Merci pour toutes vos reviews !!!
Contente que cette mini fic vous plaise et que certaines me restent fidèles malgré la simplicité de l'histoire.
Chapitre 6
En revenant dans la chambre, Rosalie discutait au téléphone. J'ai embarqué mes affaires de toilette et je suis partie prendre une bonne douche. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu l'impression que ma copine me cachait quelque chose. Elle avait un air bizarre. On verra bien tout à l'heure.
- Bonsoir, beauté ! Me lança Alice en s'essuyant les mains.
- Salut !
- Alors, comment ça s'est passé avec Edward ?
- Très bien. J'ai eu un peu la nostalgie du passé mais je crois que c'est à cause de Jacob.
- Je comprends ce que tu ressens. Jacob t'ignore et Edward est à tes pieds. C'est normal que tu sois troublée, tu as vécu une très belle histoire avec Edward, il est canon en plus ! On était toutes jalouses de toi. M'avoua-t-elle.
- C'est vrai que j'étais bien avec lui. C'est un garçon très tendre.
Une fille blonde, un peu plus jeune que nous, sortit de la cabine de douche. Nous pensions être seule, enfin moi je le pensais. Elle ramassa ses affaires et sortit de la salle de bain comme une voleuse, elle ne nous a même pas dit un mot.
- C'est une idée ou tout le monde agit bizarrement ? Demandai-je à Alice.
- Je ne sais pas. Qui est "tout le monde" ?
- Je me fais peut-être des idées mais, avant de venir ici, j'ai trouvé Rosalie au téléphone. Elle a été très surprise de me voir entrer et j'ai eu le sentiment de gêner.
- Elle a peut-être un amoureux secret ! Plaisanta mon amie.
- Non ! Elle nous l'aurait dit. Laisse tomber, elle m'en parlera sûrement ce soir. Sinon, je le ferai !
De retour dans ma chambre, Rosalie lisait un magazine, allongée sur son lit. J'ai posé mes affaires sur mon bureau et je me suis assise à ses côtés.
- Est-ce que tu me caches quelque chose, Rose ?
Elle referma son magazine et me répondit :
- Pas vraiment. Je suppose que ma réaction de tout à l'heure t'a mis cette idée en tête ?
- Oui. J'ai eu l'impression de te déranger.
- C'était Jacob, au téléphone. Il voulait connaître la couleur de ma robe pour le bal.
- Tu n'as pas besoin de te justifier.
- Il m'a aussi questionnée à ton sujet. Ajouta-t-elle.
- Que voulait-il savoir ? Questionnai-je étonnée.
- Si tu avais un copain. Je lui ai répondu que 'non'. Ensuite, il m'a posé une question au sujet d'Edward et toi.
- Laquelle ?
- Si tu avais souffert à cause de votre rupture.
- Que lui as-tu dit ?
- La vérité. Que je n'étais pas encore dans ce lycée à ce moment-là et que je le connaissais pas, Edward.
- Merci.
- De quoi ?
- De ne pas lui avoir dit n'importe quoi.
Elle se leva et s'agenouilla face à moi.
- Bella, crois-tu réellement que j'aurais pu te mettre des batons dans les roues ?
- Bien sûr que non ! J'ai confiance en toi, je sais que tu ne me ferais pas de mal, intentionnellement. C'est juste que j'ai cru que...
- Arrête de réfléchir à n'importe quoi. D'ailleurs, j'attends toujours que tu me présentes ton fameux Emmet.
- Excuse-moi.
- Ce n'est pas grave. Parfois on voit des choses, à cause de la jalousie, qui n'ont aucun sens. Mais, c'est ça l'amour... En plus, je suis flattée que la Reine de Beauté soit jalouse de moi !
J'avais honte de mon comportement à son égard. Pour me faire pardonner, je lui ai repassé ses chemisiers.
C'était donc ça... Jacob ne me parlait plus à cause de ses doutes sur ma vie amoureuse. Nous avions passé tellement de temps à discuter, rien qu'à deux. Il aurait pu me poser toutes les questions qu'il voulait.
Parfois, je me demande s'il est vraiment comme je le crois. J'ai l'impression qu'il y a deux personnes en lui. D'un côté, il est doux et attentionné et, d'un autre, il semble si immature, si lâche dans ses sentiments et ça gâche tout.
Je ne doute pas de mon amour pour lui, par contre, je me dis que s'il se passait quelque chose entre nous, je pourrai être déçue. Je l'idôlatre sûrement un peu trop. Il ne doit pas être aussi parfait que je l'imagine et, ça, c'est un peu normal.
Plus qu'une semaine avant la grande soirée !
Toutes les filles étaient réunies dans la salle de détente. Ce matin, nous n'attendions qu'une seule chose: recevoir nos robes !
C'était l'unique essayage. S'il y avait un petit problème, il fallait le signaler immédiatement, sinon c'était trop tard !
Nous rentrâmes par groupe de cinq dans la pièce qui servait d'atelier couture. Les apprentis styliste y faisaient les retouches, si besoin.
J'y suis entrée avec Alice et Rosalie. C'était logique que nous soyons toutes les trois réunies pour vivre cet instant magique, c'était la dernière fois...
Nos robes étaient sensationnelles. Rosalie savait opté pour une longue jupe et un bustier en satin. Le haut était vert amande et le bas beige. Avec ses longs cheveux blonds, c'était sensationnel !
Alice, ma belle brunette, avait choisi une robe foureau rouge en satin, un modèle très moderne. La manche gauche longue et évasée et la droite n'était qu'une ficelle couleur or. Elle avait précisé qu'elle désirait un grand décolleté devant, pour accentuer sa petite poitrine. ( C'est elle qui l'a dit ! ). Avec sa nouvelle coupe de cheveux, un carré plongeant avec les pointes rouges, ça cartonnait !
Dommage que je ne sois pas assez rebelle pour porter ce genre de robe, j'aurais adoré la mettre.
Et, moi, ma robe était blanche était très... blanche ! Non, je plaisante. En fait, elle est si belle que j'ai du mal à la décrire. Le décolleté, drapé, dévoile mon buste, il est retenu par deux fines bretelles perlées qui débutent le profond décolleté de mon dos. La taille est cintrée puis le tissu s'évase à partir des genoux et part en corolle jusqu'aux pieds, cachés par la longueur de ma robe. Je pourrais mettre des baskets... Personne ne le saurait !
J'envisage d'agrémenter ma coiffure avec des petites plumes blanches. J'imagine déjà mon entrée au bal, avec Edward.
Nous étions si excitées que nous n'avons parlé que du bal pendant tout le reste de la journée. Au soir, je suis partie me réfugier sous mon saule. J'avais besoin de respirer un peu. Le bal était une étape difficile à franchir. Les examens débutaient trois jours après. Ca me faisait peur !
Après le bal, le bac puis la sortie... Je ne reviendrais plus jamais ici, près de cet arbre. Je ne pus retenir mes larmes.
C'est dur d'imaginer qu'il y a une autre vie qui nous attend. Tous ces moments que j'ai vécu dans ce parc, dans cet établissement, feront bientôt parti de mon adolescence. Heureusement, je n'ai que de bons souvenirs, le seul douloureux souvenir est ma rupture avec Edward...
- Tu veux un mouchoir ?
C'était Jacob. Je me suis essuyée les joues du revers de la main mais je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer. Il se mit à côté de moi et me prit dans ses bras. Ma tête posée sur son torse, j'entendais les battements rapides de son coeur. Etait-ce moi qui lui faisais cet effet-là ou venait-il de courir un cent mètres ?
Au bout de quelques minutes, mes larmes s'arrêtèrent de couler, je ne l'ai pas montré à Jacob, tout de suite. J'avoue que j'ai profité de la situation. Je ne résistais pas à ses doigts qui caressaient mes cheveux. Comme il ne m'entendit plus sangloter, il me demanda:
- Bella, tu dors ?
Je me suis relevée, à contre-coeur. J'étais si bien... C'est la première fois qu'il y avait un tel rapprochement entre nous.
- Excuse-moi, je n'aurais pas dû me laisser aller de cette façon.
Je mentais un peu puisque j'en avais bien profité.
- C'est normal, on a le droit de craquer. Tu me racontes ?
- Rien de terrible ! On a essayé nos robes, ce matin, qui dit robe, dit bal, puis bac et, enfin, départ définitif. Mon avenir professionnel est déjà tout tracé et ça me fait peur. Le stress a surgi et je me suis effondrée.
- S'il n'y a que ton avenir professionnel de tracé, ça va ! Tu peux encore espérer être surprise par la vie. Plaisanta-t-il.
- Ca me remonte le moral ! Lui répondis-je sur le même ton.
Il regarda sa montre et se releva doucement afin que je ne sois pas propulsée à l'autre bout du labyrinthe.
- Zut, je suis en retard ! Au fait, tu me réserveras une danse ?
Je l'ai regardé avec un immense sourire.
- J'essaierai de t'en garder plusieurs !
Il me fit un clin d'oeil et se dépêcha de courir jusqu'à la piscine.
Quelle belle fin de journée... Il fallait que j'envoie un mail à Emmet pour tout lui raconter.
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Désolée pour les fautes, je ne prends pas le temps de me relire !
Ouai, honte à moi !!!
A très vite !
Twikiss
