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Comme d'habitude 11

Merci pour les reviews!!!

Allongé de tout son long sur son lit, Akihito méditait. Asami avait découvert qu'il était en vie. Il y avait donc de grandes chances qu'il le recherche. Mais il y avait une chose dont le photographe était sûr. Jamais il ne recommencerait comme avant. Par la faute du yakusa, il avait été enlevé, violé, et ce à de nombreuses reprises. Et le yakusa ne s'était jamais senti ne serait-ce qu'un peu responsable ni désolé pour lui. De quoi mettre le photographe bien en colère contre lui. Et le pire, c'était qu'après l'avoir mis dans tous ces problèmes, il l'abandonnait. Jamais, oh non jamais il ne retournerait vers le yakusa. Où alors ce serait pieds et poings liés. Non, même ainsi, il préférerait mourir plutôt que de devoir rester avec lui. Oui, il préférerait mourir.

Mais il savait que même en disant cela, il aimait encore Asami. N'était-il pas bête?

Akihito en était là dans ses réflexions quand son téléphone sonna. D'après le numéro, c'était un appel qui ne venait pas du japon. Feilong?

-Oui?

-Akihito! Tu as été trouvé.

-Trouvé? Je ne comprends pas, feilong.

-Asami t'a trouvé. Il a envoyé des hommes à ton appartement. Ils seront là d'ici 10 minutes;

Se redressant aussitôt, Akihito, son portable en main, commença à ramasser ses affaires les plus importantes.

-Lorsque tu dis qu'il m'a trouvé? Cela veut dire qu'il sait qui je suis? Où c'est juste pour les photos?

-Les photos? Non, il sait que Takaba Akihito habite dans cet appartement.

Sentant son coeur bondir dans sa poitrine, Akihito tenta de reprendre le contrôle de lui-même

-Cet enfoiré n'abandonnera donc jamais? Où je vais aller moi maintenant?

-J'ai un appartement dans le centre de Tokyo, prend un stylo et marque l'adresse. Les clefs seront à l'accueil, je préviendrais le concierge.

L'adresse est... prenant un papier le photographe nota l'adresse en quatrième vitesse.

-Merci feilong. Mais pourquoi m'aides-tu autant? Tu n'as rien a y gagné.

Un petit rire résonna aux oreilles du photographe.

-Oh que si, j'y gagne. Sache juste que voir Asami en difficulté est une chose que j'adore au plus au point. Dépêche toi de filer maintenant. Ils ne vont pas tarder.

-Oui ok, je me dépêche.

Il raccrocha, puis prenant son sac et l'argent qu'il lui restait, ainsi que les photos incriminant Asami, il sortit de son appartement, non sans avoir laissé un mot au yakusa. Un mot qui le ferait sûrement enragé. Claquant la porte derrière lui, il se mit a courir, histoire d'être sûr de ne pas pouvoir être suivit si les hommes d'Asami arrivaient plus vite que prévu.

Asami, son portable à coté de lui, attendait un appel qu'il savait ne plus tarder maintenant.

Il avait envoyé ses hommes chercher le jeune homme, il était inutile qu'il se déplace aussi.

Lorsque son portable sonna, un léger sourire jouait sur ses lèvres. Sourire qui disparut lorsque ses hommes lui apprirent que l'appartement était vide. Sourire qui revint lorsqu'ils lui dirent qu'il y avait une lettre qui lui était adressé. La chasse était bien mieux lorsque le gibier était intelligent.

Raccrochant, Asami lança un rapide regard à son lit, spécialement préparé pour le jeune photographe qui pensait pouvoir lui échapper. Il devrait attendre encore un peu.

Sortant de son appartement, il se rendit à celui qu'avait occupé Akihito ces quelques semaines passées.

Ses hommes étaient là, embusqués de partout, dans la possibilité que le jeune homme revienne.

Rentrant dans le domicile d'Akihito, Asami prit la lettre que lui tendait un de ses hommes.

Dépliant le mot, il se mit à lire. La lettre avait été écrite à la va-vite. L'écriture du photographe était reconnaissable entre toute, car il n'écrivait pas très bien.

La lettre n'était composée que de quelques phrases.

"Asami, ne me cherche plus, où je dévoilerai les photos que j'ai prises de toi en plein échange mafieux. Tu passeras un petit moment en prison. J'ai préparé des doubles des photos et si je venais à disparaître, elles seraient publiées. Tu as perdu, sincèrement, Takaba Akihito."

Chiffonnant la feuille de papier, Asami laissa un petit rire s'échapper de sa gorge. Son jouet était toujours aussi éxitant. Sauf qu'il n'avait pas pensé au fait qu'aller en prison serait impossible pour le yakusa. Il avait le bras long, comme on disait. Quelques pots de vins, quelques menaces, et les photos disparaîtraient aussitôt publié. La police ne pouvait rien contre lui.

Son sourire s'élargissant, Asami visita l'appartement, heureux d'avoir pu constater que Akihito n'avait pas perdu de son attrait. Son sourire diminua néanmoins lorsqu'il remarqua le luxe de l'appartement. Akihito n'aurait jamais pu se payer un si bel appartement. Il n'en avait pas les moyens. Etrange. Puis, en allant dans la chambre où avait dormi Akihito, il remarqua sur la table de chevet des cachets pour dormir sans faire de rêves. Ce n'était utilisé que dans les hôpitaux, normalement.

Pourquoi Akihito prenait-il se genre de cachets? Il avait toujours eu le sommeil lourd, sans rêves ni cauchemars. Sauf après qu'il ait été attaqué par yaken. Continuait-il à faire des cauchemars? Plusieurs semaines étaient passées maintenant. Ce qu'il avait dû subir n'avait pas dû être très agréable.

Donnant de nouveaux ordres à ses hommes, il sortit de l'appartement, toujours aussi sûr de lui. Si Akihito continuait à faire des cauchemars et achetait ce genre de cachets, il pourrait le retrouver. Ces médicaments ne se trouvaient pas partout.

Lorsqu'il arriva à l'adresse donnée, Akihito eut un mauvais pressentiment. Il avait oublié quelque chose. Quelque chose d'important. Quelque chose... mais quoi? Il ne se rappelait plus. Bah, aucune importance. Levant les yeux sur l'imposant immeuble devant lui, un frisson le parcouru. A l'intérieur, il y avait un appartement. L'appartement de Feilong. Et lui, Takaba Akihito, allait rentrer dans cet appartement. Pourquoi? Tous simplement parce qu'un certain yakusa, nommé Asami Ryûichi, le poursuivait de ses assiduités, ne cessant jamais de l'humilier, de manquer le faire tuer et de le faire souffrir. Et le pire, dans tout ça, c'était que lui, misérable photographe, aimait le yakusa. Sentiment qui n'était malheureusement pas réciproque. D'où la souffrance d'Akihito.

Poussant un long soupir de désespoir, il pénétra dans l'immeuble, puis dans l'appartement. Le concierge s'était montré vraiment très arrangeant. Il est vrai que feilong faisait un peu peur aussi, même par téléphone.

Une fois dans l'appartement, Akihito sentit son portable vibrer. Il décrocha aussitôt:

-Feilong?

-Oui. Akihito? Tout va bien? Ta voix me parait... étrange.

-J'en ai marre! Je vais devoir fuir encore longtemps? Il est impossible de lui échapper! Si ça continue, il va m'avoir! Je ne sais plus quoi faire!

-Akihito, calme toi. Pourquoi le fuis-tu?

Le photographe ne prit même pas le temps de réfléchir.

-Il m'a abandonné, et a cause de lui je souffre.

-Oui, Akihito, il t'a abandonné!! Tu as dû souffrir énormément, tu t'es fait violer, jour après jour. Tout cela par la faute à Asami! Et il n'est même pas venu, n'a rien tenté pour te sauver! Tout est de sa faute. Je le suivais, il n'a rien tenté pour te sauver.

-Oui mais quand je me suis enfui, il était là et...

-Akihito! Non, tu as tors. Il n'était pas là pour toi. Il avait un deal avec un mafieux, Yaken est juste venu en tant que dealer!! Il n'était pas là pour toi!

Les mots de Feilong lui firent mal. Son dernier espoir était mort. Asami s'en fichait de lui. Même si il l'avait sauvé plusieurs fois, il n'était pas important. Il était juste un jouet sexuel. On s'en servait puis on le jetait.

-Akihito, je t'ai mis une enveloppe sur la table. Dedans, il y a des photos. Des photos que mes hommes ont prises pendant ton emprisonnement. Regarde et tu comprendras.

Tendant la main vers ladite enveloppe, Akihito l'attrapa en tremblant.

A l'intérieur, il y avait bien des photos. Des photos montrant Asami et un autre jeune homme, sûrement la vingtaine d'année. Le jeune homme avait une expression de peur, mais Asami souriait. Il souriait.

Lâchant les photos, Akihito sentit des larmes couler sur ses joues. Asami... Asami... Il... il ne l'aimait pas du tout. Il l'avait juste remplacé comme cela, sans rien tenter pour le sauver. Il...

-Akihito? Tu es toujours là? Tu devrais dormir, ça à dû te faire un choc. J'ai des somnifères dans un tiroir. Pends-en et dors.

-Oui, je... je vais dormir. Merci Feilong. Je... merci.

-De rien Akihito, c'est normal.

Akihito raccrocha, puis farfouilla un peu partout dans les tiroirs. Feilong n'avait pas mentit, il trouva bien des cachets pour dormir. C'étaient les même que ceux qu'ils s'était procuré, sur les conseils de Feilong. Il les prit, et tomba dans un sommeil sans rêve.

Feilong raccrocha, fier de lui. Il imaginait déjà Akihito, cherchant les cachets et les prenants. Un petit sourire de victoire se dessina sur ses lèvres. Asami ne retrouverait pas le jeune photographe de sitôt. Il allait souffrir encore un peu. Juste pour son plaisir. Mais surtout, le photographe était vraiment facile à manipuler.

Repensant aux derniers événements, le jeune yakusa se complimenta pour son intelligence. Ayant découvert que Asami allait libérer Akihito, il avait tout fait pour le libérer avant. Ainsi, il pouvait garder un oeil sur le photographe, et par la même occasion, il pouvait contrôler Asami. Un plan simple, ne faisant pas souffrir le photographe, du moins pas physiquement. Les cachets que prenait Akihito embrouillaient son esprit. Il était donc plus malléable.

Oui, il était vraiment intelligent. Asami devait être assez embêté.

Bientôt, il mettrait en place la seconde partie de son plan. Faire venir Akihito à Hong-kong, sous le nez d'Asami. Et cette fois-ci, Akihito viendrait de son plein gré.

Oui, il était vraiment intelligent.

Pfiou...désolée pour le temps que j'ai mis a l'écrire, mais j'ai eu quelques difficultés pour ce chapitre. Bref, j'espère qu'il vous a plut, avec tous mes sentiments, DEALO!

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