Bonjour a tous. Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps. J'avais peu de disponibilité. Mais là je profite d'être malade pour continuer la fic. Pour me faire pardonner je vais faire un chapitre bien plus long^^
Juste pour rappeler où on en est dans l'histoire : Lors de banquet d'halloween Quirrel est rentré dans la salle annonça la présence d'un troll. Harry et Drago sont partis a la recherche d'Hermione, qui s'est enfermée dans les toilettes. Problème, le troll y est entré. Les deux Serpentard l'ont donc sauvé mais avec des sort pas vraiment au programme de première année.
Les trois élèves s'en allèrent. Dans les escaliers Hermione remercia Harry et Drago encore une fois. Le blond fut clairement dégouté qu'elle lui parle. Harry, une fois dans leur dortoir, lui dit
"Mais pourquoi t'es comme ça ?"
"Comme ça quoi ?" répondit il.
"Écœuré, distant, chiant avec Granger ?"
"C'est une Sang-de-Bourbe Harry !" se défendit-il "elle n'a rien à faire ici."
"Il y a des fois où je me demande pourquoi j'ai accepté de te serrer la main."
Drago parut blessé. Le brun n'y prêta pas attention et alla se coucher en pensant à ce qui l'attendait demain. Sa renommée de Sauveur allait sûrement ressortir.
Chapitre 7 Changements
Alors que sa relation avec Drago se faisait de plus en plus froide et distante, Harry se rapprocha d'Hermione. Il la rejoignait à la bibliothèque et travaillaient ensembles. Leur aventure dans les toilettes ne passa bien évidemment pas inaperçue et tout le monde les abordait pour avoir des détails. Chaque fois le brun restait vague et misait tout sur la chance. Et chaque fois Hermione se demandait où, quand et comment les deux premières années avaient bien pu apprendre de tels sortilèges. Elle se décida à interroger Harry. Ils sortaient de la bibliothèque pour aller dans le parc.
« Harry ? » demanda la jeune Griffondor.
« Oui ? »
« Je me demandais... » Hermione ne savait pas trop comment lancer le sujet. Par manque d'idée elle se lança.
« Où as-tu appris ces sorts ? Ils ne sont qu'au programme de cinquième année et purement théorique. »
Harry soupira. Il se disait bien qu'elle allait lui poser la question. Il s'assit au pied d'un arbre, non loin du lac, laissant son regard dériver.
« C'est Drago qui m'a offert un livre. Je suis tombé sur certains sorts que je jugeais utiles. »
La sorcière s'installa à côté de lui.
« Utiles oui mais pourquoi ? »
« Ça rime à quoi cet interrogatoire ? » s'impatienta le brun.
« Je veux juste savoir si tu les as appris dans l'intention de nuire aux autres, ou juste par simple atout dans tes connaissances. »
« Un peu des deux. Au début. »
« Tu peux t'expliquer ? »
Harry soupira.
« A toi je peux le dire. J'ai été élevé par des moldus. Enfin « élevé » c'est vite dit. A moins que tout les moldus obligent leurs enfants à faire tous les travaux ménagers, à porter les vieux habits trop grands de son cousin et à dormir dans un placard. J'avais donc dans l'idée d'apprendre deux ou trois choses pour me défendre... ou me venger. »
Un long silence s'installa entre les deux jeunes sorciers. Puis Harry reprit :
« Après quelques recherches j'ai découvert que Voldemort avait une profonde haine envers les moldus. Et je n'ai aucune envie de devenir comme lui. Néanmoins je reste sur mon idée de me venger de mon oncle et de ma tante. Juste moins violemment que ce que je prévoyais. »
Hermione le regardait tristement :
« C'est horrible et bien à la fois... » Murmura-t-elle
Harry rit d'un rire jaune. Il regarda sa montre et jura :
« Et merde. J'ai mon entrainement de quidditch, pour le match de demain. »
La brune leva les yeux au ciel en secouant la tête devant le vocabulaire et dit :
« Ok, bonne chance. »
Le brun fonça vers les vestiaires. En entrant il ignora royalement Drago, qui une fois de plus parut vexé. Marcus Flint leur exposa ses observations sur les Griffondor.
« Dubois, le gardien, est assez bon, donc les batteurs, Bole et Derrick, essayez de lui envoyer des cognards. Mais seulement si on a le souaffle. Autrement visez les poursuiveurs. Malefoy, dès que tu as la balle tu fonces vers leurs anneaux et tu me fais une passe, ou à Pucey. T'as de bons réflexes mais il faut que tu t'entraines à viser. Donc tu te concentres sur l'interception. Bletchey va falloir faire très attention à Spinnet, Bell et Johnsson. Elles sont redoutables, donc tu surveilles les anneaux. Et enfin Potter : Tu as du talent c'est sûr, mais le nouvel attrapeur de Griffondor n'est pas négligeable. »
« Qui c'est ? » demanda Pucey.
« Kenneth Toyler. Il est doué mais il ne s'entend pas avec le reste de l'équipe. Il est du genre à faire ce qu'il veut au lieu de ce qu'il doit faire. Donc Potter, on a de l'avance sur Griffondor mais si tu pouvais éviter d'attraper le vif d'or avant qu'on est une avance de cinquante points, au minimum. Sinon s'il mène, attrape-le avant qu'il est cent cinquante points d'avance sur nous. Comme ça on gagnera quand même ».
Toute l'équipe approuva le capitaine. Ils s'envolèrent donc et simulèrent un match. Environ deux heures plus tard, Flint décréta que c'était suffisant pour battre les rouge et or. Alors que tout le monde quittait les vestiaires Drago s'approcha d'Harry :
« Eh Harry. » appela-t-il doucement « Tu m'en veux toujours ? »
Le brun ne répondit pas mais claqua violemment la porte de son casier. Drago sursauta. Son camarade vint planter ses yeux dans les siens. Il déglutit difficilement :
« Je veux bien te pardonner à condition que tu rayes cette expression de ton vocabulaire » rugit Harry
Le masque de froideur du fils Malefoy sembla défaillir.
« Je...Je ... » bégaya-t-il « Et pourquoi ? C'est ce qu'elle est. C'est rien qu'une Sang-de-Bourbe » finit-il par cracher.
En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Drago se retrouva plaquer au mur par un Harry visiblement furieux.
« Je viens de te dire de ne plus jamais utiliser cette expression de merde. T'es con en plus d'être arrogant ou quoi ? »
« Qu'est-ce que tu as Potter ? Qu'est-ce qui te prend de me parler comme ça ? Je croyais que tu avais ta place à Serpentard. Et dans cette maison on ne voit pas d'un très bon œil les Sang-d....les enfants de moldus. »
Le regard noir de son ami l'avait dissuadé de réutiliser l'expression.
« Si jamais tu oses le dire une nouvelle fois je t'explose ta petite tête de fouine contre ce mur » siffla ce dernier « ma mère est une née-moldue. En les insultant, tu l'insultes elle aussi. »
« Désolé pour toi, Potter. » poursuivit Drago sur le même ton « C'est pas ma faute si tu as cette tare dans les gèn.. »
Le blond ne finit jamais sa phrase. Harry venait de lui coller son poing dans la figure. Un filet de sang gicla de son nez. Se retrouvant à terre Drago jeta un regard plein de haine envers Harry. Il se leva portant sa main à son nez ensanglanté. Il tenta de donner un violent coup de poing mais le brun le para et le refit tomber d'un croc-en-jambe derrière le mollet. Sortant sa baguette il visa le blond.
« Si jamais je t'entends redire ça tu le regretteras Malefoy. »
Il commença à s'en aller quand il se retourna et rajouta :
« Et au fait, restes loin de moi. Pour ta sécurité » précisa-t-il.
« Tu le regretteras Potter. Quand mon père le sauras, tu le… »
Harry soupira et l'interrompit :
« Mais tu sais quoi, Blondine ? Ton père n'est pas là ! Alors au lieu de gémir, apprend à te défendre toute seule. »
Sur ce il laissa son ancien ami, en proie à une rage noire, sur le carrelage des vestiaires.
Le brun se dirigea, plus rapidement que souhaité, jusqu'à la salle commune. Il y entra d'un pas rageur et fonça dans son dortoir, puis se jeta sur son lit. Il pointa sa baguette vers les rideaux et d'un mouvement les ferma. Il se mit debout sur ses couvertures et palpa l'air. Ses mains s'arrêtèrent sur quelque chose de solide, mais invisible. Il tira dessus un sac de toile apparut soudainement dans ses mains. Loin de s'étonner et plutôt fier de son sort de dissimulation réussi, Harry ouvrit le sac et en sortit quelques livres. Il choisit ceux qui l'intéressaient : Comment canaliser sa magie ; Magie Noire et Magie Blanche : la frontière et Supériorité des Sang-purs : rêve ou réalité ? Il s'installa sur son lit et commença par chercher des chapitres dans chacun d'eux et prit une plume et un rouleau de parchemins. Depuis quelques temps, il s'adonnait à cet exercice pour se calmer lorsqu'il sentait qu'il était vraiment nerveux. Or Drago l'avait fait entrer dans une telle fureur avec ces propos.
'Mais quel con ce type' pensa-t-il 'Il a quoi dans le crâne ? Il faut vraiment me chercher pour que je devienne violent. Alors le frapper à le faire saigner du nez, que j'ai probablement cassé vu que j'ai mis de la magie dans le geste.'
Mettre de la magie dans les mouvements... Il avait appris cette technique grâce à ces études pas très légales. Le livre Comment canaliser sa magie l'avait beaucoup aidé. Il enseignait comment concentrer sa magie dans sa baguette pour rendre un sort plus puissant et moins fatiguant physiquement. Mais il précisait qu'avec de la volonté on pouvait réaliser cet exploit avec n'importe quoi. L'idée lui était donc venue de se rendre plus puissant grâce à ça. Il concentrait petit à petit un peu de magie dans ses yeux et constater que sa vue s'améliorait de plus en plus, tout en restant une progression faible. Le brun avait lu dans un autre livre, Les limites de la Magie, que l'abus de magie sur un objet ou un être vivant capable d'absorber la magie, pouvait entraîner sa destruction. Il souhaitait guérir son horrible vue, pas devenir aveugle. Il utilisait aussi cette capacité dans ses jambes pour courir plus vite lorsqu'il souhaitait éviter Rusard et sa chatte, Peaves (lorsqu'il n'était pas d'humeur) ou encore pour ne pas arriver en retard en cours après un réveil plus difficile. Il avait même tenté de concentrer sa magie dans la plante de ses pieds pour marcher sur l'eau ou au plafond. Résultat : Il marchait à un mètre du sol sur les murs s'il le voulait et glissait dans les lavabos des toilettes, là où la concentration d'eau n'était pas trop importante.
Le livre Magie Noire et Magie Blanche : la frontière l'aidait à se faire une idée de la façon de penser des sorciers. Certains, pensaient que l'on s'approchait du statut de mage noir dès le moment où l'on montrait une envie de dominer trop flagrante. Pour d'autres, c'était dès le moment où l'on était plus puissant que les autres. Harry avait rit de cette idée : Dumbledore est sûrement le plus puissant sorcier du monde et personne ne le prend pour un mage noir. Les plus sensés, selon lui, pensaient qu'on obtenait le statut de mage noir lorsque l'on combinait les deux théories. Il se forgeait sa propre idée de la limite entre les deux magies : Il n'y en a pas. Certes, certains sorts sont horribles, et d'ailleurs interdits, mais ce n'est pas l'effet d'un sort que l'on utilise qui fait de nous un mage noir. C'est la façon dont on l'utilise. Quand on sait que le ministère utilisait parfois le Doloris lors des interrogatoires officieux. On pourrait considérer que la personne qui le lance et toute aussi mauvaise que Voldemort. Mais on pouvait aussi très bien tuer des gens avec un sort d'éjection. Pour peu que la victime soit au bord d'un ravin ou quelconque vide. Et puis sinon un sort de saignement maîtrisé peu permettre à un médicomage d'évacuer un poison ou de déboucher une artère ; dommage qu'ils ne l'aient pas encore compris. Mais utiliser correctement, elle pourrait aussi servir à contrôler un corps grâce au sang. Il suffit de lui faire aller là où on le souhaite, de l'envoyer stimuler les muscles et c'est parti.
Le dernier des trois livres qu'Harry avait choisi était un débat plutôt objectif sur l'existence, ou pas, de la supériorité Sang-pur. Il l'avait pris pour essayer de comprendre la manière de penser de Drago. Avec un livre d'histoire et un autre de généalogie il avait compris que les Sang-purs étaient les sorciers descendant uniquement de sorciers. Sans aucune trace de sang moldu, honnis de ceux-ci. Au dix-septième siècle, les Sang-purs avaient donné le nom aux né-moldus de Sang-de-Bouse mais le Magenmagot a banni cette expression, la jugeant inhumaine. Ils insistaient sur le fait que, même né-moldus, ils restaient humains et ne pouvaient pas se faire appeler par ça. Ils ont donc changé le ''Bouse'' en ''Bourbe'' mais la pensée est restée la même.
Le brun fit apparaître l'heure avec sa baguette: Dix-neuf heures trente. Le diner avait commencé depuis un quart d'heure. Il rangea ses livres dans le sac et les remit en place, avec le sortilège de dissimulation. Il quitta le dortoir en laissant ses pensées s'ouvrir à celles des autres. Il capta encore un énième dilemme entre Pansy et Blaise.
'Jamais ils n'ouvriront les yeux ces deux là ?' Soupira-t-il.
La colère l'avait quitté peu à peu lors de ses recherches, mais sa rancœur était toujours là. En se dirigeant ver le Hall, Harry surprit une autre conversation mais celle ci, loin d'être discrète. Il reconnut la voix de son professeur de potions et celle du professeur Quirrel :
« Où pensiez-vous aller, Quirrel ? » siffla Rogue.
"Se….Sev..Severus ? M…mais d..d...de quoi p..pp..p parlez vous d..donc? »
Harry se plaqua contre le mur, histoire d'écouter sans se faire prendre. Il concentra un peu de magie dans ses tympans.
« Vous savez parfaitement de quoi je parle »
« Mais …J..je vous assure qu..que je..j..j..j je ne c..com..comprends pas » parvint-il à lâcher après un effort.
Harry entendit le bruit caractéristique de quelqu'un que l'on plaque au mur.
« Pourquoi avez-vous voulu passer devant le chien à Halloween ?
"Le..le chien ?"
"Croyez-moi bien lorsque je vous dis que je découvrirai vos motivations."
"Mes…mes moti…ti..ti motivations ?"
"Nous aurons une nouvelle conversation quand vous aurez décidé dans quel camp vous êtes."
Rogue sembla partir. Harry eut tout juste le temps de se décoller du mur et de libérer la magie de ses oreilles quand son directeur de maison apparut devant lui. Visiblement en colère il se figea net face à Harry. Il se tint droit devant lui, le regardant droit dans les yeux. Le brun soutint son regard glacial à tuer un Poufsouffle. Finalement le professeur passa. Harry était presque certain d'avoir vu un sourire sur ses lèvres quand il est parti. Éberlué, il reprit son chemin vers la Grande Salle. Il ferma son esprit avant de pousser les portes. La seule fois où il était entré dans la salle en écoutant les pensées, il était tombé à la renverse sous le nombre de pensées qu'il avait capté d'un coup, avec la migraine en prime. En s'asseyant à sa table, à l'écart de Drago qui le fusillait du regard, le brun jeta un coup d'œil à la table des professeurs. Quirrel était encore plus pâle et jetait des regards inquiets en direction de Rogue. Pendant une seconde son regard croisa le sien. Une douleur atroce lui transperça le front. Une douleur qu'il n'avait connu qu'une fois : quand il avait un an. Machinalement, il porta sa main à son front. Le professeur sursauta et coupa le lien. La douleur disparut. Encore sous le choc, Harry se servit faiblement. Alors qu'il mangeait quelqu'un lui donna un léger coup de coude pour l'appeler. A sa droite Blaise lui désigna la table des Griffondor d'un signe de tête. Hermione lui adressait un signe de la main en lui montrant un livre. Elle lui fit comprendre en articulant exagérément qu'elle avait trouvé Flamel. Le brun approuva d'un hochement de tête et désigna la sortie. Ils se retrouveraient après le dîner. Harry entendit à côté de lui :
« Mais qu'est-ce qu'elle a à nous montrer ces dents la Sang-de-Bourbe ? On le sait qu'elle a une dentition de cheval. »
A la table, un long silence s'installa. Drago avait blanchi d'un coup quand il avait entendu Millicent Bulstrode parler. Blaise avait arrêté sa fourchette à deux centimètres de sa bouche. Tous tournèrent la tête vers Harry. Il avait le regard vide, pointé devant lui, mais ne bougea pas. Deux minutes plus tard le brun avait vidé son assiette et se levait. Hermione se leva elle aussi et Millicent repris :
« Elle a surement pas assez à manger. Je crois que je vais lui offrir du foin pour Noël. Avec un joli message : Les Sangs-de-Bourbe à l'étable. »
Cette fois personne ne regarda Harry. Tous croyants qu'il s'en fichait. C'est sûrement ce qui lui avait permis de ne pas se faire voir. En deux secondes, les dents de Bullstrode avaient doublé de taille, son nez et sa mâchoire s'étaient allongés et deux oreilles d'âne lui avaient poussé sur la tête. La table se mua dans un grand silence. Puis les rouges et or explosèrent de rire. Rire qui se propagea à toutes les tables lorsque Millicent hurla de rage, ou plutôt hennis de rage.
Harry sortit de la salle un sourire aux lèvres, et alla rejoindre Hermione à la bibliothèque. Il salua gentiment Madame Pince qui lui répondit par son habituel regard menaçant. Il s'avança vers la table du fond, où il allait souvent avec la Griffondor. Elle l'attendait le nez dans un gros livre.
« Salut. Alors t'as trouvé qui était Flamel ? »
« Oui » répondit elle simplement.
« Et… »
« Et je veux d'abord savoir pourquoi Millicent Bulstrode ressemble à un âne qui hennit ?
Un ange passa.
« Crois moi Hermione tu ne veux pas le savoir. » répondit sèchement Harry en s'asseyant.
« C'est à cause de moi ? »
« Elle a utilisé une expression qui me dégoute. »
« Oh, je vois.. »
L'ange rentra du supermarché…
« Bon sinon pour Flamel, il est né en 1432 en France… »
« Hermione tu peux sauter les détails s'il-te-plaît ? » s'impatienta Harry.
« D'accord... Bon. Nicholas Flamel est notamment célèbre pour ses traités d'alchimies et son incroyable fortune. Il est le seul à avoir réussi à fabriquer la Pierre Philosophale ! »
« La Pierre Philosophale ? C'est quoi ? »
« C'est ce que je cherchais quand tu es arrivé… »
« Dis-moi que t'as trouvé.. »
« Et j'ai trouvé. La Pierre Philosophale est une pierre rouge faites d'une matière indéfinissable. Elle permet à son propriétaire de changer n'importe quel métal en or. Elle permet aussi de créer l'élixir d'éternité, qui rend immortel. »
Harry avait écouté son exposé bouche bée.
« La Pierre Philosophale… » Chuchota-t-il « Et tu sais quelle taille elle a ? »
« Dans le livre, ils disent quelle est à peine plus grande qu'une main d'enfant. En gros elle doit avoir la taille d'une balle de tennis. »
Harry se leva d'un bond et, sous le regard outré de la bibliothécaire, hurla un grand « Merci ».
Il fonça à travers les couloirs en direction du bureau de Rogue. Arrivé là bas il tambourina à la porte. C'est un Severus agacé et furieux qui vint lui ouvrir. Avant qu'il ne parle Harry lui dit :
« Ce que veut Quirrel, ce que Touffu, le chien, garde, c'est la pierre philosophale de Nicholas Flamel. »
« Cette chose à un nom ? »
« Hagrid » répondit il simplement.
Le professeur de potions jeta un regard intrigué à son élève.
« Entrez Potter. Il me semble que nous avons des choses à nous dire. » dit-il sur son ton glacial, au cas où quelqu'un viendrait à passer.
Le bureau formait un cercle. Sur la gauche, une porte entrouverte laissait deviner les appartements privés du professeur. Les étagères qui recouvraient le mur circulaire étaient remplies de livres et de flacons contenant des choses dont Harry préféra ignorer le nom. Le professeur l'invita à s'assoir. L'ambiance s'était tout de suite détendue.
« Potter » dit calmement Rogue « que savez-vous à propos du professeur Quirrel ? Et de la Pierre Philosophale ? »
« La pierre transforme n'importe quel métal en or et donne la vie éternelle. Quant au professeur Quirrel, il est bizarre. Il me semble louche. Et quand il me regarde trop intensément ma cicatrice me fait atrocement souffrir. Je sais aussi que vous ne lui faites pas confiance. »
Rogue semblait s'être arrêté avant la fin de la phrase.
« Quand il vous regarde, votre cicatrice vous fais mal ? »
« Oui, en gros c'est ça. Pourquoi ? »
« Potter, venez avec moi nous allons chez le directeur.- il se tourna vers un tableau- Phinéas avertissez Dumbledore de mon arrivée imminente avec le jeune Potter. »
Le sorcier du tableau partit après un signe de tête. Deux secondes plus tard, il revint pour leur annoncer que c'était fait. Le professeur de potions entraina Harry jusqu'à sa cheminée et y entra. En une seconde ils se trouvaient devant le directeur. Celui-ci les regardait avec son regard à rayon-x en suçotant un bonbon.
« Ah Severus. Phinéas m'a dit que vous vouliez me voir, et que vous sembliez nerveux. Un problème avec le jeune Harry ? »
« Pas exactement monsieur. Potter, répétez lui ce que vous m'avez dit à l'instant. »
Harry parla donc de la Pierre, sans surprise pour le directeur qui ne fit qu'un sourire radieux, et de Quirrel. Là le vieux sorcier avait perdu toute expression joyeuse et affichait un air grave. Il écouta avec attention ce qu'Harry lui dit au sujet de sa cicatrice. Il lui demanda de décrire la douleur.
« Je ne sais pas trop monsieur » avait-il répondu « mais elle ne m'était pas inconnue. Je veux dire que je l'ai déjà ressentie une fois. »
Les deux professeurs le regardèrent avec attention.
« La dernière fois, je ne m'en souviens pas vraiment, mais j'ai eu très mal, comme si je mourrais mais que quelqu'un entrait en moi en même temps. Je sais juste que ce jour là j'avais un an.... »
Un long silence s'installa. Les deux professeurs s'interrogeaient du regard. Finalement Dumbledore soupira :
« Bien, merci de me l'avoir dit. Severus vous lui expliquerez que, bien entendu ceci reste entre nous. »
Ils repartirent dans les cachots par le même chemin qu'à l'allée. Rogue dit :
« Potter comme l'a dit le directeur vous comprenez que.... »
La suite Harry ne l'entendit pas. Tout était devenu noir.
Puis plus rien.
