My god!! Enfin le chapitre 3!! J'ai tellement eu de la misère à l'écrire! Les idées ne venaient plus… Récemment, j'ai eu de l'inspiration donc, j'ai pu le finir! Bon, chapitre 3, début de la bataille du siècle! Ne me lancez pas des tomates!!

Donc, bonne lecture!

Wanda xxxx

(je tiens à spécifier que le chapitre 3 se déroule encore la même journée!)

Chapitre 3

La pluie continua à tomber abondamment pendant plusieurs heures. Le ciel était encore couvert lorsque Harry fit signe à tout le monde de se préparer. Ce fut sous d'énormes nuages gris qu'ils sortirent de Poudlard, le visage sérieux et concentré, Harry ouvrant la marche. Malgré son absence de réactions, un combat se livrait en lui. C'était sa dernière chance de dire à l'Ordre de rester ici. Peut-être que Voldemort les attendait déjà, armé jusqu'aux dents? Peut-être qu'il savait leurs plans? Peut-être que tout ça n'était qu'un piège pour le tuer? Lorsqu'ils quittèrent les terrains de Poudlard, ils transplanèrent tous au village le plus près du manoir des Jedusor.

-Vous savez tous ce que vous avez à faire. Quoi qu'il arrive ce soir, je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait.

-C'est plutôt à nous de te remercier, Harry, lui dit Ginny qui fut appuyé par les membres de l'Ordre.

-Bon, remercions-nous tous. Garder espoir et tout ira bien. On se revoit après! rajouta-il avec un peu trop d'optimisme.

Ils se séparèrent en équipe et prirent chacun un chemin différent vers leur lieu d'attaques. Harry accompagna l'équipe de l'avant, les sens aux aguets. Ron était avec lui, tout aussi tendu que les autres. Au loin se dessinait lentement le manoir, aussi sombre que le ciel. Une fois avoir franchi les portes du jardin, la tension monta. Les environs étaient calmes, trop calmes. Soudain, les Mangemorts surgirent devant eux et le combat commença. Les membres de l'Ordre se mêlèrent à leurs adversaires. Harry regarda autour de lui. Voldemort savait qu'il viendrait accompagné. Il avait du préparer un plan, quelque chose… Plongé dans son angoisse, il ne put éviter à temps un sortilège. Il le reçut en pleine poitrine et fut projeté contre le tronc d'un arbre. Il eut le souffle coupé sous l'impact et, péniblement, il se releva. Ron s'était occupé du Mangemort et fit signe à son ami de se dépêcher. Harry se fraya alors un chemin jusqu'au manoir, projetant ses adversaires au passage. Avant qu'il n'ait pu atteindre les portes, des Détraqueurs apparurent devant lui. Il s'y était bien sûr attendu. Le peu de joie qu'il avait disparut comme neige au soleil. Se concentrant, il leur envoya un Patronus bien placé qui les fit fuir. Laissant derrière lui le combat, il entra dans le manoir plongé dans le noir. La porte de referma lentement derrière lui, lui empêchant de faire demi-tour. Prenant son courage à deux mains, il avança lentement dans le hall d'entrée, tous ses sens aux aguets. Il monta silencieusement les escaliers et longea le mur du couloir. Toutes les portes étaient fermées, sauf la dernière. Il la poussa du bout de sa baguette et se retrouva dans une pièce éclairée par le feu qui brûlait dans l'âtre. Elle était dépourvue de tous meubles, mais il semblait que quelqu'un y soit passé récemment. En effet, c'était le cas. La porte claqua derrière lui et Voldemort apparut devant Harry.

-Bien le bonjour, Harry.

-Tom, quel plaisir de te revoir.

Le Seigneur des Ténèbres tressaillit en entendant son prénom, mais, malgré ça, resta de marbre.

-Tu as bien grandi depuis la dernière fois que je t'ai vu. C'était quand déjà? Ah oui… À la mort de ton bien aimé directeur. Il s'est sacrifié pour toi et n'a jamais pris le temps de t'enseigner quoique ce soit… Mais je vois que tu t'es débrouillé tout seul…

-En effet, je ne suis plus le petit sorcier imbécile de la dernière fois. Je suis aussi puissant que toi, même plus.

-Et, à ma grande joie, tu t'es penché vers la magie noire au lieu de la stupide magie blanche qui ne sert à rien. Tu sais quoi, Harry? Ensemble, nous aurions pu faire de grandes choses. Tu aurais pu devenir mon apprenti…

-Je préfèrerais mourir plutôt qu'être sous tes ordres.

-Je vois qu'on a oublié les bonnes manières.

Dehors, des cris se firent entendre ainsi que d'énormes rugissements. La peur figea Harry. Les géants devaient sûrement être arrivés. Il espéra que l'Ordre se souvenait quoi faire… et qu'il s'en sorte tous vivant. Mettant son inquiétude de côté, il fit face à son ennemi, baguette parée. Voldemort garda le silence en moment, écoutant les hurlements de terreur provenant de dehors.

-Que c'est dommage. De si courageuses personnes et elles doivent mourir dans d'atroces souffrances…

-L'Ordre ne va pas mourir. Ce sont plutôt tes Mangemorts qui vont périr cette nuit.

-Que de l'espoir dans ces paroles. Tu sais très bien, Harry, que tu n'as aucune chance. Rejoins-moi et je laisserais tes amis tranquilles.

-Jamais.

-D'accord, dans ce cas… Tu vas avoir la chance d'enterrer tes amis… Non, puisque tu ne vas pas partir vivant d'ici. Depuis tant d'années j'attends ce moment. Détruire Harry Potter. Ah! Dumbledore te fournissait de mauvais espoirs en te protégeant. Maintenant qu'il n'est plus là, tu te retrouves à découvert, sans aucune autre protection que ta… force, si on peut dire. Je regrette…

Il fut interrompu par un coup qui fit tremblé toute la maison. Voldemort se précipita vers la fenêtre et regarda dehors. Un de ses géants était tombé contre la maison, mort pour des dizaines de flèches au visage. À l'entrée du jardin s'étaient alignés les Centaures, guidé par leur chef. La fureur déforma le visage Voldemort lorsque celui-ci se tourna vers Harry.

-Je vois que tu t'es fait des amis… Dumbledore serait fier de toi.

-Je n'en doute pas. Il sera encore plus fier lorsque je vous aurais détruit.

-Tu es trop optimiste, mon cher Harry. Qui te dit que tu vas survivre?

-Mon petit doigt.

Sans prévenir, Voldemort l'attaqua à l'aide du sort de Doloris. Harry l'évita sans difficulté, mais ne riposta pas. Dans sa tête, il avait son plan. Au début, il allait éviter les attaques de Voldemort pour le fatiguer et ensuite attaquer. Il ne savait pas si son plan allait lui permettre de survivre et de gagner son combat, mais il n'avait aucune autre idée de méthode. Il dévia plusieurs sorts et, après quelques minutes, il ne fut pas touché. Mais plus Voldemort se réchauffait, plus ses sorts étaient puissants et Harry eut du mal à les éviter. Alors qu'il bloquait tant bien que mal un puissant Avada Kedavra, il fut percuté par un Expeliarmus. Il recula dangereusement et tomba par terre, donnant un avantage à Voldemort dont il profita. D'un geste de la main, il souleva Harry et le projeta au travers de la fenêtre. Il tomba lourdement dans un bouquet d'arbustes, le visage couvert d'égratignures et la cheville cassée. Il se releva péniblement et réussit à rester debout malgré la douleur. Il chercha des yeux sa baguette qu'il avait perdue lorsque de son atterrissage. Il la trouva prise dans les branches d'un buisson, heureusement intacte. Il la prit d'une main tremblante et se retourna à temps pour voir Voldemort sortir du manoir et se diriger vers lui. Il n'y avait personne autour de lui, seulement son ennemi juré. Il se prépara à l'attaque, mais le mage noir ne fit rien pour l'attaquer. Harry le regarda approcher, ne comprenant pas pourquoi il ne faisait rien. Il était là devant lui, essayant de se tenir en équilibre sur sa cheville non cassée, et il ne faisait rien! Mais bientôt, il sut la raison… Soudain, le sol se mit à trembler sous ses pieds et des bruits de pas se rapprochèrent derrière lui. Retenant son souffle, Harry se retourna pour voir arriver vers lui en courant un géant. C'était sa fin… Il ne pouvait en combattre un tout seul, c'était insensé! Il jeta un coup d'œil vers Voldemort qui riait à gorge déployée. Il sentit aussitôt la colère monter en lui.

-Ah oui? Tu veux rire? Attends un peu, Tom!

Déterminé, il courut du mieux qu'il pouvait vers le géant qui s'approchait à grands pas et, lorsqu'il fut assez près, d'une soudaine agilité, Harry lui sauta sur le bras. Il grimpa jusqu'à sa tête et, d'un simple sort, le rendit aveugle. Le géant, ne sachant pas où il allait, se rapprocha dangereusement de Voldemort qui, par hasard, ne riait plus. Il lança un sortilège pour le faire basculer par en arrière, mais Harry le bloqua. Finalement, le géant fit se qu'il voulait. Il s'enfargea dans le mur de pierre et s'étala de tout son long par terre, projetant Voldemort contre le mur de la maison. Harry sauta en douceur sur le sol, malgré la douleur de sa cheville. Il s'approcha de Voldemort, baguette parée. Le mage noir secoua la tête, reprenant peu à peu ses esprits. Lorsqu'il vit Harry, il voulut lever sa baguette à son tour, mais il ne l'avait pas avec lui.

-C'est ça que tu cherches? plaisanta Harry en pointant sa baguette qu'il tenait dans sa main.

-Sale Potter…

-Chut, chut, Tom! Tu es dans une mauvaise situation. Si j'étais à la place, je ne m'insulterais pas.

-Je n'ai pas peur d'un enfant.

-Pour ton information personnelle, je suis majeur depuis bien des années.

Voldemort essaya de se relever, mais Harry le bloqua contre le mur. Il le regarda un instant, un sourire mauvais aux lèvres. Son ennemi lui rendit son regard, même s'il n'aimait pas trop son petit sourire… Soudain, Harry sentit quelque chose rentrer dans la chair de sa jambe. Il poussa un cri de douleur et tomba par terre, libérant Voldemort qui s'empressa de prendre sa baguette et qui partit en courant vers l'avant de la maison, là où se tenait les Centaures alliés d'Harry. Ce dernier tourna la tête derrière lui et vit les Centaures dont Tolb lui avait parlé, ceux qui s'étaient alliés avec Voldemort. Il poussa un juron et forma un bouclier autour de lui pour bloquer les flèches qui fusaient vers lui. Il attendit un moment et lorsqu'il n'y eut plus aucune flèche, enleva le bouclier et partit en courant après son ennemi. Il arriva devant un véritable désastre. Plusieurs membres de l'Ordre étaient par terre, blessés ou morts. Voldemort se tenait devant ses Mangemorts et ses Centaures, attaquant leurs ennemis sans pitié. Il comprit bien vite que toute l'Ordre s'était réunie en avant de la maison, ayant été repoussée par les géants. Il se précipita vers eux et renvoya d'un geste de la main tous les sorts vers Voldemort qui eut de la difficulté à les bloquer. Il forma aussitôt un bouclier autour des membres de l'Ordre et des Centaures, empêchant aussi leurs ennemis de voir ce qu'il faisait. Harry se laissa tomber par terre et, d'un geste sec, arracha la flèche fichée dans sa jambe. Il observa ensuite ses compagnons et ne put qu'être déprimé par le nombre de personnes encore debout. Ginny arriva aussitôt au près de lui, suivie de Ron et d'Hermione. Ils s'agenouillèrent par terre et sa copine le prit dans ses bras.

-J'ai tellement eu peur, Harry! Mais… Tu es blessé!

-J'espère bien… Aïe, Ginny! Tu me fais mal!

-Oups, désolé.

Harry déposa sa tête sur le gazon et prit une grande respiration. Sa jambe lui faisait tellement mal! Alors qu'il commençait à oublier la douleur, des cris retentirent plus loin. Il se leva d'un bond et s'approcha pour voir ce qui se passait. Voldemort avait réussi à passer au travers du bouclier et se dressa devant eux, seul et sans baguette. Il tenait dans sa main un Remus inconscient. Il se sortit vers Harry, un sourire sadique aux lèvres.

-Je vois que tu es trop faible pour venir te battre. Il faut que tu t'abrites dans ce stupide «bouclier». Je vous ai apporté un cadeau.

Il lança Remus par terre et Thonks se dépêcha d'aller le chercher. Elle l'amena derrière les membres de l'Ordre, loin de ce monstre. Voldemort regarda toujours Harry dans les yeux et celui-ci supportait son regard. L'air était tendu et tous les membres ne disaient pas un mot, observant les deux adversaires. Finalement, ce fut le Seigneur des Ténèbres qui parla en premier.

-Repose-toi bien, Harry, parce que ta fin approche. Au levé du soleil, sors de ton abri et vient te battre. Je vais t'attendre.

Sur ce, il leur tourna le dos et s'en alla. Lorsqu'il fut certain qu'il était parti, Harry se précipita vers Thonks qui soignait Remus. Elle leva la tête vers lui, les yeux embrouillés par les larmes.

-Il est vraiment faible… chuchota-t-elle, la gorge serrée par la tristesse.

-Laisse… Je vais m'occuper de lui.

-Tu ne dois pas te fatiguer, Harry. Nous avons besoin de toi…

-Je ne laisserai pas un ami mourir.

Il s'installa confortablement au près de Remus, prit une grande respiration et commença à le soigner du mieux qu'il pouvait. Il utilisait les forces qu'il lui restait. Il allait devoir dormir après… Après quelques minutes, Remus ouvrit les yeux. Il regarda autour de lui, perdu, et un sourire apparut sur son visage lorsqu'il vit Harry.

-Harry…

-Chut, Remus. Repose-toi. Tu en as besoin.

-Je ne voulais pas lui dire…

-Ce n'est pas ta faute, Remus. Dors maintenant.

Le loup-garou fit ce qu'il lui demandait. Harry se leva et alla rejoindre les autres qui se reposait. Thonks se jeta immédiatement sur lui.

-Comment va-t-il?

-Il va bien. Il dort en ce moment.

-Merci, Harry!

Comme elle le lâchait pour aller voir Remus, Harry tomba par terre. Ginny poussa un cri et se précipita vers lui. Elle le secoua par les épaules et, désespérée, lui donna des claques sur le visage.

-Harry! Harry! Dis quelque chose!

Ron arriva à côté d'elle et déposa sa main sur son épaule.

-Eh, Ginny… Il dort.

-Ah…

Elle déposa doucement par terre, prit sa couverture et l'y entortilla. Elle le regarda dormir, triste de le voir dans cet état-là.