Bonjour. C'est moi que revoilà, encore, avec un autre chapitre de Pour une poignée de main.
J'ai une bonne nouvelle pour ceux qui attendaient. Ce chapitre est (enfin) un match de quidditch. Le premier que je n'ai jamais fait donc j'attends avec impatience vos reviews
Petit rappel du chapitre précèdent : Harry a vidé ses réserves magiques avec ses entrainement perso, il a rêvé de la mort de ses parents sauf que Lily s'est relevée et s'est enfuie, il s'est réconcilié avec Drago et il a reçu sa vielle peluche, mais elle s'est décidée à ronronner.
« Ma famille est vraiment étrange.. » murmura Harry. « J'aurais juré qu'elle essayait d'être gentille... »
Il fut interrompu dans ses pensées par un cri de Drago.
« AAAAAAAh »
« Dray tu m'expliques pourquoi tu gueules ? »
« C'est ta peluche, Harry. Elle a ronronné... »
Chapitre 9
Le brun regarda son ami d'un air étonné.
« Franchement je t'ai connu plus convainquant. Et puis si c'est mes parents qui l'ont acheté elle doit être enchantée. Après tout on est pas sorcier pour rien »
« Ah ? » répondit Drago pas très convaincu.
'Et c'est moi qui aie été élevé par des moldus ?' pensa Harry devant l'incrédulité de son ami.
Drago se tourna vers lui. Il le regarda, bouche bée.
« Quoi ? » S'énerva Harry devant le regard insistant du blond.
« T'as été élevé par des moldus ? »
Harry ne comprit pas sur le coup puis s'emporta :
« Mais t'as fini de lire dans ma tête ? Tu ne connais pas le respect de la personne, la liberté de pensée ? A moins que tout ce qui touche la liberté et le respect soit totalement absent de ton crâne de piaf ! »
Drago tremblait comme une feuille. Furieux, il ne fit pas attention lorsqu'il laissa son esprit ouvert à tous :
'Nan, ça doit pas se passer comme ça. Père va me tuer si jamais on s'engueule encore.'
La colère retomba un peu.
« Dray, tu m'expliques en quoi ton père va te tuer si jamais on s'engueule encore ? »
Drago baissa la tête et dit timidement :
« Et tu t'énerves parce que je lis dans ton esprit ? »
La phrase lui cloua le bec. Harry rougit, honteux :
« Désolé. Je n'ai pas fait exprès. »
« On est quitte ? » Demanda Drago en tendant la main.
« J'ai une impression de déjà-vu... » Répondit le brun en lui serrant la main. « Bon c'est pas tout mais on a quidditch demain alors au dodo. »
Il se changea et se glissa sous ses draps. Il vit Drago dans la salle de bain en train de se coiffer.
« Eh » appela-t-il « tu vas te coucher là, pas à l'opéra. »
« Un Malefoy se doit d'être parfait dans n'importe quelle circonstance. » récita le blond.
Quand il revint s'installer dans son lit Harry tendit le bras et lui ébouriffa les cheveux.
« Bonne nuit mon chien. » dit il.
Drago le regarda d'un air mauvais. Et avant que personne ne puisse faire quoique ce soit Harry se prit un oreiller dans la figure. Il explosa de rire tandis que Blaise et Théo entraient dans le dortoir.
« Ah bah enfin c'est fini votre guerre, ça commençait à bien faire. » fit Blaise.
Théo se contenta de hausser les épaules et de se coucher.
« Allez les gars vous n'êtes pas marrant. Faut pas pioncer maintenant les septièmes années ont ramené du whisky Pur-feu ».
« Blaisounet » répondit Harry en grognant « suis pas du genre à me bourrer la gueule. Et puis à ta place j'attendrais qu'on ait écrasé les Griffondor avant de faire la fête. Vu ? Alors maintenant tu te tais et tu laisses les stars dormir. »
« Oh oh le Survivant a la célébrité qui lui monte à la tête ? »
« C'est ma main qui va monter à ta tête si tu la fermes pas » siffla-t-il.
Blaise préféra ne rien rajouter. Machinalement Harry serra la peluche contre lui. Il sentit bien qu'elle ronronnait doucement. Il aimait cette position. Avoir l'impression que quelqu'un veille sur toi quand tu dors. Quelqu'un d'autre que des araignées. Il ferma les yeux et s'endormit presque aussitôt.
Il faisait noir. Son corps flottait dans le vide. Il se voyait mais rien d'autre. Il se regarda et découvrit avec gêne qu'il était nu. Néanmoins il ne voyait rien. Un manteau de lumière l'enveloppait. Soudain une autre lumière apparue au loin. Harry tenta de s'en approcher mais sans appui terrestre il resta fixer dans les airs. La lumière se rapprocha. Une forme noire s'en détachait, au milieu. Harry fronça les sourcils pour distinguer la chose. Puis il le vit. Le chat de son rêve. Une joie immense s'empara de lui. Si le chat était magique peut être qu'il aurait un moyen de communiquer avec lui. Il se recroquevilla sur lui même et tendit la main. Le chat vint le renifler puis sauta sur son épaule. Il était incroyablement léger. Si le brun ne l'avait pas vu sauter sur lui, il n'aurait jamais su que le chat se trouvait sur son épaule.
« Salut toi » dit-il « alors comme ça tu es un chat magique ? »
Le chat miaula de contentement et une voix douce résonna dans l'esprit du brun :
« Harry Potter. C'est avec plaisir que je vous retrouve. Quand j'ai compris que vous alliez être envoyé chez des moldus, j'ai préféré m'endormir et veiller inconsciemment sur vous. Ma maîtresse serait peu fier de moi mais nous nous sommes retrouvés et c'est le plus important. »
Harry regarda partout autour de lui. Puis posa son regard sur le chat qui, au grand étonnement du brun, semblait sourire.
« Décidément t'es plein de surprise. » murmura Harry.
« J'ai pour mission de vous protéger et de vous aider dans la chute du Seigneur des Ténèbres. »
« Pardon ? Je croyais que Voldemort était mort en essayant de me tuer. »
« Mes sens magiques m'indiquent que ce n'est pas le cas. Je l'ai mordu donc je peux savoir s'il est vivant ou pas. Un atout très utile dans sa poursuite. Il est vivant mais très faible .Il n'a surement plus de corps mais son esprit est toujours présent. Je le sens. »
« Mais comment est-ce possible ? » interrogea le brun, complètement perdu.
« Je sens son esprit mais une autre présence masque sa trace. Un corps vivant mais qui n'est pas le sien. »
Harry eut envie de vomir. Voldemort est vraiment dégoutant. Prêt à tout pour rester en vie.
« Dit-moi, petit chat, as-tu un nom ? »
« Mon nom vous serait impossible à prononcer mais vos parents m'appelaient Elyra »
« Elyra » répéta-t-il « c'est joli ».
« C'est un nom très puissant. »
« Comment ça ? »
« Dans le monde magique, le nom est très important. Il est la source du pouvoir. Une chose sans nom ne serait pas plus puissante qu'un bébé moldu. Le pire de châtiment pour un sorcier serait de perdre son nom. Mais les mœurs ont changé et le Nom est devenu intouchable. Mais si on arrive à détruire le nom, le sorcier perd tous ses pouvoirs. »
« Mais ça veut dire que l'on peut détruire Voldemort ? »
« Jeune maître. Croyez-vous vraiment que personne n'a essayé ? Je pense que c'est la première chose que le gouvernement à essayer de faire. Mais ils n'ont pas la force nécessaire et les informations au département des mystères sont bien incomplètes. »
« Mais qui aurait ces informations ? »
« Surement les peuples magiques les plus sages et les plus anciens. »
« Mais qui ? »
« Les Sphinx et les centaures sont les plus probables. »
Harry s'émerveilla. Hagrid lui avait parlé des centaures dans la forêt interdite. Mais justement là est le problème : c'est dans la forêt qu'il faut aller et pour le moment son potentiel magique ne lui permet pas d'affronter quoique ce soit qui y soit.
« Elyra, » appela Harry.
« Oui ? »
« Est-ce que ma mère est vivante ? »
Le chat se lova dans ses bras et le regarda plein de tristesse.
« J'ai promis à votre mère que s'il lui arrivait quelque chose je prendrais soin de vous mais je ne peux vous répondre. Vous devez trouver la réponse par vous-même. »
Harry sembla déçu.
« Mais il y a une chance que ce soit possible ? » Insista-t-il, plein d'espoir.
« Vous êtes bien dans le monde magique en train de parler à un chat. ».
Harry sourit. Une lueur orangée s'éleva peu à peu de l'obscurité. Elyra sauta des bras de son maître et le regarda :
« Je vais y aller. Le soleil se lève et vous avez un match dans deux heures. » dit-il.
Harry acquiesça. Tout devint noir.
Harry ouvrit les yeux. Une douce lueur du matin s'infiltrait dans la pièce. Il vit sa peluche et la prit dans ses bras. C'est là qu'il réalisa qu'elle n'avait plus du tout la même position que la veille. Il aurait même juré qu'elle souriait. Harry se leva en secouant la tête et fila sous la douche. Il se prélassa sous le jet d'eau chaude. La vapeur de son box lui donnait l'impression d'être au sauna. Blaise entra mal réveillé et commença à se déshabiller. Une fois nu, il prit tout son temps pour aller dans le box le plus éloigné de la porte. Quand il passa devant lui, Harry tourna la tête, rouge de gène. Une fois le métis dans son box, le brun lui dit d'un ton moqueur :
« Blaise je savais pas que tu avais des penchants au naturisme. »
L'interpellé regarda le brun et, réalisant ce qu'il venait de faire, se contenta de hausser les épaules en souriant. Harry se dépêcha de rejoindre la Grande Salle pour déjeuner. Flint leur avait demandé d'être au stade une heure avant les autres pour revoir la tactique.
Il fonça donc jusqu'aux vestiaires, réalisant qu'il n'avait pas attendu Drago une fois la porte passée. Se disant qu'il était trop tard, il s'assit sur un banc au premier rang, devant le tableau sur lequel Flint dessinait le stade avec sa baguette. Quelques minutes plus tard le reste de l'équipe arriva, dont un Drago assez vexé. Il s'assit à côté du brun. Celui-ci lui murmura :
« Désolé, après avoir vu Blaise à poil je pensais plus à fuir les dortoirs qu'à t'attendre. J'ai complètement zappé ».
« Ouais c'est bon on oublie. » grogna le blond.
'Plus lunatique tu meurs'
« Bon puisque tout le monde est là, on peut commencer. »
Flint se lança sur la puissance de la maison Serpentard au quidditch. Il précisa le tout par un : « Le professeur m'a fait savoir que la coupe de quidditch s'accordait parfaitement à son bureau et qu'il serait désolant de devoir la céder. »
« Donc reprenons. Malefoy tu te concentre sur... »
« L'interception je fonce vers les buts et je fais une passe décisive. » récita le blond.
« Bien Bole et Derrick ..? »
« On envoie les cognards sur Dubois.. » commença le premier.
« Seulement si on a le souaffle.. »
« Sinon on se concentre sur les poursuiveuses. »
« Parfait. » sourit le capitaine « Potter ? »
« J'attrape le vif dès que l'on a cinquante points d'avance ou sinon, s'ils mènent, avant qu'ils aient cent cinquante points d'avance. »
« Parfait je vois que vous connaissez la technique. »
« C'est normal vu qu'on l'utilise tout le temps. » souffla Drago.
'Et il faut croire que ça marche' pensa le Brun ' vu comment on a écrasé les autres'.
L'équipe se changea et se prépara à entrer sur le terrain. Balai en main, vêtus des robes de quidditch vert et argent, les Serpentard entrèrent sous les acclamations de leur maison et les sifflements des autres. Les rouges et or entrèrent à leur tour. Dubois et Flint s'avancèrent et se broyèrent les mains en se saluant. Madame Bibine atterrit à côté d'eux.
« Écoutez-moi jeunes gens. Je veux un fair-play total. De la part de tous ».
Elle finit sa phrase en regardant les Serpentard. Elle agita sa baguette et un lourd coffre apparut à sa droite. Elle donna un léger coup de pied dessus et la malle s'ouvrit. Les deux cognards s'envolèrent, suivit de peu par le vif d'or. Harry se concentra dès lors à suivre ses mouvements. Les deux équipes s'envolèrent. Madame Bibine prit le souaffle et le lança dans les airs. Harry entendit un:
« Et le jeu commence » venant de la tribune des professeurs. Fidèle à lui-même Lee Jordan s'occupait des commentaires. Harry s'éleva plus haut pour avoir une vue d'ensemble sur le terrain. Il vit Angelina Johnson attraper le souaffle et se diriger avec une aisance incroyable, vers les anneaux de Serpentard. Avant qu'un des Serpentard n'ait pu réagir, Griffondor avait marqué. Harry ragea et donna un coup de poing sur son manche. Il plongea au milieu du combat entre les poursuiveurs. Il permit ainsi à Serpentard de récupérer la balle rouge en distrayant Spinnet. Drago attrapa le souaffle et se dirigea, slalomant habilement entre cognards et Griffondor, vers les anneaux. Au moment de tirer, il dirigea plutôt son tir vers Flint qui, d'un coup de balai, envoya la balle dans les anneaux. Ou du moins vers les anneaux. Dubois surgit de nulle part et intercepta le tir. Pucey reprit le souaffle et Marcus fit un signe aux deux batteurs. Ceux-ci envoyèrent chacun un cognard vers Dubois. Le gardien rouge et or évita le premier mais se prit le seconde dans l'estomac; Complètement sonné il tomba au pied des anneaux. Pucey envoya la balle dans les anneaux, faisant ainsi égaliser le score. Harry retourna à son poste d'observation. Spinnet et Bell enchainèrent les passes entres les gradins et se postèrent devant les anneaux de l'équipe adverse. Après une passe compliquée, elles se lancèrent elle même vers les cercles dorés. Spinnet fonça sur Bletchey qui se retrouva incapable de protéger les anneaux. Bell jeta alors la balle. Mais Drago était venu par en dessous et attrapa la balle juste avant qu'elle ne rentre dans le cercle. Il fonça alors à travers le terrain et vit Pucey et Flint occupés à divertir les batteurs. Drago, sachant qu'il n'arriverait pas à viser correctement pour marquer, accéléra et passa dans l'anneau central avec le souaffle en main. Tout le monde eut le souffle coupé par cet exploit. Drago vit le souaffle s'envoler par enchantement et retourner vers le centre du terrain pour la remise en jeu. Les gradins de Serpentard explosèrent en félicitation. Johnson rattrapa le souaffle et se dirigea vers les anneaux. Mais Bole lui envoya un cognard dans les reins et elle lâcha la balle rouge. Marcus et Pucey laissèrent les deux batteurs et encerclèrent Spinnet. Ils se collèrent à elle, l'empêchant de dévier. Ils se dirigèrent droit vers les gradins des Griffondor. Au dernier moment les deux Serpentard firent demi-tour. Distraite par cette tactique, la poursuiveuse ne parvint pas à changer de direction et se prit la tour de face et tomba de son balai. En avantage numérique les Serpentard enchainèrent les points. Au seuil dépassé, Harry se mit sérieusement en chasse du Vif. Il enchaina une figure destinée à éviter un cognard lancé par un des jumeaux Weasley. Ce dernier lui adressa un sourire radieux que l'attrapeur lui rendit. Cependant Harry ragea lorsqu'il comprit que le viser n'était en réalité qu'une feinte. Une seconde plus tard, Pucey s'écrasa sur le sol, le bras droit cassé. Le brun dirigea son regard vers le batteur roux qui lui répondit par le même sourire. Harry commença à s'impatienter devant ce batteur arrogant. Il fonça sur lui à pleine puissance. Au dernier moment il remonta en piquet, à environ deux centimètres du Griffondor. Pendant une seconde tout le monde pensa qu'il n'avait rien fait. Mais le balai du batteur s'extirpa de son propriétaire afin de foncer sur les gradins rouge et or. Harry, fier de lui, vit le rouquin tomber en chute libre vers le sol. Avant que l'équipe adverse n'ait eu le temps de réclamer la faute, le brun fila entre les joueurs et fonça droit vers un petit éclair doré. Deux secondes plus tard, la fin du match était sonnée. La déception et la fureur des Griffondor rugit dans tout le stade. Toute l'équipe se posa au sol et fut quasi immédiatement encerclée par les verts et argents. Une voix monta du brouhaha :
« POTTER SALE CON JE VAIS TE TUER. »
La foule se fendit en deux. Un des jumeaux, surement celui qui n'était pas tombé, avançait furieusement.
« Comment oses-tu t'attaquer de cette façon à mon frère ? »
« C'est simple en donnant un bon coup de pied dans son balai » répondit nonchalant le brun.
« Tu vas souffrir Potter, toi et toute ta bande pourrit vous allez nous le payer. »
Marcus s'approcha du batteur furax.
« Et tu comptes le faire comment ? Tu vas payer quelqu'un ? Tu ne devrais pas, tu sais, tu vas te ruiner. »
Harry vit très clairement les poings du griffy se crisper.
« La ferme Flint » siffla-t-il
Drago s'avança, un air supérieur sur le visage.
« Casse-toi traître à ton sang. Ton frère n'a que ce qu'il mérite, et toi tu es trop pauvre et trop faible pour nous faire quoi que ce soit. D'ailleurs maintenant que j'y pense, Harry, t'aurais du le faire tomber lui aussi. »
Ron Weasley arriva à côté de son frère.
« La ferme sale fouine. On n'est peut être pas riche mais nous on ne paye pas les gens pour avoir tout ce qu'on veut. Nous, on le mérite. »
Drago sembla sentir quelque chose de fort déplaisant.
« Dites, vous trouvez pas que ça pue ici ?.... A tient, salut Granger. »
Hermione le regarda exaspérée.
« Belle preuve de maturité, Drago. Je ne suis pas venue pour toi. Ron, poursuivit-elle, reste pas là ça sert à rien. »
« Pour qui tu te prends, Granger ? Qui t'a permis de m'appeler par mon prénom ? »
« Quelqu'un de civilisé, espèce d'aristocrate à la noix ».
Drago sortit sa baguette et la pointa sur Hermione.
« Tu vas le regretter Sang-de-Bourbe, Electro. »
Un fouet électrique jaillit de la baguette du blond et frappa Hermione en pleine poitrine. Celle-ci sembla s'illuminer. Elle hurla de douleur et, convulsant, fut projetée plusieurs mètres plus loin. Des éclairs tournaient autour d'elle. Les Serpentard ricanèrent, les filles des autres maisons hurlèrent de terreur. Ron brandit sa baguette à son tour et cria : « Crachelimace » mais il fut contré par Harry qui protégea Drago d'un « Protego ». Drago en profita pour lui lancer un « Furunculus ». Sa peau se parsema de furoncles plein de pus. Certains gonflèrent tant qu'ils explosèrent. Le grand frère Weasley se précipita pour aider son cadet. Hermione se releva difficilement et fixa Drago. Ses yeux reflétaient une haine qu'Harry n'avait jamais vue auparavant. Elle hurla, comme une plainte de douleur, « Lacarnum Inflamare ». Un jet de feu jaillit de sa baguette et atteignit la robe de Drago. Le blond éteignit facilement les flammes et se tourna vers la jeune Griffondor :
« Tu aurais vraiment du te taire. Mucus Ad Nause... »
« STUPEFIX ».
Drago s'écroula à terre, pétrifié. Tout les verts et argents regardaient Harry qui avait la baguette tendue vers le corps inerte de Drago.
« Cette fois ça suffit. » souffla-t-il.
Une voix apeurée se fit entendre.
« C'est ici professeur. Malefoy a agressé Hermione Granger avec un sort foudroyant. »
Les rangs se scindèrent en deux. Le professeur McGonagall passa à côté des deux Weasley en les regardant apeuré. Elle vit la scène et poussa un cri d'effroi. Ron était toujours pustuleux et à moitié évanoui, Hermione convulsait sous de légers arcs électriques et Drago était stupéfixé sous la baguette d'Harry. En deux trois mouvements, elle fit apparaître trois brancards et calma les convulsions de la jeune rouge et or, ainsi que l'invasion pustuleuse de Ron. Elle envoya les brancards, accompagnés des jumeaux Weasley, et se tourna vers Drago.
« Enervatum. »
Drago s'agita comme s'il se réveillait en sursaut. Il ignora le professeur de métamorphose et chercha les deux Griffondor des yeux. Ne les trouvant pas, il se tourna vers Harry et lui hurla dessus :
« POURQUOI TU M'AS STUPEFIXE ? »
« Drago » répondit-il tranquillement « tu es allé trop loin. Mucus Ad Nauseam est un sort très dangereux. Elle aurait été malade toute sa vie. Je ne voulais pas qu'elle en souffre à cause de ta bêtise. »
Quelqu'un se racla la gorge.
Les deux Serpentard se tournèrent alors vers le professeur. Drago se redressa et la regarda hautainement. Harry se contenta de ne montrer aucune émotion.
*Tu peux être fier de toi Drago. Je te préviens que si tu ne changes pas, je te détruirais jusqu'à ce que tu comprennes le respect.*
*Harry c'est elle qui m'a attaqué !*
*TU l'as attaqué. Mais tu es trop prétentieux pour reconnaître que tu es en faute.*
*Mais...*
*La ferme au moins qu'on fasse semblant d'écouter ce qu'elle nous dit*
Drago sourit en entendant cette dernière pensée.
« Ce que je viens de dire vous faire rire Malefoy ? »
« Ça dépend » répondit-il « si je vous avais écouté peut être que oui. »
« L'insolence ne vous aidera pas jeune homme. Vous allez venir avec moi tout de suite dans mon bureau. »
Elle se retourna et, suivie des deux Serpentard, elle se rendit dans sa classe.
A suivre...
Voilà encore un autre chapitre. Je suis profondément désolé du retard mais j'avais eu une panne sèche d'inspiration et de temps... Enfin bref j'espère que vous avez aimé
Elora
(Une review SVP même anonyme =D)
