Ou lala! ça faisait longtemps que je n'avais pas posté de chapitres!! je suis désolée… Donc, voilà le chapitre 6! je sais que quelques-uns l'attendaient depuis un bon bout. Je me sens vraiment mal… 

merci à lili et virg05 pour vos reviews!

Bon chapitre et je poste le chapitre 7 dès que je l'ai fini:P

WandaBlack

Chapitre 6

-Au revoir, Miss Bruse.

Harry regarda la jeune fille courir vers la sortie pour rattraper ses amis. Le silence revint aussitôt dans la classe. Il alla mettre de l'ordre dans les chaises et les pupitres et se dirigea ensuite à son bureau. Il rangea ses feuilles dans son tiroir et retourna à la Salle sur Demande. Il fit la même routine et entra dans la pièce. Il continua son triage où il avait arrêté le matin. Son prochain cours était dans trois heures, ce qui lui laissant le temps de terminer. Lorsqu'il approcha l'heure du dîner, tous les objets qu'il voulait étaient entassés dans un coin. Il demanda à la Salle quelque chose à manger et un sandwich apparut à côté de lui le faisant sursauter. Il le mangea rapidement; il lui restait une heure pour tout transporter et placer dans sa pièce. Une fois fini, il se tourna vers ses objets et, d'un geste de la baguette, les rapetissa à la grosseur d'une souris. Heureux, il les fourra dans ses poches et prit la direction de sa classe. Lorsqu'il poussa la porte, il fut surpris de trouver James assis à sa place.

-Je vois que vous aimez mon cours, M. Potter, dit-il en riant.

James se retourna d'un bloc et regarda son professeur se diriger vers son bureau à l'avant de la classe.

-Je voulais vous parler, avoua-t-il.

-Je vous écouterai, mais avant, voulez-vous m'aider? J'ai apporté quelques objets intéressants que je voudrais mettre ici, étant donné qu'hier, je n'ai pas pu.

-D'accord. Où sont-ils?

Alors qu'il poussait la question, Harry sortit les objets miniaturisés de ses poches, les déposa par terre, lança le contre-sort et les regarda prendre leur forme réelle.

-Ils sont ici. Vous voyez ce gros miroir? Prenez-le et allez le mettre dans mon bureau je vous pris.

James s'approcha du miroir et s'arrêta net en voyant des silhouettes bouger lentement. Il jeta un coup d'œil derrière lui, mais ne vit personne. Il se rappela vaguement d'avoir lu quelque chose sur ce genre de miroir dans les livres de ses parents.

-Monsieur… C'est une Glace à l'Ennemi?

-Exactement. J'ai toujours aimé les regarder se mouvoir. C'est comme des poissons dans un aquarium; c'est relaxant.

Déconcerté, James prit la glace et la déposa par terre une fois dans le bureau. Lorsqu'il revint, quelques secondes plus tard dans la classe, tous les objets étaient déjà placés. Harry baissa sa baguette et observait le résultat, satisfait. Il se tourna ensuite vers James avec un petit sourire et, d'un geste machinal, passa sa main dans ses cheveux, geste que son père faisait souvent lui aussi. Il enleva aussitôt sa main, de peur qu'il se reconnaisse dans ce mouvement, mais les yeux de son père étaient plutôt fixés sur son front qui était maintenant caché derrière ses cheveux.

-Qu'est-ce que vous avez sur le front? demanda brusquement James avant de se rappeler qu'il parlait à un professeur. Monsieur? rajouta-t-il.

-Oh! ce n'est qu'une vieille cicatrice, répondit Harry en contournant son bureau, s'éloignant le plus possible.

-En forme d'éclair? C'est rare. Comment est-ce arrivé?

-Ce n'est pas de vos affaires, M. Potter, répliqua-t-il d'un ton un peu trop violent.

James recula de quelques pas, surpris par le soudain ton de son professeur. Il devina qu'il s'était aventuré dans un sujet dangereux et se jura de ne plus en parler en compagnie de son enseignant.

-Vous vouliez me parler? continua Harry plus doucement.

-J'ai des questions à vous poser, mais je ne voudrais pas vous insulter.

-Pourquoi m'insulteriez-vous? Je peux répondre à vos questions. Si c'est un commentaire, je suis généralement très ouvert, tant que vous ne me traitez pas de partisans de Vous-Savez-Qui.

Il regarda son élève droit dans les yeux avec un air sévère et James sut aussitôt qu'il savait tout. «Par chance qu'il ne maîtrise pas l'occlumancie», pensa Harry, intérieurement amusé. Le Gryffondor fixa son professeur avec de grands yeux étonnés, ne sachant quoi dire.

-Pro… professeur, je… je suis désolé…

-Ce n'est pas grave, M. Potter. Sachez que si j'avais été un partisan de Voldemort, je vous aurais probablement tué, mais ce n'est pas le cas. Je suis contre Voldemort et non avec lui. Je ne vous en veux pas! Il arrive à tout le monde de faire des erreurs. J'espère, par contre, que vous n'en avez pas parlé à toute l'école…

-Non!

-Parfait! Convaincre un élève du contraire peut être facile, mais une école entière… J'ai une question à vous poser. Comment en êtes-vous arrivé à croire que j'étais un homme de Voldemort?

-Eh… à cause de vos yeux, marmonna James.

-Mes yeux? s'étonna Harry. Certains diront que j'ai la marque des ténèbres sur le bras et d'autres que j'ai les yeux noirs.

-J'ai lu dans un livre que ceux qui sont adeptes à la magie noire se transforment au fil de leur pratique… Pratiquez-vous la magie noire? demanda-t-il sans réfléchir, soutenant le regard sombre de son professeur.

Harry hésita un instant. Quoi répondre? Il ne pouvait tout lui révéler, même s'il en avait envie. Il pouvait lui mentir, mais l'idée de mentir à cette personne qui sera son père ne lui plaisait guère. Finalement, il opta pour une réponse plus ou moins précise.

-Et si je répondrai oui?

-Vous… Vous, bégaya James en reculant, vous la pratiquez? Le directeur le sait-il? Comment a-t-il pu engager un professeur qui…

Remarquant qu'il exprimait à voix haute ses pensées, il se tut aussitôt et fixa son enseignant d'un air mauvais. Harry soupira. Voilà, toute l'école sera au courrant d'ici la fin de la journée! Alors qu'il s'apprêtait à répondre, les élèves entrèrent dans la classe, permettant à James de s'en aller. Lorsque tous furent assis et silencieux, Harry regarda son père droit dans les yeux.

-M. Potter, ne parlez à personne de notre conversation.

James lui lança un regard rempli de défi et se tourna vers Sirius qui le regardait, intrigué. Harry s'en voulut d'avoir ainsi piquer la curiosité de son parrain et commença son cours.

-Aujourd'hui, puisque vous n'avez pas encore vos livres, nous allons parlé de choses se rapprochant de la défense contre les forces du mal, étant donné que je vous connais tous. Quelqu'un peut-il me nommer différentes formes de forces maléfiques? Nous avons tous entendu parler de mages noirs et de Voldemort, mais ce ne sont pas les seules personnes qui soient maléfiques sur cette planète. Oui, Miss Evans?

-Il y a des créatures qui nous veulent du mal.

-Des exemples?

-J'ai lu dans un livre que les sombrals sont des créatures qui apportent malchance et malheur. Des choses terribles se sont passées à ceux qui en ont vus.

-Quelqu'un a-t-il déjà vu ce qui tirait les diligences qui vous amènent au château?

Personne ne leva la main et tous se regardèrent bizarrement, cherchant un lien entre les sombrals et les diligences de l'école.

-Personne? Eh bien, ce sont les sombrals qui les tirent.

-Pourquoi on ne les voit pas? demanda un élève de Serdaigle. J'aimerais bien les voir.

-Je ne suis pas du même avis que vous. Miss Evans, savez-vous pourquoi vous ne les voyez pas?

-Non, monsieur.

-Les personnes qui peuvent voir les sombrals sont celles qui ont vu la mort.

Un silence inquiétant s'installa dans la classe durant lequel les élèves observaient autour d'eux.

-Les voyez-vous, professeur? demanda Sirius, brisant ainsi le silence.

-Oui, je les vois, répondit tristement Harry.

-Qui avez-vous vu mourir?

-Je ne répondrai pas à cette question, M. Black.

Harry ferma les yeux un instant et revit tout la scène de la mort de Cédric. Lorsqu'il ouvrit les yeux, l'éclair vert disparut de son esprit.

-Est-ce qu'ils portent réellement malheur? demanda Lily, ne voulant plus parler de mort : elle n'était pas la seule à avoir remarqué le malaise de leur professeur.

-Tout dépend des personnes, si vous croyez à toutes ses choses là, répondit-il en pensant amèrement : «Moi, j'ai perdu mon parrain…». D'autres créatures?

-Les loups-garous, répondit Severus Rogue avec un sourire mauvais.

Harry jeta un discret regard vers Remus qu'il vit pâlir d'un coup.

-Et pourquoi dites-vous que les loups-garous sont des créatures… maléfiques?

-Ce sont des monstres. Ils tuent et mangent leurs proies sans aucune pitié. En plus, ils nous mordent et font de nous des bêtes tout comme eux. Ils sont tous pareils : des monstres sans cœur.

-Je ne suis pas d'accord avec vous. Oui, il existe des loups-garous sanguinaires dont leur seul et unique but est de mordre des enfants, mais d'autres ne sont que des victimes de ces véritables monstres. Ils n'ont pas tous le goût du sang et du pouvoir, M. Rogue.

-Vous prenez le parti des loups-garous?

-Je vous dis seulement la vérité. J'ai déjà connu un loup-garou qui était comme vous et moi. Il ne cherchait qu'à vivre une vie normale comme tous les autres.

-Il a réussi? demanda Remus avec espoir.

-Oui. Il faut dire qu'il avait de très bons amis sur qui compter.

Son regard se posa une fraction de seconde sur les Maraudeurs et ensuite sur Lily qui avait la main levée.

-Oui, Miss Evans?

-Est-ce que les détraqueurs sont considérés comme de ces créatures?

-Bien sûr. Les détraqueurs, ces créatures qui aspirent toutes formes de joie et de bonheur autour d'eux. Sachez, cependant, qu'il existe un moyen les combattre. Savez-vous lequel?

-Un patronus, répondit fièrement Sirius.

-Tout à fait, M. Black. Nous ne vous demanderons pas comment vous le savez. Le patronus sert comme bouclier contre les détraqueurs et peut, s'il est assez puissant, les faire fuir. Il change de formes pour chacun d'entre nous. Pour le faire apparaître, il suffit de penser à un événement heureux et de dire le sort suivant : Spero Patronum! L'événement que vous choisissez doit être assez fort parce les détraqueurs chercheront à vous vider de toute joie. Que diriez-vous de faire apparaître votre patronus? Oui? Alors, levez-vous et poussez votre chaise et votre bureau contre le mur. Parfait! s'exclama-t-il une fois la classe dégagée. Vous devriez y arriver si vous y mettez de la volonté et de la joie. Donc, pour résumé, événement heureux et Spero Patronum.

Du bout de sa baguette sortit un nuage de fumée argentée et un cerf apparut dans la classe. Il en fit rapidement le tour sous les yeux ébahis des élèves et s'arrêta devant James avant de disparaître. L'élève dévisagea son professeur qui lui souriait mystérieusement.

-À votre tour!

Pendant une quinzaine de minutes, les élèves pratiquèrent et bientôt, la plupart eurent réussi. Des animaux argentés de toutes sortes volaient et couraient dans la classe avant de s'évanouir. Harry, assis sur son bureau, les observa, surpris de constater la vitesse à laquelle ils avaient maîtrisé le sort. Il croisa souvent le regard égaré de James et redouta déjà le moment où il viendrait lui parler; la discussion ne s'annonçait pas de tout repos.

-Bon, assez maintenant! Vous êtes tous excellents! «Sauf les Serpentards», pensa-t-il en riant. Dix points pour Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle. Évidemment, c'est plus compliqué lorsqu'il y a un vrai détraqueur devant vous. Miss Lestrange?

-Pourquoi les Serpentards n'ont aucun point? demanda-t-elle, appuyée par ses amis.

-Miss Evans m'a nommé plusieurs créatures, M. Black a répondu à mes questions et tout le monde sauf vous a pratiqué le sort.

-Severus aussi a nommé une créature, s'indigna-t-elle.

-Ah oui? Pardonnez-moi, j'ai du oublier. Maintenant, passons aux sortilèges de défense que vous avez déjà vus. Miss Lestrange, si vous n'êtes pas contente, la porte se situe à l'arrière de la classe et le directeur vous attend.

Bellatrix s'écrasa encore plus dans sa chaise, les bras croisés devant elle, et foudroya Harry du regard tout en poussant un grognement de mécontentement. Pour rien au monde elle donnerait le plaisir à ce professeur de quitter sa classe. Lorsqu'il se remit à parler, elle sortit sa plume et griffonna rageusement dans son cahier. Sirius, de sa place, observa sa cousine, un sourire victorieux sur son visage. Décidemment, il l'aimait bien, ce nouveau professeur.

-5 points en moins pour manque d'enthousiasme dans mon cours. Nous parlions de sortilèges de défense, continua Harry comme s'il n'avait jamais été dérangé. Quelqu'un peut-il m'en nommer? M. Lupin?

-Le sort Protego qui permet de dresser un mur invisible qui détourne les sortilèges mineurs et les renvoie sur l'adversaire.

-C'est exact, très bonne réponse. 5 points pour Gryffondor. Il est très utile lors de duels et de combats, mais guère pratique si vous devez faire face à des sortilèges de plus haut niveau, comme les sortilèges impardonnables. Un autre sort très apprécié lors des combats et qui peut vous sauver la vie est, bien sûr, le sort de désarmement que, j'espère, tout le monde connaît.

Le cours continua ainsi dans le calme. Lorsque Harry aborda le sujet des sortilèges d'attaque plus avancés, les élèves étaient suspendus à ses lèvres, griffonnant quelques notes au passage.

-Vous ne risquez pas de voir ces sorts dans votre cours avec le professeur Flitwick. Je vous en parle, mais nous ne les travaillerons pas, sauf si nous avons du temps à la fin de l'année, ce dont je doute fort. Eh bien, j'ai fait le tour de ce que je voulais discuter avec vous et il sait à peu près où vous en êtes rendu. Donc, il nous reste du temps. Y a-t-il quelqu'un qui veut nous faire part de quelque chose ou avoir plus d'informations sur un sujet?

-Parlez-nous de la magie noire, monsieur, demanda James d'un ton calme, s'attirant le regard surpris de ses amis.

-Que voulez-vous savoir, M. Potter? Vos parents sont des Aurors très réputés et ils doivent être aussi informé que moi en la matière.

-Ils ne la pratiquent pas, eux, répliqua-t-il brusquement.

Les élèves se tournèrent vers lui et ensuite vers Harry, le regardant avec un mélange de surprise et de colère. James se leva et marcha vers son professeur, s'arrêtant à quelques pas de lui.

-Je refuse d'étudier avec un professeur qui fait partie des forces du mal. Oui, mes parents sont des Aurors et je sais très bien ce que les gens comme vous peuvent faire. Pourquoi êtes-vous réellement à Poudlard? Vous recrutez de futurs mages noirs? Ou bien vous vous trouvez des personnes à torturer?

-James Potter! s'exclama Lily en se levant d'un bond. Comment peux-tu parler ainsi à un professeur? Si tu prêtais attention aux cours, tu verrais bien qu'il n'essaie pas de nous tuer ou de nous faire du mal.

-Pour l'instant! Attend dans quelques mois et on verra si tu as toujours la même opinion qu'avant.

Harry ouvrit la bouche pour parler, mais Lily fut plus vite que lui. Elle s'avança dangereusement vers James et le gifla de toutes ses forces.

-Tu me dégoûtes, Potter. Tu dis n'importe quoi! Pourquoi insinues-tu que notre professeur pratique la magie noire? Tu n'as aucune preuve!

Dans une deuxième tentative, Harry s'apprêta à parler, mais fut encore interrompu, cette fois-ci, par James.

-Si, j'en ai! Mes parents ont des dizaines de livres sur les personnes comme lui et je sais très bien les effets qu'à la magie noire sur les gens. Regarde ses yeux!

Lily ne tourna même pas la tête vers Harry qui suivait la conversation, se sentant impuissant. Les deux semblaient avoir oublié qu'ils se tenaient devant une classe et qu'ils parlaient du professeur qui était à trois pas d'eux.

-Oui, et puis?

-Ils sont noirs!

-Quel sens de l'observation, Potter! Bravo! Il y a pleins de personnes qui ont les yeux noirs.

-Pas de même! Ce n'est pas normal!

-Oh, arrête un peu, veux-tu! Tu nous casses les oreilles.

-J'essaie seulement de te montrer la vérité.

-Parce que Monsieur est certain d'avoir raison!

-Oui!

La main de Lily vint se poser sans aucune douceur sur l'autre joue de James, lui laissant deux magnifiques marques de main rouges de chaque côté de la bouche.

-Moi je ne pense pas!

-Pense ce que tu veux, mais je sais que j'ai raison.

-Moi, je sais que tu as tord…

-ARRÊTEZ! cria Harry à bout de nerfs.

Les deux élèves se turent aussitôt et se tournèrent vers lui, se rendant soudainement compte de la scène qui venait de se passer. Lily voulut parler, mais Harry lui fit signe de se taire. Intérieurement, il était triste de voir ses parents se hurler après. Il les imaginait mal ensemble après ce à quoi il venait de participer. Il ferma les yeux, prit une profonde respiration, les rouvrit et affronta le regard désolé de Lily et celui sombre de James.

-Maintenant, vous allez vous taire et vous allez m'écouter. Vous aussi, dans la classe. Tout le monde m'écoute. Premièrement, je ne veux plus jamais, j'ai bien dit jamais, revivre une scène comme celle-ci dans ma classe. Je ne veux pas voir mes élèves se comporter comme des jeunes écervelés. M. Potter et Miss Evans, si vous tenez tant à régler ce problème, allez à Pré-au-Lard et discutez autour d'une bonne Bièraubeurre, mais pas dans ma classe. Je sais bien que ce n'est pas l'amour fou entre certains d'entre vous, mais ici est un cours de défense contre les forces du mal et non un cours où vous pouvez régler tous vos problèmes. M. Rogue, si je vous reprends à rire, je vous mets en dehors de ma classe et vous ne pourrez plus jamais revenir. Est-ce clair? Bien merci. Maintenant, reprit-il d'un ton dur, je ne veux plus parler de magie noire. M. Potter, vous devriez écouter plus souvent Miss Evans car elle a raison. Je ne vous veux aucun mal et je ne suis pas dangereux. Aussi, mes yeux n'ont aucun rapport; je suis né ainsi. «Quel beau mensonge!» se dit-il. Donc, sortez-vous de la tête que je pratique la magie noire, car c'est faux. «Pourquoi dois-je toujours mentir?» pensa-t-il tristement. Retournez-vous asseoir.

Les deux Gryffondors retournèrent s'asseoir à leur place en silence, foudroyant du regard tout ceux qui osaient rire de la situation. Harry ferma les yeux de nouveau, découragé et triste. Il n'aurait jamais du aborder le sujet avec son père. À cause de lui, un large fossé venait de se creuser entre James et Lily et commençait à douter que ces deux-là puissent un jour se marier. Il devait à tout prix faire quelque chose pour réparer le tord qu'il avait causer et pour regagner la confiance de son père s'il voulait apprendre à mieux le connaître.

Il ouvrit les yeux et regarda l'heure; le cours n'était pas encore fini. Il devrait encore supporter le soudain froid qui s'était installé dans le groupe.

-D'autres questions? demanda-t-il dans un soupir.

-Êtes-vous marié, monsieur? le questionna Sirius pour détendre un peu l'atmosphère.

-Et en quoi cette information vous intéresse-t-elle?

-Je pense seulement aux jeunes filles qui voudraient savoir si vous êtes libre ou non.

-C'est gentil de votre part, M. Black. Non, je ne suis pas marié et je ne le serai probablement jamais.

-Ne dites pas ça! Vous êtes encore jeune. Enfin, vous en avez l'air, se reprit-il.

-J'ai vingt-sept ans. À vous de juger.

-Vous avez encore la vie devant vous! Pourquoi ne pourriez-vous pas vous marier?

-Parce que j'ai perdu la seule femme que je n'ai jamais aimée.

-Oh… Êtes-vous venu faire vos études à Poudlard? demanda-t-il au hasard.

-Oui, j'ai eu cette chance, répondit Harry, heureux de quitter le sujet de sa vie amoureuse.

-Vous étiez à quelle maison?

-Gryffondor, tout comme vous, M. Black. J'étais celui qui s'attirait toujours des ennuis, qui avait des retenus et que tout le monde connaissait. Tout comme vous, rajouta-t-il avec un sourire.

Une main levée sur sa gauche attira son attention.

-Oui, M. Lupin?

-Est-ce que vous pourriez nous parler du Tournoi des Trois Sorciers? J'ai entendu dire que le Ministère en organiserait peut-être un l'année prochaine.

Une ombre passa devant les yeux d'Harry, mais personne ne s'en rendit compte. Cette simple question réveilla en lui de mauvais souvenirs qu'il avait réussi à enfouir au plus loin de sa mémoire. L'éclair vert lui revint à l'esprit et il ferma les yeux comme il l'avait fait il y a treize ans avant que Cédric ne meurt. Il les rouvrit quelques secondes plus tard et, ignorant les regards inquiets des élèves, répondit :

-Ce tournoi consiste à choisir un élève par école de sorcellerie et de les mettre à l'épreuve. Cependant, ça n'a rien d'un petit tournoi pour s'amuser. Les champions des écoles sont seuls et les épreuves sont aussi éprouvantes les unes que les autres. Elles n'ont pas seulement été faites pour que les juges voient si vous connaissez bien vos sorts. Oh non! Ils veulent justement voir comment vous réagissez en cas de besoin ou de danger. Le gagnant sera celui qui aura accumulé le plus de points. C'est un tournoi passionnant à regarder, mais très éprouvant pour les champions. C'est dommage que vous ne puissiez y participer l'année prochaine. C'est un événement très important dans la communauté des sorciers et je suis certain que plusieurs d'entre vous auront fait de très bons candidats.

-Y avez-vous déjà participé? demanda Sirius qui avait un don pour questionner les gens sur leur vie privée.

-Oui, contre mon gré, mais je ne m'embarquerai pas dans le sujet puisque le cours est fini. Bonne journée à tous.

Les élèves se levèrent et quittèrent la classe d'un pas pressé, sans un simple bonjour. Seul Remus semblait s'attarder un peu. Il fit signe à ses amis de partir et, lorsque Sirius eut franchit la porte, il s'approcha de Harry. Il déposa son sac à ses pieds et releva la tête, prêt à affronter son professeur.

-Monsieur, j'ai un cousin qui est loup-garou et j'ai pensé que vous auriez peut-être quelques conseils à me donner pour l'aider. Ses transformations sont très pénibles.

-Je suis désolé, M. Lupin; je ne suis pas un spécialiste. Mes seules connaissances sur les loups-garous me viennent principalement de mon ami.

-Parlant de votre ami loup-garou, qu'est-il devenu?

-Eh bien, il a été professeur. Bien sûr, il s'absentait une journée à chaque mois, mais ses remplaçants ne pouvaient répondre aux questions des élèves. Seuls quelques-uns découvraient ce qu'il était vraiment, mais ne parlaient pas parce qu'il était un professeur très aimé. Ensuite, il s'est retiré de l'enseignement et il a voyagé un peu.

-Est-ce qu'il a déjà… mordu quelqu'un?

-Non, ce n'était pas son genre.

-D'accord. J'arriverai peut-être à monter le moral de mon cousin. Merci, professeur.

Alors que Remus allait franchir la porte, Harry lui dit :

-Il y a toujours de l'espoir, M. Lupin. Vous pourrez lui dire ça.

Déconcerté, il continua son chemin jusqu'à la salle commune où l'attendaient ses amis.