Traumatisme numéro 4
Bonjour à toutes ! Voici nos histoires 4.1 et 4.2 ! Notre défi était d'écrire sur un même sujet, minimum 2000 mots.
Alors, notre sujet ? Vous le saurez dans quelques lignes :P ! Attention, c'est R !
Version Daphnée :
-----------------------------
Un autre défi !
Titre : Soir de déprime
Rated : R !
Pourquoi cette fic : Un autre de défi de Krux and Layton inc. ! Le but ? Voir les différences qu'on peut avoir sur un même thème !
Situation : Challenger a vingt-cinq ans et après une dispute avec Jessie, se retrouve dans un bar où il rencontre Marguerite, qui en a 17.
Thème : Ahemm…. Prostitution juvénile ? Aïeuuuh !
--
Georges sortit de l'appartement en prenant soin de bien claquer la porte pour que le bruit résonne jusqu'aux oreilles de sa fiancée. Il dévala les escaliers et ouvrit la porte de l'édifice à grande volée, pour se retrouver dans la froideur londonienne du mois de novembre.
Jessie et lui avaient eu une chicane. Encore. Ça ne fonctionnait plus très bien ces derniers temps, bien qu'il faisait de son possible pour régler leurs conflits. Elle lui reprochait de trop travailler et de ne pas assez lui accorder d'attention. La demander en mariage… quelle gaffe ! Lui, il aurait dû se marier avec sa science et rien d'autre ! Il savait très bien qu'il serait un mari absent ! Il abandonnerait sûrement sa femme en partant dans une expédition pour l'Amazonie où il périrait…
Il soupira, coincé dans les rues sombres. Il était neuf heures et n'avait pas pris le temps de mettre son manteau et bien qu'il fusse dans la fleur de l'âge –il avait vingt-cinq ans–, il n'était pas très solide. C'était un homme de science après tout et pas un fils de fermier. Il était faible de corps, mais fougueux d'esprit, la tête remplie d'idée… n'empêche qu'il avait froid !
De loin, il vit un bar qui semblait animé. Il soupira. Allait-il y entrer ? Il supportait très mal l'alcool et devenait faible d'esprit en buvant qu'un seul verre. Il se mettait à dire n'importe quoi et… ah puis zut ! Après tout, il avait bien besoin d'un remontant !
Dès qu'il mit pied dans le petit bar miteux, peuplé de petites gens attablés à boire, fumer, raconter des blagues de sexe ou à chercher les prostituées, Marguerite le remarqua. Il semblait jeune. Peut-être légèrement plus vieux qu'elle. Il n'avait pas une carrure forte, ses épaules étaient recourbées de tristesses et sa tête était basse. Il serait vite soûl et c'était le genre de proie qu'elle recherchait. Il serait en fait, très facile à plonger dans un lit et paierait plutôt cher, n'étant sûrement pas le genre d'homme habitué à cette activité.
Elle le détailla. Il était plutôt bel homme. Les cheveux brun brûlé, quasiment roux et les yeux bleus pétillants. Il avait une petite moustache élégante. C'était le genre d'homme qu'elle préférait mettre dans un lit, parce qu'ils n'étaient pas agressifs et elle arrivait à facilement les manipuler.
Elle n'avait qu'à peine 17 ans et déjà, elle avait perdu sa virginité depuis belle lurrette ! Elle jouait les prostituées depuis deux ans pour survivre et dans l'espoir d'un jour s'attaquer à une marchandise plus grosse. Elle savait qu'elle pourrait réussir à faire tomber un baron en amour avec elle et ensuite récolter son argent. Les riches étaient souvent les plus crédules, se croyant à l'abri de tout, et ils étaient aussi les plus amoureux. D'ailleurs, une fois qu'elle serait mariée avec un riche, plus rien ne l'empêcherait de devenir une femme de renom, oubliant son passé miteux et pouvant aller fréquenter une Université digne d'elle-même.
Adrienne avait aussi le même dessein qu'elle. Et cette dernière avait déjà pris un Lord dans ses filets. Bientôt, elle aurait une marionnette tout à elle et pourrait aider Marguerite à se sortir du pétrin où elle s'était mise.
Et elles pourraient vivre comme elles l'entendraient, cessant de voler, parce que ça devenait une activité de plus en plus dangereuse et elles étaient de plus en plus recherchées !
Elle observa encore un peu l'homme roux qu'elle avait dans sa ligne de mire et s'avança, quand il eut tranquillement entamé son premier verre de gin.
Elle s'assit à côté de lui.
- Bonjour.
Challenger releva les yeux vers la personne qui lui parlait. Une jeune fille. De toute évidence, une prostituée, vu la manière provocante dont son décolleté plongeait. Elle avait de longs cheveux bouclés noirs et de beaux grands yeux gris-vert. George lui donnait 15 ou 16 ans, pas plus. Bof, peut-être 17. Soudain, sa vie ne lui paraissait plus si misérable.
- Bonjour, répliqua-t-il lentement, avant de prendre lentement une autre gorgée de sa boisson alcoolisée.
- Vous n'avez pas l'air dans votre assiette, dit la jeune femme en se trémoussant un peu, mettant en valeur sa jeune poitrine.
Marguerite haïssait faire ça.
- C'est juste, répliqua celui-ci en portant un peu d'attention à ses courbes généreuses.
Voilà, elle l'avait prise. Il avait bu assez pour ne pas être soûl mais pour que le voile de la pudeur et de la logique s'estompe un peu. Marguerite comprenait pourquoi l'Église proclamait l'alcool comme la boisson du diable.
George se demanda ce qu'il était en train de faire. Une prostituée l'abordait et le voulait visiblement comme client et il la laissait faire, pensant même à… non ! Elle était bien trop jeune ! Il ne pouvait tout de même pas ! Et puis, il était fiancé !
Marguerite sourit comme elle seule savait le faire et Challenger fut surpris par toute cette clarté derrière ce masque de perversion.
- Si vous voulez, je pourrais vous réconforter, moi.
Hum, à l'air que Challenger aborda, elle sut qu'elle avait été trop agressive pour ce type d'homme.
- Désolée, se rattrapa-t-elle en faisant des yeux piteux, je ne voulais pas… vous êtes sûrement fiancé.
- Attendez, dit Challenger en la prenant par le bras, la retenant. Ne vous en faites, pas ce n'est pas très grave. D'ailleurs, je ne sais pas si je vais toujours me marier.
Marguerite sourit intérieurement. Bingo ! pensa-t-elle. Elle fit un air intéressé et posa sa main sur celle de Challenger.
- Venez, vous n'avez pas l'air bien, je connais un endroit où vous pourrez être mieux, dit-elle avec un faux sourire.
Challenger sut bien lire entre les lignes. Elle voulait de l'argent. Et pour avoir son argent, elle lui donnerait du plaisir. Il hésita un instant. Puis y repensa par deux fois. Jessie ne voulait plus de lui, selon ce qu'elle avait dit. Et il serait mille fois mieux en homme libre, collectionnant les conquêtes la nuit et travaillant le jour dans son laboratoire.
Il se leva et suivit la jeune fille à l'extérieur du bar, dans le froid de novembre. Les gens présents les suivirent un peu des yeux, sourire vicieux aux lèvres.
Il ne sut pas très bien où elle l'emmena, l'esprit embrouillé par l'alcool qu'il avait ingurgité, mais il vit bien qu'il se retrouva près d'un lit, sûrement dans un hôtel miteux. Ou en fait, c'était peut-être un appartement. Peu importait, il n'avait de yeux que pour cette jeune femme qui avait soudain un visage légèrement apeuré.
C'était l'instant qu'elle détestait le plus. Vraiment. Mais lui ne semblait pas sur le point d'agir. Alors, retenant un soupir comme pour accomplir une tâche qui lui levait le cœur, elle passa sa main sur la chemise de l'homme et commença à la déboutonné doucement. Elle voulait son argent, oui ou non ?
Il la regarda faire un instant, avant de secouer la tête et de l'empoigner délicatement par les deux bras. Il se pencha et l'embrassa tendrement. L'appartement était froid, mais la tiédeur d'une femme le réchauffait toujours.
Elle fut surprise par ce baiser tendre, peu connu pour elle. À l'habitude, les hommes qu'elle côtoyait étaient soit féroce, soit trop timides. Mais, là, lui semblait totalement différent. Il avait ce baiser une tendresse étrange, le genre de choses auxquelles elle n'était pas habituée. Puis, elle comprit qui ne cherchait que du réconfort lui aussi, quand elle répondit à son baiser, se forçant toujours un peu.
Elle sentit les mains habiles du jeune homme glisser jusque dans son dos et dénouer le corset qui l'étouffait. Deux secondes plus tard, sa robe tombait sur le sol, la laissant quasiment nue, mais enfin capable de respirer comme il faut.
Bientôt, tous les deux furent complètement dévêtis, mais Marguerite sentait chez cet homme une constante hésitation. Elle lui sourit et l'embrassa, le poussant vers le lit.
Il se dégagea un peu et l'observa. Ses jeunes seins étaient désirables et ses courbes comme taillées au couteau. Il n'avait plus vraiment la force de résister.
Quand elle sentit les mains de l'homme dont elle ignorait le nom courir sur son corps et la caresser doucement, comme si elle était une poupée fragile, elle ne put s'empêcher de frissonner. Ce n'était ni un frisson ne plaisir, ni un frisson de dégoût. Simplement une réaction physique à un comportement innocent qui lui était étranger.
Il finit par l'étendre sur le lit, la désirant complètement cette fois. Il embrassa le creux de son cou, ses seins, son ventre… et chaque fois, elle réagissait en frissonnant et tremblant un peu plus. Et il savait que ce n'était pas de faux frissons.
En effet, ils étaient réels, mais simplement parce qu'il agissait avec une telle attention, qu'elle ne pouvait pas chasser cette illusion d'amour que ces gestes donnaient. Elle savait que c'était faux, mais pour elle, c'était la première fois qu'elle voyait un homme agir ainsi avec elle.
Et pour lui, c'était la première fois depuis longtemps qu'une femme s'abandonnait totalement à lui. Jessie refusait depuis des mois d'avoir trop de relations, ayant peur de tomber enceinte avant le mariage et que cette histoire ne tourne en drame.
Finalement, quand il finit par pénétrer en elle lentement, elle gémit doucement, passant son bras autour des épaules du jeune homme, connaissant un plaisir physique qu'elle n'avait jamais ressentit. À l'habitude, elle laissait ses barrières mentales et ses peurs réfréner ses ardeurs. Mais cette fois, elle sentit une réelle satisfaction parmi les coups de reins et les baisers et caresses endiablées.
Lui aussi se sentait soulagé à entrer en elle de cette façon, leurs deux corps enlacés, la peau perlée de sueur de la jeune fille collée à la sienne et son agréable odeur de lavande l'étourdissant (N/A Fallait trop que je la mette celle-là !! Loll). Il avait même oublié l'âge de la jeune femme et ses coutumes habituellement si orthodoxes, bien qu'il était un homme totalement athée. Il avait une réelle envie de cette fille et aurait quasiment put la dévorer… métaphoriquement parlant.
Leurs gémissements et leurs mouvements cessèrent plusieurs minutes après l'orgasme, tous deux ne voulant pas s'endormir effrayés de devoir se relever le lendemain, mais épuisés et peinés pour toutes sortes de raisons, ils s'endormirent tout de même, blottis l'un contre l'autre. D'habitude, elle avait l'habitude de faire des hommes, les prisonniers de ses cuisses, mais là, c'est lui qui avait tout contrôlé, l'aimant quasiment pour cet instant de plaisir lui faisant oublier ses malheurs. Et il était endormi, le bras autour de sa taille, son souffle réchauffant son cou.
Le matin, Marguerite fut éveillée par la froideur glaciale de son appartement. Elle gémit, à cause d'un mal de tête horrible et ouvrit lentement les yeux. Cela lui prit quelques secondes avant de se rappeler de la nuit d'avant et de s'asseoir rapidement dans son lit, pour découvrir une place vide à côté d'elle. Toute trace de l'homme avait disparue et sur son unique commode, une liasse de billet traînait. Elle la voyant, elle ne put s'empêcher de se souvenir à quel point sa vie était misérable et elle éclata en sanglot, enfouissant sa tête dans son oreiller.
Elle aurait tellement voulu être une jeune fille normale, avec des parents, des amis, une famille… elle avait certes été bien éduquée jusqu'à ses quinze ans dans les meilleurs couvents, mais les sœurs l'avaient abandonné dès que possible, voyant en elle une enfant du diable.
Et elle était devenue qu'une jeune orpheline abandonnée à son sort dans les tristes rues de Londres et couchait avec des hommes pour survivre. Heureusement qu'elle avait Adrienne parce que sinon elle aurait bien…
Marguerite s'éveilla en sursaut, la respiration haletante. Elle regarda autour d'elle : elle était au Tree House, dans sa chambre. Et elle se souvenait parfaitement de son rêve, qui était le reflet d'un événement passé, réellement arrivé, dans les moindres détails. Et son cœur s'accéléra de panique à dernière pensée qui s'infiltrait peu à peu dans son esprit :
Elle avait été la putain de Challenger…
--
HIIERKK ! Je peux pas croire que j'ai écris ça !! Dégoûtant comme dernière phrase !!
Bon, alors euuh… C'EST ÇA !
FIN ! et fière de l'être !
Version Kim :
-----------------------------
Nous revoilà Daphnée et moi pour quelques petites fics traumatisantes! Suite à un accord, nous, nous sommes données un sujet de départ afin d'écrire une fic qui aura deux versions! La sienne et la mienne! Donc voici le sujet de base :
-Marguerite a 17 ans…. Challenger en a 25…. Ils se rencontrent…. Marguerite a besoin d'argent et elle fait de la prostitution!
Nos deux versions devront être Rated R! (À la demande de Daphnée!)
Yeux ou lecteurs sensibles, s'abstenir!
Titre : …. Aucune idée quoi donner comme titre!
Marguerite frotta un petit moment sa nuque endolorie. Debout dans une ruelle sombre de Londres, elle jeta de fréquent coup d'œil autours d'elle. Ses longs cheveux bouclés tombaient lourdement sous ses épaules, complètement trempés. Évidemment, le temps était toujours aussi morne. La pluie venait fracasser le sol et la jeune femme prit une énorme bouffée d'air… Elle en avait tellement assez…. Assez de cette vie qui ne la menait nulle part! Elle aurait tellement aimé fuir… Elle n'avait rien pour la rendre heureuse, si ce n'était que son allure… Elle regarda l'heure sur sa jolie montre et soupira. Elle allait être encore en retard et son patron lui arracherait sans doute la tête. Peu importe!
Elle reprit son chemin sur la grande rue. Les quelques passants tournèrent la tête sur son passage… Tandis qu'elle marchait la tête haute, tout de même bien vêtue, elle songea à Adrienne qui devait déjà entamer son numéro… Elle lui ferait certainement la tête lorsqu'elle se pointerait… La brunette se résigna à accélérer le pas et sur son chemin, elle bouscula un homme(N/A Ah! Mais oui! C'est Roxton tout n'est pas perdu!!! s'étouffe )… à la carrure forte et au regard profond… Un homme qui devait être excessivement riche… Il la scruta pendant un long moment lorsqu'ils passèrent l'un près de l'autre, comme si la terre avait cessé de tourner, puis le temps reprit son court. Elle couru pendant le reste du trajet et finalement, elle entra dans un bar. Il était très bien réputé dans le quartier. Quelques hommes se retournèrent à son entrer et le « big pit » - son patron -, se posta devant elle avec une mine peu réjouit!
-Pour l'amour du ciel Marguerite! Où étais-tu passé!
La jeune femme haussa les épaules et passa une main dans ses cheveux afin de les remettre légèrement en ordre… Une bataille perdue d'avance avec le temps qu'il faisait à l'extérieur!
-Tu n'es pas ici pour le plaisir, je te paie figures-toi! Alors vas vite sécher tes cheveux et y remettre de l'ordre, puis en scène! Ils veulent entendre ta voix depuis un trop long moment déjà!
-Ne fais pas cette tête, maugréa-t-elle, ça te ne vas pas du tout!
-Oui et bien dépêche-toi!
Elle arqua un sourcil et ignora sa dernière remarque tandis que Adrienne lui fit un petit signe de la main. Elle lui sourit, puis s'enfuit en vitesse à l'arrière des « coulisses ». Elle saisit quelque chose qui ressemblait à un drap et épongea ses cheveux. Elle jeta ensuite le drap, puis se regarda dans une glace. Son reflet n'avait rien de très charmant. Elle était lasse… oui! Elle adorait chanter et être avec Adrienne… Elle adorait voler et rire! Mais depuis quelques mois, elle n'avait plus le moindre centime! Elle avait toujours eu beaucoup de distinction, voire énormément de dignité, mais ce qu'elle devait faire pour vivre la répugnait à ses heures!
Jamais elle n'avait donné son corps… À personne… Mais lorsque l'on a dix-sept ans, un toit plutôt frêle au-dessus de sa tête et pas assez d'argent pour survivre, on est amener à commettre bien des actes irréparables! Du moins, c'était ce qu'elle croyait. Elle avait refoulé ses convictions ou ses résolutions, puis avait trouvé un moyen « facile » de se faire beaucoup d'argent. Sordide, mais facile…
Elle se changea rapidement et entra sur scène. Les applaudissements et les cris de la petite foule lui soutira un petit sourire. Elle se tourna vers Adrienne au piano et elles se firent un petit signe de la tête, annonçant le commencement du numéro.
Marguerite chanta… Selon sa meilleure amie avec la voix d'un ange. Elle s'inclina lorsqu'elle eut terminé, puis alla s'asseoir au bar en compagnie d'Adrienne.
-Tu étais superbe Madge!
-Merci… toi aussi, répondit-elle vaguement.
-Mmmh… Tu ne sembles pas dans ton assiette, je ne me trompe?
-C'est vrai…
Elle commanda un verre d'alcool, gracieuseté de la maison, puis l'avala d'un seul coup.
-J'en ai marre Adrienne! Regardes-les, railla-t-elle en faisant allusion aux hommes, s'ils avaient la permission, ils nous sauteraient dessus! Pitoyable!
-Que se passe-t-il? Pourquoi ce revirement aujourd'hui? Tu ne t'amuse pas?
-M'amuser? Je n'ai pas d'argent! Je dois… merde, tu sais bien ce que je dois faire!
-Je croyais que…
-Quoi? Que j'avais refusé! J'aurais bien aimé figures-toi! Il va nous falloir un plus grand coup! Je veux dire un vol qui nous rapportera gros!
-Je sais…
Marguerite soupira sans dire un mot de plus et avala un autre verre.
George claqua la porte de sa demeure avec une telle force qu'il entendit le carreau de la vitre casser. Pourquoi ne pouvaient-ils pas être d'accord, lui et Jessie pendant plus de quelques jours! Depuis plus d'un mois ils ne cessaient de se quereller! Sa femme était loin d'être douce et compréhensive lorsqu'il s'agissait de ses expériences! Elle ne comprenait visiblement pas ses motivations… Tout ce qu'elle percevait c'était les pots cassés au bout du compte! Elle lui rabattait sans cesse les oreilles avec ses : George… tu n'es jamais avec moi… George… George…! Il en devenait dingue! Puis aujourd'hui, lorsqu'il avait tenté un approche, elle l'avait repoussé! Que voulait-elle à la fin!!
Décourager, il fila dans sa voiture où son chauffeur prit le volant.
-Conduisez-moi dans un bar! Peu importe lequel!
-Bien monsieur…
Après quelques temps, Challenger entra dans un bar où l'ambiance semblait agréable. Il alla s'asseoir à une table et commanda trois verres de Whisky. Il devait noyer ses soucis, bien qu'il ne buvait pratiquement jamais. Son attention fut soudainement portée sur une jeune fille ou une jeune femme. Assise près d'une autre demoiselle, elle était accoudée au bar, les yeux plongés dans le vide. Il n'avait jamais vu pareilles cheveux depuis des lustres. Terriblement longs, jusqu'à ses reins et bouclés. Elle était trop loin pour qu'il puisse percevoir son visage, mais il pouvait deviner un corps de rêve sous ses vêtements… Il secoua sa tête afin de retirer cette vision de son esprit. Qu'est-ce qu'il lui prenait!
Il baissa la tête et se concentra sur ses quatre autres verres qui lui avait été donnés.
-Marguerite, prévint Adrienne, si tu bois trop…
-Fiche-moi la paix veux-tu? Je ferai ce que j'ai envie de faire!
-Mais si j'étais toi…
-Tu n'es pas moi! Alors arrête!
Sur ces mots la brunette prit un second verre.
-Tu es d'une humeur exécrable! Soupira son amie.
-Et alors? Si tu subissais la moitié de ce que je subis tous les soirs avant de venir ici, tu aurais peut-être ma mine déplorable!
-Marguerite tu n'étais pas obliger de…
-De vendre mon corps n'est-ce pas? Coupa-t-elle avec sarcasme, et bien si ce n'est pas moi qui le fait, qui le fera? Assurément pas toi!
-Ce sont des reproches Madge?
-Peut-être bien!
Sa meilleure amie se redressa brusquement, puis déclara :
-Ne m'accuse pas de tes torts Marguerite!
-Dans ce cas… laisse-moi, rétorqua-t-elle sèchement.
-Très bien, on se revoit ce soir!
-Bye!
Marguerite regarda Adrienne qui sortit de l'endroit, puis elle laissa ses yeux gris-vert flâner sur les hommes et femmes assis aux tables. Comme elle avait empli son travail de la journée, elle fut tentée de sortir d'ici… Elle allait d'ailleurs le faire lorsqu'un homme… environ dans la vingtaine peut-être 23 à 26 ans vint s'asseoir sur une chaise qui n'était pas occupée à sa droite. Elle le détailla d'un peu plus près… Il était roux, assez grand et plus ou moins beau. Par contre, elle aurait pu se perdre pendant très longtemps dans ses yeux verts. Il affichait un air espiègle ou était-ce tout simplement son air naturel… Elle pouvait aussi noter qu'il… était riche. Sa montre et ses vêtements ne trompaient pas. Oh… il ne devait pas avoir une très grosse fortune, mais il devait être aisé financièrement.
Se demandant pour quelle raison elle restait là à examiner un parfait étranger, elle se leva. Avant même qu'elle n'eut fait un pas pour s'éloigner, il la retint par le bras.
-Vous êtes bien jeune pour travailler ici, fit-il subitement sans même se présenter.
Elle toisa sa main qui retenait son bras incrédule et répliqua sèchement :
-Et je vous trouve bien discourtois de me retenir de cette façon… Aux dernières nouvelles je ne vous connais pas!
Elle le vit sourire. Un sourire chaleureux et sans mauvaises intentions.
-Excusez-moi…
Il la lâcha et au lieu de filer comme elle avait prévu, elle reprit sa place près du jeune rouquin.
-Et il n'y a pas d'âge pour travailler ici, déclara-t-elle simplement.
-Je m'en aperçois…
-Puis du reste, je ne suis pas si jeune! S'offusqua-t-elle.
-Ah non?
-Non…
-Quel âge avez-vous? Interrogea-t-il.
-Quel âge me donneriez-vous? Questionna-t-elle avec malice comme réponse à sa question.
George resta un instant muet, sans savoir quoi affirmer. Il était vrai qu'elle était diablement belle et attirante, mais son visage avait quelque chose de brisé et puéril… Elle semblait aussi beaucoup souffrir sans vraiment le démontrer. Elle semblait se cacher sous des airs désinvoltes et imperturbables. Il la devinait aussi très distante. Jeune? Non… elle semblait avoir trop de vécu pour avoir 16 ou 17 ans. Il se ravisa :
-Non, vous avez raison, vous ne semblez pas très jeune…
Elle arqua un sourcil et demanda :
-Vous êtes??
-George Challenger… et vous…?
-Marguerite… seulement Marguerite…
-Que faites-vous dans la vie George?
-Je… suis un scientifique…
Elle échappa un petit rire.
-Qui a-t-il de si drôle?
-Rien, pouffa-t-elle.
-Dans ce cas pourquoi riez-vous?
-Mais pour rien je vous dis… ravie de vous avoir rencontré George…
Sur ces mots, elle se redressa et lui fit un au revoir de la main. Aussitôt, Challenger la suivit à l'extérieur où il la rattrapa vivement. Étrangement, il se sentait lié à cette jeune femme. Son sourire l'avait en quelque sorte ensorcelé et les effets de l'alcool n'aidait en rien à ce qu'il pouvait éprouver. Encore une fois, il la retint par le bras.
Elle se retourna rapidement vers lui et fronça les sourcils…
-Écoutez… je dois rentrer…
-Je peux vous raccompagner…
-Non… vraiment ça va aller…
-Mais…
-Ça fera deux-cent dollars, soupira-t-elle, ce sera chez vous ou…
-Pardon! S'exclama-t-il, mais je ne vous ai rien… et vous êtes… je!
-Ah non! Pitié ne me faites pas le coup de l'innocence! Vous êtes très charmant, mais j'ai autre chose à faire… c'est tout ce que je propose alors…
-Mais je n'ai rien demandé! Vous, vous êtes trompée sur mes intentions et… moi j'ignorais que vous étiez une putain…
Marguerite frissonna, ce qu'elle pouvait détester ce « qualificatif »! Elle l'aurait même giflé… seulement il avait raison! Ah, se promit-elle, elle arrêterait toute cette mascarade bientôt… Elle et Adrienne finirait par s'en sortir sans avoir à traîner les rues…
-Vous ignoriez? Alors pourquoi êtes-vous venu me voir?
-Je voulais simplement avoir une… conversation…
-Laissez-moi rire! Vous allez me dire, murmura-t-elle en s'approchant dangereusement de lui, que toutes vos intentions étaient bonnes?
Il ne bougea pas d'un centimètre devant ce visage à couper le souffle et répondit :
-Oui…
-Vraiment? Insista-t-elle sans pouvoir s'empêcher de le provoquer en laissant glisser une main sur sa poitrine.
Il la saisit et une lueur de colère sembla apparaître devant ses yeux… Challenger n'était pas fait de marbre… Il avait bu, il s'était disputer avec sa femme et cette Marguerite semblait le provoquer… D'autant plus qu'elle était loin d'être une jeune fille innocente. Elle regarda interdite sa main qu'il avait prise et le toisa dans les yeux.
-Très bien, dit-il d'une voix rauque…
-Quoi? Demanda-t-elle en retenant sa panique.
Elle n'avait pas réellement voulu qu'il en arrive à… là! Il était passablement séduisant. Il n'était pas laid… Elle avait déjà rencontré un bon nombre d'hommes qui ne lui arrivait pas à la cheville… Mais il était le premier avec lequel elle se sentait… étrange… Oui, c'était tout à fait le mot. Comme si elle pouvait en regardant ses yeux se sentir en sécurité… Toutefois, elle venait de commettre une grave erreur. À présent, il la regardait sans autre émotion que… le désir… Finalement, elle était peut-être aller trop loin…
-Je me suis disputer avec ma femme, avoua-t-il, si vous passez la nuit avec moi… je vous donnerai le double de ce que vous me chargerez…
-Le… double? Bredouilla-t-elle stupidement.
Elle avait tellement besoin d'argent! Elle ne pouvait tout simplement pas refuser! Puis du reste… Elle commençait à avoir l'habitude…
-Très bien, fit-elle sèchement…
Lentement, le cœur battant, Marguerite entra dans une chambre que George avait louée… Bon plus vite, ils auraient terminé, plus vite elle sortirait d'ici… Seigneur qu'était-elle devenue… Elle aurait tellement aimé être l'une de ces jeunes filles vivant encore avec ses parents ou encore être celle promise à un homme bien… Elle aurait tellement aimé être comme les autres… Mais elle était elle… et personne d'autre… Elle se tourna vers Challenger et celui-ci fit un pas vers elle. L'expression de son visage la cloua sur place… était-ce de la compassion… de la tendresse? Elle ne détourna pas son regard du sien tandis qu'il glissa une main sur son visage…
-Pourquoi faites-vous cela? Questionna-t-il doucement, comme s'il tentait de la dissuader… de l'enlever de cette prison où elle s'était cloîtrée.
-Pour survivre, murmura-t-elle…
Il déposa un chaste baiser sur sa joue et recula. Hébétée, elle fronça les sourcils.
-Vous ne méritez pas tout ceci…
-Oh si… je vous le conjure…
-J'ai fait une erreur… je vous prierais de partir…
-Quoi!?! Vous ne pouvez pas…
-Bien sûr qui si! Allez partez!
Elle arqua un sourcil.
-Vous ne savez vraiment pas ce que vous voulez vous n'est-ce pas?
Il haussa les épaules.
-Je veux que vous sortiez d'ici…
Intimement déçue, Marguerite ne put se résoudre à sortir de la pièce. Que faisait-elle? Peut-être ne voyait-elle que les billets à la fin de cette aventure!
-Qu'attendez-vous? Interrogea-t-il.
-Que vous mettiez un peu vos convictions et vos principes de côtés! Êtes-vous à ce point parfait? Ce serait impossible…
-Est-ce que vous dites toujours noir lorsque quelqu'un dit blanc et vice versa?
-Toujours, sourit-elle malicieusement, en fait… je n'aime pas être repoussée…
Elle s'approcha de lui, de la même manière que dans la rue… Et cette fois Challenger sut qu'elle n'abandonnerait pas… Cette femme voulait à tout prix lui retirer une somme d'argent… alors soit! Elle était loin d'être un ange… il devait s'y résoudre! Sans un autre mot, il fit un pas, l'enlaça et s'empara de ses lèvres presque sauvagement. Au contacte de son corps à faire rêver un saint, de ses lèvres pas le moins du monde hésitantes et de ses mains qui vinrent s'accrocher à ses épaules, il crut défaillir… Oui, tomber dans cette passion, cette ardeur qu'il n'avait pas éprouvée depuis trop longtemps… Il n'osait plus se détacher d'elle… Ses mains s'arrêtèrent sur ses hanches qu'il attira davantage à lui.
Marguerite fronça les sourcils, les yeux toujours fermés… À l'habitude, elle détestait le commencement de cette torture qui durait pour elle une éternité, mais aujourd'hui… cela semblait différent… très différent. Elle n'eut pas cette même répugnance lorsqu'elle déboutonna la chemise du rouquin… Non… elle fut même surprise à vouloir le toucher… Leurs lèvres se détachèrent. Il la regarda et… sa gorge se serra. Pourquoi avait-elle l'impression qu'il lui voulait du bien? Il était comme les autres! Avide d'assouvir ses désirs… Dans ce cas… pour quelles raisons l'aida-t-elle à détacher sa robe? Pourquoi ne bougea-t-elle pas lorsqu'il délia son corsage? Il saisit doucement ses mains qui vagabondaient sur son torse, puis embrassa ses paumes. Fascinée, elle ne fit aucun mouvement ce qui n'était certes pas dans ses habitudes. Il enfouit ensuite sa tête contre son cou et dès lors… elle s'abandonna, sans savoir comment, ni pourquoi… Elle frémit, lorsque ses doigts glissèrent sur sa nuque, lorsque ses yeux la dévorèrent du regard, lorsque sa bouche se fit plus pressante et lorsque son corps se fit plus brûlant…
Ces simples gestes que toutes femmes auraient pris sans poser de question, sans même se rendre compte qu'ils étaient emplis de douceur et de tendresse laissa Marguerite incrédule. Il effleurait sa peau, ses seins, son ventre comme si elle représentait absolument tout au monde… Comme s'il guettait d'abord à son plaisir qu'au sien. Pour sa part, c'était la première fois qu'elle se prêtait totalement au jeux, sans artifice.
Ils furent rapidement dévêtis et Marguerite prit finalement l'initiative de le pousser vers le lit. Il sourit et l'admira. Un corps pareil au sien aurait dû être interdit. Elle n'avait aucun défaut et ses longs cheveux bouclés cachaient légèrement sa poitrine. Elle était belle à damner un dieu! Ses yeux brillaient pratiquement dans la noirceur de la pièce et il parvenait à voir son air sauvage qui la rendait d'autant plus désirable. Elle était irrésistible, de son magnifique visage à ses jambes interminables. Un physique parfait qui lui coupait carrément le souffle.
Elle s'étira vers lui et traça de sa bouche et ses mains de longues et habiles caresses qui auraient emporté tout homme à la folie. Si elle avait eu des doutes sur la soif qu'il pouvait avoir d'elle, elle n'en avait plus! Il finit par la faire basculer sous lui et il la couvrit de baisers, tentant d'ignorer cette délicieuse sensation qui torturait son être ou du moins son corps! Ils s'embrassèrent, se caressèrent, essayant tous les deux d'oublier pourquoi ils en étaient là… La question ne se posait même pas, ils avaient la réponse.
C'était la première fois que George trompait sa femme et il n'avait aucun remords si ce n'était qu'il ne reverrait sans doute jamais sa maîtresse d'un soir. Tout était physique et pourtant, il était convaincu que ce qu'ils partageaient resterait unique…
Enfin, il la posséda avec un soupir rauque. Il pu sentir son cœur battre contre le sien, son souffle contre son cou et ses ongles se déplacer sur son dos telle une douce caresse. Elle ne feignait pas les battements précipités de son cœur, ni ce visage qui exprimait un réel désir. Étrangement, tandis qu'il se mouvait en elle, leurs mains se cherchèrent. Leurs souffles se mêlèrent, leurs soupirs volèrent dans la pièce et leurs respirations devinrent plus haletantes lorsqu'il accéléra ses coups de reins.
Finalement, Marguerite arqua son corps contre celui de son compagnon, sa tête se cambrant vers l'arrière lorsqu'elle poussa un long gémissement de plaisir, ayant atteint le paroxysme. Bientôt, George la rejoignit et il murmura à son oreille quelque chose de complètement inaudible. Ses derniers mouvements furent tendres et lents accompagnés de sa main droite qui lâcha la sienne pour venir toucher sa joue… Épuisés, mais comblés, ils restèrent l'un contre l'autre sans bouger. La peur de revenir à la réalité ou de prendre en conscience leurs actes les en empêchèrent. Puis du reste, il n'en avait pas la force.
Marguerite ferma les yeux en retenant un sanglot, puis glissa sa main sur la tempe en sueur de son amant… Il la regarda un petit moment, embrassa son front, puis reposa sa tête contre sa poitrine en la serrant fort contre lui. Jamais, depuis qu'elle offrait son corps pour de l'argent, elle n'avait prit plaisir à « faire l'amour » avec qui que ce soit… Jusqu'à maintenant… George sembla s'endormir avant elle, mais rapidement elle plongea dans une sorte de torpeur qui ressemblait à celle du sommeil.
Le lendemain matin, Challenger se réveilla en sursaut dû au tonnerre qui déchirait le ciel. Il devait être malgré tout passé midi. Il étira un bras vers la place désormais vide près de lui… Il se redressa tandis que les événements de la veille revinrent à son esprit. Il se frotta les tempes et respira le parfum de Marguerite (N/A Aucune idée quelle odeur cette fois… je refuse de mettre la lavande!) qui avait imprégné les draps. Il chercha une trace de sa présence en vain. Il trouva cependant une feuille avec quelques lignes écrites rapidement à la main. Il les parcouru :
George…
Je me suis permise de prendre l'argent dans votre pantalon… Je vous souhaite tout le bonheur pour votre futur…
Affectueusement…
Marguerite.
Il se précipita sur ses vêtements et fouilla dans la poche de son pantalon… Plus rien!! Il n'avait plus d'argent! Pas un centime! Il remarqua la disparition de sa montre et… de son alliance!!! Seigneur, elle lui avait tout prit! Tout ce qu'il avait sur lui ayant de la valeur! Il secoua la tête et… sourit. Oui, il sourit, regarda par la fenêtre de la chambre, puis se laissa retomber sur lit….
OUFF!!! Ça m'a prit beaucoup plus de temps que je croyais pour écrire cette fic! Je n'en suis pas très fière non plus --' J'aurais pu me forcer davantage, mais je n'étais pas vraiment « dedans » au moment crucial petit sourire pervers Bon! Alors voilà! Je ne crois pas que ce soit traumatisant… s'étouffe Je commence à être habituer!
Pardon pour les dollars, mais je n'ai aucune idée c'était quoi la monnaie en Angleterre dans les années 1900…!
Les mains c'est un petit délire personnel…
-----------------------------
FIINN !!! Alors, vous appréciez ?? Donnez-nous vos commentaires !!! Siouplaiiit !
