9 – Le week-end arrive tôt ou tard...
- Bien Harry, je trouve que tu t'es amélioré depuis le début de l'année, dit Rémus qui travaillait depuis une heure dans la salle sur demande avec Harry.
- Et c'est pour ça que vous avez décidé de me donner des cours particuliers toute la semaine ! lança Harry de façon enjouée mais un peu agacée par cette nouvelle emprise que les autres avaient sur lui.
- Non Harry, et je suis sûr que tu sais le pourquoi de tous ces soirs, dit sérieusement Rémus.
"Et c'est parti pour le serment de la journée… J'aurais mieux fait de me taire, moi… Tout compte fait les ordres de Rogue sont pas si mal que ça : Potter, taisez-vous… Potter, restez concentré…"
- Harry, tu m'écoutes ?
- Bien sûr Rémus, répondit Harry.
- Tu as la même tête que ton père et Sirius lorsqu'ils savaient qu'ils avaient fait une bêtise et qu'ils se fichaient totalement de mon serment. Alors ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit innocemment Harry.
- Bien, alors laisse-moi te mettre les points sur les i, reprit Rémus en s'asseyant en face de son « filleul », tu as travaillé tout seul sur des sorts dangereux, sans prévenir personne et en plus, tu t'es blessé. C'est clair. Ca va, je n'ai rien oublié ?
" Mince, ils m'ont vraiment surveillé… Je ne m'habituerai jamais à ce manque de confiance… Qu'on me laisse tranquille par pitié !"
- Harry ? Tu aurais pu te tuer, mener des expériences dans le plus grand secret… Enfin, tiens je vais me mettre à parler comme les jeunes, ajouta Rémus, et bien ça craint. Pourquoi ne pas en avoir parlé à quelqu'un : moi ou tes amis. Je suis là, Harry, tu comprends, je suis là.
- Je voulais juste bien faire, faîtes-moi un peu confiance, murmura Harry conscient que Rémus tenait beaucoup à lui, comme s'il était son fils.
- Je te fais confiance, eh ! Inutile de me regarder avec ses yeux ronds, je te fais confiance mais peut être que d'autres personnes veulent te protéger plus que tu ne le souhaiterais.
- Il me considère toujours comme un gamin, ajouta Harry, le directeur ne me verra jamais comme un adulte. Je me demande comment il peut me faire confiance pour mettre un terme à la guerre : un gamin ne peut pas devenir un meurtrier.
Rémus sourit et se mit à rigoler.
- Tu sais, il y arrive très bien, il est tellement vieux qu'il me considère comme tous les professeurs comme des gamins, enfin, sauf pour Minerva peut être, et sache que je n'aurai aucun mal à accepter un meurtrier tel que toi dans mon entourage !
- Merci Rémus, bon il est tard, non ?
- On n'a pas beaucoup travaillé, dit piteusement Rémus, bah, c'est pas grave, Sévérus travaillera plus comme ça !
- Je crois que c'est plutôt moi qui vais en pâtir… répondit Harry en songeant au douloureux week-end qui l'attendait.
- Bonne nui Harry, et n'oublies pas, je suis là.
- Bonne nuit Rémus.
" C'est pas plus mal ces cours du soir… Au moins, je suis moins fatigué… mais pourquoi le week-end !"
1er week end.
""Ca y est, c'est parti, il entre dans les cachots… mes cachots.
Attend un peu, mais il est dans quelle tenue !""
- Il y a un problème professeur ? demanda Harry un peu apeuré d'avoir encore fait une bourde.
""Bien sûr ! Regardes-toi ! Tu es dans un jean, assez moulant, ou du moins qui te vas super bien… Et en plus, avec une chemise non fermée jusqu'en haut du col… Bien sûr qu'il y a un problème ! Je vais te faire mon calice d'ici la fin de cette journée.
Bon, Sévérus, on se contrôle, on respire parce que de toute façon Bubus te tuera juste après. Quoique, il ne le pourra pas sinon… en fait, si le calice meurt, je meurs, mais si c'est le contraire… je crois que le calice continue de vivre…
Ah, c'est pas juste !
Bon, Harry n'ose plus faire un seul geste… Va falloir te secouer mon vieux !""
- Respirez Potter, dit calmement Sévérus en détachant toutes les syllabes.
Harry se sentit soulagé.
- Je pensais simplement que vous seriez en tenu de combat, reprit Sévérus.
- Mais… en fait, ça en est une, le jean c'est très pratique, répondit Harry.
- On dirait plutôt que vous allez faire des photos de mode.
""Non, Sévérus, reprends-toi… Bon, de toute façon Potter n'est pas doué pour découvrir les sentiments des autres, donc, bon quelques allusions… il comprendra rien et moi… moi, ça me soulagera un peu de dire ce que je pense de lui… Oui, rien à craindre.""
- Je peux me changer, dit timidement Harry qui avait senti le ton sincère dans la voix de son professeur ce qu'il l'avait fortement troublé… en plus de ses rêves.
- Non, on va prendre du retard, donc le licanthr… enfin, le professeur Lupin vous a annoncé ce que nous ferions durant cet après-midi. Bien entendu, il vous a fait un serment, non ?
- Oui, dit Harry en baissant la tête.
- Inutile d'en remettre une couche alors.
- Non.
- Vous continuez à parler en monosyllabes Harry, vous confondez tout.
Harry releva la tête, étonné et un peu perdu.
- En classe, ça serait parfait… malheureusement ou heureusement, vous n'êtes pas en classe alors vous avez le droit de développer vos idées, ajouta Sévérus, enfin pas trop… je ne veux pas être en retard comme Lupin.
- Je crois pas qu'il y a un programme officiel, monsieur, ajouta Harry pour dérider la situation.
- Si, Potter, il y en a, le seul souci avec ce programme, c'est que, soit ça marche, soit c'est mort… Je vois que je dois développer… encore. Mon programme, c'est que vous tuez le mage noir…
- J'y arriverai.
- … et que vous en sortiez vivant…
- …
- … Je veux vous l'entendre dire, Harry ?
- Vous n'arrêtez pas d'hésiter entre Harry et Potter, professeur.
- Vous m'avez fait remarquer que vous préférez le Harry, murmura le professeur Rogue.
- Alors, restez à Harry, ajouta Harry en souriant et en pensant avoir échappé à la réponse.
- Alors Harry ? … Vous n'êtes pas assez serpentard pour me faire oublier mes questions, pas assez doué, dit Sévérus sérieusement.
- …
- …
- J'essaierai.
- C'est déjà un bon début, bien commençons le combat : duel bien entendu.
Sévérus, qui n'avait pas eut le courage d'asséner encore Harry sur le danger qu'il avait encouru dans ses recherches, avait décidé de le faire transpirer : au moins il ne se renfermerait pas à défaut de sentir mauvais ! Sorts après sorts, Harry avait bien tenu, puis, après un sort qui avait touché sa chemise, il leva le pouce.
- Un problème ? s'inquiéta Sévérus qui avait craint de l'avoir touché.
- Oui… sauf si vous savez coudre, ajouta Harry en souriant et qui enlevait sa chemise à cause de la chaleur suffocante de la pièce après une heure d'exercices physiques.
""On se calme Sévérus… Qu'est-ce qu'il est bien foutu… des muscles où il faut…""
- Vous savez, je doute que Face de Serpent ne s'arrête pour permettre de vous mettre à votre aise, dit Sévérus.
- Je suis prêt, ajouta Harry avec une drôle de lueur dans les yeux.
"Bien sûr, Sévérus, bien sûr… d'un autre côté, je doute que Voldemort me regarde avec des yeux si intenses si je me déshabille devant lui…
Attends Harry, remets tes idées en place… c'est un mâle… et surtout un professeur… un professeur pas sympa du tout… sauf qu'il n'a rien dit la dernière fois et il ne t'a pas fait de serment, mais bon… Protego !"
- On se réveille Potter !
- Je suis réveillé, la preuve, j'ai arrêté votre sort, cria un peu Harry, pris quand même au dépourvu… légèrement.
Sévérus donna alors à Harry un exercice de duel face à une machine tandis qu'il corrigeait quelques copies :
- Rien ne vaut la pratique, avait ajouté Sévérus.
Pendant l'exercice, Harry avait compris que la machine l'évaluait sans cesse et faisait elle aussi des progrès. Il l'avait bien compris lorsqu'elle avait sorti une épée et lui avait entaillé le bras.
Deux minutes plus tard, alors qu'Harry n'avait rien dit, Sévérus accoura presque depuis son bureau, avec des pansements et une crème cicatrisante.
- Je vais bien, affirma Harry.
Sévérus ne l'écoutait pas et commença à désinfecter la plaie pas très jolie.
- Je ne crois pas que Voldemort me laisserait me soigner durant un combat, ajouta Harry.
- Mon but est de vous maintenir en vie et en bonne santé, Harry, alors arrêtez de bouger, dit Sévérus en restant concentrer sur sa tâche et non sur la coulée de sang d'Harry, son odeur sucrée et fruitée et sur sa peau douce.
"Comment as-t-il su que je saignais ? D'ailleurs, cela fait plusieurs fois qu'il me soigne et à chaque fois, c'est lorsqu'il y a du sang… Quand je me suis fait des bleus, rien…
Sa peau n'est pas froide, au contraire, elle me réchauffe… Par moment, j'ai même l'impression qu'il réchauffe mon cœur… surtout lorsqu'il prononce mon nom. Ca y est, je n'ai plus rien au bras… Il me regarde et je crois que je rougis un peu, logique : je suis à moitié à poil devant quelqu'un dont j'ai fait un rêve très… enfin, érotique…
Je crois qu'il faut que je me remettes avec le mannequin/machine.
Plus j'y pense… et plus ça me tracasse : résumons :
Il détecte le sang à une super longue distance, c'est vrai, il est un peu pâle… mais bon, il est toujours dans ses cachots : la lumière du soleil n'arrive pas à l'atteindre…
Par Merlin, Sévérus, c'est… c'est un vampire… oui, ça ne peut être que ça la solution…
Bon, ne nous emballons pas, il y a peut être une autre explication… pour l'instant je ne vois pas… faisons des recherches.
Ouahou, Hermione serait fière de moi ! Et je suis sûr que je n'entendrai pas la phrase préféré du prof de potion : les gryffondors ne réfléchissent jamais, ils foncent têtes baissées dans des conclusions erronées.
Attention ! Saleté de machine !"
Quand Sévérus revint, il était déjà très tard. D'ailleurs, ce dernier, c'était pris une douche bien froide pour enlever les idées données par son membre du dessous de la ceinture.
Sévérus lui proposa de prendre une douche dans son appartement tellement Harry était épuisé et sale.
""Je crois que j'ai battu, aujourd'hui, mon self-contrôle. Quelle fierté… si ce n'est le bonheur, quelle fierté ! Il est là bas, avec de l'eau dégoulinant le long de ses muscles et tu es là… bien…
Mais quelle idée il a eut Bubus ! Aujourd'hui ça va… mais bon… ça va pas durer… J'ai pas envie que ça dure !""
Harry, ébouriffé, sortit de la douche avec une chemise que Sévérus avait mis à sa disposition : rouge.
- J'ai le regret de vous annoncer que vous avez raté le dîner.
- Je crois que vous aussi, non ? répondit Harry.
"Il n'aurait pas osé manger alors que je bossais ! Un serpentard ne peut pas être à ce point… Ni le directeur des Serpentards…"
- Je vous rassure, je ne suis pas si inhumain que ça, répondit Sévérus, qui avait vu le cheminement des pensées d'Harry sur son visage.
" Donc, tu n'es pas vraiment humain : vampire marche bien, surtout avec ses goûts des couleurs : noirs et rouges."
- Bien, je vais y aller, ajouta Harry en ne sachant plus réellement où se mettre.
- Attendez ! Il faut que vous mangiez, surtout après une après-midi comme celle là ! dit fortement Sévérus qui sentait la colère revenir à cause de son futur calice.
Car oui, Sévérus avait réfléchi pas mal cette après-midi, il avait décidé, que quoiqu'il arrivait, Harry serait son calice. Bon, pas avant d'avoir tué l'autre, mais après… Il ferait comprendre à Harry qu'il est plus pour son professeur, qu'un élève, et certainement pas dans le sens de l'amitié !
- Bien sûr ! Je meurs de faim, j'allais aux cuisines, ajouta Harry en touchant la poignée de la porte de l'appartement.
""Et moi, je meurs de toi.""
- Vous pouvez manger ici, dit Sévérus, à ma table.
Et avec moi avait pensé Sévérus en sentant le plaisir l'envahir.
- Je ne voudrais pas vous déranger, murmura Harry.
- Je ne vous l'aurais pas proposé sinon.
- Alors, avec plaisir, dit Harry en souriant et en allant s'asseoir à la table de son professeur.
Tandis qu'ils mangeaient, l'un en face de l'autre, ni Harry, ni Sévérus ne parlait… Mais chacun appréciait ce silence et la vue.
- Prenez ceci, dit Sévérus à la fin du repas qui avait duré quand même une bonne heure, c'est un livre sur la magie blanche et magie noire : de la théorie, prenez-en soin, il n'y a que très peu d'exemplaires.
-… je ne… je ne sais pas quoi dire, répondit Harry, émerveillé en prenant le très vieux livre.
- Dîtes-moi que vous ne lancerez aucun sort, sans un adulte compétent, juste de la lecture, dit Sévérus gravement, un adulte… Non, tout compte fait, promettez-le. Au moins, les gryffondors tiennent leurs promesses.
- Je vous le promets, professeur, dit Harry un peu honteux de ce rappel à l'ordre, et je vous promets de ne faire ces sorts qu'avec vous : un adulte compétent.
- Parfait, bonne soirée Harry.
- Non, dit Harry en pouffant de rire, mais bonne nuit professeur.
Harry sortit.
- Bonne nuit Harry, et fais de beaux rêves… avec moi si possible, bon j'ai besoin d'une autre douche froide… Quand il sourit, c'est tout son visage qui rayonne.
10 – Combat décisif
""Aïe ! Ca brûle… Merde, mon bras.""
- Sévérus, dit une voix grave et sombre capable de relever les morts, j'ai failli attendre.
- Désolé Maître, dit Sévérus qui ne s'était pas agenouillé, je suis tombé sur le vieux timbré.
- Tu ne t'agenouilles pas ? demanda Voldemort agacé.
- Je vous suis entièrement dévoué mais… en fait…
- … Ah oui, j'oubliais ! Tu es un vampire, un vampire ne se laisse pas dominer, n'est-ce pas mon petit serpent, ajouta Voldemort en se rapprochant lentement vers Sévérus et en glissant ses doigts dans ses longs cheveux noirs.
""Moi, en tout cas, je n'ai pas oublié ce que tu m'as fais !""
- Alors, des nouvelles du timbré et de son fils adoptif ?
- Il devient de plus en plus sénile et Potter… reste Potter, dit Sévérus.
Un rire grave et monstrueux.
- Ca ne m'étonne pas du tout, je l'avais prévu… Demain, nous attaquerons… ou peut être ce soir… je ne sais pas encore. De toute façon, toutes mes troupes m'attendent, ici même, mon cher Sévérus, dans mon manoir. Merveilleux, non ?
- Assurément, répondit Sévérus en essayant de repousser la pulsation de meurtre envers son ex-maître officieux qui ne désirait que tuer celui qui lui été cher.
- Es-tu avec moi, mon Sévérus ?
- Je n'abandonnerai jamais.
- Parfait, alors tu vas rentré et dans une ou deux heures, nous arriverons, j'ai trouvé un moyen pour pénétrer dans la forêt interdite et enfin dans le château. Ce soir, nous allons fêter ma victoire sur Potter et le Timbré. Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Sévérus transplana et rentra au château pour prévenir Dumbledore.
""Ris tant que tu le peux encore, Face de Serpent, car oui, je n'abandonnerai jamais : je n'abandonnerai jamais la lutte contre Toi et je n'abandonnerai jamais Harry.""
Une demi-heure plus tard, les élèves étaient en sécurité sauf les sixièmes et septièmes années souhaitant se battre. Quant aux serpentards, ils avaient été drogués et enfermés dans les cachots en cachette pour le bien de tous. Certains serpentards, étant du bon côté, se battraient aussi au côté de l'Ordre tel que Drago Malefoy (qui avait préféré écouter son parrain et sa mère plutôt que son père) ou Pansy Parkinson (qui avait retourné sa veste lorsque son père avait parlé de son mariage avec Goyle (le gros et idiot Goyle) et de sa descendance dans le mois qui suivrait)…
Harry, lui, n'en pouvait plus de cette attente. Et, il faisait joujou avec sa fourchette qui écrasait tout ce qu'il y avait dans son assiette. En effet, les élèves se battant étaient dans la grande salle, et feraient semblant d'être surpris lorsque les mangemorts arriveront et que, eux, ils seraient à table.
- On se calme Harry, murmura Sévérus qui n'en pouvait plus de le voir faire les cent coups de fourchettes et surtout, qui n'en pouvait plus de cette ambiance.
""Ces gosses vont me rendre fous ! Même Lupin se met à danser sur un pied… Allez, on se détend Harry.""
- C'est de votre faute, ajouta Harry qui arrêtait de martyriser pendant un temps ses pommes de terre.
Sévérus était estomaqué.
""De quoi il parle… Je ne fais jamais d'erreurs ! Surtout avec lui, j'essaye d'en faire le moins possible. De toute façon 0 moins quelques choses fait toujours 0.""
- Développez, articula Sévérus.
- Vous auriez dû demander plus de renseignements : peut être une heure fixe, voire avec la précision des minutes en plus, répliqua Harry qui avait besoin de faire sortir sa frustration.
- Oui, la prochaine, tant que nous y sommes, je lui donnerai plusieurs dates pour nous faire étriper et il n'aura plus qu'à choisir entre celles-ci ! lança Sévérus exaspéré par l'attitude d'Harry qui ne voulait, en réalité, que faire passer le temps.
Harry réfléchit à ces paroles et…
- Non, mais je plaisante Potter, ajouta Sévérus qui voyait que l'idée avait fait un bon petit chemin dans la tête de son futur calice, de toute façon, il n'y aura pas de prochaine fois. C'est la fin.
- Oui, la fin, souffla Harry qui s'était détendu en entendant les faits, juste les faits, sans fioritures.
- La fin de Voldemort, bien sûr !
- Que dîtes-vous ? se redressa Harry.
- La fin de Voldemort, répéta Sévérus qui pensait que l'attente rendait totalement fou Harry, et au sens littéral.
"" S'il ne sait même plus qui il doit tuer, on est mort… Suis-je bête, je le suis déjà !
Ah ! Les gryffondors, je vous jure !""
- Vous venez de dire son nom ! ajouta enjoué Harry, c'est la première fois que je vous entends le dire. Comment…
- On se calme Potter, c'est juste que je ne supporte pas de dire son nom à rallonge et qu'il n'est plus mon maître.
"" Et cela, depuis la fameuse nuit avec mon créateur !""
" Il n'a plus de maître… Un vampire, ça n'a pas de maître non plus. Je dois en savoir plus !"
- Et que pensez-vous…
Les portes s'étaient fracassées et des douzaines de mangemorts entraient dans l'enceinte même de Poudlard. Les professeurs postaient à l'entrée ralentissait le flux mais ils finirent par entrer dans la grande salle. Tout le monde se protégeait avec ce qu'il pouvait : table, colonne, protego… Harry se battait aux côtés de ses amis, mais il ne voyait toujours par l'autre. Sévérus, lui, gardait un œil et sur Harry et sur Drago comme promis.
"" Ton fils se débrouille bien, Narcissa. Tu pourras être fière de lui.
Harry commence à perdre patience, Voldemort a intérêt à se dépêcher…""
Une forme noire avança dans les couloirs de Poudlard, donnant la mort à des mangemorts qui avaient osé le supplier et aux bonnes personnes qui avaient survécu à la ruée de mangemorts. Harry toucha son front, et courra dehors.
Quelqu'un l'attrapa par le bras et lui murmura :
- N'oublies pas ta promesse, Harry.
Harry courait dans la direction qui faisait le plus souffrir sa cicatrice.
"J'essaierai, c'est tout ce que j'ai dit Sévérus… Il est là : il m'attend… On dirait qu'il n'est pas content que je le fasse attendre alors, qu'il m'a fait poiroter pendant trois heures !
Ainsi, il a choisi le lieu de sa mort : le couloir des gryffondors : loin de mes amis."
Aucune parole ne fut échangée car chaque combattant voulait en finir au plus vite. Mais, cela faisait plus de dix minutes qu'ils se combattaient et uniquement avec des sorts mortels : doloris, avada kedavra, et autres sorts de magie noire qu'Harry avait expérimenté et appris auprès de ses professeurs… Ils commençaient à fatiguer et surtout à perdre patience, surtout Harry.
Flash back : le dernier été.
- Alors Bébé Potter, on n'aime pas les chaînes et encore moins les fouets…
- Tu sais Potter, si tu ne tiens pas le coup, nous irons voir nous-même tes amis : peut être que eux seront plus divertissants et plus robustes…
- Il paraît que Sang-de-Bourbe et Mr le Pauvre sont ensembles et si on lui prenait sa petite amie tant qu'elle est encore vierge, tu crois qu'il voudra toujours d'elle, hein Potter ? Tu ne réponds pas ? Ne t'inquiètes pas le Maître arrivera bientôt… Je ne crois pas que ce soit bien pour toi, tu sais, il veut aussi s'amuser lui aussi…
Fin du flash back.
Harry reprit le dessus et puisa dans toutes ces forces en repensant à ses parents, à Sirius et à tous ses amis et à cet été…
- Avada Kedavra, hurla Harry en direction de Voldemort.
Toute la haine qu'il avait envoyé vers Voldemort avait fait exploser toutes les barrières du mage noir et bientôt, il n'y avait plus qu'une forme sombre à terre, étendue à terre, devant le tableau du chevalier… pitoyablement à terre.
- Je l'ai fait, souffla Harry qui s'adossa au dos en se glissant par terre, je l'ai fait… je suis crevé.
Harry sombra dans l'inconscience.
Dans tout le château, des gens hurlaient de douleur en se tenant le bras.
"" T'as intérêt à avoir tenir ta promesse… J'aurais dû le faire devenir calice, avant…""
Plusieurs mangemorts s'enfuirent et d'autres avaient été découragés et vite tués par l'Ordre et les élèves restant. Sévérus, lui, sortit très vite de la grande salle, à la recherche d'Harry.
Il arriva devant deux corps inanimés, dont un se soulevait légèrement et irrégulièrement.
"" Il est là… mais salement amoché…""
- Mme PomPom arrive, allez chercher vos ingrédients… je ne crois pas qu'on devrait le bouger… pas avant de savoir ce qu'il a reçu, dit Dumbledore qui était arrivé derrière Sévérus.
Sévérus ne se le fit pas dire deux fois. Deux heures plus tard, les plaies extérieures d'Harry furent soignées, mais ce dernier ne daignait pas ouvrir un œil. On l'avait transporté à l'infirmerie et le professeur Rogue veillait sur lui, et aucun plainte n'avait émané de PomPom ou d'Albus.
- Je lui ai donné tout ce que je pouvais, je ne sais plus quoi faire, murmura l'infirmière au directeur dans un coin reculé de son lieu de travail.
- Je sais PomPom, dit tristement Albus, il n'y a plus que lui qui puisse faire quelque chose, murmura tout bas le directeur afin que personne ne l'entende, retournez auprès des autres blessés, ajouta-t-il plus fort.
- Bien… Peut être devrions-nous lui dire que ses amis vont bien… Je suis sûre qu'il nous entend.
- …
- Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'il reviendra tout de même : je suis passé à côté de quelque chose. Il y a quelque chose qui s'est passé : la puissance du sort employé : il ne restait plus que de la bouillie sous la cape de Tom… Je ne l'ai pas vu… Pourquoi ?
Mais, Sévérus, lui, il a vu quelque chose… lui sait… pourtant il ne bouge pas. Laissons-le…
Je compte sur toi, mon vieil ami, pour ramener Harry, il mérite de vivre et surtout d'être heureux : emplois tous les moyens que tu veux… dit tout bas le directeur en regardant de loin le « couple ».
Albus s'avança et posa la main sur l'épaule de Sévérus, celui-ci ne le regarde pas, il sait juste qu'Albus le soutient et le soutiendra quoiqu'il fasse.
"" Je ne le ferai pas sans ton accord, Harry… Non, je ne te priverai pas de cette liberté… Tu es si pâle, si… fragile… Reviens-moi, juste le temps de me donner ta réponse… N'abandonnes pas, stupide gryffondor !""
