Suite directe du dernier chapitre...
Chapitre 4 " Pardonne moi, William!" ou "La vengeance du Détreflé"
Julia sortit de son cours de Sortilège de très bonne humeur. Elle croyait que passer cette heure de cours avec des gens qu'elle n'appréciait pas plus que ça la ferrait mourir d'ennui (…Criche Histas n'étant pas là pour l'occuper et Evan Rosier ayant cru inutile de suivre cette option). Mais son nouveau professeur, en plus d'être absolument charmant avec son accent irlandais, avait eu le bon sens de lui accorder une trentaine de points pour sa bonne culture de la matière. Il avait, par ailleurs, enlevé une bonne vingtaine de points à Potter qui avait tenté de scalper Rogue. Il fallait dire que ce dernier l'avait peut-être cherché : on ne traite pas Evans d'ignominie à la Race sans en payer les conséquences. Black, ayant essayé de défendre son binoclard préféré, avait finit par écoper d'une retenue. Potter et Black n'avaient pas l'air enchantés de se voir ainsi dévalorisé pour la mauvaise cause et Lupin semblait très contrarié… Quel bonheur !
Mais Julia restait tout de même songeuse : Malgré le fait qu'elle ait partagé son cours de DCFM et de Potion avec Lupin, celui-ci lui prêtait autant d'attention qu'à la plante verte défraîchie dans le fond de la classe. Ce matin-même, elle lui avait fait vivre une certaine humiliation , non ? Immobiliser un Maraudeur et lui faire cracher le mot de passe de la salle de bain des préfets n'est pas sensé être agréable pour la victime ! Et Julia pensait sincèrement qu'il essayerait de le lui faire payer. Mais apparemment pas.
Ce petit Gryffondor était trop pacifique.
C'en était pitoyable.
Elle lui avait jeté quelques coups d'œil durant le cours. Mais rien de son côté, pas un seul regard haineux… Ce pourrait-il qu'il n'ait rien raconté à ses amis et qu'il ne veuille pas qu'ils le sache ? Qu'il ait omis de partager ses frustrations avec eux ? Qu'il leur ait caché leur petite entrevue de ce matin et qu'il mette les choses en œuvres pour qu'ils ne se rendent compte de rien ?…
Ce pourrait-il qu'il ait… honte ?
En y songeant, Julia continua sa marche avec un plus grand sourire encore.
Elle bouscula Adrianna Mangriez au passage, son ex-souffre douleur préféré, juste pour se faire un petit plaisir de plus. Et ce sentiment agréable était si imperturbable que ce soir là, elle accueillit Criche Histas et ses discutions aussi soporifiques que superficielles sans lacher son sourire rayonnant.
Mais biensure, tout était trop beau pour finir comme ça…
…
Julia s'avança vers sa salle commune après son copieux repas du soir.
Dans quelques heures aurait lieu la Fête de la Rentrée, elle devait penser à se préparer. Elle réfléchit à la coiffure qu'elle se ferrait pour l'occasion. Puis elle grimaça : elle était obligée de porter cette tresse ridicule dans le dos de toute manière, histoire de faire honneur au club qu'avait formé Sharon (qui, au passage, l'avait invitée à garder ce signe de ralliement capillaire tant que Julia n'aurait pas donné une réponse. Une satanée réponse… )
Allait-elle intégrer le groupe, OUI ou NON ? Mais il y avait aussi Kirsten, et son invitation.
Julia soupira longuement et décida de se préoccuper d'autre chose pour l'instant…
En tournant à l'angle d'un couloir, elle cru voir une ombre passer derrière elle. Immédiatement, elle s'arrêta et examina le passage qu'elle venait d'emprunter… Mais rien.
Elle fronça les sourcils et décida de continuer son chemin. Mais cette présence derrière elle était persistante…
Un peu apeurée, elle accéléra le pas et sortit sa baguette. Soudain, elle se mit à courir, devenue très inquiète. Mais qui était là ? Qui la suivait comme ça ?
Et en tournant à l'angle d'un nouveau couloir…
- AIE ! dirent deux voix en écho, celle de Julia et la voix de…
- Lane ? Merlin, tu m'as refilée une de ces frousses ! s'emporta Julia.
En réalité, même si elle se montrait plutôt furieuse contre la préfète de sa classe, Julia était très soulagée de voir Lane en face d'elle et non un… et non un…
…Quelle idée stupide de toute manière : les Mangemorts n'oseraient jamais venir entre les murs de Dumbledore !
Lane se releva en roulant les yeux et offrit sa main à Julia pour l'aider à se relever.
- Eh ! Je n'étais tout de même pas la seule à ne pas regarder devant moi ! se défendit Lane quand elle eu relevée la jeune fille.
Julia balança sa main dans les airs comme pour inviter la préfète à oublier cette entrevue.
Mais à peine avait-elle fait deux pas… :
- Oh, Julia ! la retint Lane. J'avais oublié de te dire que ton vieux hibou a attendu toute la journée devant la fenêtre du dortoir. Il avait une lettre pour toi.
Julia stoppa net , les sourcils froncés.
- Au dortoir ?
- Oui ! Ça nous a surprises aussi. Mais bon, borgne comme il est, c'est pardonnable.
Julia sentit sa circulation sanguine perdre une vingtaine de degrés d'un coup. Le hibou… le Borgne… Mazette !
- Mazette ! jura Julia.
Lane sembla inquiète. Mais Julia ne pensa aucunement qu'il était nécessaire pour elle de fournir des explications à sa camarade de classe. Et plus rapide qu'un Comète260, elle fondit dans son dortoir.
En entrant dans cette chambre toute de bleue décorée, Julia se sentit soudainement stupide : le hibou devait certainement être partit à présent… elle aurait dû demander plus d'informations à Lane. Mais là, sur son lit, une enveloppe jaunâtre invitait son destinataire à l'ouvrir.
Julia ne perdit pas une seconde pour sauter dessus.
Il n'y avait pas de mots écrits sur l'enveloppe. Julia devrait l'ouvrir pour voir qui la contactait.
Mais elle savait déjà qui était son correspondant… malheureusement
Le hibou borgne avait appartenu à Julia avant… Avant !
Mais 'son Oncle' le lui avait pris. « Pour passer inaperçue quand nous prendrons contact », avait-il assuré.
Elle se surprit à trembler.
- Déjà ?! murmura-t-elle
Elle ne devait pas 'avoir de ses nouvelles' avant un petit temps quand même… Il fallait qu'elle se réintègre parmi les autres élèves avant de pouvoir faire quoi que ce soit.
Après quelques secondes d'hésitation, elle décida d'ouvrire l'enveloppe.
Dés qu'elle distingua l'écriture dure et italique, elle y reconnut son Oncle.
Son cœur se souleva et elle s'agrippa plus furieusement au bout de parchemin.
« Ma chère nièce,… »
Biensure, elle n'était pas sa nièce. Ils n'avaient aucun lien d'apparentée. Il voulait juste renforcer la sécurité pour être certain que si une personne interceptait ce courrier, il n'y découvre qu'une bête lettre de famille. Elle ne connaissait pas son vrai nom. Elle devait s'adresser à lui comme à un oncle…
S'en suivit une lettre très chaleureuse où il lui souhaitait une très bonne rentrée et lui donnait même une recette de cuisine.
Ce qui aurait put passer pour une lettre banale d'un oncle cuistot à sa nièce préférée laissait la jeune fille encore nerveuse.
Elle porta sa baguette sur le morceau de parchemin et lança un « Revelatum » mal assuré après un petit moment d'hésitation.
Aussitôt, toutes les lettres changèrent de place certaines s'effacèrent, d'autre se regroupèrent, tout ça pour former des nouveaux mots, des nouvelles phrases, un nouveau texte et donc, une nouvelle appréhension.
« Ma chère nièce,
Je viens t'annoncer deux choses d'une grande importance.
Tout d'abord, un petit changement au plan de dépare. »
Julia inspira un grand coup. Déjà qu'elle n'aimait pas sa première mission, elle avait peur des changements…
« Il faut t'y mettre le plus vite possible ! J'ai appris par certaines sources que « Le Puit du Savoir » ne sera plus en la possession de Dumbledore d'ici la nouvelle année.
Tu sais à quel point cet objet est important pour le Seigneur des Ténèbres. Et tu es tout aussi au courant que s'il tombait sous les mains Ministre de la Magie, ce serait apocalyptique…
Regarde ta mère, et pense aux dégâts que le Ministère pourrait encore faire à la population. Ils ne méritent pas ta clémence, ma nièce. »
Le Ministère, ces hypochrites avides de pouvoir… Ils avaient transformé sa mère en légume ! Elle la vengerait…
« Mais sache que ta mission ne s'arrêtera pas au Puit de Savoir. »
- Quoi ? s'étrangla Julia.
Non ! Non ! NON ! Ca avait été décidé ainsi ! Elle s'occupait du Puit de savoir et puis elle serait l-i-b-r-e ! Elle refuserait !
« Tu auras encore deux choses de la plus grande importance à accomplire par la suite. Mais tu seras mise au courant plus tard. (« Ca ne sert à rien ! Je serais déjà loin à ce moment là ! » murmura Julia entre ses dents.)
Tout d'abord, réintègre-toi dans la population de Poudlard. Ne laisse personne savoir ce qu'il se passe dans ton esprit. »
Julia ne portais plus aucune importance à tout ceci. Jusqu'à ce que son Oncle touche un point sensible :
«
Amuse-toi bien à cette Fête de la Rentrée, c'est un excellent moyen de te refaire une réputation. Redeviens la même élève qu'avant, je t'expliquerais l'importance de ceci une autre fois.
Tu sais que tu ne peux compter que sur moi. Les Mangemorts ne seraient pas des alliers s'ils apprenaient « ton erreur ». Et le Ministère ignorerait tes appels à l'aide.
Tu es seule…
Moi, je suis de ton côté, mais ne me déçois pas…
Et maintenant, la deuxième nouvelle.
Julia ouvrit la bouche et écarquilla les yeux.
- QUOI ?!
Le cœur battant la chamade, elle crut qu'elle allait s'évanouir. Soudainement, l'air ne voulait plus rentrer dans ses poumons. Elle sentit tout son sang quitter son visage. Elle allait vomir de peur.
Elle lacha la feuille et porta ses mains au cœur. Non ! Pas lui ! Pas William !
Mais elle devait absolument en savoir plus. Elle se remit donc à lire, les mains tremblantes, les yeux embués de larmes. Et chaque mot était comme un coup de poignard de plus qu'on s'amusait à lui enfoncer dans la nuque.
«
Le premier Ministre a lancé un loup garou à la recherche de ta famille le jour même de ta rentrée. Et il l'a trouvée. Ton frère est gravement blessé mais ta grand-mère a réussi à le maintenir en vie. Bien entendu, elle ne l'a pas amené à Ste Mangouste. Elle le soigne. Il sera certainement tiré de l'affaire.
Tu n'es certainement pas rassurée, mais n'essaye pas de prendre contact avec eux.
Ta grand-mère est entrain de créer un champ de sécurité autour de sa seconde maison, à Glasgow. Attends qu'ils y soient installés pour reprendre contact avec eux.
N'oublie pas, tu n'es pas censée être au courant. Je ne devrais pas prendre contact avec toi.
Tâche de t'en souvenir quand tu leur écriras.
Ceci prouve encore une fois la fourberie du Ministère. Souviens-toi qui tu combats !
Et ne laisse pas cette dernière nouvelle affecter ta mission. C'est pour eux que tu dois la mener à bien.
Julia pointa sa baguette tremblante sur le parchemin et murmura « Falsifo », ce qui rendit à sa lettre son aspect premier avec la recette de cuisine.
Elle la replia et la rangea dans le tiroir de sa table de chevet.
Elle resta assise là un bon moment, ruminant des idées noires, tremblant comme une feuille.
Elle voulait pleurer, mais n'y arrivait pas. Son estomac s'était serré si fort.
Elle était si déboussolée.
Bonsang…
Tout d'abord 'son oncle' la mettait en garde. Elle devait trouver ce satané « Puit de Savoir » et ce, avant la fin de l'année. Sinon, il dirait aux Mangemorts ce qu'elle avait fait.
Merlin, quelle idiote ! Elle était prise au piège.
Sa famille ne serait jamais totalement en sécurité.
Tout lui semblait dérisoire. De son arrivée ici à cette satanée Fête de la rentrée. Elle se trouvait stupide de vivre comme si rien ne s'était passé.
Quand elle pensait qu'il y a à peine quelques dizaines de minutes, elle s'inquiétait de la coiffure qu'elle se ferrait…
Elle se dégoûtait elle-même.
Des sanglots remontèrent à sa gorge.
William, son petit William. Il n'allait avoir que 11 ans la semaine prochaine. Et là, elle avait mal pour lui, avec lui.
- Pardonne-moi Will, murmura-t-elle.
Tout ça était de sa faute… Ca y'est, les larmes remontaient. Mais avant de couler, la porte du dortoir s'ouvrit à la volée. Julia eu tout juste le temps de retenir ses larmes avant de voir qui rentrait aussi vite.
C'était Criche Histas.
Elle sauta sur un tiroir de la petite armoire à côté de son lit, en sortit un pantalon et un pull bleu nuit qu'elle se dépêcha d'enfiler à la vitesse de l'éclaire.
- J'vais être en retard !… J'vais être en retard !… J'vais être en retard !… ne cessait-elle de répéter.
Et soudainement, elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule.
- MERLIN ! sursauta-t-elle. Jill, je ne t'avais pas vue !
Julia n'esquissa même pas une grimace en l'entendant utiliser son surnom.
- Et bien, tu m'as l'air bien pensive. Laisse cet air morne pour plus tard ! Là, c'est LA FÊTE DE LA RENTREE !!! Et on va être en retard !
- J-je pense que je ne vais pas y aller !
Criche, qui refaisait sa longue tresse, stoppa net.
- Pardon ?
- Je disais que-…
- AAAH non, non, non ! ronchonna Histas. Sharon voulait absolument que tu viennes. Elle avait quelque chose de très important à te dire ! Tu dois absolument venir !
- Mais…
- Alors là, pas question que tu ne viennes pas ! Merlin, c'est la Fête de la Rentrée, quand même ! Et si Sharon ne te voit pas, tout ce qu'elle avait préparé tombera à l'eau ! Tu viens. C'est surement une question de vie ou de mort ! Compris ?
Julia leva un sourcil. Histas avait l'air au bord d'une crise de nerf avec son visage rougissant à une vitesse record et ses yeux qui sortaient peu à peu de leur orbite. Ca sentait l'anévrisme. Sharon devait vraiment s'attendre à ce que Julia arrive pour qu'Histas devienne une marmitte sous haute pression…
Puis elle repensa à la lettre… Elle n'avait plus envie d'y aller ! Mais son Oncle lui disait d'agir comme avant, que ça servirait pour plus tard.
Elle ne pouvait pas prendre le risque de remettre sa famille en danger. Elle ne pouvait pas abandonner la mission, sinon, elle se verrait directement dans un cimetière ou à Azkaban, et sa famille persécutée jusqu'à leur mort.
Elle frissonna à ces images.
Puis, elle se rendit à l'évidence. Elle devait le faire !
Alors, elle se leva. Mais ses jambes la portèrent difficilement. Quand elle arriva enfin à faire quelques pas les uns devant les autres, elle fut rapidement empoignée par Histas qui l'obligea à dévaler les escaliers trois-à-trois pour se retrouver dans les couloirs de Poudlard.
Et après un bon temps de course à travers le labyrinthe de couloirs du château, elles stoppèrent net devant un cadre.
- Bonsang… Histas… Pourquoi… tu cours… si vite? On a encore… 15 bonnes… minutes ! haleta-t-elle.
- Et bien… je voulais… d'abord passer… par la… salle de bain… des préfets !
C'est là que Julia se rendit compte qu'elles s'étaient effectivement arrêtées devant le cadre qui sert de salle de bain privée aux préfets.
- Mais qu'est ce que tu attends… pour rentrer ? commença à s'impatienter Julia en reprenant peu à peu sa respiration.
- J'ai oublié le mot de passe… pleurnicha Histas. Il y a tout un kit de maquillage caché dedans.
- Comment se fait-il que tu connaisses le mot de passe.
- Que je le connaissais ! corrigea Histas. C'est Sharon qui me l'a donné.
- Sharon le connaît aussi ?
- Elle est préfète des Poufsouffles ! répondit Histas, toujours absorbée dans ses souvenirs pour se rappeler du mot de passe.
Julia sourit amèrement. Si elle avait su que Sharon connaissait le mot de passe de la Salle de bain des préfets, elle n'aurait pas 'torturé' Lupin pour l'avoir… Quoi-que…
- C'est « Capharnaüm », dit Julia.
Et immédiatement, le cadre se volatilisa.
Histas sourit de gratitude, mais son sourire se transforma en grimace.
- C'est étrange ! C'est pas comme d'habitude, dit-elle.
- Pourquoi ? demanda Julia en essayant de passer sa main dans le trou à la place du cadre.
Mais aussitôt qu'elle le traversa, un rayon d'un vert kaki la frappa de plein fouet dans la poitrine, la repoussant de deux bons mètres en arrière. Et quand elle se releva, s'en suivit une vague d'un brun-vert transparent s'abattant sur Julia comme un tsunami et la trempant de la tête aux pieds.
- Mais qu'est ce que-… commença la jeune fille, se tournant vers Criche.
Mais à la place de la fin de sa phrase, sortit de sa bouche un énorme Ver-à-crasse…
Il était 20h17.
Remus, Sirius, James et Peter étaient dans une classe vide.
Tous les quatre étaient penchés autour de la carte des Maraudeurs.
Des yeux, ils suivaient les points « Julia Medows » et « Criche Histas » qui s'étaient élancés dans les couloirs.
- Ca y'est ! Elles se rapprochent de la salle de bain des préfets ! s'enjoua James.
- Y'a plus qu'à espérer qu'elles s'y arrêtent, grimaça Peter.
- Ce sont des filles et je connais le spécimen par cœur. Elles vont à la Fête de la rentrée, donc, je suis certain qu'elles se sentiront obligée d'y faire un saut! C'est une loi génétique ! les convainc Sirius.
Remus, lui, ne disait pas un mot, trop occupé à suivre la progression des deux jeunes filles sur la carte.
- Voilà elles y sont ! sourit Sirius. Et elles s'arrêtent !
- Allez, allez, allez,… murmura James en croisant les doigts.
- Mais qu'est ce qu'elles attendent ? s'impatienta Peter.
Remus aussi se le demandait. Et il se mit à douter. Et si elle avait compris qu'il avait piégé l'entrée ?
A ce moment là, il vit le point « Julia Medows » se rapprocher du cadre, et d'un coup, être expulsé vers l'arrière !
- WOUUUUUHOUUUUUUUW ! hurlèrent de victoire les Maraudeurs d'une seule voix.
Elle venait de recevoir de plein fouet le sort de Ver-à-crasse que les Maraudeurs avaient réussi à emprisonner dans la salle de bain.
- Et maintenant, elle va recevoir la vague de bave de ces jolies bestioles sur son petit minois, chantonna Sirius.
- On ne s'en prend pas à l'un des Maraudeurs sans en assumer les conséquences ! assura James.
Remus souriait. Il était très touché par l'attitude de ses amis. Quand ils l'avaient vu revenir ce matin dans la salle commune avec l'air furieux, ils avaient compris que quelque chose clochait.
Ils lui avaient fait passer un véritable interrogatoire ! Mais maintenant, Remus ne leur en voulait plus. Sirius avait tout de suite eu l'idée de la piéger à l'endroit même qu'elle convoitait. C'est Peter qui avait eu l'idée des Vers-à-crasse qui serait plus rapide à mettre en place que d'essayer de créer une potion pour bien la rendre ridicule. Et James était devenu un vrai chef de chantier.
Les Maraudeurs, un pour tous et tous pour un !
- Ce qui me choque, rajouta Peter, c'est qu'elle aie cru que tu lui avais vraiment donné le bon mot de passe.
C'est vrai que ce matin, il avait joué un vrai coup de bluff. « Capharnaüm » n'était pas le bon mot de passe. Quand il avait donner le mauvais code à la jeune fille, il se demandait si elle penserait à l'essayer avant de le libérer, histoire d'être certaine qu'il ne lui mentait pas.
Mais elle l'avait sous-estimer !
Elle l'avait appelé le Détreflé, 'une personne sans intérêt qui attirerait la malchance et les problèmes ' d'après elle. Et bien elle avait put goûter à la situation !
Remus sourit. Ca lui ferrait une bonne leçon, à cette peste.
- Bon, les gars, et si on allait fêter notre génie à cette Fête de la rentrée, proposa Sirius.
- Le rendez-vous est à 20h30 dans le Hall d'entrée de l'école, non ?
- Ouais, Pete ! sourit James. Allons-y, on est déjà presque en retard!
Il fit une tape dans le dos de Lupin, histoire d'appuyer leur victoire et ils se mirent en route.
Arrivés, ils découvrirent presque toute la population Poudlarienne concentrée entre les murs. La fête s'annonçait démentielle. Déjà, des bières au beurre avaient été distribuées à la foule.
Il retrouva Lily et Maggy dans un coin et il abandonna les Maraudeurs pour aller à leur rencontre, histoire de discuter un peu.
Lily semblait assez nerveuse. Elle prenait son rôle de préfète très —si pas trop- à cœur. Et se trouver à une réunion organisée derrière le dos du camp professoral la mettait légèrement mal à l'aise.
Maggy rit, rejetant sa belle crinière blonde et bouclée dans le dos.
- Du calme Lil', regarde Remus. Sa conscience n'a pas l'air de le tourmenter le moins du monde !
Remus sourit pour appuyer les propos de la jolie jeune sorcière. Se savoir venger l'avait mis dans un état presque euphorique. Il n'avait plus cette frustration à porter sur les épaules. Il se sentait plus libre. Il empoigna une bière au beurre qu'on lui tendit et but de bon-cœur.
Mais alors, plus loin dans la foule, les gens se mirent à rire, des petits ricanements et beaucoup de messes-basses.
- Mais qu'est ce qui se passe ? demanda Maggy, curieuse.
Remus n'en savait pas plus. Jusqu'à ce qu'il sente une odeur assez désagréable. Et là, il comprit aussitôt.
Son sourire s'élargit : il ne pensait pas que Medows soit suicidaire au point de se montrer en public couverte de bave de ver à crasse.
Le group de personnes à côté de lui se dispersa pour créer une espèce de chemin qui laissa passer une Medows furieuse. Elle était couverte d'une espèce de liquide verdâtre l'ayant sévèrement décoiffée. Des épis de cheveux gluants s'étaient détachés de sa longue tresse. Elle avait l'air absolument ridicule. Medows avait un seau rempli de vers à la main. Et elle ne jeta même pas un regard vers Remus quand elle passa devant lui.
Maggy se mit à rire.
- Mais qu'est ce qui lui est arrivé ?
Medows avait Criche Histas sur ses talons. Et enfin, elles s'arrêtèrent devant quelqu'un.
Remus la reconnut comme étant Sharon Sansbury, une Poufsouffle de 6ème année qu'il avait vue dans leurs réunions de Préfets. Elle avait aussi été une prétendante de Sirius et une très bonne amie de Medows.
Grâce à son ouïe un peu plus développée, Remus réussit à comprendre leur conversation.
- Voilà, Sharon, s'enthousiasma Histas. J'ai ramené Jill ici ! Elle ne voulait pas venir mais je lui ai dit à quel point ce que tu avais à lui dire était important !
- Oh ! Julia-chérie ! Mais qu'est ce qui t'es arrivé ?! se tétanisa Sharon Sansbury, entourée de ses amies toutes coiffées d'une longue tresse.
- Une longue histoire, grogna Medows, puis elle se mit à tousser et dégobilla un ver-à-crasse, ce qui fit sourire Remus.
- Mais qu'est ce que tu fais ici comme ça ? insista Sansbury, l'air gênée de se faire observer par tout le monde avec telle compagnie .
Elle tira sa baguette et jeta un « Evanesco » sur Medows, ce qui n'enleva aucunement l'espèce de gélatine qui la recouvrait.
Remus remercia James d'avoir pensé qu'elle tenterait de l'enlever… et d'y avoir remédié...
- J'y avais déjà songé, tu sais, grogna Medows envers son amie, ce qui fit pouffer Remus de rire.
Medows soupira puis jeta un regard vers Histas.
- Criche m'a dit que… (elle s'arrêta pour déglutir un nouveau vers à crasse dans le seau qu'elle avait en main, puis reprit sans faire attention aux mines écœurées de son entourage :) … que tu avais quelque chose de la plus haute importance à m'annoncer. Elle ne voulait même pas que j'aille me changer pour venir te voir par la suite. Et j'espère sincèrement que ça en vaut la peine…
- En effet,… mais ça pouvait attendre quand même un peu… répondit Sansbury en jetant un regard courroucé vers cette Histas qui se sentit mal à l'aise.
Medows soupira encore, plus profondément. Puis elle lui demanda ce qui était si important qu'elle apprenne.
- Et bien que mon club et moi avons votés et… et tu es élue à l'unanimité Présidente de mon Club lorsque je ne suis pas en mesure de superviser nos réunions.
- …
Medows était bouche bée. On aurait put croire qu'elle allait recracher un ver-à-crasse du double de taille.
- Qu-quoi ? articula-t-elle difficilement
- Et bien, je viens de dire que…
- J'AVAIS COMPRIS ! s'énerva-t-elle.
Elle tapa férocement du pied, vraiment au bord d'une crise de nerfs.
Une blonde s'interposa alors dans la conversation : 'Kirsten', une Serpentard si Remus s'en souvenait bien.
- Julia, c'est quoi cette histoire ? Tu devais entrer dans MON club !
- Désolée du mal-entendu, rit Sansbury. Mais elle entre dans MON club ! Elle porte déjà la tresse !
- Elle portait mon bracelet de membre bien avant !
- Mais elle a déjà fait son choix.
- Pas du tout ! Hein, Julia ? Tu ne m'aurais pas fait ça ?!
- …
- Hein ? Julia ? demandèrent les deux jeunes filles en écho.
- …
Medows avait l'air de ne même pas s'être rendue compte de ce qu'il se passait.
Elle se mit alors un ricaner doucement, puis plus fort, et encore plus fort. Et lentement, les rires se transformèrent en pleures.
Julia Medows pleurait. Et Remus Lupin ne savait pas comment réagire.
- J-Julia ? hésitèrent Sharon et Kirsten.
- V-vous savez quoi, les filles ? J'en ai marre.
- Pardon ? s'avança Histas.
- J'ai dit… J'EN AI MARRE !
Tout les murmures dans la pièces s'arrêtèrent. Remus, lui, fronça ses sourcils. Mais qu'est ce qui lui prenait ?
- J'EN AI MARRE ! J'EN AI MARRE ! reprit Medows, plus fort, avant de redéglutir un nouveau ver.
Et elle se remit à sangloter.
- Désolée, Will, mais je n'y arrive plus !
Mais de quoi parlait-elle ? Remus s'avança un peu, pour mieux voir la scène.
- Je ne veux plus être une marionnette. Plus la vôtre du moins! ajouta-t-elle à l'envers de ses deux amies.
- Mais qu'est ce que tu racontes ? demanda Sansbury.
- Je ne ferrais pas partie d'un group comme ça !
- Mais ! Julia ! QU'est ce que ça veux dire ? demanda la blonde Serpentarde
Medows arracha alors le bracelet autour de son poignet et le jeta aux pieds de Kirsten.
- Ca veux dire ça !
Et là, Sharon Sansbury se mit à rire.
- Tu vois, Kirsten, Julia a fait son choix !
- Oh oui, j'ai fait mon choix ! grogna-t-elle en agrippant la longue tresse noire qui lui pendant dans le dos.
Sharon comprit directement ce qui allait se passer et elle lacha sa bouteille de bière au beurre pour attraper le bout de la tresse de Medows.
Remus était ébahi par le spectacle qui s'offrait à lui. Ca devenait n'importe quoi !
- Non, Julia. Ne détache pas ta tresse ! lui ordonna Sharon, toujours entrain de fermement tenir le bout de la-dite tresse entre ses doigts.
- Lache moi ! grogna Medows entre ses dents.
- Non ! Ce sont les vers à crasse qui te font agir comme ça. Tu n'as plus toute ta tête ! Garde ta tresse ou tu le regretteras amèrement.
Medows et Sansbury se jetèrent dans une guerre oculaire incroyable.
- On ne devrait pas intervenir ? demanda Lily à voix basse.
- Je ne pense pas ! murmura Maggy.
Remus, lui, était encore abrutit par la scène.
Enfin, Medows baissa le regard, vaincue.
Puis vomis encore un ver-à-crasse et elle s'affaissa lentement aux pieds de Sansbury.
- Du calme, Julia, murmura Sansbury, tenant toujours la tresse de Medows en main. Tu as fait le bon choix !
Remus regarda alors Medows. C'était étrange… Et là il comprit avant même qu'elle se mette en oeuvre:
Medows attrapa un grand bout de verre de la bouteille de Bière-au-beurre que Sansbury avait lachée à terre quelques secondes plus tôt.
Elle se releva d'un coup et frappa d'un coup sec dans sa tresse, qui se sectionna immédiatement.
Tous le monde était bouche bée, d'autres avaient audiblement aspiré de l'air, ayant cru pendant une demi-seconde que Medows allait enfoncer le bout de verre dans le ventre de Sansbury.
La plus surprise était biensure Sharon Sansbury, qui tenait toujours une moitié de tresse en main.
La chevelure de Medows s'échappa alors de la tresse. Les longs cheveux de Medows se retrouvaient désormais diminués de plus de la moitié, lui arrivant en dessous des omoplates.
- Je te l'ai dit, oui, j'ai fais le bon choix. Je ne suis pas comme vous, je ne veux plus être comme vous… Hypocrites et lâches. Pour moi, c'est fini !
- Mais, Jill… l'appela Histas.
- Dés maintenant, je ne suis plus « Jill » ou « Julia-chérie », la coupa-t-elle. Appelle moi Medows désormais, et moi de mon côté je me retiendrais de vous identifier aux écervelées que vous êtes. Vous appelez publiquement comme ça vous ferrait trop d'honneur !
Sharon Sansbury reprit ses esprits, jeta le morceau de tresse à terre et sortit sa baguette. Tout le monde sembla se réveiller et ils reculèrent d'un pas. La Poufsouffle pointa directement le cœur de Medows.
Mais là, un autre préfet, celui de Serpentard, un grand blond lui aussi de 6ème année du nom de Joris Colias, s'interposa entre la baguette et Medows.
- Sansbury ça suffit maintenant ! cracha-t-il.
Là, elle sembla se rendre compte qu'elle n'était pas seule. Elle baissa le bras.
Medows fit volte face aux filles et partit d'un pas conquérant, sans un merci pour Colias. Des murmures la suivaient mais elle n'en tenait absolument pas compte.
- TU LE REGRETTERAS ! grogna Sansbury avant d'elle aussi partir avec ses suiveurs dans le sens opposé, vexée.
Quand Medows arriva au niveau de Remus elle stoppa net ! Puis elle s'approcha de lui.
Elle avait beau avoir l'air totalement ridicule avec ce liquide gluant sur le corps, elle avait beau s'être mise en spectacle devant une bonne partie de la population de Poudlard, elle avait beau avoir des hautes décibels de critique dans son dos, elle n'en perdait pas cette flamme de fierté dans ses yeux vert-anis.
Elle le défia du regard, et Remus ne pouvait qu'en faire autant.
Lentement, elle s'avança vers lui, l'air conquérant. Elle lui fit un sourire vaniteux et emplis de mépris, puis elle porta lentement, très lentement, le seau à son visage et recracha vertement un ver à crasse dans le seau sans le quitter des yeux, le défiant de sa bassesse.
Elle releva la tête et pris une longue inspiration en rejetant ses cheveux encore gluants et beaucoup plus courts dans son dos.
Ensuite, elle essuya lentement sa bouche d'un lent révère de manche, son sourire toujours greffé aux lèvres.
- Je suppose que je te dois mon état, murmura-t-elle.
Elle lui enfonça le seau sur la poitrine qu'il dût agripper avant qu'elle ne le lache.
- Je n'aurais pas dû te sous-estimer, soupira-t-elle lentement. Faut croire que tu avais raison : Ce n'est pas toi mais moi, la « Détreflée » !
Et là, il vit un vrai sourire sur son visage vert de maladie. Il ne dura qu'une demi-seconde, mais il avait été là ! Il croisa une dernière fois son regard. Deux vraies larmes y perlaient.
Elle s'essuya rapidement les yeux, lui fit un clin d'œil et, toujours dominée par sa fierté, elle s'éloigna d'un pas royal.
- Mais qu'est ce que tu as à voir dans l'histoire, Remus ? demanda Lily à ses côtés, appuyée par Maggy.
Remus ne répondit pas, il n'écoutait pas les commentaires que les gens faisaient de ce spectacle.
Là, les autres Maraudeurs le rejoignirent. Remus se dépêcha de cacher le seau qu'il avait en main derrière lui. N'ayant pas vu la sorcière venir parler à Remus, les maraudeurs ne lui posèrent aucune question.
- Remus ! appela James, l'air excité. On te cherchait partout, enfin !
- Tu as vu comment Medows a disjoncté ? rit Sirius.
- Ca, c'est la cerise sur le gâteau ! Elle en a plus bavé que les vers-à-crasse le ferraient ! ajouta James.
- Waw c'est certainement la meilleure Fête de la Rentrée à laquelle on aura assisté ! déclara Sirius, approuvé par la plupart des personnes aux alentours, ayant tous trouvé le spectacle très distrayant.
Là, une banderole apparut soudainement dans le Hall où s'était rassemblé tout le petit monde.
« CAMARADES, LA FETE DE LA RENTREE AURA LIEU DANS LA SALLE A COTER DU LOCAL DE SORTILEGE. »
Tout le monde poussa un cri de joie. Une des fêtes les plus célèbres de l'année allait commencer. Quelques secondes plus tard, la banderole prit feu pour ne laisser aucun indice.
Aussitôt, tout le petit monde se mit en route vers le lieu annoncé.
L'excitement était à point, déjà activé par la scène de Medows et la bande de Sansbury.
- Tu es vraiment vengé, maintenant ! dit alors Peter à très haute voix pour couvrire la musique endiablée qui se jouait dans la pièce sublimement décorée pour l'occasion de centaines de ballons sous une pluie de confettis.
Remus sourit et acquiesça.
Biensure ! C'était mieux qu'il ne l'escomptait. Medows avait vraiment dû regretter cette journée et ne l'oublierait pas de si tôt, et ce, un peu grâce à lui.
James se consola du refus de Lily de danser avec lui en acceptant l'invitation de Maggy. Et Lily alla alors s'assoire près de Remus pour une bonne conversation.
Tout était parfait !
Mais alors, pourquoi se sentait-il si coupable ?
Vilaaaaa désolée du retard :p j'espère que vous avez apprécié, même si moi, personnellement, je l'ai moins aimé, je n'ai pas trouvé d'inspiration pour créé un vrai dialogue piquant entre Remus et Julia... Mais ce chapitre est important: le vent tourne XD Enfin, n'espérez pas non plus que Julia devienne un ange! Elle a juste un petit compte à rendre à sa conscience et à son amour-propre... Enfin, la suite sera pour d'ici pas trop longtemps O chalut!
