Voilà, pour me faire pardonner le manque de dialogue Remus/Julia du dernier chapitre, voici QUE ça!

Ce chapitre est totalement inutile et ne fait aucunement avancer l'histoire.

Toute les actions se passent pendant une heure de fourche.

Et je me rends compte que j'en fais vraiment bavé à mes deux ptits héros!

Merci pour les reviews! ca me fait FRANCHEMENT plaisir!!! Ce sont elles qui m'ont incité à écrire un aussi long chapitre aussi vite!!!

Allez, ENJOY!

Ps: je voulais vous rappeler, au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, que Julia est LUNATIQUE!!! la preuve dans ce chapitre...

Chapitre 7 : L'heure de fourche

(suite directe du dernier chapitre)

-J'avais presque oublié que le lundi, c'était le jour de publication du Radoteur ! dit Peter après avoir avalé son verre de jus de citrouille.

-Allons voir ce que raconte cette seconde édition annuelle, ajouta Sirius en passant sa main sur le dessous de la table. Ah ! Je l'ai !

Il extirpa doucement le journal en faisant bien attention de ne pas se faire remarquer des professeurs.

-En général, cette édition contient un dossier complet sur le nouveau prof de DCFM, se souvint Maggy, qui avait relevé ses boucles blondes dans un très beau chignon négligé.

-Intéressant ! commenta James. Il est toujours bon de connaître les points faibles de son ennemi.

-Et pourquoi ce pauvre professeur est-il déjà aussi mal catalogué ? demanda Remus.

-Bah… C'est un prof, répondit James en levant les épaules, comme si c'était une évidence.

-McGonagall aussi est un professeur, ça ne t'empêche pas de l'admirer, lui rappela Lily.

-Simple solidarité Gryffondorienne ! répondit-il pour se défendre. C'est notre directrice tout de m-

-J'Y CROIS PAS ! les coupa le cri de Sirius, qui fit sursauter quelques personnes autour d'eux.

Il poussa les bols de céréales, les plateaux de toasts et les verres de jus de citrouille plus loin sur la table. Ensuite, il étala le journal dessus pour que les Maraudeurs, Lily et Maggy puisse voir la première page de l'hebdomadaire.

Tous pouffèrent de rire ! Tous, sauf Remus, qui ne fit qu'écarquiller les yeux.

Il ne lut même pas le titre, ni même l'article. Ce qui le frappa fut la photo.

C'était Medows, le corps maculé de bave de vers-à-crasse, encerclée par une foule de Poudlard. Elle se tenait face à Dana Sansbury, une Poufsouffle de leur année. Son visage était fier et froid, si froid. Elle voulait rester digne, le menton haut, le dos droit. Mais elle semblait presque ridicule, avec tout ces gens qui la narguaient et ce liquide vert et gluant sur le corps.

-Ça, c'est la cerise sur un somptueux gâteau de 7étages recouvert d'une exquise chantilly et d'un coulis de chocolat noir, commenta Sirius les yeux brillants !

Mais une ombre apparut sur la table et une voix féminine fit frémir les deux concernés qu'elle appela, soit :

-Evaaans ! Lupiiin !

Lily et Remus s'échangèrent un regard effrayé avant de se retourné sur une blonde à la frange basse et blonde, la bouche dénuée de sourire et aux bras obstinément croisés.

-Bonjour, McHelie, dirent-ils en cœur.

-Certains 2ème années se retrouvent avec des faux horaires, enchaîna-t-elle sans un « bonjour » de retour.

-Nous n'y sommes pou-

-Apparemment, continua Andria comme si Lily ne l'avait pas interrompue. Apparemment c'est une simple erreur de la part des professeurs.

Remus se retint de soupirer de soulagement.

-Cependant, il va falloir que quelqu'un aille récolter les mauvais horaires, les tries par nombre de cours erronés, les envois aux professeurs concernés pour qu'ils réévaluent le nombre de leurs élèves par classe et qu'ils soient redistribués pour demain matin au plus tard.

-Ca fait énormément de travaille ! rétorqua Sirius, tentant de défendre ses deux préfets d'amis d'une telle corvée.

-En effet ! lui répondit Andria en le foudroyant du regard. J'ai décidé que cette tâche serait partagée par un préfet de 5ème et un de 6ème année. Et celui d'entre vous deux que j'ai choisi est… ET MERDE !

Remus suivit le regard d'Andria. Il était braqué sur un hibou postal qui atterrissait à côté du bol de Medows.

Andria grogna quelque chose d'incompréhensible et partit en flèche.

Personne n'osa respirer.

Puis enfin, Lily et Remus expirèrent.

-Sauvés !

-Eh ! Elle n'a désigné personne ! J'en conclu que tant que l'un d'entre nous n'a pas reçu l'ordre direct d'exécuter ce boulot, aucun de nous n'a à le faire !

-Lily ! Serais-tu entrain de fuir tes obligations de préfète ? rit Maggy

-Ce ne sont plus des obligations mais des supplices, avec McHelie ! répondit Remus

-Cette fille fait froid dans le dos ! commenta Peter en mimant sa pensée par des tremblements.

-Apparemment, Medows a du recevoir une lettre destinée à la blondinette.

Suite aux mots de James, tous se tournèrent pour observer la Serdaigle. Elle était présentement entrain de… se disputer avec le hiboux ?

-Je crois qu'elle a encore de la bave de vers-à-crasse là dedans ! dit Sirius en se tapotant le crâne.

-Bon, mangez les gars, on a une longue journée qui nous attends, les invita Maggy en attrapant un toast.

-Bonne idée, il nous faudra de l'énergie pour faire face aux inventions moldues !

-T'as un problème avec ton cours d'Etude des Moldus, James ? demanda Lily sur un air qui le défendait de répondre par la positive.

James ne s'y serait même pas risqué, trop heureux que Lily mange avec eux ce matin.

-Biensure que non ! J'ai juste eu un léger différent avec le professeur, c'est tout.

-Je commence à voir que tu as vraiment un problème avec tous les profs de l'école !

-Et oui Remus, c'est difficile d'être à la fois capitaine de Quidditch, superbement intelligent, vachement sympa et terriblement mignon ! Même les profs sont jaloux de toute l'admiration que j'inspire !

Tout le monde rit. Même Lily.

-Mais j'avoue que le cours d'Etude des Moldus en 1ère heure, c'est assez lourd !

-N'exagère pas, Sirius !

-Mais si, c'est drôlement plus fatiguant que votre cours de « divagation ».

-DIVINATION ! le corrigèrent Maggy et Lily en même temps

-Soit, le cours le plus tordu et inutile de l'école !

-Vous n'allez quand même pas vous disputer pour décréter quelle sera la 1ère heure de cours la plus rasoir ?

-Tu peux parler, Remus ! Toi t'as une heure de fourche !

-Je peux t'assurer que c'est encore plus ennuyant que vos deux cours réunis, d'être seul à rien faire !

-Ah bon ? s'enquit Maggy. Tu n'as pas pris Etude des Moldus, toi aussi ?

Remus allait répondre par la négative quand une scène plus loin attira son attention, attirant celle des autres par la même occasion : Andria McHelie venait de poser sa main sur l'épaule de Medows, histoire que cette dernière ne s'enfuit pas. Mais Medows n'avait pas l'air très encline à tant de familiarité. Elle jeta un regard emplit de mépris sur la main de McHelie, comme s'il s'agissait d'un torchon sale, et entre-ouvrit les lèvres pour faire glisser quelques mots. Aussitôt, mais lentement, McHelie enleva sa main.

-Medows est vraiment dingue ! commenta Peter, surpris autant que les autres de voir McHelie avoir à subir les ordres de quelqu'un de hiérarchiquement inférieur.

-Vous avez vu le regard qu'elle a lancé à Andria ? murmura Lily quelques secondes plus tard.

-Elle ne doit pas beaucoup tenir à la vie ! pouffa Sirius.

Medows attrapa le reste de ses affaires et se mit à marche vers les portes de la grande salle, suivie de murmures accusateurs et moqueurs.

Remus, lui, revit les yeux de la jeune fille, la veille, quand elle venait de raconter son pire malheur.

Il revit ses larmes couler quand elle évoqua l'état presque végétale de sa mère.

Il revit ses poings se crisper quand elle avait parlé du traitement que Greyback allait faire subir à son frère.

Et il réentendit sa voix trembler quand elle avait avoué l'inavouable.

Cette fille avait souffert beaucoup plus qu'eux. Eux qui la jugeaient, là, pendant qu'elle passait.

Son regard vert était dur et bloqué sur la porte, comme si son plus grand désir était de la franchir.

-Regardez ça ! lança James.

Il tapota le Radoteur de sa baguette et le fit rapidement léviter jusqu'à se retrouver devant les yeux de la jeune fille.

Medows s'arrêta net quand l'hebdomadaire lui fit face, dansant dans les airs, comme la narguant.

Sirius et Peter explosèrent de rire. Maggy ne put s'empêcher de pouffer quelques rires dans sa main. Lily, elle, avait la bouche ouverte de stupeur, mais ce fut Remus qui réagit.

Il avait biensure parlé du passage secret qu'il avait trouvé aux Maraudeurs (ceux-ci avaient même planifiés une petite expédition dans quelques jours), mais il ne leur avait pas expliqués ce qu'il avait découvert sur Medows. Pas encore ! Oui, il le ferait, mais pas encore. La façon assez peu orthodoxe dont il était au courant le rendait un peu honteux. Il s'était mis un tabou naturel sur le sujet ! Oui, il leur en parlerait, mais pas encore !

Non. Ils ne savaient pas. Eux ne savaient pas ! Mais ils ne pouvaient pas se permettre de tels actes !

-Arrête !

Remus arracha la baguette des mains de James et la plaqua sur la table. Les feuilles du journal devant le nez de Medows tombèrent au sol la seconde d'après. Les autres autour de Remus le regardèrent les sourcils haut-percher.

-Mais qu'est ce qu'il te prend, Remus ? demanda James.

-Rien ! Laissez-là, c'est tout !

-Dois-je te rappeler qu'elle avait carrément tenté de t'humilier, il y a quelques jours ? repris Sirius.

-Mais tu crois pas qu'elle a eu sa dose d'humiliation, là maintenant? lui demanda Remus en pointant du doigt la première page d'un Radoteur qu'un petit de 3ème année tenait entre les mains.

Les Maraudeurs et Maggy se lancèrent un petit regard surpris.

-Relax, Lup' ! dit James en reprenant sa baguette. C'était juste pour rire !

-Et bien figure toi que je n'ai pas trouvé ça drôle du tout !

Cette phrase toucha James d'autant plus qu'elle venait de Lily. La rouquine s'adressa directement à Maggy par la suite :

-Tu m'avais dit qu'il avait muri, depuis l'an passé… Tu t'es sérieusement trompée !

Sur ce, Lily se leva, attrapa son sac, et sortit à son tour.

-Evans ! Evans ! LILY ! tenta de la rappeler James… en vain

Il laissa lourdement tomber sa tête sur la table.

-Eeeeeet Merde !

-T'inquiète vieux, tenta de le rassurer Sirius. Elle t'a presque pardonné tes jeux avec Snivellus pendant les BUSE, elle te pardonnera ça !

-Bon, je vais déjà réparer quelques fragments des pots cassés, soupira Maggy.

Elle attrapa son sac, repoussa une boucle blonde qui tombait devant ses yeux et leur souhaita un bon cours d'Etude de Moldus avant de se mettre en route vers sa classe de divination, à la poursuite de Lily.

Par la suite, Sirius tenta de détendre l'atmosphère en faisant le bilan de ses futures conquêtes. Peu à peu, ils rirent tout les 4 et Remus ne tint plus compte du geste de James. Au fond, c'était pour lui que le binoclard avait décidé de farcer la Serdaigle.

Une cloche retentit enfin, invitant les derniers retardataires à rejoindre leur classe.

Peter, Sirius et James saluèrent Remus puis se dirigèrent vers leur propre local.

Remus décida tout naturellement d'aller à la bibliothèque. Biensure, il aurait adoré aller en cours d'Etude des Moldus avec eux, mais sa… « situation poilue mensuelle » l'empêchait d'avoir des cours au même rythme que les autres. Il n'avait pas droit à beaucoup d'heure d'option, puisqu'il devait toujours faire ses devoirs à l'avance pour ne pas prendre de retard quand sa « maladie » prenait le dessus et le rendait fatigué de longues journées.

Arrivé dans la bibliothèque, il salua Mrs Pince, qui lui rendit un signe de tête poli.

Il remarqua que, comme d'habitude, la bibliothèque était presque vide.

Il sortit ensuite ses livres de Métamorphose, un parchemin et sa vieille plume brune avant de se mettre au travaille.

Mais quelques minutes plus tard, il avait déjà terminé son devoir. Il l'avait commencé la veille.

Il soupira.

Et voilà, c'était partit pour une heure d'ennui.

Peu de temps après, un petit « hum-hum » derrière lui le réveilla.

Il se retourna et vit un petit de 4ème année parler à Mrs Pince :

-Un colis de 150 ouvrages scolaires vous attend devant les grilles de Poudlard, Madame…

-QUOI ?! s'emporta-t-elle d'une voix suraiguë. Ils me font toujours le coup ! Je vais devoir faire léviter une montagne de livres jusqu'à la réserve maintenant ! Ils vont m'entendre !

Elle réfléchit deux secondes et pointa Remus du doigt :

-Vous !

-Moi ?

-Oui ! Vous ! Vous allez vous asseoir à ma place et surveiller ma bibliothèque durant mon absence.

-Mais…

-Ce ne devrait pas être long ! Enfin, si ! Mais je n'ai pas l'intention de m'éterniser à faire un travaille qui n'est pas le mien ! Alors, NON, je ne serais pas longue !

Remus la trouva légèrement démente.

-Allez, jeune homme ! Venez continuer votre travaille ici !

Remus attrapa vite fait ses affaires et les posa sur le bureau de Pince, sous le regard amusé des quelques occupants de la bibliothèque. Tout en enfilant un énorme manteau vert pomme, Pince lui expliqua en quelque mots ce qu'il devait faire si quelqu'un détériorait le matériel ou partait avec un livre sans s'être enregistré ou comment reconnaître les livres qui pouvait être empruntés. Apres quelques autres petits ordres, elle fila hors de la bibliothèque.

Remus lança un regard rieur aux personnes présentes, ils échangèrent un petit rire, et se remirent tous au travaille…

Lui, il attrapa un livre de cours au hasard et feuilleta les pages. Oui, cette heure serait de pur ennui…

………………………………………………………………………………………

-'Mille-et-un ustensiles pour votre cuisine magique : le Puits', non ! 'Creusez un puits dans un désert, avec ou sans baguette', non ! 'Les Êtres comestibles au fond d'un puits' non, non et non ! s'emporta Julia.

Elle donna un coup de pied rageur dans l'étagère avec tous les livres où serait repris le mot «puits».

Elle devait se documenter sur ce précieux objet que les Mangemorts cherchaient tant à acquérir. C'était l'objet de la mission que son Oncle lui avait confiée : trouver le 'Puits du Savoir' que Dumbledore avait dans sa possession.

Elle avait déjà cherché dans des livres sur les divers objets magiques et autres bouquins qui l'inspirait, mais rien. Rien. R-i-e-n !

Comment pouvait-elle trouver quelque chose dont elle ne connaissait ni la forme, ni la couleur, et encore moins les fonctions.

Elle soupira et se laissa glisser le long de l'étagère «Préhistoire de la magie».

Bon, elle devait réfléchir. Un tel objet, pour être caché par Dumbledore en personne, ne se retrouverait pas bêtement dans un livre rangé entre 'Les puits et ses sources' et 'Comment construire un puits en 10 leçons'. Et la réponse lui vint comme dans un flash : Mais oui, LA RESERVE INTERDITE ! Elle savait qu'elle y trouverait un livre sur le sujet. Elle en était certaine !

Elle se leva d'un coup et courut presque jusqu'au bureau de la bibliothécaire…

Ou plutôt DU bibliothécaire !

-Lupin ?

Il leva la tête et ouvrit grand les yeux. Qu'est ce qu'il avait à se sentir presque… gêné ?

-Tiens, tiens, tiens… railla-t-elle. Bizarre comme nouveau job d'étudiant. Besoin d'argent ? Remarque, une nouvelle robe de sorcier ne te ferait pas de mal !

Lupin ricana un peu, faisant « non » de la tête.

-Quand je pense que j'avais presque oublié qu'en fait, t'étais une sacrée peste !

-Oh parce que t'en as douté, récemment ?

Il ne répondit pas à la question mais enchaîna :

-Qu'est-ce que tu veux.

-Aller à la réserve interdite !

-Oh, rien que ça ?

Elle acquiesça

-Désolé, mais je n'ai pas été habilité à autoriser une telle requête.

-Aller ! Et arrête avec tes grands mots ! J'en ai besoin maintenant ! Pourquoi t'es ici, d'abord ? Tu sècherais pas un peu les cours ?

-Non, je me fais un peu d'argent de poche, j'ai du shopping à faire.

-Ha… ha… ha ! Oh, attends, j'en rajoute un pour faire plus crédible : HA !

-Je te retourne la question, maintenant.

-Ni les cours de botanique, Etudes de moldus, Divination ou soins aux créatures magiques ne m'intéressait. Et vu que cette première heure de cours n'est consacrée qu'à ceux qui ont choisis l'option…

Lupin acquiesça mais l'envoya presque balader. Il ne pouvait pas l'aider.

-Mais où est Pince ? Si elle était là, elle me passerait la clef pour la réserve !

-Tu n'as qu'à l'attendre, qu'est ce que tu veux que je te dise ?

-Allez, tu me le dois bien, Lupin !

-Quoi?

-Dois-je te rappeler que c'est grâce à toi que je fais la 1ère page du Radoteur ?

-J'y crois pas ! T'as vicieusement essayé de m'extirper le mot de passe de la salle de bain des préfets ! C'était une pure et simple vengeance !

-Quoi, il faut encore que je t'extirpe les clefs par la force ?

Lupin sortit sa baguette et la fit tournoyer dans ses doigts.

-Cette fois-ci, tu n'y arriverais pas, je suis aux aguets !

-Ne me tente pas,… murmura Julia.

-De toute manière, nous sommes dans une bibliothèque, tu ne peux p-

-EXPELIARMUS !

Lupin eu tout juste le temps de se pencher sur le côté de sa chaise pour sentir le frôlement du sortilège lui picoter le bras.

-NON MAIS T'ES MALADE ?

-Oups, désolée, ça m'a échappé…

Julia se demanda d'où pouvait bien venir cette pure immaturité ? Mais elle s'amusait trop quand quelqu'un se mettait en rogne à cause d'elle.

Lupin lui pointa la baguette dessus.

-Range moi cette baguette sur le champs ! la menaça-t-il

-Tu as raison Lupin ! dit elle en se tournant vers le bout de bois qu'elle tenait à la main. Vilaine baguette, vilaine !

-Ma parole ! T'es cinglée ou tu t'entraines ?

Julia leva les épaules.

Pendant ce temps, deux des trois étudiants qui lisaient tranquillement leur livre s'étaient enfuit du local. Le dernier, qui ne devait pas en être à plus de sa 2ème année, regardait la scène comme si c'était le moment le plus intéressant de sa courte vie.

-Tu la ranges, ta baguette ? demanda Lupin, la sienne toujours braquée sur Julia.

Il devait quand même avoir un peu peur. S'il y a bien une catégorie de personne qu'on ne peut pas contrôler, ce sont les fous. Et de par la façon qu'il avait à la regarder, Julia avait vite deviné qu'il l'avait jugée de ces filles avec une case de moins.

Il s'avança vers elle, la faisant reculer par la même occasion, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent au milieu de la bibliothèque.

-Laisse-moi avoir la clef !

-Mais tu peux pas attendre que Pince revienne ?

-J't'ai menti. Jamais elle ne me passerait la clef.

-Oh et t'espérais que j'allais te laisser y aller sans prévenir personne ?

-J'excelle dans le sort « oubliette » ! Trois seconde après, tu ne te souviendrais de rien !

Le petit dernier se sentit soudainement menacé. Il attrapa ses affaires et déguerpit à son tour.

-Tu n'oserais pas… !

-Lupin, pour la deuxième fois, ne me tente pas !

-Cette fois-ci je me tiens pr-

-EXPELIARMUS ! EXPELIARMUS ! EXPELIARMUS !

Ça, Lupin ne s'y serait jamais attendu ! 3 Expéliarmus en enfilade. Julia était vraiment fière de cette technique !

Le premier expeliarmus, Lupin l'évita d'un poil. Le deuxième, il lança un 'Protego !' de justesse mais le troisième, il le reçu sur l'épaule.

Le Gryffondore fut projeté sur une table après en avoir renversée une autre auparavant.

Sa baguette, elle, vola sur le côté, quelque part entre les raillons « Animaux Magiques » et « Dynasties Sorcières ».

-ACCIO CLEF ! lança-t-elle rapidement.

Un tiroir caché dans le mur s'ouvrit et une dizaine de clefs atterrirent dans sa main. Tant pis, il y en avait bien une qui correspondrait à la réserve.

-Bon, à ton tour Lupin ! Prêt à ne plus avoir aucuns souvenirs ? Tu sais, je fais ça pour toi !

Elle se tourna vers lui :

- OUB-

Elle s'arrêta net. Lupin n'était plus là.

-PETRIFICUS TOTALUS !

Julia n'eu même pas le temps de réagir : ses bras se collèrent à son tronc et ses jambes se joignirent. Elle sentit même sa langue se contracter, l'empêchant d'avaler sa salive.

Elle vacilla quelques secondes puis tomba sur le ventre. Et oui, même pétrifiée, ça faisait très mal !

Tout ce qu'elle pensa d'abord fut « Comment a-t-il pu être aussi rapide ? ».

……………………………………………………………………………………………………………………………………

Cette. Fille. Est. Cinglée.

Voilà les mots que Remus se répétait tout en remettant de l'ordre dans la bibliothèque.

-Nan mais qu'est ce qui t'as pris, Medows ? Je suis sincèrement curieux !

Elle ne répondit pas, pétrifiée sur le sol. Quand il replaça la dernière chaise, il entreprit de masser quelque peu l'épaule qui avait amortit sa chute sur la table.

Puis enfin , il se tourna vers Medows, le nez écrasé au sol.

Il soupira longuement, leva les yeux au ciel et alla s'asseoir en tailleur à côté d'elle.

Pris de pitié, il la retourna sur le dos. Elle avait ses yeux verts écarquillés de surprise et la bouche légèrement ouverte.

-Tu sais, t'es vraiment une fille imprévisible, égoïste et limite insupportable.

Il arracha les clefs qu'elle avait en main, alla les ranger dans le tiroir secret dans le mur d'où elles étaient sorties et revint s'assoir à côté de la carcasse de Medows.

En y repensant, Remus ne put s'empêcher de rire.

-Tu voix, j'ai franchement envie de te cacher dans un rayon et te laisser y pourrir lentement, sans que personne ne sache ou tu es. Tu sais, c'était l'un des supplices que les sorciers préféraient infliger à leurs ennemis, au Moyen âge. Oh et je suis certain que tu le ferrais si j'étais à ta place -tu es apparemment assez détraquée pour le tenter – mais moi, je vais juste te libérer et te demander d'être un peu moins stupide la prochaine fois. Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu viens de faire, mais ce n'était pas très intelligent, surtout de la part d'une Serdaigle !

Il soupira longuement ! Enfait, c'était chouette de parler à Medows, surtout quand elle ne répondait pas !

-Je ne sais pas non plus si tu vis ce genre de péripéties avec d'autres que moi, mais tu es là depuis moins d'une semaine et tu m'as déjà assez essoufflé. Je te propose donc un marché : tu restes loin de moi, je reste loin de toi, on ne s'adresse plus la parole et on vit nos vies le plus éloignés possible. OK ?

Elle ne répondit toujours pas.

-Je prends ça pour un -

Lupin s'arrêta sur le champ. Son ouïe lui apprit que des pas approchaient. Petits, rapides et appuyés, c'étaient ceux de Pince.

-FINITE INCANTATUM ! lança-t-il a Medows avant de se précipiter vers le bureau de Pince.

La Serdaigle se rassit en aspirant l'air comme un nageur eu apnée depuis 5minutes qui viendrait de sortir sa tête de l'eau.

Elle prit sa respiration à plusieurs reprises et se leva. Remus, lui, était replongé dans son livre.

-LUPIN ! s'énerva Medows en s'approchant de lui à grand pas. Comment as-tu osé !

Non mais elle s'entendait ? Qui des deux avait eu le moins de scrupules, d'après elle ? Remus se demanda s'il comprendrait un jour les femmes.

-J'ai faillit m'étouffer, le nez dans la poussière. Puis tu me retournes, et j'ai faillit me noyer sous ma propre salive !

Remus ne répondit toujours pas. Pince s'approchait.

-Enfin ! Tu vas dire quelque chose ?

-Que se passe-t-il ici ? Vous êtes dans une bibliothèque jeune fille !

Mrs Pince venait d'entrer.

-Elle demandait à avoir accès à la Réserve interdite aux élèves, Madame.

Mrs Pince se tourna vers elle.

-Avez-vous une autorisation d'un professeur quelconque ?

-Non, mais…

-Une autorisation du Directeur ?

-Non !

-Alors non, vous ne pouvez y avoir accès !

Remus sourit, attrapa ses affaire et salua Mrs Pince quand celle-ci l'arrêta.

-J'ai une dernière faveur à vous demander.

Remus ne reviendrais plus jamais dans cette bibliothèque !

-Au bout du couloir, il y a une très grande boîte qui contient une commande pour le Professeur Slughorne. Malheureusement, ces produits réagissent à la magie, il ne peut donc être déplacé par la lévitation. Pourriez-vous le lui amener, sur le champ ?

-Et bien… Oui, je suppose que oui !

-Tout les deux ! précisa Pince avec un regard pour Medows !

-Je suis assez fort pour le faire seul, Madame, intervint Remus.

-Permet-moi d'en douter, lui murmura Medows d'une voix moqueuse.

-C'est surtout sa taille qui est dérangeante plus que sont poids ! La boîte est au fond du couloir, merci !

Et elle chassa presque les deux élèves de la pièce.

Ils ne s'adressèrent pas la parole une seule fois avant d'atteindre la dite boite.

Ça ressemblait plus à un coffre, un énorme coffre cubique. Il avait juste une tête de moins que Julia.

Ses poignées invitèrent les deux jeunes à être attrapées et, toujours en silence, ils avancèrent jusqu'à une intersection.

Remus voulait prendre à gauche et Medows à droite !

-Mon côté est plus court ! vociféra la brunette

-Oui mais ce sera plus simple de descendre jusqu'aux cachots si on prend à gauche ! lui expliqua Remus. C'est moins stupide.

-J'en ai marre de t'entendre me prendre pour une idtiote !

-Comme tes réactions idiotes dans la bibliothèque ?

-On va pas recommencer, hein ! Maintenant, si tu veux quelque chose d'intelligent, tu suis la Serdaigle et on va par la droite !

Et elle tira fort de son côté. Remus leva les yeux au ciel. Elle était butée et agaçante à la fin.

Et, comme il s'y attendait, les escaliers leur donnèrent quelques difficultés. Les disputes éclatèrent et les coups cinglants aussi. Il en oublia les sentiments honteux qu'il avait ressentit pour ses actes envers elle, il y a quelques jours.

Finallement, et après de nombreux coups de gueule, ils arrivèrent aux escaliers menant aux cachots.

-Laisse moi passer devant ! commanda-t-elle en ajoutant le geste à la parole.

-Les escaliers sont plus petits ici, la prévint-il en amorçant la descente, le paquet les séparant l'un de l'autre.

-Je le sss-woOAAAAA !

Medows venait de rater une marche, avait lâché la boite et dévala une partie des escaliers sur les fesses avant de se rattraper à la rampe quelques marches plus bas.

Remus se retint de rire et pris même la peine de lui demander comment elle allait !

-J'ai atrocement mal aux fesses, si tu veux savoir !

Il ne put se retenir plus longtemps et explosa de rire.

-Oh c'est bon, t'as fini là, l'abrutit ?

-Donne moi en-encore quelques…secondes ! hoqueta-t-il.

-Arrête !

Remus n'essaya même pas !

Elle remonta furieusement les quelques marches qu'elle avait dévalées et attrapa la poignée du gros paquet. Ils continuèrent de descendre au rythme des rires du Gryffondor.

Arrivés en bas, elle se mit en rogne en le voyant pouffer

-Je rêve ou tu veux vraiment une paire de claques ?

-C'est bon Medows, calme toi !

Ils se remirent à marcher vers la classe de Slughorne.

-J'en ai marre de porter ce machin, se lamenta-t-elle. En plus, je suis décoiffée.

-Tu ne sais vraiment faire que te plaindre !

-C'est ce que je fais le mieux !

Remus soupira.

-Je te préfère franchement pétrifiée !

-Je te préfère franchement loin de moi !

-Tiens, moi aussi, répondit Remus.

-Alors laisse moi répondre à ta question de tout à l'heure de vive-voix, maintenant que je le peux ! OUI je suis d'accord : on ne s'approche plus pour le restant de nos jours, moi aussi je t'ai assez vue !

-Parfait ! approuva Remus.

-Et ça commence maintenant ! conclut Julia en lâchant sa poignée d'un coup sec et se retournant vivement sur ses pas.

-Eh ! EH ! Medows !

-Débrouilles-toi pour amener ce colis ! J'en ai assez de te voir, je vais me recoiffer aux toilettes !

Remus n'avait pas franchement envie de la rappeler. Tant mieux si elle partait. Mais quelle poids cette fille !

Et là, la cloche sonna la fin de la première heure. Remus devait se rendre rapidement chez Slughorne.

Il amena son colis tant bien que mal jusqu'au local de potion. Slughorne remercia chaleureusement le Gryffondore, le gratifia de 5points pour l'effort, et l'invita à aller en cours.

Remus se dépêcha de rejoindre sa classe de DCFM. Il fut heureux de constater que tous ne faisaient que s'installer.

-Remus ! l'appela James.

-Alors, ça a été les études des moldus ? s'enquit Remus, content de croiser des visages amicaux.

-On a été encore plus loin dans la mécanique, expliqua James

-Lunard, si tu savais comment ils constituaient ces « motos », c'est fantastique ! Je suis fan ! pleura presque Sirius.

-Vous ne vous êtes pas autant ennuyés que vous l'aviez prévus, alors ! constata Lily, qui venait de s'assoir à côté de Remus, devant James et Sirius.

-Et bien franchement, non ! dut avouer James. Et toi ? demanda-t-il, heureux de voir que la rouquine lui adressait encore la parole.

-Tu vois cette « Adriana Mangriez » de Serdaigle ? Et bien Genny Sumset lui a prédit une année assez miteuse. Au début, tout le monde plaignait Mangriez, jusqu'à ce que ça aille trop loin. Sumset voyait trois têtes lui sortir des yeux et des flammes sortir de ses oreilles. Je crois que je n'ai pas autant ris depuis longtemps !

-Je vois que toi non plus tu ne t'es pas ennuyée ! conclut Sirius. Il n'y donc que notre cher petit Remus à avoir passé une heure ennuyeuse à souhait ?

-Et bien… J'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer, non !

Mais avant que Remus aie eu le temps de répondre aux regards interrogateurs de ses amis, le professeur O'Milor fit son entrée et demanda le silence.

Il ferma la porte derrière lui et se tint droit devant ses élèves. Il recoiffa ses courts cheveux noirs d'une main et finit par caresser sa soigneuse barbe coupée très court. Son ample robe de velours noir virevoltait avec ses lents mouvements.

-Tout le monde est arrivé ? Bien, commençons ! Rouvrez vos bouquins à la pa-

Il s'arrêta en pleine phrase quand la porte s'ouvrit.

Et Medows entra, un chignon bien serré sur la tête.

Remus n'avait même pas pensé qu'il serait logique qu'il partage ce même cours !

Elle ne s'excusa pas devant le professeur, ne lui adressa même pas un bonjour, mais sembla rayonner quand elle croisa le regard de Joris Colias. Remus se demanda presque si elle n'allait pas lui courir dans les bras de soulagement.

Elle s'avança vers la place libre à côté de lui quand un « hum-hum ! » insatisfait s'éleva de la gorge d'O'Milor.

La jeune fille se retourna vers lui.

-Tiens, vous ne me saluez même pas, mademoiselle Medows ?

-Ça ne me semblait pas nécessaire, puisque nous nous sommes déjà croisés ce matin.

-Je vois qu'un éclaire de politesse ne vous est pas tombé dessus depuis !

-Oh excusez moi : ça ne me semblait pas nécessaire, 'Professeur' !

O'Milor sourit.

-5 points de moins pour serdaigle !

Quelques Serdaigles dans la classe soupirèrent, mécontents.

-Veuillez vous asseoir, maintenant !

Medows allait le faire avec joie à côté de Colias mais O'Milor rajouta :

-Chez moi, les retardataires s'assoient devant !

Remus jeta un coup d'œil. Au bureau juste en face du professeur était assis une fille aux cheveux bruns et la peau mate.

-C'est Mangriez, murmura Lily

Et apparemment, ça n'enchantait pas Medows de l'avoir comme voisine pour les deux heures qui suivraient. Mais sous le regard insistant du professeur, elle s'exécuta à contre cœur.

-À ce que je vois, vous êtes dans la même Maison ! renchérit O'Milor en regardant les écussons des deux jeunes filles. Miss Mangriez, auriez-vous donc l'amabilité de mettre Miss Medows en ordre en ce qui concerne mon cours, s'il vous plait ? Puisqu'elle a raté quelques heures…

Il fallut un certain temps et beaucoup d'hésitations mais Mangriez finit par dire oui.

Medows, elle, soupira longuement dés qu'elle assimila la réponse de Mangriez.

-Rho non ! J'y crois pas ! dit-elle en s'affalant d'autant plus sur sa chaise, le regard au plafond

-Vous avez eu une matinée difficile, Miss Medows ?

Elle ricana avant de répondre :

-Vous n'imaginez même pas à quel point !