Auteur : Dealo.
Comme d'habitude 03
Lorsque Akihito ouvrit les yeux, une forte migraine lui lança le crâne. Il gémit doucement puis se rappela les derniers événements.
Il ne devait pas faire de bruits!
Mais c'était malheureusement trop tard... Le garde l'avait repéré et avait alerté son ravisseur. Celui-ci le regardait d'ailleurs avec un sourire lubrique au visage.
Et alors Akihito se rendit bien compte de sa situation. Il était dans une salle, l'air sentait le sel marin... Le port. Il devait être dans une cachette près du port. Et il était attaché contre un mur avec de lourdes chaînes de fers autour de ses poignets et de son cou. Il avait juste une liberté de quelques mètres...
-Merde...
Avec toute la force qu'il avait, Akihito tira sur ses liens mais ne réussi qu'a se faire mal inutilement.
Le sourire de son ravisseur s'élargit. Puis il prit la parole:
-J'ai moi-même réglé tes fers... ils ne sont pas trop serré j'espère?
-Enfoiré!! Qui es-tu?
-Je m'appelle yaken, et j'ai déclaré la guerre à asami... Cet enfoiré m'a prit plusieurs contrats, m'a volé des millions! J'ai donc décidé de lui prendre des choses à lui aussi...
Cet enfoiré a bien essayé de te protéger en mettant le feu à ton appartement, en t'emmenant chez lui, mais bon... Je suis malin moi aussi!
Sur ces mots, il s'approcha de son jeune prisonnier qui tenta maladroitement de se mettre hors de porté. Mais les chaînes étaient trop courtes pour le lui permettre.
Akihito la sentait mal cette affaire. Vraiment très mal! Yaken s'approchant un peu trop à son goût, il voulut lui donner un bon coup de pieds mais celui-ci l'évita souplement et l'attrapa par les cheveux. Le photographe se crispa, la douleur se répandant dans tout son crâne. Il gémit, tentant encore une fois de se débattre mais un coup dans le ventre lui coupa le souffle et il se laissa faire mécaniquement quand les lèvres du vieux yakusa se posèrent sur les siennes. La langue de son ravisseur s'invita dans sa bouche tandis qu'une main caressait son intimité. Akihito tenta de s'écarter de l'enflure qui osait le toucher mais il ne réussit qu'à se prendre un nouveau coup de poing. Il se retrouva au sol, yaken à califourchon sur lui. Et le voilà qui lui retirait son pantalon... Akihito gémit, tentant d'échapper à l'emprise de son ravisseur. Il avait peur.
Non... je ne veux pas... Pas encore... Asami espèce de crétin! Encore... De ta faute!
Yaken avait réussit à enlever le boxer de sa proie quand la porte de la cellule s'ouvrit sur un de ses hommes.
-Quoi? Grogna-t-il
-La voiture que vous attendiez arrive. Il est bientôt 18 heures monsieur.
Yaken jura de dépit. Il devrait s'amuser avec son nouveau jouet une fois son ennemi mort. Il se baissa, et approcha ses lèvres du jeune homme. Doucement, près de son oreille, il murmura:
-Je tiens à te prévenir... Asami vient me donner une rançon pour ta liberté. N'est-il pas gentil? Sauf que je souhaite m'amuser un peu plus avec toi... Mais tu as de la chance! Dès que j'aurai tué asami d'une balle en plein coeur, on continuera cette amusante distraction.
Akihito blêmit. Asami... C'était un piège pour le tuer! Et ce crétin qui venait tenter de le libérer! C'était pas sensé être un yakusa très foid? Non?
Pas que sa mort imminente le perturbait, mais bon... Non non! Si il mourrait, il ne serait pas triste du tout! Ah, ça non! Quoi que... Il ne savait plus.
Et puis il préférait que ce soit asami qui lui fasse l'amour, si on pouvait appeler cela de l'amour, plutôt que ce sale vieux pervers!
Pervers qui se redressait, un sourire aux lèvres.
Cet enfoiré! Si seulement je pouvais juste le frapper un petit coup, histoire de lui faire ravaler ce sal sourire d'hypocrite!
Yaken ne faisant plus tellement attention à lui, Akihito, sous une impulsion bête, mais alors vraiment très bête, à croire qu'il cherchait les emmerdes, lui balança son pieds dans la partie qui faisait le plus mal. Il vit d'ailleurs avec plaisir le malfrat se plier en deux et chercher sa respiration. Bien fait pour lui! Mais malheureusement, la joie du photographe fut de courte durée, yaken se retournant une fois de plus vers lui et lui donnant moult et moult coups. Il le battait à mort là... littéralement. Akihito poussa un cri de douleur quand un coup de pied lui défonça une côte. Il avait trop parlé, encore... Ca lui apprendra à tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de l'ouvrir.
-On fait moins le malin là, hein! Ricana son persécuteur.
Un voile noir se déposait sur les yeux du photographe quand il vit le garde s'approcher de lui avec une longue seringue dans les mains. Avec un gémissement, Akihito tenta d'échapper à cette aiguille qui ne lui présageait rien de bon, en vain.
-Nous arrivons dans quelques minutes monsieur.
-Tout est en place?
-Oui, voici le détonateur monsieur.
Asami prit la petite boîte dans sa large main et un sourire satisfait apparut sur ces traits. Le gibier était tout près!
Akihito sentit qu'on le soulevait. On le traînait vers la porte... Pour quoi faire? Il ne savait plus... Il avait chaud et froid... Que lui avait on fait? Bah... Aucune importance... Puis il revit le sourire de yaken et son sang se figea. Asami... Il allait venir et se faire tuer. Pour lui... Et merde! Il avait le tête lourde, son coeur battait irrégulièrement, froid... chaud... frisson... sueurs...
Que m'arrive-t-il?
-Que...M'avez vous fait?? Réussit-il à murmurer à yaken. Celui-ci lui fit un sourire sadique puis expliqua:
-On t'a injecté un produit tout nouveau! Il donne une fièvre terrible!!! Tu ne devrais pas en mourir mais cela te perturberas assez pour que tu n'indiques rien à asami lors du transfert...
-...En...enfoiréeee...
La drogue marchait assez bien, malheureusement. Il n'arrivait plus a parler et avait un mal fou à penser... La douleur dans ses côtes n'arrangeant rien.
Puis il se retrouva à l'air libre. Mine de rien, l'air frais lui fit un bien fou, lui libérant un peu l'esprit.
Ils étaient sur une grande place, des entrepôts tout autour d'eux. Akihito vit yaken faire un signe vers un entrepôt et regarda de plus près. Il se figea en comprenant les intentions du vieux yakusa. Un sniper... Le coeur... Bon sang! Il devait prévenir asami dès que possible! Mais en serait-il capable? Il n'allait vraiment pas bien... La tête lui tournait de plus en plus...
Puis il aperçut une voiture noir arriver. Et un certain yakusa en sortit, toujours égal à lui même, suivit de quelques hommes de mains. Akihito ne put s'empêcher de l'observer un long moment. Et alors Asami le regarda droit dans les yeux, avec une colère qui fit frissonner le photographe. Ce n'était pas de sa faute quand même! Il n'avait rien demandé lui! Et puis si il attirait le danger, il n'y pouvait rien!
-Vous avez l'argent?
Un des hommes d'asami sortit de la banquette arrière une mallette argentée. Deux hommes avaient leurs flingues pointés sur yaken. Du coté du ravisseur, un homme pointait son flingue sur asami, l'autres tenait Akihito qui sentait contre sa tempe une chose froide et ronde. Et une ombre avait un sniper près à transpercer le coeur du grand brun aux yeux de braises.
-Nous pouvons procéder à l'échange, maintenant? Je suis pressé... Dit asami.
-Mais bien entendu, bien entendu... D'un signe de la tête, il fit signe à son garde de me lâcher. En chancelant, je m'approchais d'asami tandis que la mallette allait en sens inverse.
Je vis Asami froncer les sourcils en me voyant marcher de travers.
J'avais envie de crier:
Ce n'est pas de ma faute non mais! Je n'y peux rien si ma tête tourne et si ma côte est douloureuse!
J'arrivai près de mon yakusa quand je vis le sniper faire un léger signe de tête à son supérieur. Merde... Asami était peut être mon ennemi mais mourir d'une balle dans le dos, je ne trouvais pas cela possible. Ni une ni deux, n'écoutant que mon courage, je poussais de toutes mes maigres forces asami qui fit un pas de côté tandis qu'une détonation retentissait dans l'air. Je sentis une forte chaleur se propager dans mon épaule tendit que je m'effondrais, deux bras me retenant avec force. Puis je senti le souffle d'une explosion. Et des couleurs rouges dansaient sur le visage de mon amant. Je ne l'entendais pas parler. Je ne savais pas ce qui se passait. Je savais juste que j'étais un idiot qui s'était jeter sur son pire ennemi pour ne pas qu'il meurt.
Un vrai crétin.
-Pas fini... Je ne suis vraiment... pas fini... réussi-je à murmurer.
Avec grace, du moins c'est ce qui me sembla, je fermais les yeux, tandis qu'une voix m'exhortait à les ouvrir, à ne pas dormir. Je lui aurais bien obéis, si cela ne tenait qu'à moi mais mon corps ne réagissait plus. Je verrais tous cela plus tard... plus tard...
N'empêche, comment je fais pour être aussi bête? Mais bon, ce n'est qu'une journée normale... Tout est comme d'habitude...
Je veux des reviews de la part de mes lecteurs!! Mais merci déjà a ceux qui m'en ont laissé!
Y'aura encore un chapitre...
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