûté à tous.
Mais Véronica ne sembla pas se diriger vers Marguerite. Elle pleurait et s'en allait dans la direction totalement opposée.
Intriguée, l'héritière se leva et suivit les pleurs. Véronica marchait en direction… de la rivière Sumerlee. Le point de rencontre de tous leurs malheurs…
Marguerite ne comprit qu'après quelques minutes. À chaque seconde, Véronica allait plus vite comme si ce qu'elle s'apprêtait à faire serait douloureux… non, la blonde n'allait pas se recueillir comme à l'habitude, elle allait se suicider !
Accélérant le pas, Marguerite rattrapa Véronica et empoigna son bras.
- Lâche-moi ! s'écria Véronica
- Non !
Véronica tenta de se libérer de l'emprise de la brunette mais celle-ci l'en empêcha.
- Ça suffit maintenant Véronica ! Je te suis infiniment reconnaissante pour toute la patience dont tu as fait preuve avec moi, mais maintenant c'est à toi de te remettre sur pied. Oublie Malone bon sang !
- Et il faudrait que j'oublie tous ceux qui m'ont fait du mal ?!
La blondinette pleurait à chaudes larmes, même si elle essayait de se contenir.
À la lueur des timides étoiles, elle aperçut le reflet vert des yeux de son amie. Ce fut comme… une révélation.
Pourquoi pleurait-elle ? Il y avait des choses bien pires dans la vie. Elle était en bonne santé, belle, intelligente, jeune… Oui, elle avait souffert. Beaucoup. Mais elle avait encore toute une vie devant elle et puis, si Malone décidait de prendre Finn, tant mieux pour lui. Elle aussi se trouverait quelqu'un d'autre.
Marguerite la regarda avec tendresse.
- Oui. Si c'est ce qui tu calmeras. Oublie les autres, oublie-les. Il n'y a que moi.
Véronica la considéra quelques instants et se calma. Elle sourit et s'approcha doucement. Les choses avaient changé ces derniers mois. Si Véronica s'était distancée de Malone, elle s'était vraiment rapprochée de Marguerite. Elles avaient partagé des joies, des peines, des frustrations et bien d'autres…
Il y avait une phrase que Véronica n'avait jamais suivie mais qui l'avait souvent fait réfléchir sur les situations qu'elle avait vécues. Écoute ce que te dis ton cœur.
Tout en réfléchissant, Véronica était rendue très rapprochée de la brunette. Celle-ci était troublée. Véronica aussi, pour sûr, mais elle le montrait moins.
La Reine du plateau eut un élan de frayeur absolue, à cause de ce qui était en train de se passer, et elle embrassa Marguerite.
Toutes deux furent surprises et réticentes, au début. Elles ne surent pas quelle force les tint ensemble pour les premières secondes du baiser, parce que toute deux eurent la plus grande question ne s'étant jamais posée dans leur esprit…
Pourquoi embrassaient-elles une autre femme !?
Leurs consciences voulurent mirent fin au baiser par principe mais… les deux femmes se rendirent contre qu'il n'y avait rien de désagréable dans tout cela. Au contraire c'était même… très chaleureux. Nouveau et très différent de tous les autres baisers n'ayant jamais été échangés dans leurs vies respectives.
Marguerite répondit timidement au baiser, se demandant si elle était dans son état normal. Peut-être qu'après quatre mois passés à pleurer, elle ne cherchait là que du réconfort… Elle deviendrait donc faible ? Bof, au point où elle en était…
Les deux femmes se rapprochèrent et Véronica plaça sa main sur la joue de Marguerite. Le baiser qui était hésitant au départ devenait de plus en plus fougueux. Oui, c'était clair, la situation était loin d'être normale. Mais pourtant, même si elles étaient tout-à fait consciente de l'étrangeté de la situation, les deux femmes ne s'en souciaient plus le moins du monde. Pour la première fois en quatre mois… elles étaient heureuses.
Après un certain temps, toutes deux étaient plus collées qu'elles n'auraient jamais pu l'imaginer et elles ne faisaient plus juste s'embrasser avec passion, mais elles cherchaient également à trouver plus d'amour que jamais, en ces temps difficiles.
Et la nuit fut la première sans cauchemar pour toutes deux, depuis bien longtemps.
