Orianne T : Harry est tout de même le héros de l'histoire avec Sévérus, et il n'est pas fainéant au point de ne pas se réveiller du tout ! De plus, je suis toujours très optimiste... Merci, et voilà la réponse à tes questions...

Désolé du retard et bonne lecture à tous et à toutes !

Et bonnes vacances pour ceux qui le sont encore...

11 – Un nouveau départ

- Bon, Harry, puisque tu continues de jouer à ton têtu, et que je sais que tu m'entends, même de façon diffuse, alors tu vas m'écouter… et il n'y a pas de discussion possible, dit Sévérus en prenant la main de Harry, je… je suis un vampire… Et ben, même ça, ça ne te fait pas réveiller ! Non, mais, tu vas les ouvrir tes yeux émeraudes ! cria Sévérus.

Sévérus perdait patience, voire espoir. Personne ne semblait sans apercevoir, car le professeur de potion avait insonorisé le lit et les alentours.

- Harry, je suis un vampire, reprit Sévérus, et je peux te sauver… Bon, je ne sais pas si tu le sais ou non, même si ton niveau a nettement progressé ces derniers temps, mais le sang d'un vampire permet de guérir bon nombre de blessures et de régénérer totalement une personne, même au seuil de la mort… En contrepartie, tu seras immortel et tu devras devenir mon compagnon. Comme tu viens de le comprendre, du moins je l'espère, je te propose de devenir mon calice…

La tête d'Harry, à peine après avoir entendu ces mots, bougea légèrement, comme lors d'un signe de tête négatif…

- Ce n'est pas par pitié, murmura Sévérus au creux de l'oreille d'Harry, soulagé que ses mots aient été entendus, non Harry, ce n'est pas par pitié, ni pour sauver celui-qui-a-survécu… Non, Harry, c'est parce que je tiens à toi… Si tu n'étais pas au bord de la mort, je te l'aurais proposé, peut être dans une semaine ou dans un mois, mais je te l'aurais demandé…

Bon sang ! Ne comprends-tu pas ! J'ai besoin de toi ! J'ai envie de toi.

Harry ne bougeait plus à nouveau.

- … et je t'aime beaucoup, beaucoup trop pour ne pas souffrir à jamais de ta perte : il faut que tu vives, ajouta Sévérus de façon presque inaudible, la prochaine fois que tu reviens à toi, donnes-moi ta réponse.

Mme PomPom revint à plusieurs reprises et au bout d'une journée, elle n'avait plus aucun espoir si Harry ne reprenait pas connaissance avant 3 heures.

Plus que trois heures…

Plus que deux heures…

Plus qu'une heure… Et toujours rien…

"" C'est décidé. Je ne lui laisserai pas le choix… Je te laisse jusqu'à la dernière minute Harry. Merde ! Pourquoi ne te bats-tu pas ! Tu es pourtant fort, même le plus fort des sorciers normaux ! ""

Plus que cinq minutes…

Sévérus commença à s'asseoir sur le lit d'Harry et se rapprocha du visage du Survivant, de son visage avec un teint si pâle, ses lèvres sûrement très froides…. Il le regarda puis, il descendit son regard vers son cou…

Tout à coup, Harry se réveilla et à travers ses yeux fatigués, il vit Sévérus penché sur lui.

- Non… murmura Harry en posant lentement ses doigts sur la bouche de Sévérus qui s'était rapprochée de son cou.

Sévérus était sous le choc. Il ne savait plus quoi penser. C'est vrai, il s'était dit de respecter la volonté d'Harry, mais, en même temps, sa nature lui demandait de le faire sien, là, tout de suite.

- … Non… pas ici, continua de dire Harry faiblement, … pas ici.

Sévérus se releva, prit Harry dans ses bras, et tranplana dans une forêt, devant une vieille bâtisse.

- Nous y sommes Harry, nous sommes devant ton lieu de détention, ce lieu même où tu as perdu ton ancienne vie… ton ancien toi, dit Sévérus qui laissa Harry regarder son lieu de torture de ce dernier été, dans ses bras.

Prenant son courage à deux mains, Sévérus ajouta :

- Le veux-tu réellement ?

Harry n'avait presque plus de force, il regarda Sévérus en lui offrant son cou.

- Je te protègerai Harry, dit Sévérus en se penchant sur l'élève tant tentateur et sur ce sang lui faisant perdre la tête, tu n'auras plus besoin de sauver les autres, ni de les protéger… Je te protègerai et tu n'auras plus aucune mission dictée par ton destin… Tu seras libre, enfin, tu n'auras qu'à me nourrir… je ne te demanderai rien d'autre… je ne peux pas faire plus, Harry.

Harry pencha sa tête d'avant en arrière. Sévérus planta enfin, ses crocs dans la chaire tendre d'Harry et put enfin savourer le délicieux nectar. Il s'ouvrit alors le poignet avec ses propres canines et fit boire Harry qui avait entre-ouvert ses lèvres.

- Bois Harry, murmura Sévérus en le regardant avec plein de tendresse.

La transformation d'Harry en calice était maintenant finie. Avant de se ré-endormir, Harry entendit nettement son nouveau compagnon dire :

- Merci de vivre, Harry… Merci de vivre.

Sévérus, ne voulant voir personne, retransplana avec Harry, toujours endormi, dans son manoir. Il laissa Harry au bon soin de Morphée dans une chambre d'invité. Au bout de quelques heures, Harry se réveilla seul.

" Où est-ce que je suis ? …

… Ah oui ! J'ai vaincu l'autre… J'ai… Et j'ai, oui j'ai accepté d'être le calice du professeur de potion… Mais, comment est-ce que j'ai pu accepter une telle chose ? "

Harry, déjà inquiet d'être dans un endroit inconnu, après avoir touché deux trous au creux de son cou, s'affolait… Il ne comprenait plus rien à rien…

Tout à coup, la porte de la chambre vola en l'air, enfin, aurait volée en l'air si les gonds n'étaient pas aussi résistants, et Sévérus accoura près d'Harry et l'entoura de ses bras. Il avait senti le désarroi total de son nouveau et tant attendu calice, dans le lien.

" Mais, c'est qui ce malade qui fonce vers moi ! Mais, c'est Sévérus, et il… il me prend dans ses bras et n'ajoute rien, à nouveau, comme la dernière fois… Je suis si bien… ses bras… si chaud, si bien… Maintenant, je sais pourquoi j'ai accepté d'être son calice.

Harry se détendait et se calmait peu à peu, et Sévérus desserra légèrement, très légèrement, son étreinte.

Mais, si je suis son calice, je suis aussi son compagnon… Il me regarde, son visage est fermé… Pourtant, si je suis son compagnon, il devrait pouvoir être enfin lui-même…

Ah ! Il croit peut être que je ne veux plus l'être ou… que je m'y suis sentit forcé… Je dois le rassurer… Je… "

Et comme tout bon gryffondor qu'il était, Harry fit ce qu'il lui passait par la tête : Harry avait regardé de nouveau Sévérus, et avait donné un baiser, tout chaste, à Sévérus. Sévérus, surpris, n'entreprit rien de plus.

- Tu devrais dormir Harry, ajouta Sévérus, tu n'es pas encore au mieux de ta forme…

Harry se recoucha docilement.

- … Merci Harry, dit Sévérus soulagé, le message est bien passé… C'était d'ailleurs, le plus beau des messages qu'il m'ait été donné de recevoir, murmura Sévérus.

Harry se sentit apaisé, fatigué, affaibli, il tendit la main vers Sévérus qui commençait déjà à sortir de la chambre.

Sévérus se rapprocha du lit avec un fauteuil bien confortable, et prit la main tendue.

- Tu n'as rien à craindre ici, dit Sévérus alors que son calice se rendormait déjà en souriant d'un bonheur bien mérité, tu es en sécurité ici, mais je reste là si tu en as besoin…

Un petit rire de la part de Sévérus qui serra un peu plus fort la main d'Harry.

- … C'est même un plaisir.

- Merci, ajouta Harry dans une sorte de sommeil légèrement comateux.

Sévérus, près du lit, resta ainsi de nombreuses heures. Au chevet de son calice, Sévérus enlevait le masque du professeur de potion et on pouvait ainsi voir à loisir, des yeux brillants de bonheur et un léger sourire s'étirer sur son visage. Harry, endormi, paisible, était enfin protégé.

12 – Une organisation s'impose

Le lendemain matin, Harry se réveilla et Sévérus était toujours à ses côtés. Un elfe frappa à sa porte :

- Oui, répondit Sévérus agacé de ne pas pouvoir être tranquille.

- Du courrier pour vous Maître, couina l'elfe, c'est du courrier de Poudlard.

Sévérus soupira, lâcha la main.

- La salle de bain est juste derrière, mais hors de question de prendre une douche : tes cicatrices ne se sont pas régénérées, ajouta Sévérus en sortant de la chambre.

- A croire que je suis destiné à en avoir ! lança Harry en soupirant.

Sévérus se retourna et sourit.

- Sinon tu ne serais pas Harry, voyons ! s'exclama Sévérus pour détendre l'atmosphère et la pointe de tristesse qu'il avait senti arriver dans le lien.

Après la sortie de Sévérus, Harry se rendormit pendant une demi-heure, puis se réveilla et alla dans la salle de bain.

" Ouahou ! Tout compte fait, je ne regrette absolument pas d'avoir des cicatrices encore fraîches… Le bain est gigantesque… comme dans la salle de bain des préfets… Bon, eau chaude… bon, peut être un peu d'ajout d'eau froide… Génial… si c'est possible, je ne prendrai que des bains maintenant… "

Dans le salon du manoir, Sévérus tenait entre ses mains une lettre du directeur de Poudlard.

"" Mais bien sûr que c'est moi qui ait enlevé Harry ! Non, mais il dégénère le vieux, il m'a donné sa bénédiction pour sauver Harry et maintenant, il se plaint qu'Harry ne soit plus à l'infirmerie ! Va vraiment falloir le changer ou du moins y penser ! Bon, voyons voir la suite de la lettre… Mais c'est pas possible, il y a au moins trois parchemins de blabla…

Blabla… Blabla…

Ah bah, maintenant, il dit qu'en fait, ça ne le dérangeait pas de ne pas voir Harry, mais c'est l'infirmière qui a piqué une crise ! Pff… Typique de toutes les femmes… Je suis vraiment content que mon côté vampire ait choisi un homme…

Blabla… Blabla…

C'est vrai, les cours ne sont pas finis… nous sommes qu'au début décembre… je crois qu'Harry n'est même pas conscient qu'il va falloir retourner à Poudlard… Encore une désillusion pour lui… quoique peut être pas…

Blabla… Blabla…

Bon, au moins, il n'a pas perdu toute sa tête, Harry va vivre avec moi…

Blabla… Blabla…

Evidemment, l'union va devoir restée secrète jusqu'à la fin de l'année ! Bon, je suis encore bon pour « l'espionnage » en quelque sorte… Donc, Harry va avoir droit à un appartement pour lui tout seul…

Blabla… Blabla…

Parfait ! Il communique directement avec mes appartements… Au moins, je ne serai pas obligé de voir les autres gryffondors dans mes propres appartements ! D'accord pour avoir un compagnon gryffondor, mais hors de question de me récolter ses amis…

Blabla… Blabla…

Quoi ?! Dans dix jours ! Dans dix jours, on doit déjà rentrer à Poudlard… Pour la nouvelle rentrée. Ils auraient pu mettre plus de temps pour reconstruire Poudlard. Depuis quand, ils sont aussi compétents au ministère !

Bon… Il est déjà midi passé ! Mais, j'ai eut le temps de ne rien faire… Bon, d'un autre côté, ma matinée n'a pas servi à grand chose… sauf à le contempler, mais ça ne résout pas les autres problèmes… Il a sûrement dû finir son bain… Il ne me reste plus qu'à ranger derrière lui, pendant que l'elfe prépare à manger.""

Alors qu'Harry était toujours dans son bain ; en fait, il n'y était depuis que quelques minutes ; Sévérus ouvrit la porte de la salle de bain, non verrouillée, et… s'arrêta net en voyant la nudité partiellement floue à cause de l'eau, de son calice, plus que surpris et prenant une teinte rouge citrouille.

- Harry ! réussit à dire Sévérus, mais… enfin, je croyais que vous aviez fini depuis longtemps et…

- Et… ajouta Harry qui essayait de garder une consistance normale.

- Et bien, j'étais venu faire le ménage, répondit Sévérus heureux que son calice ne l'ait pas envoyer plus que ça sur les roses.

" Dire que je croyais que c'était plutôt pour me regarder ou… Ouais ! Avec lui, on ne s'est jamais à quoi s'attendre… C'est sûr je ne vais pas m'ennuyer… sauf, s'il ne me parle que de potions… Que Merlin empêche ça. "

- Pourquoi ? demanda Harry.

- Parce qu'un seul elfe de maison me suffit, et qu'il est justement entrain de vous cuisiner quelque chose, répondit Sévérus en essayant de ne pas se jeter sur son calice et de le prendre immédiatement.

- Mais… mais, balbutia Harry qui venait de comprendre une chose pas très agréable.

"" Ca y est, il explose, je le sens très en colère… Attention, qu'est ce qui ne va pas ?""

- Mais, je sais très bien ranger mes affaires… Sachez Monsieur, dit Harry en se relevant dans son bain, oubliant sa nudité, que je ne mets que du bazar chez Moi, et encore… Je sais me tenir et ne pas mettre de bazars chez les autres, et encore moins chez quelqu'un qui m'a accueilli chez lui, cria Harry et qui avait finit essoufflé.

- …

Sévérus ne s'attendait pas du tout à ça… et ce n'était pas fini.

- … Et si vous pensez que je passe beaucoup de temps dans la salle de bain, et bien, ça ne fait que quelques minutes que j'y suis, continua Harry plus doucement, … en fait, je me suis rendormi après votre départ, ajouta Harry en baissant la tête et en se remettant dans l'eau encore bien chaude.

- …

- …

Sévérus soupira.

- Je m'excuse, dit doucement Sévérus, je ne pensais pas que tu mettrais beaucoup de bazars mais, j'ai une organisation très méticuleuse… De plus, au début, un calice dort beaucoup, ce n'est donc, absolument pas un problème et enfin…

Harry releva la tête et vit Sévérus s'approcher du bain et prendre deux, trois fioles pour les mettre dans le bain.

- … Tu es ici chez toi Harry, alors n'hésite pas à utiliser les fioles que tu vois ici, ça relaxe super bien, ajouta Sévérus en souriant, du moment que ce n'est pas dans mon laboratoire, tu peux faire ce que tu veux !

Harry rigola alors qu'une mousse onctueuse et une douce odeur sucrée l'enveloppèrent.

- Je ne crois pas avoir mis un euphorisant, murmura Sévérus en regardant les fioles.

- Non, ce n'est pas ça, il a fallu que je vous hurle dessus pour qu'enfin vous utilisiez le « tu », répondit Harry, et ça ne m'a même pas tué !

- Mais, je vous… je t'appelais quand même Harry, ajouta Sévérus un peu boudeur, je ne sais pas si Tu es au courant, mais moi, c'est Sévérus.

- Bien, maintenant, je suis au courant, ajouta Harry en essayant de ne pas rougir car lui aussi avait utilisé le vous, euh… j'ai encore combien de temps, Sévérus ?

- Etant donné que je n'ai pas faim et que l'elfe pourra faire réchauffer les plats, prends autant de temps que tu veux, répondit Sévérus qui se faisait demi-tour, alors bon bain !

" Ouais, c'est vachement mieux avec la mousse ! Oh, mon dieu ! Je me suis relevé tout à l'heure, non ?! Bon, ça va, il ne m'a pas sauté dessus… parce que normalement, le calice du vampire est un garde-manger mais aussi un compagnon… Ca se trouve il ne me trouve pas à son… goût…

Bon, on va se relaxer et oublier… de toute façon, ça ne dérange absolument pas s'il ne veut pas… Non, absolument pas… enfin, je crois… "

Et Harry se mit à couler au fond du bain.

"" Où est l'autre salle de bain… Mais pourquoi ce manoir est-il si vivant ? J'arrive jamais à trouver ce que je veux…

Il n'aurait jamais dû se relever de son bain… la prochaine fois… il n'y aura pas de prochaine fois sans que moi aussi je sois dans ce bain. Ok ! Aujourd'hui moi et ma nature vampirique, on était du même avis : ne rien tenter de sexuel au vue de ses blessures récentes, de sa transformation et de la dernière expérience de rêve assez désastreuse sur mon calice !

Mais demain est un autre jour…""

Sévérus se mit à sourire et trouva enfin une salle de bain qui put le rafraîchir : lui et ses pulsions.

Au bout d'une heure, Harry descendit avec les nouveaux vêtements que Sévérus avait sélectionné pour lui, dans sa chambre : pantalon noir élégant et chemise sombre.

" J'ai l'air d'être un second Sévérus… Dès que j'en ai l'occasion, je vais faire du shopping… D'ailleurs, ça sera la première fois que j'en ferai… C'est vrai que je dois la vie à Sévérus, mais hors de question que je vive comme un… comme un vampire ! Je suis juste un calice. Point final.

Bon, ça à l'air d'être pas mal comme discours… non ? Dommage que ce soit un serpentard, je ne peux pas utiliser la corde sensible… quoiqu'il ressent tout ce que je ressens donc… donc, je peux peut être me sentir très mal à l'aise. Oui ! Je le tiens comme ça !

Qu'est-ce que je meurs de faim ! "

- Si tu étais sorti plus tôt de ton bain, tu n'aurais déjà plus faim, ajouta Sévérus en voyant arriver Harry très « préoccupé » et dont le ventre gargouillait plus que de concert.

- Je… je…

" Réfléchis vite Harry."

Sévérus haussa un sourcil en cachant un sourire sarcastique.

I"" l y a des choses qui ne changeront jamais… Ca ne réfléchit jamais assez vite un gryffondor, lorsqu'ils ne sont pas en danger… Attendons un peu… Je ne peux pas quand même critiquer mon compagnon… En plus, c'est moi qui l'ait choisi ! Attention, il vient de trouver une excuse bidon.""

- Je ne voulais pas gaspiller la merveilleuse mousse que tu as eut la bonté de me mettre dans mon bain, répondit Harry de façon très légère.

Au bout de quelques secondes, Sévérus commença à rire. Et ce fut la première fois qu'Harry le voyait rire aussi ouvertement et sans rien cacher de ses sentiments : Harry rigola lui aussi.

" J'avais presque oublié la sensation de rire… C'est pourtant génial ! "

"" Tout compte fait, je n'ai peut être pas m'en faire : il ne va pas chercher à me quitter. De toute façon, il a choisi d'être mon calice et aujourd'hui, je vais lui montrer que cette vie-ci, il n'aura pas envie de la quitter. Ca commence bien… Mais l'excuse est vraiment bidon…

Evidemment, va falloir que je lui parle du retour dans la réalité. ""

- Tout ça, c'est pour… moi ? demanda Harry interloqué de voir tant de nourriture pour une seule personne.

- Je peux t'assurer que tu n'en auras pas de trop… mais si tu n'as pas faim… ajouta Sévérus, assis en face d'Harry et en faisant mine de retirer certaines assiettes.

- Non, non, laisse ! s'exclama Harry, je vais faire honneur à ta table.

- Notre table.

- Notre table, ajouta Harry en souriant malgré le bout de steak dans sa bouche.

Sévérus prit l'initiative de parler de Poudlard et de la rentrée pendant qu'Harry mangeait quelques viandes rouges, des frittes, du dessert au chocolat et autres mets pour gourmands.

A la fin du repas d'Harry, ce dernier n'avais pas été dupe :

- Je ne suis pas comme Ron, dit Harry qui n'avais plus le regard très joyeux, je sais écouter en mangeant… Ca ne me fait pas plus plaisir que ça de retourner à Poudlard… ni même d'expliquer pourquoi je ne me suis pas réellement battu et du coup, pourquoi tu as dû faire de moi un calice pour que je vives… mais, je le ferai… En réalité, j'avais complètement oublié qu'il y avait encore de l'école. Pour moi bataille finale rimait avec fin de l'école… Ca va, j'ai plus d'une semaine pour me préparer à toutes les questions éventuelles…

Sévérus sentit la peine d'Harry lorsqu'il évoquait ses amis : il n'appartenait plus vraiment au même monde : Harry avait tué et puis, il était devenu le calice de leur pire professeur !

- Je pourrais toujours trouver des excuses, ajouta Sévérus en souriant, et mieux que les tiennes, qui plus est !

- Je ne veux pas leur mentir, ce sont mes amis, répondit Harry.

- Bien sûr que non, mais on peut leur montrer tes actes sous un autre jour, en te montrant moins… suicidaire, dit gravement Sévérus tandis qu'Harry baissait la tête, bon, au fait, il fait très beau aujourd'hui. Avant que tu ne te recouches, je voudrais te montrer le jardin !

Une fois dehors, bien à l'abri du vent, au beau milieu d'une petite forêt, Harry découvrit une immense clairière qui était en réalité, un stade de quidditch.

- Comment…

- Il date d'il y a près de deux siècles, je me suis dit qu'avec tout ce que tu avais mangé, un peu d'exercice te ferai du bien, dit Sévérus en lui tendant un balai.

- Parce que tu sais en faire ? demanda ébahi Harry.

- Bien sûr ! J'espère que tu es meilleur que Drago, d'ailleurs !

- Tu n'oublierais pas par hasard, où est la coupe de quidditch ? demanda malicieusement Harry en s'élevant dans les airs, chez Mac Gonnagal !

Au bout d'une heure d'un contre un, Harry se sentit épuisé et alla faire une sieste tandis que Sévérus répondait à la lettre d'Albus.

" Cette maison… cette maison est vraiment géniale… Peut être un peu sombre… mais, je m'y sens comme… comme chez moi. "