Salut !Waw le dernier poste date d'il y a un sacré baille S Oups…Voici donc le 6ème chapitre… une soudaine motivation m'a redonner envie d'écrire. Bon, j'en suis à 1semaine avant mon examen d'entrée en université, donc, pas beaucoup de temps pour écrire le 7ème chapitre dans la semaine qui suit… MAIS ce pouvoir de motivation me fera poster plus vite (hope, hope, hope…)Ce chapitre est moins bon que les autres mais nécessaire ! Pas d'actions, pas de confrontations Julia/Remus, pas de révélations troublantes, pas d'éxplications sur les agissements d'Adriana Mangriez, la fausse brésilienne, mais un long chapitre de 12pages Word avec que du dialogue… pas très alléchant hein ? Lisez quand même parce que ca servira aux rebondissements ;)

IL SERAIT JUDICIEUX DE SE RAPPELER QUE

- Julia Medows, notre héroïne de Serdaigle, reçoit des lettres de son « Oncle » qui lui commande de regagner de la popularité pour sa mission Mangemoresque… sinon il fait livrer sa famille aux méchants Aurors et au méchants mangemorts.

- Dana Sansbury, préfète de Poufsouffle, est sa présente et récente pire ennemie. Elle a mal gobé l'idée que, devant tout le monde, Julia coupe sa tresse. Ça symbolise son refus de rentrer dans le group de Dana. Et Criche Histas, la lèche-botte de service, petite rousse, est dans la même classe que Julia. Le signe de ralliement au clan de Dana, c'est cette fameuse tresse dans les cheveux.

- Andria McHelie est la préfète en chef de l'école. Elle est petite avec des cheveux courts blonds et une frange devant les yeux. Elle fait peur à tout le monde avec cette autorité naturelle émanant d'elle. Même Remus a peur d'elle.

- Il y a un journal hebdomadaire qui parait à Poudlard dans le dos des profs : le Radoteur. Ses membres signes sous des pseudonymes, donc, personne n'est au courant des ouvriers de ce journal.

- Julia est revenue à l'école un jeudi et cette scène ce passe un lundi matin… tant de péripéties en même pas 4jours ? quelle vie trépidante pour notre p'tite Julia ;)

- Bonne lecture

Chapitre 6 : « Popularité… »

C'était lundi.

Il était 7h12, et à une heure si matinale les étudiants normaux maudissaient encore le réveil qui les tirait de leurs chaudes couvertures.

Mais Julia était loin d'être une étudiante normale : elle marchait déjà seule dans les couloirs silencieux de Poudlard d'un pas trainant.

C'était supposé être assez habituel chez la jeune fille, elle qui avait tendance à se réveiller avec le soleil. Mais aujourd'hui, elle s'était levée pour ne pas penser. Son esprit était ailleurs et son regard soucieux en témoignait.

- Idiote ! cracha-t-elle entre ses dents, prête à se gifler.

Mais qu'est ce qui lui avait pris de raconter une partie de son histoire à Joris ?

- Espèce d'idiote ! répéta-t-elle en serrant les poings cette fois ci, espérant inconsciemment que la douleur des ongles s'enfonçants dans ses paumes la distrairait un peu de ses pensées.

Elle ne voulait pas admettre que c'était uniquement sa faute si maintenant, quelqu'un savait…Elle ignorait délibérément le fait que Joris était capable de tenir un tel secret…Elle refusait aussi d'avouer que partager ce fardeau lui avait fait du bien…Tout était à cause de Joris !

Non… tout était à cause de Parcius, ce pauvre Mangemort qui avait certainement pas imaginé que sa descente aux enfers serait causée par une gamine de 14 ans, un balcon au deuxième étage, et un sol un peu trop dur pour amortir une chute…

Son premier week-end à Poudlard avait déjà fait virer toutes ses pensées de bord, l'avait déjà contrainte à changer sa manière de voir, d'agir, et d'être vue. Et son premier lundi à Poudlard n'allait pas changer des autres jours passés :…

Julia arriva aux portes de la grande salle, certainement presque vide à une heure si matinale.Mais avant qu'elle puisse mettre un pied dans l'énorme pièce, un « Medows ! » particulièrement froid vint l'appeler de l'autre bout du couloir.

Julia ne montra pas sa surprise de trouver Dana Sansbury, sa longue tresse dans le dos, lui faire face les bras croisés mais la baguette à la main. Son écusson de préfète de Poufsouffle brillait bien fièrement sur sa poitrine. Elle n'était pas seule : Criche Histas, sa petite tresse rousse terminée par le ruban bleu de sa maison, se tenait à sa droite, et à sa gauche se trouvait trois autres filles un peu plus en retrait.

- Sansbury, je croyais que tu ne devais plus jamais m'adresser la parole !?

- Détrompe toi Medows, je suis justement ici pour me rabaisser à discute.

- Ô Gloire à ton infinie bonté ! railla Julia

Dana se mit à rire.

- On a été de si bonnes amies, Julia… D'abord Kirsten qui fait des choix stupides, puis toi…

- Où veux-tu en venir, Sansbury ?

- Et si nous allions en parler dans un coin un peu plus discret ?

Julia n'avait aucune envie de passer du temps seule avec Dana, ses copines, et une idée de vengeance bouillonnant dans leurs veines. Cette confrontation, elle le savait depuis le départ, devait avoir lieu : le plus tôt serait le mieux. Elle s'attendait à avoir à rendre des comptes assez douloureux après sa prestation de vendredi. Mais une espèce de fierté aveugle l'empêchait de refuser : elle ne leur montrerait pas qu'elle avait peur ! Et puis, autant régler leurs affaires maintenant une fois pour toute. De plus, Julia était certaine de les battre si une bataille devait se faire à coup de baguettes (sinon ses ongles fraichement manucurés étaient assez acérés pour laisser des marques profondes…)

Si un éclair d'hésitation était passé dans ses yeux vert-anis, il disparut sur le champ.

- Allons dans une classe vide, l'invita Julia.

Dana sourit et l'invita à la rejoindre. Elles se mirent à marcher, escortées par les quatre autres sorcières. Ca avait l'air d'être un cortège officiel, et ça fit sourire Julia.

Elles entrèrent dans la première classe qu'elles trouvèrent.

- Alors, Julia,… soupira Dana en s'asseyant sur un bureau, jambes croisées. Toi qui déteste les chignons, qu'est ce qui te prend d'en arborer un ?

- Dis-moi Dana, tu as juste l'intention de m'humilier en me rappelant que mes cheveux sont mal coupé ? Allons, j'attendais mieux de toi !

- Disons que je voulais subtilement introduire une discussion à propos de ton geste assez débile de l'autre soir.

Pas besoin pour Julia de demander plus d'explications : elle voulait parler du moment où elle s'était assez sauvagement coupé la tresse la liant à Dana et sa bande.

- Que me veux-tu alors ? demanda-t-elle en s'asseyant sur le bureau en face de celui de la Poufsouffle, voulant s'assoir de façon égale à la sienne, lui faisant comprendre qu'elle ne se sentait nullement intimidée.

- Te donner une dernière chance de te racheter…La Serdaigle ne se retint pas de rire à gorge déployée

- Mauvaise réponse, dit Criche Histas, un sourire au lèvres.

- La ferme Histas, répondit-elle presque avec fatigue avant de se retourner vers Dana, qui ne changeait en rien son air neutre. Non mais tu croyais franchement que j'allais tomber à genoux et te remercier de vouloir me reprendre ? Tu délires ! Je ne vois pas ce que rester avec toi pourrais bien m'apporter.

- Comment oses-tu parler comme ça à Dana ? s'emporta Criche. Non mais tu te prends pour qui ? Tu devrais être honorée que Dana daigne encore poser les yeux sur toi !Julia était profondément révulsée. Elle avait la bouche ouverte et les sourcils arqués de stupéfaction.

- Avant, Dana n'aimais pas trop les lèches cul! Alors, Histas, et si t'allais mettre ton nez dans l'orifice de quelqu'un d'autre ?

- Stop! Medows, je sais ce que tu caches !

Julia sentit une vague de froid la submerger et elle regarda directement Dana dans les yeux, oubliant jusqu'à la couleur des cheveux d'Histas.

Savait-elle ? Oui ! Elle savait ! Comment pouvait-elle savoir ? Joris ! Joris avait tout balancé ! Elle n'aurait jamais dû faire confiance à ce sale Serpentard.

- Je sais que ton beau-père s'est suicidé il y a deux ans, que ta mère en est devenue folle de chagrin — littéralement biensure- que votre coffre à Gringotts ne contient certainement plus qu'une poignée de Mornilles et que ta grand-mère s'occupe de ton légume de mère et de ton pauvre, pauvre petit frère.

En voyant l'air choqué de Julia, Sansbury dut croire qu'elle avait touché le secret de sa fraichement nouvelle ennemie. Elle ne comprit pas que Julia était simplement rassurée que la version qui devait être officielle de ses malheurs avait été gobée par la jeune fille.

- Touchée ! commenta Histas, fière que Sansbury aie réussit à faire taire la Serdaigle.

Julia réfléchit deux secondes avant de répondre. Bon, elle aurait préféré que personne n'aie à apprendre cette fausse histoire, mais elle savait qu'à un moment ou à un autre, tout le monde serait au courant ! Elle n'encourait donc rien de trop grave…

- Et alors ? Que veux-tu que je te dise ? Tu crois que je vais m'apitoyer parce que tu pourrais raconter ça à tout le monde, Dana ?- Je crois que les gens trouveraient plus intéressants que je leur parle de ton père !- Que pourrais-tu ajouter sur Parcius ?Sansbury se retourna sur ses 4accolites :- Les filles, sortez s'il-vous-plait…Une blonde fronça les sourcils, sincèrement déçue.- Ne me le faites pas répéter… les menaça doucement la préfète de Poufsouffle.

Les 4sorcières sortirent donc de la classe, légèrement irritées. Histas ferma la porte derrière elle, ne se privant pas de lancer un dernier regard haineux à Medows, auquel elle répondit par un clin d'œil farceur.

- Je parle de ton VRAI père, Julia, repris soudainement Dana. Tu sais, Maximilien Medows ?

- Il est mort dans un accident quand j'avais 4ans ! raconta Julia

.- Ca, c'est ce que toi et ta famille voulez faire croire à tout le monde pour ne pas tacher ton si noble nom de famille !

Julia frissonna… ça, c'était une vraie surprise ! Dana ne pouvait pas être au courant ! Si ?

- Ton père à fuis celui-dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom dans ses fonctions de Mangemort, et il a une forte mise à pris sur la tête. Tu imagines la honte et le déshonneur si les gens apprenaient que ton poltron de père avait lâchement abandonné ses fonctions pour cacher son énorme postérieur dans une caverne quelconque ?!

Ça ne servait à rien de nier. Elle savait !

- Mais que me veux-tu à la fin ?

- Je veux juste que tu saches que j'ai de quoi ruiner ta réputation et t'enfoncer plus bas que terre. Je sais ce que tu caches et j'ai quelques contacts avec certains futurs Mangemorts… tu peux passer de la célèbre Julia Medows à r-i-e-n !

Julia eu peur. Une nouvelle erreur de réputation qui se détériore et son Oncle ferrait le nécessaire pour le lui faire amèrement regretter. Dana ne savait certainement pas à quel point Julia tenait à sa haute réputation, maintenant !

- Et, pour que tu gardes ta petite gueule fermée, je dois me joindre à toi dans ton petit club de gourdes ?

- Exact, sourit Dana en jouant avec sa longue tresse. Laisse moi t'expliquer, enchaina-t-elle en voyant l'air questionneur de Julia. J'ai besoin de ta réputation pour… rencontrer les 'amis de tes parents'.

- Oooh, tu veux que je t'aide à rencontrer des Mangemorts ? rit Julia

- Apparemment, ta famille y est bien vue... Mais la mienne n'est pas la bienvenue dans vos petites réunions… Et pour tout le monde, je suis la gentille petite Poufsouffle que tout le monde aime ! Personne, ne voudra m'aider à entrer dans ce cercle fermé. Je ne peux plus du tout compter sur Kirsten, tu es ma dernière chance !

- Donne moi une seconde pour verser une larme !

- Tu ne peux pas refuser ! ajouta Dana, nullement vexée

- Pourquoi ? Sinon tu détruits ma réputation ? Désolée d'avoir à te le dire, mais j'ai toujours été plus populaire que toi ! Et la demande que tu me fais le prouve !

Julia se rendit compte qu'elle avait touché le point faible de Sansbury au moment où celle-ci ajouta, limite hystérique :

- Tu te trompes, Medows ! Tout le monde m'adore ! Tu as toujours été vue comme la méchante et vicieuse petite Serdaigle qui se prenait pour une Serpentarde. Moi, j'ai toujours été la gentille préfète qui vous rendait plus sociable, Kirsten et toi !

C'était trop beau ! Julia continua sur sa lancée :

- Je suis désolée de l'opinion que tu te donnes ! Les gens te prennent pour une idiote avide d'un pouvoir qu'elle ne sait gérer seule !

- J'étais dans le top 10 des filles les plus populaires de l'école l'an passé ! s'emporta-t-elle- C'est quoi cette histoire ? demanda Julia

Dana prit un air fier et rappela à Julia que le Radoteur, le journal secret de l'école, publiait un numéro spéciale après les vacances de Noël et du nouvel an. Julia s'en rappela aussitôt. Dans ce premier numéro de la nouvelle année, un espèce de Top 50 regroupait les personnes les plus populaires de l'école.

- Tu n'y es apparue que l'an passé ! J'y suis depuis ma 3ème année ! se moqua Julia

- Ne te donne pas autant d'importance, Julia ! Je te rappelle que tu n'as plus de quoi t'acheter de l'importance.

- Tu en viens aux questions d'argent maintenant, Dana ? Plus d'argument solide ? L'argent ça part, ça vient. Je me referais une fortune d'ici peu ! anticipa Julia, tout aussi emportée que Dana dans ce règlement de compte.

- Quand je pense que c'est moi qui doit posséder une des dernières richesses que tu possédais…

- Qu'est ce que tu veux dire par là ?

- Le collier en pierre de Solvate que tu m'as offert pour Noel juste avant ta mystérieuse disparition… Il a du te couter une fortune ! Tu imagines s'il te revenait entre les mains ? tu aurais de quoi nourrir ta petite famille pendant un moment.

Julia se tût. Une victoire pour Dana ? Cette dernière du le sentir comme ça, vu son sourire.

En réalité, Julia avait chaud, très chaud, en entendant cette dernière phrase de Sansbury !

Ce collier… elle l'avait offert à Dana, si seulement elle ne l'avait pas fait ! Ce n'était pas sa valeur qui comptait, mais ce qu'il contenait…

Des pierres de Solvate !

Les phrases de Slughorne durant son dernier cours lui revinrent en mémoire : « la Pierre de Solvate est une pierre de lune très puissante qui aurait des pouvoirs médicaux très intéressants. Entre autre, réussir à raccommoder le si complexe cerveau humain quand il est gravement endommagé, comme ces très connues 'brèches' »

Sa mère, torturée par les Aurors, avait accumulé les brèches cérébrales jusqu'à devenir un légume… Julia avait devant-elle la personne détenant l'antidote ! Les pierres de solvates étaient presque introuvables ! Elle s'était renseignée dans la bibliothèque de l'école juste après son cours de potion.

Elle détenait ce collier depuis des générations, et elle avait donné cet objet de valeur à sa présente pire ennemie…

Il le lui fallait !

- Il faut que tu me le rendes, murmura Julia…

- Je t'avoue m'y être attachée ! Et je le trouve très bien où il est, dans mon coffre à Gringott's.

- Il. Me. Le. Faut.

- Cette vieillerie de grand-mère t'intéresse donc ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'entrer le cercle fermé auquel tu appartiens !

Julia ne voyait absolument pas comment elle pourrait faire Dana intégrer les Mangemorts. Elle n'en était même pas une !

- Je ne peux pas t'aider, je ne sais pas comment faire ! Et ça ne fonctionne pas comme ça !

- Débrouille-toi ! Sinon ta réputation serait sérieusement tachée et aucune d'entre nous ne pourrait intégrer le clan de Tu-sais-qui !

- Je le ferrais ! céda Julia. Mais à une seule condition : je veux le collier !

Dana réfléchit. Elle se rassit plus confortablement sur son bureau et joua quelques secondes avant de donner sa réponse :

- Non !

- QUOI ? s'énerva presque Julia, une brique lui tombait dans le ventre.

Sa baguette, que Julia n'avait pas lachée depuis le début des discussions, crépitait de rage dans son poing serré.

- Ce collier est manifestement important.

- Tu l'as bien dit, il a une grande valeur ! J'ai besoin d'argent, tenta Julia pour la garder sur une mauvaise piste.

- Je t'avoue que je n'ai plus très envie de m'en séparer…

- OK ! Alors ne compte pas sur moi pour t'intégrer chez les Mangemorts !

- Alors ta réputa-…

- J'EN AI RIEN A FAIRE DE MA REPUTATION ! Détruit la si tu veux !

Julia était déçue et blessée. La solution se trouvait devant-elle. Le collier. Mais l'autre idiote n'allait pas le céder ! L'excitation d'avoir trouvé une solution pour sauver sa mère s'évanouissait beaucoup trop douloureusement.

Elle s'était levée, prête à clore la conversation, mais Dana repris :

- Ne dis pas n'importe quoi ! Tu y tiens beaucoup, à ta réputation.

- Tu te crois si intouchable, Sansbury. Ta popularité est plus fragile que la mienne tu sais, à cause de tes faux semblants, à jouer les petites filles adorables. Les gens commenceront à comprendre que tu es mesquine et hypocrite. Les gens n'aiment pas les menteurs !

- Tu sais quoi, Medows, tu m'as donné une sublime idée !Julia fronça les sourcils mais la laissa parler.

- Je vois que tu n'as pas vraiment l'intention de me rendre service auprès de tes amis Mangemort, et moi, je n'ai pas franchement envie de te céder un si rare collier. Et, malheureusement, notre amitié à l'air définitivement brisée suite à ton refus d'intégrer le groupe. Alors voilà… Et si on laissait notre popularité décider de laquelle d'entre nous aura ce qu'elle veut ?

Julia ne répondit toujours pas mais leva un sourcil au plafond.

- Je ne suis pas si pressée pour la petite recommandation que je t'ai faite… Je peux attendre jusqu'au nouvel an ! Je te céderai le collier seulement si tu me bats au concours de popularité de l'école !

- QUOI ?

Sansbury jeta sa tresse en arrière sortit sa baguette et murmura une formule qui ouvrit la porte d'un seul coup. De l'autre côté, les 4filles attendaient patiemment que leur leadeur aie finit ses basses besognes. Elles sursautèrent à peine quand la porte s'ouvrit.

Dana leur commanda d'entrer sauf à l'une d'entre elles, à qui elle intima de chercher un certain « parchemin rose » dans son dortoir. La désignée recrue de ce troupeau de vamp hésita une demi seconde, l'air apeurée, puis sortit de la petite classe dont elles avaient pris possession aussi vite que si elle avait un Magyar aux fesses. L'évocation de ce parchemin fit sursauter les filles. Julia se demanda pourquoi. Mais Dana continua en fixer Julia, un air de défi dans le regard:

- Celle qui sera le mieux classée dans le top50 obtiendra ce qu'elle veut.

Cette fois, ce fut les 3filles restantes qui demandèrent un « QUOI ? » sonore.

- Si tu es mieux classée que moi, je te rends ton collier directement ! Si je suis mieux classée que toi, tu me fais intégrer le 'cercle fermé dont nous avons parlé'. D'accord ?

Julia réfléchit quelques secondes.

Elle avait donc jusqu'à Noël pour se créer une réputation solide.

4 mois.

Juste 4 mois.

Si peu de temps et un si grand défi.Elle le savait, jamais elle n'y arriverait !

- Sans problèmes, Sansbury ! dit-elle, ses yeux jurant contre sa peste d'ennemie. Je relève le défi.

Après s'être maudite une centaine de fois d'avoir flanché, Julia réussit à apprécier l'effet qu'elle avait fait sur le clan en face d'elle :

Toutes avaient reculé d'un petit pas, comme prises par surprise par sa réponse. Elles la regardaient sous un nouveau jour,… se rendant certainement compte à quel point elle était dingue.

- Quoi ?! lachâ Histas, la meilleure amie de Sansbury, une grimace déformant son visage.

Une autre se mit à rire bruyamment, repoussant sa petite tresse d'un air amusé :

- Medows est vraiment encore plus stupide que je ne le croyais.

Dana sourit.

- D-Dana ? demanda doucement une petite brune derrière la chef. Tu es certaine que c'est une bonne idée… ? Je veux dire…Sur le parchemin rose ?

Dana tourna sa tête avec une vitesse à refiler un torticoli.

- Tu douterais de mes capacités ? Et tu crois qu'elle en a plus que moi ?

- N-non, non ! Jamais ! Je disais ça pour toi. Je ne voudrais pas qu-…

- Qui d'autre ici croit franchement que Medows a plus de chance que moi de réussir ? coupa Dana, s'adressant aux autres filles présentes.

Aucune ne répondit et Dana se tourna, satisfaite, pour refaire face à Julia, un sourire aux lèvres.Ce numéro avait convaincu Julia. Elle pouvait le faire ! Elle pouvait rendre Dana ridicule. C'était une façon très puérile d'atteindre ses fins mais pourquoi pas ? En plus, son Oncle serait ravi de la voir redorer son blason en étant classée une des filles les plus populaires. Ça laisserait un peu de répits à sa famille aussi…

Si elle réussissait à battre Dana, elle aurait le collier, la gloire, la paix d'esprit face à son oncle et un sacré regain de confiance.

C'est là que la jeune fille qui était partie à toute vitesse revint, essoufflée et rouge, un parchemin vieux-rose à la main.

Dana le lui arracha des mains sans un merci et l'étala sur le bureau le plus proche.

Dés que Julia posa son regard dessus, elle se sentit mal à l'aise. Et ce pour plusieurs raisons. Mais surtout, elle sentait que le parchemin puait la magie noire !

- Criche, nous ferrais-tu l'honneur d'être notre secrétaire témoin ?

- Biensure ! sourit Histas en sortant de son sac une plume bleue fantaisie.

- Medows,… repris Dana, en regardant Julia démentiellement. Tu es certaine de vouloir continuer ?

NON !

- Oui !

Merde !

- Bien, sourit la diablesse, fermant lentement les yeux, comme de délice.

Cette fille était définitivement possédée !

- Criche, écris ce que je te dicte. Bon, Allons y... Julia Sunnyle Medows et Dana Grisel Sansbury se lancent un défi. »

Aussitôt, Julia déglutit difficilement. Elle venait de se rendre compte que si elle perdait, elle devrait satisfaire la demande de Dana… chose impossible ! Elle devait tout arrêter maintenant !

- …

- Medows ? Tu veux ajouter quelque chose ?

- Non. AAAARRRGH !

- Bien, continuons : Dans l'édition post-Noëlique du Radoteur, la fille qui se retrouvera classée dans le top 50 de l'école —celle, biensure, qui se retrouvera à la meilleur place- aura gagné la partie. Si cette gagnante est Julia Sunnyle Medows, elle recevra alors le plus rapidement possible le collier en pierre de Solvate. Si la gagnante est Dana Grisel Sansbury, Julia Sunnyle Medows se verra dans l'obligation de faire intégrer celle-ci dans le camp des Mangemorts.

Dana attira d'un Accio une fiole poussiéreuse en verre oubliée sur une étagère et la brisa contre la table.

- Acceptes-tu cette charte Barlow? demanda-t-elle, son horrible sourire aux lèvres tout en ramassant un des plus gros morceaux de verre qu'elle avait trouvé. Moi, en tout cas, j'accepte.

Dana s'entailla l'index gauche d'un petit geste vif et signa le parchemin rose d'une emprunte sanglante de son doigt.Julia frissonna de la tête au pied. Ca devenait du sérieux là. Et mettre de son sang sur un parchemin qui portait presque une étiquette « Made in Magienoireland » ne lui disait rien qui vaille.

- Alors ? s'impatienta Sansbury

Tout ca semblait affreusement dangereux ! Cette sorcière était la fifille à son papa Lucifer ! Non, elle ne pouvait pas aller aussi loin !

- J'accepte ! soupira-t-elle, aussi blanche qu'un cadavre.

Elle alla chercher un autre bout de verre d'une main tremblante et ferma les yeux pendant qu'elle l'enfonçait un peu dans son index gauche, jusqu'à ce qu'une petite sphère pourpre y perle. Elle s'avança ensuite vers le parchemin rose de manière hésitante puis, après quelques secondes, écrasa son doigt sous l'encre où son nom était écrit.

Aussitôt, elle sentit une vague froide la parcourir de la tête au pied et ne put s'empêcher de laisser passer un petit gémissement de surprise.

Dana sourit, tout en sucant son doigt ensanglanté :

- Merci Medo-...

- Mais qu'est ce qui se passe ici ?! demanda une voix en ouvrant la porte en grand.

Un grand homme à la longue robe noire en velour se tenait devant-elles. Ses cheveux courts étaient aussi noirs que ses yeux. Et sa soigneuse barbe coupée très court ne cachait pas une bouche séverement pincée. Il avait la baguette sortie et cherchait quelque chose dans la pièce.

- Un de mes instruments révélait la présence de magie noire dans cette pièce !expliqua-t-il

- Vous avez du vous tromper, professeur, dit Sansbury innocemment. Nous ne faisions que discuter.

Julia remarqua que Dana avait déjà caché le parchemin.

- Oh vous avez vu l'heure ? Il serait temps d'aller prendre notre petit déjeuner ! dit la petite brunette derrière elle.

Elles aquiescèrent, saluèrent poliment leur professeur et sortirent de la pièce. Dana envoya un dernier clin d'œil à Julia et un petit « Top chrono ! » avant de suivre les autres.

Il se retourna vers Julia et la fixa longuement, si pas étrangement…

Qu'est ce qui lui prenait ? S'il espérait qu'elle craque et lui avoue tout, c'était perdu d'avance. Elle garda un regard neutre si pas indifférent et se leva doucement du banc sur lequel elle était assise.

- Vous êtes Julia Medows, n'est ce pas ? demanda l'homme juste avant qu'elle sorte.

- Oui en effet !

- On m'a beaucoup parlé de vous ! J'en conclus que vous êtes quelqu'un d'important ici !

- On ne m'a rien dit à votre sujet. Est-ce déplacé de ma part d'en conclure que vous n'êtes certainement pas indispensable ?

L'homme leva les sourcils, sincèrement surpris. Mais il sourit et continua sur un air très calme:

- Oui, en effet, c'est plutôt insolent. Je suis votre professeur de Défenses Contre les Forces du Mal, ce qui me rend hiérarchiquement plus important que vous. Cela me donne aussi le droit d'enlever cinq point à Serdaigle ! Et je sens que j'aurais beaucoup plus de points à devoir enlever, avec vous.

- Moi je sens que je vais vite vous apprécier, si vous avez la soustraction de points facile !

Sur ces derniers mots, elle sortit du local et se dirigea directement dans la grande salle, déjà remplie au 3/4.

Elle alla rapidement s'assoir et ignora Dana et sa bande.

Quelques minutes plus tard, Julia était toujours assise à sa table de Serdaigle, les yeux fixés sur le dos de la cuillère qu'elle tenait en main, ignorant son porridge se lamentant de n'être mangé.

Personne ne faisait attention à ce qu'elle faisait et c'était mieux ainsi.

Elle penchât sa tête à droite puis à gauche, examinant sa tête se déformer à chaque quelqu'un pouvait élire cette tête informe, au nez épaté, aux yeux dissymétriques et à la bouche surdimensionnée comme une des filles les plus appréciées de Poudlard ?

Elle soupira et laissa tomber la cuillère dans son bol de porridge.

Qu'est ce qu'elle était stupide !

Jamais elle n'y arriverait !

Julia laissa sa tête tomber lourdement sur la table en grognant de désespoir.

Et Joris qui n'était même pas là... Le Serpentard lui manquait, subitement!

Mais elle se rappela alors que le Radoteur, le journal de l'école, était habituellement caché sous les tables tout les lundis. Sa main fouilla dessous et ses doigts rencontrèrent des feuilles de journal. Chouette ! Ca lui changerait les idées !

Elle tira le journal vers elle mais déchanta dés qu'elle vit la 1ère page : c'était elle, recouverte de bave de vers-à-crasse, entrain de faire une scène devant tout le peuple de Poudlard juste avant la fête de la rentrée.

Des gens autour d'elles avaient aussi lu la 1ère page et lui jetaient des petits regards moqueurs.

C'était déjà bien partit pour son concours de popularité, tiens !Peut-être que si elle se noyait dans son porridge…

Mais ses pensées suicidaires s'arrêtèrent là quand elle sentit un hibou atterrir lourdement à côté d'elle.

Elle sursauta sur le coup.

Que lui voulait encore son Oncle ?

Mais Julia reconnut le hibou comme appartenant à Poudlard.

Qui lui enverrait une lettre ce matin ?

Intriguée, elle ouvrit l'envelloppe jaunie et en sortit le parchemin.

Coucou Charline

Julia fronça des sourcils. Cette lettre ne lui était pas destinée… mais elle voulut lire quand même.

Comment vas-tu ? Désolée de t'écrire après autant de temps mais j'ai un énorme problème. J'ai besoin d'un conseille et je n'ose en parler à personne à Poudlard. C'est pour ça que je t'écris à toi puisque tu n'es plus à l'école. Alors s'il te plait, s'il te plait n'en parle à personne.

Mmmm… ça avait l'air sérieux. Devait-elle vraiment continuer ? OUIIII…

Tu sais, la semaine dernière, j'ai trouvé un superbe bracelet dans les toilettes des filles. Je suis sure que tu l'adorerais ! C'est un bracelet de Tuck's&Burt's. La Classe, hein ?!Et puis, j'ai pensé le donner à Rusard pour les objets perdu mais tu vois, je voulais l'essayer un jour pour voir comment il m'allait…Et en Sortilège vendredi dernier, je l'ai malencontreusement cassé ! Je ne l'ai pas fait exprès !!! Alors, bon, bin je l'ai caché dans ma valise.Là j'ai cru que se serait terminé mais lundi matin, dans l'édition du Radoteur, il y avait une annonce pour « un bracelet Tuck's&Burt's »perdu dans les toilettes des filles.Horreur : il appartenait à Andrea McHelie, tu sais, une Gryffondor en 7ème maintenant.

Julia grimaça, compatissant presque pour l'auteur de la lettre. Andrea McHelie était connue pour être une fille assez délurée, lunatique, suceptible et raleuse. Mais elle avait beaucoup d'amis près à tuer sur commande… Ca faisait presque froid dans le dos.

Et moi, je l'ai son bracelet mais j'ose pas le lui rendre comme ça. Et je l'ai cassé ! Elle me tuerait ! Et le pire, c'est qu'elle me soupçonne à cause de Mimi Geignarde qui m'aurait surprise partir en courant.Elle va vouloir ma mort !Comment faire ? J'ai besoin de ton aide Charline.GennySumset, la désespérée.

Julia se retourna et vit la dénomée Genny Sumset assise à la table des Poufsouffle, les yeux dans le vide.

- Quelle idiote, commenta Julia à mi-voix.

Quand elle leva les yeux du parchemins, elle se rendit compte que le hibou était toujours là, clignant des yeux patiemment. Il attendait d'amener la réponse ?

- Tu t'es trompé de destinataire, sac de plumes ! lui dit-elle en remettait la lettre dans l'enveloppe et la lui tendant.

Il hulula sèchement en battant des ailes, refusant de prendre la lettre.

-Quoi ? Tu veux que j'y réponde ? Mais je ne suis pas cette « Charline » !

Mais le hibou fit mine de donner quelques coups de becs et Julia recula un peu. Elle se trouva soudainement ridicule à discuter avec un hibou.

-Ok, OK ! abandonna la sorcière en rouvrant la lettre et sortant sa plume pour répondre :

Tu t'es trompée de destinataire. Du moins, le hibou l'a fait.Je veux dire que je ne suis pas « Charline » ! Je suis…

Julia leva la plume subitement. Si elle disait qui elle était, Genny Sumset la harcèlerait pour avoir son silence. Biensure, elle règlerait alors ça par un bon sort menaçant. Mais qui sait, ca pourrait lui apporter des problèmes de révéler son identité.

Je suis quelqu'un qui saura garder le secret. Ne t'inquiète pas, je n'en parlerais à personne !Alors ne me cherche pas, pigé ?

Elle remit la lettre dans l'enveloppe puis lorgna sur Genny qui avait toujours le regard dans le vide.

Elle soupira longuement, hésita quelques secondes et ressortit la lettre

- J'sais pas ce qui me prend mais j'deviens trop gentille, dit-elle avant d'ajouter :

Mais envoie le bracelet cassé à Flitwick avec une petite note disant que tu l'avais trouvé quelque part comme ça. Biensure, tu ne signes pas : un anonyme ne peut pas être réprimandé ! Flitwick pourra le réparer et le rendre à McHeli. Tout sera terminé.Enfin, je dis ça, mais je dis rien… tu n'as pas à suivre mon exemple !Bin voilà, salut…

- T'es content ? grogna-t-elle envers le hibou en mettant la lettre dans l'envelloppe.

Il hulula joyeusement et tendit sa patte d'un air satisfait…Puis, il s'envola à tire d'aile vers les hautes fenêtres de Poudlard.

Elle regarda son porridge presque froid et sentit qu'elle n'en voulait plus. Elle voulut partir mais elle entendit une voix demander à quelques personnes à côté d'elle :

- Quelqu'un ne saurait pas où est mon bracelet Tuck's&Burt's ?

McHelie arrivait !

Excédée et ne voulant absolument pas adresser la parole à quelques dans les 10heures qui suivraient, Julia rassembla ses affaires et se prépara à partir quand une main posée sur son épaule l'arrêta aussitôt.

- Eh ! Toi !

Julia se retourna et fit face à Andrea McHelie en personne.

- Si j'étais toi, j'enlèverai vite cette main de mon épaule, histoire de ne pas finir défigurée !

Andria la regarda de ses yeux noirs perçants étincelant de surprise, certainement pas habituée à voir son autorité de préfète en chef dénigrée ouvertement. Personne n'osait jamais la menacer de cette manière. Mais elle enleva tout de même sa main avant de demander :

- Tu ne saurais pas où se trouverait un bracelet Turcks & Burts par hasard?

- Non !

- …Tu en es certaine ? demanda-t-elle sur un air menaçant, comme si elle savait tout.

Julia la toisa du regard.

- Bon, je vais te le dire lentement parce que je ne veux pas avoir à le répéter une troisième fois : NNNON !

Andrea l'examina pendant quelques secondes, sa frange blonde cachant à moitié ses sourcils froncés.

- Mmmm… bien, si tu le dis. Mais si tu le vois quelque part, préviens-moi ! Ok ?

Julia leva un sourcils méprisant.

Elle ne répondit même pas.

Il y avait trop de familiarité là dedans !

Elle attrapa ses affaires et marcha vers les portes de la pièce, ignorant les gens qui murmuraient sur son passage.

Certains, les plus proches de la scène enfait, étaient choqués d'avoir vu Andria se faire descendre de la sorte par quelqu'un. D'autre, comme les Maraudeurs, avaient lut la première page du Radoteur et s'amusaient à le faire voleter devant les yeux de Julia. Elle leur lança un regard haineux et fut surprise alors de voir Lupin leur ordonner d'arrêter ça sur le champ. Eux même surpris, ils s'arrêtèrent. Julia en profita pour quitter la Grande salle, se demandant ce qui se passait dans la tête de Lupin.

Ce qu'elle ne vit pas, c'était le même hibou de Poudlard revenir par les hautes fenêtres et plonger sur la tête des élèves. Il survola la tête de Genny Sumset mais ne s'arrêta qu'au bras d'une grande blonde de Gryffondore avec une frange lui cachant ses sourcils froncés de satisfaction.Elle lui tira l'enveloppe de la patte et lut la réponse de sa missive.

-Mmm… et bien Medows, ça, c'est du conseille ! fredonna-t-elle entre ses dents avant de déchirer la lettre en morceaux.

Et Andria McHelie remercia le hibou d'une caresse avant qu'il ne s'envole…