Bonjour!
Deuxième chapitre, enfin. J'ai travaillé dur pour celui-là, entre deux études d'examens… C'est assez difficile écrire avec l'école… Mais bon, maintenant je suis en vacances!
Et puisqu'on est dans le temps de Noël, je tiens à vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes et de bien vous amuser! Prenez de bonnes résolutions pour l'année 2007!
Merci à gidro pour son review. Je tiens à m'excuser pour les erreurs… j'ai fait de mon mieux pour en faire moins, mais quelques fois, mes doigts vont trop vite… en tout cas! Merci beaucoup!!
Gênez-vous pas pour m'envoyer un p'tit commentaire! Çe ne tue pas et ça me fait plaisir de vous lire!
Encore Joyeux Noël et Bonne année 2007! Meilleurs vœux!
Wanda bizzzz xxxx
Chapitre 2
(ndla : je tiens à préciser que le chapitre 2 se déroule encore dans la même journée que le chapitre 1… bref, on n'a pas changé de date! )
L'heure du dîner approcha et bientôt tous les membres de l'Ordre en service ce matin-là s'attablèrent pour goûter aux merveilleux plats de Molly. Harry ne toucha pas à sa soupe de tout le repas et regarda la place vide où Remus devrait être assis. Il se pencha vers Charlie et lui murmura à l'oreille :
-Remus n'est-il pas supposé être là?
-Oui… C'est bizarre. S'il doit arriver en retard, il nous avertit toujours d'avance.
Hermione suivit leur conversation, trouvant bizarre elle aussi cette situation. Elle en fit part à Ron et quelques minutes plus tard, toute la table s'inquiéta. Sentant du Voldemort derrière cette absence, Harry se leva et fit les cent pas dans la cuisine. C'est alors qu'apparut dans l'encadrement de la fenêtre un immense hibou noir, une lettre à la patte. Il picota contre la vitre et attendit patiemment qu'on lui ouvre. Hésitant, Harry ouvrit et l'animal s'engouffra dans la pièce d'un seul battement d'ailes. Le jeune Potter détacha la lettre et la lut tandis que l'oiseau repartait par où il était entré. Sa réaction suite à la lecture fit sursauter tout le monde. Il poussa un hurlement de colère et donna un coup de pied sur sa chaise qui fut aussitôt projetée contre le mur. Dans son moment de frustration, la nourriture reposant sur la table s'enflamma à tour de rôle sous les yeux ébahis de tous. Ron fut le premier à réagir et plaqua son ami contre le mur pour le calmer avec qu'il ne détruise la maison. Peu à peu, le feu s'éteignit et Harry, les larmes aux yeux, glissa le long du mur, le visage entre les mains. Hermione se pencha et ramassa la lettre tombée par terre.
Mon cher Harry Potter,
Eh oui! J'ai réussi à trouver le quartier général de votre fameux Ordre avec l'aide d'un certain Remus J. Lupin que je détiens avec moi. Tu le connais, n'est-ce pas? Si tu ne veux pas le retrouver mort et je ne le lance mes troupes sur vous, viens me rejoindre au manoir des Jedusor pour un petit… tête-à-tête.
Le Seigneur des Ténèbres
Hermione lâcha la lettre qui prit soudainement en feu et se précipita dans les bras de Harry pour y pleurer, ignorant les regards assassins de Ginny.
-C'est terrible, sanglota-t-elle. Jure-moi, Harry, que tu n'y iras pas.
-Je suis obligé.
-Est-ce que quelqu'un pourrait nous expliquer ce qui se passe ici? S'exclama Minerva lorsqu'elle entra dans la cuisine.
Harry se libéra des bras de son amie et se leva, le visage sombre.
-Je viens de recevoir une lettre de Voldemort.
-Il sait écrire? plaisanta Fred qui ne s'attira que des regards menaçants.
-Il sait où se situe le quartier de l'Ordre. Il a enlevé Remus et le détient avec lui. Il m'a demandé d'aller le rejoindre pour parler sinon… Je ne veux pas penser à ce qui pourrait arriver.
McGonagall s'assit lentement, tremblant de partout. Molly et sa fille éclatèrent en sanglots et n'arrêtèrent pas même quand les jumeaux essayèrent de les consoler. Ron, sous le choc, prit son ami par les épaules et le regarda droit dans les yeux.
-Tu ne vas pas y aller, n'est-ce pas?
-C'est mon devoir et tu le sais. Voldemort n'a plus aucune protection. C'est le moment où jamais de le détruire; c'est ma seule chance.
-Mais… tu n'es pas prêt, répliqua Ginny qui voyait déjà son copain mourir dans d'atroces souffrances.
-Je me suis préparé pendant dix ans, répondit Harry en s'approchant d'elle. J'ai appris tout ce que je pouvais et je suis devenu aussi fort que lui. Ensemble, dit-il à tout le monde réuni, nous pouvons détruire Voldemort et tous ses partisans. Il nous suffit d'un plan, d'un simple plan… Minerva, appelez tous les membres de l'Ordre et dites-leur de se rendre à Poudlard. Ici, nous n'avons pas assez d'espace pour tous les recevoir et je ne préfère pas prendre de risques.
-Harry, tu ne peux pas décider toi-même… tenta Ginny.
-À partir d'ici, je dirige l'Ordre. C'est mon combat. Bon, allons-y. Une fois là-bas, je vous expliquerais mon plan.
Depuis sa fermeture, Poudlard servait comme deuxième quartier pour l'Ordre du Phénix. Seuls les fantômes et les tableaux y restaient encore. La protection qu'avait instauré Dumbledore était encore là. Le silence qui y régnait fut brisé par l'arrivée d'un membre de l'Ordre, ensuite suivi d'un deuxième, d'un troisième… L'antitransplanage était encore actif et l'accès aux cheminées aussi. Ce fut couvert de poussière que l'Ordre se réunit dans la pièce qui fut anciennement la Grande Salle. Harry fut le dernier à arriver et, d'un pas vif, se dirigea vers l'avant de la salle. Il attendit que le silence s'installe pour commencer à parler.
-Merci de vous être réunis aussi vite ici. La raison de ce rassemblement est bien sombre, déclara-t-il tristement. Remus a été enlevé par Voldemort. La guerre est maintenant déclarée. Nous devons agir dans les plus brefs délais puisque la vie de notre ami ne dépend plus que de quelques heures. Nous allons, ensemble, attaquer ce monstre et en finir une bonne fois pour toute.
-Que va être votre plan? demanda une jeune sorcière.
-Vous allez attaquer les Mangemorts lorsqu'ils ne s'en douteront le moins, créant ainsi une faille dans leur défense. Je vais pouvoir me faufiler dans le manoir des Jedusor pour retrouver Remus et pour rendre une petite visite à Voldemort. Visite qu'il n'est pas prêt d'oublier de si tôt, continua-t-il. Un groupe prendre l'avant du manoir, un autre l'arrière et les derniers, chacun un côté. Nous allons encerclé le manoir et arrêter les peureux qui tenteront de s'échapper.
-Ils pourront très bien transplaner, fit remarquer Bill Weasley du fond de la salle.
-J'y avais pensé. Je vais installer, une fois sur place, un bouclier antitransplanage, tout comme ici. Alors, nos chers Mangemorts ne pourront s'enfuir. Des questions?
Devant l'absence de réactions, Harry claqua des mains avec un sourire aux lèvres.
-Bon, alors chacun sait ce qu'il a à faire. Je passerai vous voir pour vous attribuez une équipe. Pendant, préparez-vous.
Harry, content de la tournure des évènements, circulait entre les membres de l'Ordre, toujours avec un sourire malgré la triste situation. Après avoir attribuer à chacun son équipe, il alla rejoindre Ginny qui pratiquait ses sorts avec Ron et Hermione. Il la prit par la taille pendant qu'elle lançait un sortilège qui alla terminer sa course contre le mur, et l'embrassa sur la joue.
-Alors, prêts pour la guerre du siècle?
-Comment fais-tu pour penser à plaisanter avec un sujet aussi sérieux? Tu ne devrais pas, le réprimanda sa copine.
-Harry, es-tu sûr de toi? demanda Hermione avant que le couple ne s'embarque dans une autre chicane. Tu sais bien que, s'il se passe quelque chose d'imprévu…
-Nous risquons tous d'y passer, oui je le sais. Mais j'ai conçu ce plan pendant des années à attendant le moment importun. Je crois qu'il a atteint la quasi-perfection.
-Tout comme toi, le taquina Ginny.
-Pas tout a fait. Contrairement à ce plan fabuleux, moi, je suis la perfection.
-Voilà qu'il prend la grosse tête encore!
-Je ne…
-Harry Potter, je voudrais vous parler.
L'interpellé se retourna face au professeur McGonagall et elle l'entraîna à l'écart pour lui parler. Elle avait le teint pâle et les cernes sous ses yeux étaient beaucoup plus évidents qu'au paravant, plus qu'après la mort de Dumbledore. En si peu de temps, elle avait vieilli de plusieurs années, rongée par l'inquiétude et la peur.
-Tout le monde est prêt à faire ce que vous voudrez. Ils vous suivront partout, même dans la mort, et vous resteront fidèles au combat. Vous pouvez compter sur l'Ordre du Phénix pour cette bataille.
-C'est gentil, murmura Harry ému par toute cette confiance.
-Je dois vous dire que, quoi qu'il arrive ce soir, vous êtes l'élève le plus surprenant et persévérant que je n'aie jamais connu. Il y a quelques années à peine, vous aviez de la difficulté à changer un oiseau en horloge, mais maintenant, vous pourriez transformer les gens ici présents en air. Vous ne savez pas à quel point je suis fière de vous, Potter!
Dans son élan, elle le serra dans ses bras et lui donna deux grosses bises sur les joues. Encore surpris, Harry retourna auprès de ses amis qui se mirent aussitôt à imiter leur ancien professeur lui donnant des becs.
-Oh, arrêtez. Vous n'êtes même pas drôle.
-Ce n'est pas toi qui nous a dit, un jour, qu'il fallait rire dans la vie? répliqua Ron.
-C'est différent…
-Je crois que tu vas devoir t'y habituer, le coupa Hermione, car d'ici notre départ, beaucoup vont venir te faire leurs adieux.
En effet, dans les quelques minutes suivantes, ce fut une madame Weasley en pleurs qui enlaça ses enfants ainsi qu'Harry et Hermione.
-Oh, mes pauvres enfants! Si jeunes, vous devez déjà vous battre pour défendre votre monde. Et toi, Harry! Tu es si gentil, si beau, si jeune et tu dois le combattre, lui! La vie est si injuste. Vous ne méritez pas de mourir!
-Mais, maman… commença Ron.
-Mon Ronichou! Je t'aime tant!
Suivi ensuite de Maugrey qui leur donna quelques conseils au cas où ils étaient pris dans des situations qui risquaient peu d'arriver.
-Et une dernière chose. Si jamais vous êtes pris avec un esprit…
-Merci Maugrey, l'arrêta Harry. Je pense que nous en savons assez…
-Si tu le dis. Je suis sûr que vos parents seraient fiers de vous, Potter.
Ensuite vint Thonks qui essaya de rendre la situation amusant, mais qui éclata en sanglots en serrant Harry contre elle. Tous avaient l'impression que c'était leur dernière chance de dire au revoir à Harry avant qu'il ne se fasse tuer.
Le soir arriva plus vite qu'Harry aurait voulu. Après chaque minute, il sentait la peur l'envahir. Il la chassa, mais elle revenait toujours plus forte, surtout lorsqu'il croissait le regard des gens qu'il aimait. Il fit apparaître de quoi manger un peu, mais il n'y toucha pas lui-même. Trop occupé à réviser ses sortilèges les plus utiles, il ne se joignit pas au petit festin que l'Ordre faisait en l'honneur de leur future victoire. Victoire qu'Harry commençait à douter de plus en plus. Peu à peu, il sentait les forces de Voldemort grandir, prête à détruire sur son chemin. Regrettant soudainement d'avoir entraîner autant de gens, il se leva pour avertir Minerva du changement de plan et… Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent brusquement, laissant entrer cinq centaures, tous armés jusqu'aux dents, les visages graves. Ils s'arrêtèrent devant Harry et le saluèrent respectueusement. Un des centaures, le plus grand et le plus fort, s'avança d'un pas et aussitôt tous les membres de l'Ordre sortirent leurs baguettes pour les pointer sur eux. Harry leur fit signe de les abaisser, préférant savoir ce qu'ils lui voulaient ces centaures.
-Harry Potter, laissez-moi me présenter. Je me nomme Tolb et je suis le nouveau chef des centaures. En lisant les astres récemment, nous avons appris qu'une grande guerre allait bientôt éclater. Nos ancêtres auraient peut-être ignoré ce signe, mais nous l'avons pris avec considération. Nous avons décidé de nous battre avec les sorciers pour défendre les terres que nous aimons tous.
Sous le choc, Harry ne réagit pas. Il regarda les centaures devant lui d'un absent. Tolb était un centaure de fière allure. Derrière ses cheveux blanc gris et son visage ridé se cachaient une grande force et une immense sagesse. Harry était hypnotisé par ses yeux bleus dans lesquels pétillait une étonnante puissance. Ses pattes solides martelaient le sol d'où se soulevaient de petits nuages de poussière. Une chose était sûre, il était très intimidant. Ce fut seulement lorsqu'un centaure accompagnant Tolb se racla la gorge qu'Harry reprit ses esprits.
-Désolé. Je n'arrive tout simplement pas à y croire. Pour une surprise, c'est toute une surprise. Je suis certain que Voldemort ne s'attendra jamais à nous voir arriver avec des centaures. Combien êtes-vous?
-Environ une centaine. Nous venons tous de différents coins de la forêt et nous sommes prêts à nous battre sous vos ordres.
-C'est parfait, jubila Harry. J'ai rêvé une grosse partie de me battre avec des centaures. Vous êtes un peuple tellement intéressant, continua-t-il en prenant soin d'utiliser les bons mots pour ne pas les vexer. J'ai eu la chance de parler un peu avec un centaure dans le coin de la… Voyons, où était-ce déjà?
-Harry, ce n'est peut-être pas le moment pour ça, murmura Ginny derrière lui.
-Je dois vous avertir d'une chose, Harry Potter, dit Tolb d'un ton triste. Certains clans de centaures ont refusés de se joindre à nous. Ils voyaient dans les plans de Voldemort un avenir meilleur. Nous risquons de devoir nous battre contre eux.
-Combien sont-ils environ?
-Moins que nous, c'est certain. Nous n'avons pas trop à nous en faire; nous aurons de la facilité à nous en débarrasser. Ce qui m'inquiète le plus, par contre, ce sont les autres partisans de Voldemort. Il a réussi à mettre de son côté les Détraqueurs ainsi qu'une grande partie des géants vivant dans les montagnes. Nous ne pensions pas que ces grandes brutes se joingneront à lui, mais nos pensées se sont avérées fausses.
Un frisson de terreur parcoura les membres de l'Ordre. Harry se tourna vers eux et aussitôt le calme revint. Il reporta son attention sur Tolb, comme si de rien n'était.
-Savez-vous comment battre des géants?
-Nous avons quelques connaissances sur la matière, mais nous ne sommes pas les mieux placés.
-Voyons, où est Hagrid quand nous avons besoin de lui? s'exclama Harry. Dites-nous ce que nous devrions faire lorsque nous serons face à eux. Au moins, ce sera un début.
-Vos sortilèges ne serviront à rien sur eux : leurs peaux sont beaucoup trop épaisses. La pire des choses est de viser les yeux. Ils rentrent alors dans une colère noire et écrasent tout autour d'eux. Le meilleur moyen serait que vous vous mettiez en petits groupes et que vous leur balanciez des roches sur la tête. Nous nous occuperons d'eux une fois rendus par terre.
-Vous avez compris? s'écria Harry aux membres. Formez des groupes de quatre ou cinq personnes pour combattre les géants. Merci beaucoup de votre présence et de vos connaissances, dit-il à l'intention de Tolb. Je suis certain que Dumbledore aurait été content de voir les hommes et les centaures s'allier.
-Tout le plaisir est pour nous. Je vais retourner auprès des miens pour leur expliquer la situation. Nous nous reverrons avant de partir.
Il serra chaleureusement la main d'Harry, salua les membres de l'Ordre et s'en alla, suivi des autres centaures. Lorsqu'ils furent partis, Harry poussa un cri de joie et sauta dans les bras de Ginny, surprise par cet élan de bonne humeur.
Soudainement heureux, il s'empara d'un reste de sandwich et le dévora dans un temps record. Oubliant la peur qu'il avait eue quelques minutes plus tôt, il se promena ente les gens, riant et parlant, et retourna vers ses amis, concentrés à regarder par la fenêtre. Dehors, la pluie avait commencée à tomber rudement, rendant la vision plus difficile. Hermione se tourna vers lui et lui fit un petit sourire.
-Je pense à la même chose que toi. Le sortilège d'Impervius sera très utile.
-Pourquoi devait-il pleuvoir aujourd'hui et surtout juste avant notre départ? se lamenta-t-il.
-Ça va donner un effet plus… terrifiant à la scène, plaisanta Ron. Rien de mieux qu'un combat à la pluie battante.
-Tu m'en donneras des nouvelles ce soir, mon cher frère. Je suis prête à mettre ma main au feu que tu seras le premier à te plaindre.
-Merci, Ginny. J'ai compris. On n'a même plus le droit de plaisanter ici.
Elle lui donna une petite tape amicale et se lova dans les bras de son copain. Ron ne put s'empêcher de soupirer et, ne voulant pas s'attirer la colère de sa sœur, préféra prendre la main d'Hermione et regarder la pluie couler le long de la vitre.
