Bonjour!
je sais que ça a été très très long avant que je poste le chapitre 5 et je m'en excuse… Il y a eu l'école, après les vacances. Il y a aussi eu une période où j'avais la maladie de la page blanche! (pas d'idées…) et je travaillais plutôt une autre de mes fics. Mais maintenant, les idées sont de retour et voilà le chapitre 5! Le 6 ne devrait pas trop tardé, si tout va bien.
À partir de ce chapitre, je mêle Harry et les Maraudeurs! Donc, si vous avez des demandes (je veux plus de Harry et moins de Maraudeurs, ou plus de Sirius, etc…), envoyez-moi une review et j'y travaillerai pour le prochain chapitre!
Merci à :
-missgege93 : quand la suite? ben maintenant! contente de voir que tu aimes bien! mici!
-fcemy : ben merci! la fin du chapitre 4 est intéressante? ah ben! si tu le dis, ça doit être vrai!! (je fais ben confiance à ceux qui lisent mes fics… )
- virg05 : je suis pas certaine, mais… est-ce que tu aimes ma fic:P t'inquiète! pour le problème des deux Harry, j'ai une solution, mais je n'en parle pas! mouahahaha!!
-Iurne : j'ai bien aimé écrire ce bout là! dis que c'est ton couple préféré, Harry va continuer à penser à Ginny souvent! Comme ça, au défaut qu'elle soit avec lui, elle sera en pensée… merci!!
Bonne lecture!
WandaBlack
Chapitre 5
S'il avait su plus tôt à quoi ressemblaient les chambres des professeurs, Harry serait venu enseigner à Poudlard immédiatement après la fin de ses études. Sa chambre se trouvait un peu en retrait des autres, mais offrait le même confort. La pièce principale était l'immense salon avec le foyer, les sofas, un bureau et une énorme bibliothèque remplie de livres. Son lit était dans une pièce, à côté de sa salle de bain privée. Le tout lui faisait vaguement pensé à la salle commune de Gryffondor avec la peinture rouge et les rideaux dorés. Il y avait quelques tableaux accrochés au mur, mais pour l'instant, étaient tous déserts.
Harry fit quelques pas devant lui, ébahi par la beauté des lieux, et se retourna vers Dumbledore.
-Mais c'est magnifique!
-Heureux de voir que vous aimez votre chambre. Vous trouverez sur votre bureau l'horaire de vos cours ainsi que votre classe, sans oublier la matière que vous devez apprendre aux élèves selon leur année. J'y ai aussi rajouté la liste de vos élèves; essayez d'apprendre leurs noms. Demain, vous viendrez manger dans la Grande Salle pour que je vous présente à tout le monde.
Voyant que son nouveau professeur n'avait pas de questions, Dumbledore quitta la chambre et retourna à son bureau. Harry jubilait : il allait connaître ses parents et leurs amis, enseigner la défense contre les forces du mal, côtoyer ses anciens professeurs en tant que collègue et surtout, il allait pouvoir se venger sur Rogue. Lorsqu'il enseignait les potions, il rabaissait toujours Harry. Maintenant, ce sera à son tour. Juste à cette pensée, un sourire méchant apparut sur son visage. Il fit rapidement le tour du salon et fouilla sa nouvelle chambre. Il ouvrit la porte de la garde-robe et fut surpris d'y trouver de nouveaux vêtements. Il remercia silencieusement Dumbledore et retourna dans le salon pour y lire son horaire. Il commençait demain avec un cours des dernières années! Il survola les noms de ses élèves et redéposa la pile de feuilles sur le bureau. Il se laissa tomber dans l'un des deux sofas moelleux et ses pensées se dirigèrent aussitôt vers Ginny. Ginny… Il ne pourra plus jamais la revoir. Elle qui avait des plans pour eux, une fois la guerre finie. Elle ne pourra jamais les faire. Il poussa un triste soupir et se força à penser à autre chose. Son regard balaya la pièce et s'arrêta sur sa baguette qui reposait sur la table devant lui. Il la prit doucement et l'observa d'un air absent. Sa bonne vieille baguette! Qu'aurait-il fait sans elle? À bien la regarder, il remarqua qu'elle était pleine de boue et qu'un bon nettoyage ne lui serait pas de tort. À lui aussi d'ailleurs… Il alla se chercher de nouveaux vêtements et s'enferma ensuite dans la salle de bain.
La nuit fit plutôt pénible pour Harry qui n'avait pas hâte au lendemain matin. Malgré tout, le soleil se leva et c'est avec des papillons au ventre qu'il prit le chemin de la Grande Salle. Il avait enfilé une tenue assez simple : pantalon et chemise noir, et avait glissé sa baguette dans sa poche. Après un coup d'œil dans le miroir, il abandonna l'idée d'essayer de coiffer ses cheveux.
Lorsqu'il franchit les portes, il fut replongé dans ses souvenirs. La Grande Salle était tout aussi chaleureuse et les quatre longues tables étaient alignées. Dans le fond de la salle se trouvait la table des professeurs et c'est le cœur léger que Harry s'y rendit. Il jeta un regard nostalgique vers la table des Gryffondors encore déserte à cette heure-là. Le professeur Dumbledore était déjà assis et sirotait lentement son thé en lisant le journal. Il leva les yeux vers son nouvel enseignant et, avec un sourire bienveillant, lui pointa sa place. Les autres professeurs le saluèrent chaudement et lui souhaitèrent une bonne année. Apparemment, ils avaient été avertis par le directeur de sa présence. Minerva McGonagall était assise à sa droite et lorsque Harry se laissa tomber sur son siège, elle se tourna vers lui.
-Bonjour, M. Potter. Vous me permettez de vous appeler Harry?
-Eh, oui, répondit-il.
-Les élèves ne devraient pas tardés. J'imagine que vous êtes nerveux?
-Je n'aime pas être dans une foule de jeunes…
-Vous allez devoir vous y faire; vous êtes maintenant professeur. Dites-moi, avez-vous déjà enseigné dans une autre école?
-Non, c'est ma première année.
-Vous allez adorer! Je dois par contre vous mettre en garde contre certains élèves de dernière année…
-Les Maraudeurs?
-Oui, en effet. Ils ont un don pour exaspérer les professeurs. Ne vous laissez pas faire par eux.
-Ne vous en faites pas pour moi. Je serai comment me débrouiller…
Harry baissa les yeux vers son assiette et, d'une main tremblante, saisit son verre de jus. C'était fou! Lui, Harry Potter, avait affronté le plus grand mage noir de tous les temps et était nerveux à l'idée de devoir se lever devant une école entière! Il secoua légèrement la tête et leva les yeux à temps pour voir les premiers élèves entrer.
Les Maraudeurs, réveillés par l'estomac de Peter, s'habillèrent en grommelant et descendirent prendre leur petit déjeuner avant d'attaquer leur troisième journée d'école. Sirius Black, dans toute sa grâce, déboula les escaliers menant à la salle commune et percuta de plein fouet Lily Evans. Il se releva d'un bond et lui tendit la main pour l'aider.
-Excuse-moi, Lily! Je me suis enfargé dans mon pied…
-Ça va, Sirius! Lâche-moi un peu!
-Est-ce que ça va? demanda Remus Lupin en descendant à son tour. Je t'ai vu tombé… Ah, salut Lily.
-Wouah, Sirius! s'exclama James Potter en surgissant dans la salle commune. Tu as vu la débarque que tu as prise! Tu as encore toutes tes dents?
-Je vais bien, je vais bien! Merci de vous inquiéter pour moi. Laisse-moi compter, James…. hum… Oui, je les ai toutes!
Lily les regarda et soupira. Ces garçons ne changeront jamais! Le dernier membre des Maraudeurs, Peter, descendit les escaliers et regarda ses amis, l'air absent.
Sirius était le charmeur du groupe. À chaque semaine, il avait une nouvelle fille accrochée à son bras. Avec ses cheveux mi longs bruns et son regard provocateur, les filles n'avaient yeux que pour lui. Et aussi pour son meilleur ami, James. Les deux étaient des fans inconditionnels du Quidditch; ils ne vivaient que pour ce sport, presque. Cependant, le cœur de James ne battait que pour sa fameuse Lily Evans, élève de septième année. Elle avait beau dire non à chaque fois qu'il lui demandait de sortir avec elle, il revenait toujours vers elle. Le seul avec qui elle pouvait parler civilement était Remus. Étant préfet lui aussi, ils étaient souvent chargés de faire les rondes ensemble, ce qui leur permettaient de discuter tranquillement sans se faire embêter par Sirius ou James. Il y avait aussi Peter qui restait derrière ses amis, pas très bavard.
Après un dernier regard, Lily leur tourna le dos et alla rejoindre ses amies qui l'attendaient dans le couloir. James la regarda tristement partir et soupira.
-Cœur qui soupire n'a pas ce qu'il désire! Que se passe-t-il? lui demanda Sirius en le prenant par les épaules.
-Elle ne voudra jamais sortir avec moi…
-Pitié, gémit Remus en s'éloignant le plus possible d'eux. Laisse-la un peu tranquille et arrête de penser à elle.
-Écoute le psychologue Lupin, James. Il aura de bons conseils pour toi.
-C'est les mêmes que je lui répète depuis des années et il ne m'écoute pas! Pas la peine de lui dire… Ah! et puis. Allons manger…
Tous les quatre prirent la direction de la Grande Salle où étaient rassemblés déjà tous les élèves de l'école. Ils s'installèrent à leur table et commencèrent à manger. James leva les yeux vers la table des professeurs et hoqueta de surprise, s'étouffant avec son jus. Sirius se pencha vers lui, inquiet.
-Qu'est-ce qu'il y a?
Son ami lui pointa le fond de la salle et les yeux des Maraudeurs regardèrent dans cette direction. Ce qu'ils virent les laissèrent étonnés. Un nouveau professeur était arrivé. Ce n'était pas le fait qu'il soit là qui les étonnèrent, mais plutôt sa ressemblance avec James. Sirius les regarda tour à tour et secoua la tête.
-Tu es certain qu'il ne fait pas parti de ta famille? Un cousin très éloigné au deuxième degré du côté à ton père ou quelque chose du genre?
-Non, je ne l'ai jamais vu sur les photos…
Il regarda un moment les élèves et remarqua que plusieurs trouvaient aussi que la ressemblance entre leur nouveau professeur et James était frappante. Le professeur Dumbledore se leva et le silence tomba dans la salle.
Harry, de sa place, regarda les élèves entrer, sentant son cœur cogner violemment dans sa poitrine. Soudain, il les vit. Les Maraudeurs. Son père se dirigeait vivement vers la table de Gryffondor, suivi de Sirius, Remus et Peter. En le voyant, il fut pris d'une rage qu'il réussit heureusement à contrôler. Lui aussi ne serait pas épargné dans ces cours… Il observa le visage souriant de son père qui lançait des regards furtifs vers Lily. Harry l'avait aussitôt reconnu lorsqu'elle était entrée. Il n'était pas difficile de l'ignorer avec ses cheveux roux. Il continua de fixer James jusqu'à ce que celui-ci tourne les yeux vers lui. Aussitôt, il se lança dans une conversation avec le professeur McGonagall. Tout se déroulait très bien, jusqu'au moment où le directeur se leva. Le silence se fit et Dumbledore se racla la gorge avant de parler.
-Bonjour à tous! Désolé de vous déranger à cette heure si matinale, mais j'ai une annonce importante à vous faire. Comme vous avez pu le remarquer, un nouveau visage s'est rajouté à la table des professeurs. Vous serez heureux d'apprendre que j'ai réussi à trouver un enseignant pour les cours de défense contre les forces du mal. Donc, je vous présente M. Harry Potter qui vous enseignera cette année.
Les élèves applaudirent poliment tandis que Harry, poussé par Minerva, se leva. Il croisa le regard étonné de son père et se rassit aussitôt. Dumbledore le regarda avec un sourire amusé et continua.
-Vous regarderez attentivement vos horaires puisqu'ils ont été changés dû à l'arrivée de M. Potter. Pour ce qui est des livres, je m'occupe de tout. Vous les recevrez dans les prochains jours. Le professeur Potter en a été avisé…
Un frisson parcourut le dos de Harry. Professeur Potter. C'était bizarre à entendre. Lui, professeur! Qui aurait pu deviner? Lors de ses études, il voulait plutôt devenir Auror, même si le domaine de l'enseignement lui avait déjà traversé l'esprit lorsqu'il dirigeait l'AD. À ce souvenir, un sourire se dessina sur son visage.
-… seront les mêmes que dans tous les autres cours. Merci, vous pouvez continuer à manger.
Les conversations reprirent et bientôt plus personne ne se souciait d'Harry. Celui-ci soupira de soulagement et engloutit son déjeuner. Le professeur McGonagall le regarda avec amusement et se leva pour se diriger vers sa classe, imitée peu de temps après par ses collègues. Harry jeta un coup d'œil à sa montre. Il donnait son cours dans quinze minutes. Il but d'un trait son verre, se rendit à sa chambre, prit ses feuilles et alla à sa classe. Il poussa la porte et une vague de souvenirs le percuta. C'était son ancienne classe, celle où il avait passé tous ses cours de défense contre les forces du mal, que ce soit avec Maugrey ou avec Ombrage. À l'arrière se trouvait son bureau qu'il n'avait pas encore visité ni placé d'ailleurs. Il s'y rendit d'un pas pressé et, ne se souciant pas des toiles d'araignées, déposa ses feuilles sur le bureau. Il ne prit que la feuille de noms, préférant la garder près de lui pour son premier cours. Il revint dans la classe, regarda l'heure sur sa montre et s'assit dans son fauteuil derrière son imposant bureau. Bureau qu'il n'aimait pas trop… En attendant ses élèves, il observa la pièce, réfléchissant à ce qu'il pourrait faire pour la rendre plus «classe de défense contre les forces du mal». Il n'avait aucun objet comme ceux qu'avait Maugrey ni aucune autre chose utile pour le cours. Pendant un instant, il pensa à aller dans la Salle sur Demande pour prendre quelques petites choses nécessaires, mais il ignorait si ce que la Salle créait pouvait en sortir. Il fut tiré de ses pensées par des bruits de pas et des rires dans le couloir. D'un regard neutre, il regarda les jeunes entrer dans la classe et s'asseoir devant lui. Lorsque le dernier élève referma la porte derrière lui et que tout le monde fut assis, Harry garda le silence et les regarda à tour de rôle. Il reconnut sans aucun problème Severus Rogue, assis dans la dernière rangée avec… Bellatrix. En la voyant, son regard se fit froid et plusieurs élèves se regardèrent avec inquiétude. Plusieurs minutes passèrent dans le silence jusqu'à ce que Sirius lève la main.
-Monsieur, il faudrait peut-être commencé le cours.
Harry posa ses yeux sur lui et lui fit un petit sourire amusé. C'était bien son parrain.
-Vous avez raison, M. Black. Alors, bonjour à tous et bienvenue à votre dernière année de défense contre les forces du mal. Comme vous l'a annoncé le directeur, vous recevrez vos livres dans quelques jours, ce qui nous donne des cours de libre. Je comptais, en premier… Oui, M. Black?
-Comment savez-vous mon nom alors qu'on ne sait même pas présenté?
-Je le sais, tout simplement. C'est une histoire trop longue et trop complexe à expliquer. Et puis, vous ne me croirez pas si je vous la racontais. Qu'y a-t-il encore, M. Black?
-Êtes-vous de la famille de James Potter ici présent? demanda-t-il en pointant son meilleur ami qui le foudroyait du regard.
-Hélas, non, mentit Harry en faisant de gros efforts pour ne pas paraître trop triste. Je suis certain que je m'aurais beaucoup amusé si j'avais été dans votre famille, M. Potter. D'autres questions?
-Non, monsieur. C'est tout.
-D'accord. Alors, comme je le disais, je comptais…
-Mais vous lui ressemblez beaucoup, le coupa Sirius.
Le regard de Harry se posa instinctivement sur son père qui le fixait en fronçant les sourcils. Il haussa aussitôt les épaules.
-Simple fait du hasard. Que voulez-vous, M. Potter et moi sommes beaux de nature.
Les élèves éclatèrent de rire, sauf les Serpentards qui le regardaient avec dégoût. Harry se leva, le sourire aux lèvres, et demanda le silence.
-Je comptais, aujourd'hui, parler un peu avec vous.
-Passionnant, soupira Severus du fond de la classe à ses amis, certain que personne ne l'entendrait.
-Que dites-vous, M. Rogue? Quelque chose de «passionnant», je l'espère. Voulez-vous en faire part à vos camarades de classe?
-Je n'ai rien à dire, monsieur, répondit l'élève.
-En êtes-vous certain? Je pense plutôt qu'il y a plusieurs choses que vous voulez dire. Par exemple, pourquoi Dumbledore nous a mis un professeur aussi débile qui veut perdre son temps à parler avec ses élèves?
Rogue ouvrit la bouche pour répondre, mais ne trouva rien à dire. C'était exactement ce qu'il pensait. Il le regarda, surpris, et baissa les yeux. Un sourire victorieux sur le visage, Harry retourna s'asseoir derrière son bureau et prit la feuille de noms.
-Je vais vous nommer et vous me parlerez un peu de vous. Donc, commençons par M. Black qui aime tant parler. M. Black, je vous écoute.
-Vous allez me comprendre : moi aussi, je suis né beau de nature. Alors, je ne cesse d'être agacé par les filles et j'en suis perturbé… Aïe! James, pourquoi tu me frappes? Désolé, monsieur. J'aime énormément le Quidditch. Selon moi, c'est le plus beau sport au monde et s'il n'existerait pas, je ne sais pas ce que nous serions aujourd'hui.
-Je sais d'accord avec vous, M. Black. À quel poste jouez-vous?
-Poursuiveur. C'est grâce à moi que Gryffondor a gagné la coupe de Quidditch l'année dernière.
-Pas d'accord! s'exclama James. C'est moi qui aie attrapé le Vif d'or à temps.
-N'importe quoi! Les poursuiveurs sont beaucoup plus importants que l'attrapeur.
-C'est l'inverse! Sans l'attrapeur, l'équipe a beaucoup moins de chance de gagner. Si l'équipe adverse a cent point d'avance, il est possible de gagner si l'attrapeur attrape le Vif d'or.
-Votre ami a raison, M. Black, déclara Harry avant que Sirius put parler. Étant moi-même attrapeur, j'appuie M. Potter.
Les élèves le regardèrent, surpris. Un professeur qui joue au Quidditch? C'est vrai qu'il avait l'air plutôt jeune, mais c'était surprenant. Plus le cours avançait, plus leur nouvel enseignant était étonnant.
-Continuons. Que voulez-vous faire dans la vie, M. Black?
-Je vais devenir Ministère de la Magie.
Les Gryffondors éclatèrent de rire et même Harry ne put s'empêcher de sourire, même s'il eut un pincement au cœur en pensant qu'il serait enfermé à Azkaban pendant une grande partie de sa vie. Les Serpentards, s'ennuyant fermement, lui jetèrent un regard méchant et continuèrent à gribouiller dans leurs cahiers.
-Espérons-le, M. Black! À votre tour, M. Potter. Que pensez-vous devenir plus tard?
-J'espère, et je suis assez bien parti, devenir Auror et détruire toutes formes de magie noire.
-Auror, dites-vous? À vous regarder, je pense que vous avez toutes les qualités qui vous sont nécessaires. Mais détruire toutes formes de magie noire, n'est-ce pas un peu au-delà de vos facultés?
-Non, je ne pense pas.
-Donc, vous voulez combattre Voldemort?
La plupart des élèves tressaillirent en entendant son nom et plusieurs Serpentards relevèrent la tête, avides d'écouter ce qu'ils avaient à dire sur lui.
-Je n'ai pas peur de ce mage noir. C'est un parmi tant d'autres.
-Sur ce point, vous vous trompez, lui dit Harry, l'air grave. Ce n'est pas un mage comme les autres. Son pouvoir est immense et il maîtrise aussi bien la magie noire que vous, le Quidditch.
-Est-ce qu'il existe pour de vrai? Ce n'est peut-être qu'un clown habillé d'une cape noire qui fait semblant d'être puissant. Vous ne pensez pas que vous vous trompez sur son compte?
Harry se leva si brusquement que les élèves sursautèrent. Lentement, il contourna son bureau et marcha jusqu'à James qui, soudainement, se sentait inquiet. Il s'arrêta devant lui et le regarda droit dans les yeux.
-J'ai vécu des choses, M. Potter, que vous ne pouvez imaginer. Je connais mieux Voldemort que quiconque sur cette planète. Ne venez pas me dire que c'est un clown, un sorcier impuissant dont il ne faut pas se méfier. Je vous le dis, continua-t-il en baissant la voix, méfiez-le et ne vous croyez pas plus fort que lui, sinon vous courez à votre perte.
Il se redressa et regarda tous ses élèves, autant les Gryffondors que les Serpentards.
-Et ça vaut autant pour les autres. Voldemort est un véritable mage noir. Craignez-le, mais ne laissez pas cette peur vous contrôler. Vous devez rester uni et faire confiance à vos amis.
«Merci, professeur Dumbledore», pensa Harry, amusé. Un silence pesant s'installa dans la classe pendant lequel il fixait James. Il se dit que c'était une mauvaise idée de sortir, au premier cours, le gros discours sur Voldemort. Il aurait du se taire, mais c'était trop tard à présent.
-Avez-vous peur de la mort, M. Potter?
-Pardon?
-Avez-vous peur de mourir?
-Non, répondit-il sans hésitation, si c'est pour protéger ceux que j'aime.
Son regard glissa aussitôt vers Lily qui rougit violemment. Harry les regarda, mi triste mi amusé. C'était effectivement comment James allait mourir. Il chassa cette pensée de son esprit et retourna s'asseoir à son bureau. Il questionna tous les élèves de la classe, s'attardant que quelques secondes sur les Serpentards. À la grande surprise de tous, leur professeur ne parla pas à Peter de tout le cours et ne faisait que lui lancer des regards froids et mauvais.
Les élèves purent enfin sortir une heure plus tard, laissant derrière eux un Harry débordant de bonheur. Il aurait tant aimé partager sa joie avec ses amis, mais ils n'étaient pas avec lui. Ginny aurait été aussi heureuse que lui en apprenant qu'il était devenu professeur. En pensant à elle, sa bonne humeur s'évanouit pour laisser la place à une profonde tristesse. Retenant ses larmes, il se tourna vers la porte où déjà les élèves de première année entraient.
Les Gryffondors pénétraient à présent dans leur classe de métamorphose et tous parlaient du même sujet : le professeur de défense contre les forces du mal. Sirius et James s'installèrent à l'arrière tandis que Remus et Peter s'assoyaient devant eux.
-Il a l'air plutôt sympa, commença Sirius. Un prof qui joue au Quidditch! C'est surprenant! Je n'imagine pas Flitwick sur un balai… S'il est un meilleur attrapeur que toi, James, on pourrait lui demander de jouer…
-Pas question! Je tiens à mon poste.
-Et puis, il n'est pas élève à Gryffondor, dit Peter.
-Je sais bien! Je ne faisais que plaisanter. Reste que j'aimerais bien savoir de quoi il est capable.
-J'ai surtout hâte de le voir enseigner, dit Remus. On dirait qu'il en sait beaucoup sur cette matière. Il sera sûrement meilleur que celui de l'année dernière.
-Ne parle pas de lui! s'exclama Sirius. Il ne savait même pas la différence entre la magie blanche et la noire. Il pensait que ça dépendait de la couleur de peau, non mais…
-Parlant de magie noire, vous avez vu les yeux du prof? leur demanda James en baissant la voix.
-Il en a deux?
-Non, Sirius. Ils sont entièrement noirs.
-Depuis quand la couleur des yeux de nos professeurs te préoccupe-t-elle?
-Yeux noirs, teint plutôt pâle. Et il parle de Tu-Sais-Qui comme s'il admirait sa supposée puissance. Vous ne pensez pas qu'il pourrait être un de ses partisans? termina-t-il d'une voix à peine audible.
Remus le regardait en réfléchissant à toute vitesse, analysant ce qu'il venait de dire, tandis que Sirius et Peter fixaient leur ami comme s'il était fou.
-Dumbledore n'aurait jamais engagé un homme de Tu-Sais-Qui comme professeur ici, même s'il avait tous les talents, lâcha enfin Sirius après un moment de silence.
-Je vous dis que, commença James, mais il fut interrompu par le professeur McGonagall qui débutait son cours.
-Aujourd'hui, nous allons continué les exercices que nous pratiquions hier. Replacez-vous en équipe de deux et au travail!
Dès que le brouhaha habituel commença, James continua sa conversation, agitant sa baguette en direction du rat qu'il venait de recevoir.
-Je vous dis que ce n'est pas quelqu'un de normal. Si ce n'est pas un partisan de Tu-Sais-Qui, il a au moins déjà toucher à la magie noire.
-Mais laisse-le tranquille, James! s'exclama Sirius. Ce n'est que sa première journée! D'habitude, on attend une semaine avant de faire des hypothèses sur la vie antérieure des nouveaux professeurs.
-Je ne fais pas des hypothèses! J'ai lu des livres chez moi, dans la bibliothèque de mes parents, qui parlaient des conséquences de la magie noire…
-M. Potter, je ne pense pas que le moment soit idée pour parler d'un tel sujet, l'avertit McGonagall dans son dos. Vous êtes ici pour travailler.
-D'accord, marmonna James.
Il ne parla plus de leur professeur durant la journée, au grand soulagement de ses amis. Le lendemain, il attendait avec impatience son cours de défense contre les forces du mal; il voulait à tout prix en savoir plus sur leur enseignant : quel genre il était et s'il avait déjà pratiqué la magie noire. Rien ne l'intriguait plus que ça. C'était risqué, mais James savait comment s'y prendre. Après son cours de botanique, il se rendit jusqu'à la classe de défense contre les forces du mal, laissant ses amis derrière lui. Il souhaitait parler seul avec ce M. Potter. Il franchit la porte et soupira. Il n'y avait aucun élève. Il parcourut la salle des yeux et poussa un grognement. Même le professeur n'était pas là. Il s'assit à sa place, laissant tomber son sac à côté de lui, et attendit.
Pour une première journée d'enseignement, Harry trouvait qu'il s'en tirait plutôt bien. Les groupes de première et de deuxième année lui avaient donné un peu de fil à retordre, mais rien de très grave. Il attaquait maintenant sa deuxième journée avec assurance. Les élèves n'avaient pas encore reçu leurs livres. Par conséquent, il ne pouvait pas encore commencer la matière. Tandis qu'il regardait tranquillement son horaire dans sa chambre, il se mit à penser à sa sixième année et à tout ce que Dumbledore lui avait appris sur la vie de Tom Jedusor, tout spécial au souvenir où il était venu demander un poste d'enseignant. «Moi, je l'ai eu, Tom», pensa méchamment Harry. Il baissa les yeux vers la feuille qu'il tenait dans ses mains. Une journée très calme; seulement deux cours. Un avec des sixièmes années et l'autre avec les septièmes. Après un regard vers sa montre, il prit ses choses et se dirigea vers la Salle sur Demande. Il était encore très tôt, alors il ne risquerait pas de croiser des élèves. Pour ce qui était de son déjeuner, il avait fait un détour par les cuisines de Poudlard. Rendu dans le couloir du septième étage, il passa trois fois devant la tapisserie en pensant : «Je veux une remplie où je pourrais trouver des objets pour la défense contre les forces du mal». Aussitôt, une porte apparut et Harry la poussa. Ce qu'il trouva le satisfit. La plupart des objets qui s'y trouvait, il les avait vu dans le bureau de Maugrey, dans la salle d'entraînement de l'AD ou dans ses nombreuses expériences personnelles. Sachant qu'il avait un cours dans deux heures et qu'il ne pourrait jamais transporter le tout à temps, il opta plutôt pou tirer les objets utiles des non-utiles. Il viendrait les chercher après son cours. Avant tout, il devait voir s'il pouvait les sortir de la Salle. Il prit une petite loupe qui traînait sur un bureau et sortit en refermant la porte derrière lui. Après un moment, la loupe était toujours dans sa main. Il repassa devant la tapisserie en pensant, cette fois-ci, à une bibliothèque. Il ouvrit la porte et entra dans une immense salle où se dressaient des centaines de piles de livres. La loupe était dans sa main! Satisfait, Harry redemanda l'ancienne salle et commença à trier. Lorsque sonna huit heures, il quitta la Salle sur Demande et se dirigea vers sa classe, là où l'attendaient ses élèves de sixième année.
