Merci pour toutes les reviews !
Pour toutes celles qui ont des envies de meurtre envers Jacob... Ben, lâchez-vous !mdr
Voici le dernier chapitre de cette mini fic' !
Chapitre 11
C'était Jacob. Sans attendre de réponse, Rosalie nous sépara et emporta Edward, un peu plus loin, me laissant seule avec celui qui a fait battre mon coeur pendant des mois.
- Tu es très belle. D'habitude aussi, mais, là, tu ressembles à une princesse. M'avoua-t-il.
- Merci, c'est gentil.
Il y a quelques jours encore, j'aurais été folle de joie d'être dans cette situation, mais, maintenant, mon regard se posait systématiquement sur Edward, je n'avais qu'une envie: le rejoindre.
- Je sais que tu as dû trouver ça bizarre, ce mail a mis du temps à te parvenir, mais je pensais tout ce que j'ai noté.
- De quoi tu parles ? Lui demandai-je, un peu étonnée.
- De la déclaration, l'autre soir. J'ai oublié d'écrire mon nom, c'est bête. Tu l'as reçu ?
- Oui. Pour être franche, je ne pensais pas du tout que ça venait de toi.
- T'es déçue ?
- Non, disons que j'ai attendu tellement longtemps, après un signe de ta part, que j'ai fini par tourner la page.
- Oh, je comprends. De toute façon, il faut être franc, ça n'aurait pas marché entre nous. Moi, j'arrive et, toi, tu pars cette année. Je parie que tu aimes toujours Edward ?
J'acquiesçai de la tête.
- Tu as raison, il est bien. En plus, vous avez le même âge ! Dit-il en gardant son beau sourire. Et puis, il y a une fille de ma classe qui veut sortir avec moi. Tu ferais mieux d'aller le rejoindre.
- J'espère que tu ne m'en veux pas ?
- Bien sûr que non, après tout c'est moi qui suis fautif. Si j'avais réagi plus tôt, peut-être que les choses seraient différentes aujourd'hui. Je m'en remettrai, t'inquiète !
Il m'embrassa sur la joue et partit inviter une jolie blonde, celle de la salle de bain, en fait.
Après m'être servie un verre de thé glacé, j'ai balayé la salle des yeux, à la recherche d'Edward. Je ne le vis nul part. Rosalie dansait avec Jérémy et Alice discutait avec une amie. Je me demandais où il était passé lorsque Jasper, le cavalier d'Alice, vint m'inviter à danser.
- Alors, tu sors avec Jacob ? Me questionna-t-il.
- Non. Qui t'a dit ça ?
- Edward.
- Il est où ?
- Il est sorti.
- Excuse-moi ! Lui dis-je en le laissant seul sur la piste de danse.
Je me suis précipitée dans le parc. Il faisait encore chaud malgré l'heure tardive. Un couple s'embrassait sur un banc. Je me suis avancée en priant pour que ce ne soit pas Edward. Ouf, à un mètre d'eux, je me suis rendue compte que le garçon était brun de cheveux.
- Tu ne danses pas avec ton amoureux ?
Je me suis retournée. Il était juste derrière moi.
- Non, je te cherchais. C'est bientôt l'heure de la dernière danse.
- On n'est pas obligé de la faire tous les deux. Tu peux choisir un autre cavalier.
- J'avais envie d'être avec toi. Mais, si tu ne veux pas, tant pis... Déclarai-je.
Je fis demi tour en direction de la salle de bal. Après quelques secondes d'hésitation, Edward me rattrapa en courant.
- Attends-moi !
Je me suis arrêtée net devant l'entrée.
- On rentre ensemble ? Proposai-je en lui tendant la main.
Il me la prit en souriant et ouvrit, à nouveau, la grande porte. On annonça la dernière danse. Le début de la chanson "Turn around" de Bonnie Tyler se fit entendre.
- Vous dansez, mademoiselle ?
- Avec plaisir !
Mon coeur battait la chamade. Edward me serrait tout contre lui, les bras autour de ma taille. J'ai posé ma tête sur son épaule et cet instant parut durer une éternité. Je me sentais si bien près de lui. Edward me serra un peu plus fort et appuya son visage contre le mien. La chaleur de son souffle sur ma nuque me fit frissonner.
" Pourvu que ça ne s'arrête jamais ! " Pensai-je.
Et, comme par magie, la musique reprit. La même chanson.
- Ils ont exhaucé mon souhait... Déclara Edward.
- C'était le mien aussi. Lui réopndis-je en relevant la tête.
Il me regardait surpris par ma réaction.
- Au fait, j'ai oublié de te dire que j'allais étudier la médecine à Paris.
- Peut-être qu'on se reverra, alors ! Dit-il en me serrant de nouveau dans ses bras.
J'ai reposé ma tête sur son épaule, très déçue. Je croyais qu'il allait m'embrasser pour fêter la nouvelle ou, au moins, me faire comprendre qu'il était toujours amoureux de moi. Mais, non. Il continuait à danser, comme si de rien n'était.
Sans m'en apercevoir, immédiatement, mes mains avaient remonté jusqu'aux cheveux de mon partenaire. Je lui frôlais ses magnifiques cheveux cuivrés. Edward s'en rendit compte et il me resserra encore plus fort dans ses bras.
- Je t'aime tellement... Chuchotai-je.
Oh, mon dieu ! J'avais parlé tout haut !
Effrayée d'avoir prononcé ces paroles, je remis mes mains sur ses épaules.
Avait-il entendu ?
Je n'en étais pas certaine, la musique avait dû couvrir ma voix.
- Je n'espérais plus entendre ses mots. Ca fait des mois que j'attends... Me murmura-t-il à l'oreille.
Nous nous sommes regardés droit dans les yeux, prêts à nous embrasser, lorsque la voix du proviseur se fit entendre.
- Applaudissons la Reine de ces trois dernières années, Melle Swan Isabella ! Venez nous rejoindre, s'il vous plait.
Edward me lâcha et je suis montée sur la scène. Le proviseur me remit un trophée, ainsi qu'un énorme bouquet de roses blanches, et me demanda de faire un petit discour.
- Bonsoir ! Je voulais simplement remercier toutes les personnes qui ont votées pour moi et toutes celles qui m'ont soutenue pendant toutes ces années de lycée. Je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu ici. Mes amis resteront toujours près de moi, dans mon coeur, même si la vie nous séparera un jour ou l'autre. Avant de vous souhaiter une bonne nuit, j'aimerais danser une dernière fois sur cette chanson. Je pense que ça portera chance à tous ceux qui passent leur examen cette semaine. Encore merci à tout le monde !
- Vos désirs sont des ordres, Isabella. Répondit le proviseur.
J'ai posé mon trophée et les fleurs sur une table et je suis allée retrouver Edward.
- Me ferez-vous l'honneur de cette danse ? M'enquis-je.
Il me sourit et m'enlaça tendrement.
La musique reprit pour la troisième fois consécutive. Plus personne n'existait autour de nous. Nous étions seuls au monde. J'ai remonté ma main droite le long de sa nuque et lui ai caressé les cheveux, cette fois, en le faisant exprès. Lui, il caressait mon dos, dénudé par la robe. Ses mains étaient si douces.
Juste avant la fin de la chanson, que je connaissais par coeur, Edward m'embrassa dans le cou. Mon coeur fit des accrobaties. Cet effleurement me mit dans tous mes états.
- Je t'aime, Bella. M'avoua-t-il en s'écartant légèrement de moi.
J'ai levé mon visage, les larmes au bord des yeux. La musique s'arrêta, mais, nous, nous n'avons pas bougé d'un pouce.
- Je te raccompagne ? Me proposa-t-il.
- Volontiers...
J'ai ramassé, vite fait, toutes mes affaires et, sans penser une seule seconde à mes amies, j'ai suivi Edward dans le parc. Il passa un bras sur mes épaules et nous nous sommes dirigés vers le labyrinthe, à l'opposé des dortoirs.
- Ca ne t'ennuie pas si on prend l'air, un instant, avant de rentrer ? Me demanda-t-il.
- Non, pas du tout. D'ailleurs, il fait très bon. Ca fait du bien de respirer un peu.
Quelques personnes avaient, également, choisi de se promener. Il était 2 heures du matin et il n'y avait pas de couvre-feu. Naturellement, le parc était surveillé par des agents de sécurité et des caméras, qui fonctionnaient jour et nuit. Nous ne faisons pas tout ce que nous souhaitons. Heureusement, sinon il pourrait y avoir des tas de débordements (sexe, drogue...).
Nous nous sommes assis sous mon saule pleureur, après qu'Edward ait déposé sa veste noire pour que je ne salisse pas ma robe blanche.
Au début, nous étions l'un à côté de l'autre, à une distance raisonnable. Puis, au bout de quelques minutes, il passa son bras droit sur mes épaules et je me suis rapprochée de lui pour, enfin, poser ma tête sur son épaule.
- Il faut que je t'avoue quelque chose, Bella. Me dit-il.
- Quoi ?
- Tu sais, après notre rupture, j'ai eu du mal à réaliser qu'on ne serait plus jamais ensemble et j'ai failli faire une grosse bêtise. Le voyage au Canada, c'était un moyen de reprendre confiance en moi pour ne pas avoir peur de t'affronter pour une nouvelle année. Mais, je n'ai pas réussi à t'oublier, alors je suis revenu plus tôt que prévu.
- Je sais. On m'a raconté ce qui s'est passé en Corse. Pourquoi tu n'es pas venu m'en parler avant les vacances ? Tu aurais pu m'envoyer un mail ou me téléphoner.
- Je croyais que tu ne voulais plus entendre parler de moi. Et puis, le courage m'a manqué.
- Edward ?
- Oui ?
Juste au moment où il a tourné la tête pour me regarder, mes mains se sont emparées de son visage et j'ai déposé un léger baiser sur ses lèvres. Un effleurement qui se transforma rapidement en brasier. Ce fut le plus long et le plus beau baiser que j'ai reçu. Ca faisait si longtemps que nous attendions ce geste tendre et passionné que nous n'arrivions pas à nous décoller l'un de l'autre.
- Qu'est-ce qu'on va devenir après les examens ? L'interrogeai-je.
- Je pense que nous allons réussir nos baccalauréats, que nous allons passer de superbes vacances au bord de la mer, que nous allons habiter ensemble pour poursuivre nos études dans la même faculté et, qu'une fois nos diplômes en poche, nous nous marierons. Je veux deux enfants et une grande maison. Déclara Edward.
Devais-je le croire ou éclater de rire ?
- Non, mais franchement, tu penses qu'on va réussir notre histoire cette fois ? Insistai-je.
Il se releva puis s'agenouilla face à moi.
- Tu m'aimes ?
- Oui.
- Tu veux habiter avec moi en septembre ?
- Euh... Je ne sais pas !
- N'aie pas peur, l'appartement que j'ai réservé pour la rentrée possède deux chambres séparées.
- Alors, oui !
Il avait vraiment l'air sincère. Nous avons scellé notre accord par un baiser. J'espère que tout se passera aussi bien qu'il le prévoit. Seul l'avenir nous le dira....
