Orianne T :que de questions !!! J'adore ! Bref, la plupart de tes questions se retrouvent dans ce chapitre... Pour ce qui est des sarcasmes de Sévérus, il y en aura mais peut être pas pour Harry... En tout cas, ça va être explosif !

Flore Jade : merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira aussi...

Bonne lecture !

15 – Une semaine éreintante (1ère partie)

Lundi.

Quelqu'un frappa à l'appartement d'Harry, communiquant avec celui de Sévérus.

- Oui ? dit machinalement Harry.

- Harry, ouvre, c'est nous ! s'exclama Ron, qui était avec Hermione.

Quelques minutes plus tard, Harry ouvrit la porte.

- Bah dis donc, t'en as mis du temps, t'étais encore dans ton…

Mais Ron se tut sur le champ lorsqu'il aperçut Rogue.

- Ro…

- Professeur Rogue, Mr Weasley, se pourrait-il qu'une à deux semaines vous aient fait oublier ce que j'ai désespérément tenté de vous faire apprendre : le respect, répliqua Sévérus à sa manière professorale.

Ron baissa la tête tandis que le professeur de potion sortait pour aller manger à la grande salle pour le petit déjeuner.

- Mais qu'est ce qu'il fichait là ? demanda Ron tout bas.

- Ce n'est pas la peine de chuchoter, Ron, il n'est plus là, ajouta Hermione, elle aussi très curieuse.

- En fait, il me reste quelques… euh… quelques…

- Blessures, ajouta Hermione pour l'aider à trouver ses mots.

- Oui, souffla Harry, mais que faîtes-vous là ? demanda-t-il en forçant sa voix à être plus joyeuse.

- Bah, on vient te chercher pour manger ! lança Ron comme si c'était logique.

" Mince, j'ai déjà mangé… J'ai carrément oublié qu'ils reprendraient les vieilles habitudes… Bon de toute façon, j'ai encore de la place dans l'estomac malgré les 4 ou 5 croissants avec mon chocolat au lait ! "

- Bon, sinon que pensez-vous de mon nouvel appart' ? ajouta Harry qui était quand même heureux de revoir ses amis.

L'appartement en question avait trois pièces : une grande salle de bain, une chambre contenant un lit pour deux, et un salon avec une table et un canapé.

- Géant ! Dis donc on va pouvoir être tranquille ici ! ajouta Ron.

- Euh…

Harry ne savait plus quoi faire. On tentait de lui prendre toute son intimité !

- Tu sais Ron, dit Hermione, si Harry a le droit d'avoir un appartement, c'est parce qu'il a besoin de repos et encore, de repos alors, tes fiestas on les fera dans la salle commune, comme d'habitude, d'accord mon chéri ? ajouta Hermione en l'embrassant pour se faire pardonner d'avoir piétiner ses rêves d'orgies.

- Bon, on va manger ? ajouta Harry qui voulait sortir de cette atmosphère créée par ses amis.

En sortant, Harry ne savait pas comment réagir : Ron et Hermione étaient collés l'un contre l'autre, tout le monde voulait de ses nouvelles, le félicitait… Bref, il fut enfin tranquille ou presque, lorsqu'il enfourna un petit pain au chocolat, pour varier un peu par rapport à ce matin. Sévérus était là aussi, et pas très calme.

"" Pourquoi ils ne peuvent pas le laisser un peu tranquille ! Ah ! Je vais devoir en assassiner un ou deux… Ou pourquoi pas tous les gryffondors… Pas mal comme idée, et je pourrais compter sur les 20 serpentards et quelques pour me donner un coup de main…

J'en ai marre, depuis que je suis ici, je suis encore plus épié que d'habitude !

Mais il va grossir s'il continue comme ça, après le petit déjeuner de ce matin, il en est à son 3ème pains au chocolat.

Pff… C'est la seule méthode qu'il a trouvé pour empêcher sa colère d'éclater… Pourquoi est-il en colère ? Je ne vais pas pouvoir le supporter encore très longtemps…

Les cours commencent dans cinq minutes, Harry se sentira mieux. ""

Et pendant que le groupe se dirigea vers la classe, Harry continuait d'écouter la conversation que Ron avait commencé il y a plus de dix minutes, et Harry essayait de se contrôler.

- En plus, il te harcèle jusque dans tes appartements, dit Ron, en fait j'ai trouvé ! Il veut continuer à te pourrir ta vie : il t'a mal soigné, et il en a fait exprès comme ça, il peut te refiler ses potions immondes que tout le monde déteste ! C'est ça Harry, tout à l'heure on ira voir PomPom pour que ce soit elle qui devienne ton infirmière : ça sera plus agréable et tu guériras plus vite ! Non, mais en plus, je suis sûr qu'il n'est pas content que tu aies survécus et que Tu-sais-qui soit mort et pour de bon…

- Ron, on est en classe, maintenant, ajouta Hermione en murmurant à son oreille.

- On continuera ça plus tard, t'inquiètes on va trouver une solution, murmura Ron envers Harry.

" Mais pour qui il se prend ! Il ne le connaît même pas ! D'ailleurs, Sévérus n'a pas été trop aimable tout à l'heure, mais bon, il ne m'a jamais décrit mes amis comme Ron vient de le faire… Pourquoi on s'est pas enfui ! Je ne vais jamais pouvoir être tranquille, et encore moins, être tranquille avec Sévérus. Albus aurait dû dévoiler la vérité, au moins, Ron m'aurait lâché là grappe… oui, mais là, je n'aurais plus eu d'amis…

Même si aujourd'hui il est exécrable, c'est mon ami et je l'aime bien… sauf quand il est comme ça. Je préfère quand Hermione occupe sa bouche, au moins, je suis au calme et aucune insulte ne peut en sortir !

Super, on commence avec un cour de Flitwick ! Mais que la journée se termine, en plus, j'ai trop envie de dormir… "

Après un déjeuner éprouvant par l'immense imagination de Ron et Hermione qui essayait de le calmer, Harry était vraiment fatigué. Tout à coup, Sévérus arriva derrière le groupe et entendit quelques brides de conversation, ou plutôt de monologue.

- Mr Weasley, dit Sévérus ce qui fit sursauter tout le monde y compris Harry qui essayait de ne pas sourire à la vue de son compagnon, bon, si vous avez fini de parler, Mr Potter, suivez-moi. Et avant que l'on continue de déblatérer sur mon manque de compétence, ce qui est loin d'être le cas, Mr Potter a besoin de repos, il va donc faire une sieste.

Harry fut soulagé, soulagé d'être avec Sévérus, de pouvoir dormir, et surtout, surtout, de pouvoir s'entendre dans sa tête. Ses amis, oui, mais le silence c'est pas mal non plus.

" Mon compagnon, mon vampire et… mon sauveur."

Mardi.

- Mr Potter ! s'exclama Rita Skeeter, vous voila enfin !

- Euh… Mais…

- Pas de mais, ajouta Rita en emportant le Sauveur vers une autre salle.

- On se calme Sévérus, dit Albus.

- Je… suis… calme, répondit Sévérus en serrant les dents.

- Et bien, on ne le dirait pas. Harry a dû s'y attendre, non ?

- Je ne crois pas, vous savez il ne pensait même pas à l'école, répondit Sévérus.

- Bon, euh… dans ce cas… de toute façon, je lui ai dit qu'elle avait juste le temps avant les cours, répondit Albus surpris, il va louper le second petit déjeuner, il… enfin, il a assez mangé ce matin ?

- Oui.

- Vous aussi, vous avez meilleure mine depuis votre retour.

Sévérus n'ajouta rien et regarda dans la direction où son calice était parti.

""Si je la tue, personne ne sera contre… on pourrait même me donner une médaille d'honneur ! Je crois qu'Albus a deviné mes intentions… il peut être terrifiant à sa manière… Bon, je peux toujours rêvé sur sa mort alors ! ""

- Alors Harry, je peux t'appeler Harry, bien sûr ! Alors Harry, comment te sens-tu ? demanda Rita avec sa plume à papotes.

- Bien, répondit Harry.

Ce dernier, en voyant qu'il ne pourrait pas y échapper, décida de répondre le plus bref possible en prenant exemple sur son modèle : Sévérus Snape, en personne, qui lui n'était plus harcelé par les journalistes sur sa condition d'ex-mangemort.

- Ah… Et sinon, comment s'est passé ton rétablissement ? demanda Rita un peu surprise de ce manque de réaction et de développement.

- Bien, je suis en vie.

- C'est vrai ! Désormais, tu n'es plus le Survivant, mais le Double Survivant…non, ce n'est pas top… Non, tu es le Celui-qui-a-survécu-deux-fois ! C'est bien ça…

" Pourquoi ai-je rajouté ce commentaire. Qu'on vienne à mon aide !"

Blabla… Blabla…

" Merci ! Juste avant qu'elle ne rentre dans les détails personnels avec l'ambiance de mon rétablissement avec Sévérus ! Vive les cours !"

Mercredi.

- Tu t'en vas ? demanda Harry tout penaud.

- Tes amis vont venir te chercher pour le petit déjeuner et j'ai moi-même cours, répondit Sévérus qui partait en direction d'un tableau représentant une coupe d'or et qui menait à ses propres appartements.

Harry fit une mauvaise tête.

- Harry ! Je sais que tu es fatigué et…

- J'en peux plus Sévérus, dit Harry en se maudissant d'être si faible et dépendant de lui, d'un côté, j'ai Ron qui t'insulte à longueur de journée sans que je puisse répliquer sans que ça ait l'air suspicieux, après j'ai Hermione qui me regarde tout le temps comme si je lui cachais quelque chose, et enfin, aujourd'hui, Rita va leur offrir une interview qui n'aura aucun rapport avec mes propos… Et les cours, et ben, ils sont nuls !

- C'est ce que disent tous les élèves, je suis sûr que tu trouves les miens trop nuls aussi, dit Sévérus gentiment, allez, ce n'est que le début, après, ils s'ennuieront et tout rentrera dans l'ordre.

Alors qu'Harry allait à la salle de bain pour se rafraîchir et se préparer à aller dans la grande salle, Sévérus l'entoura de ses bras pour lui transmettre toute sa force :

- Si tu as besoin de moi, je suis là et tu sais où me trouver, murmura-t-il, et tu peux même débarquer en plein cours, d'accord ? Harry, c'est quand tu veux pour nous dévoiler… quand tu veux. Moi, je m'en fiche totalement. J'ai l'habitude d'être traité avec mon passé de mangemort et « le détestable professeur », ça ne me touchera pas du tout si tu l'avoues aux autres ou pas…

- Merci, souffla Harry en se reposant sur sa poitrine, mais je n'y tiens pas pour l'instant.

Et depuis deux jours, la routine fut la même pour Harry : insulte, cours, sieste… et en plus, l'interview.

- Elle ne t'a pas manqué ! dit Hermione pour le dérider un peu.

- Qu'est ce que j'ai aux dernières nouvelles ? demanda Harry, heureux de retrouver la sérénité qu'il avait avant avec Hermione, dans ses plus jeunes années.

- Bon à part le blabla habituel sur ton jeune âge, tes parents et ta victoire, répondit Hermione, étant donné la proximité que tu avais avec Rogue pendant ton rétablissement, elle dit que tu as pris certains tics de ton « infirmier » et elle suggère quelques rapprochements plutôt litigieux…

- Mais pour qui elle se prend ! lança Ron, il faudrait qu'Harry soit fou pour être avec ce vieux grincheux et tout vieux !

Harry se leva et sortit de la salle commune :

- Euh… je vais y aller, en plus, je suis sûr que tu ne m'as pas tout dit, dit Harry en prétextant une excuse, à demain.

- Le reste… ce n'est que… comment dire, elle te rabaisse en disant que tu es trop prétentieux car tu n'as pas remercié les gens du ministère qui t'ont aidé dans cette victoire et même elle, elle qui donnait les dernières nouvelles, aurait dû recevoir des remerciements, ajouta Hermione.

- C'est le bouquet, dit faiblement Harry, fatigué, et en sortant de la salle.

- Il n'a pas l'air en forme, non ? dit Ron tout à coup.

- Il est encore fatigué, voilà tout, répondit Hermione, c'est d'ailleurs pour ça qu'il a une chambre à part, et je te signale que le directeur nous avait fait mander dans son bureau pour éviter de parler tout le temps à Harry et donc pour éviter de le fatiguer… Et on n'arrête pas !

- On est juste content de le revoir, murmura Ron en se sentant coupable de la fatigue de son ami.

- D'ici une semaine, ça ira mieux.

16 – Une semaine éreintante (2ème partie)

Jeudi.

Le directeur entra dans l'appartement de Sévérus.

- Bonjour Sévérus, dit Albus de façon enjouée, est-ce qu'Harry est là ?

- Oui, répondit Sévérus de manière très inquiète sur ce que le directeur mijotait.

- Je voudrais… enfin, je peux lui parler ? demanda Albus très poliment pour éviter de se faire mordre par son professeur de potion.

- Il dort encore, répondit Sévérus sur la défensive, il est très fatigué en ce moment.

- Je sais… Je souhaite juste lui offrir quelque chose, qui l'apaisera sans aucun doute, ajouta Albus qui s'était installé dans le canapé.

- Bon, je vais le chercher, dit Sévérus résigné alors que le directeur se prenait une tasse de thé.

Dans la grande chambre de Sévérus, très Serpentarde, Harry dormait toujours paisiblement, et il avait essayé de ramener le plus de couverture sur lui car sa nudité le rendait frileux.

- Harry, murmura Sévérus à son oreille, Harry, il est l'heure de se lever.

Le maître de potion prenait grand soin de ne pas mettre son calice en colère après la moitié de semaine éprouvante qu'il avait passé.

"" Si hier, je ne t'avais pas retrouvé dans un état lamentable, presque en train de pleurer, je peux t'assurer qu'à l'heure actuelle, tu serais sous une douche bien froide… Bon, essayons le côté sensible…""

Sévérus l'embrassa et comme le monsieur au bois dormant, Harry se réveilla en donnant au passage une gifle à Sévérus en voulant s'étirer.

- Sévér… Oh pardon, dit Harry en se relevant et en ramenant encore plus les couvertures, j'ai froid. Pourquoi es-tu parti ? ajouta Harry en voyant une drôle d'expression sur le visage de Sévérus lorsqu'il avait regardé les couvertures.

- Le directeur t'attend dans le salon, et je te suggère de te dépêcher sinon tu pourras dire adieu à ton petit déjeuner, il est en train de tout dévorer, répondit Sévérus.

- Qu'est ce qu'il me veut cette fois ?

- Juste t'offrir quelque chose.

" Ce n'est pas mon anniversaire… Ni pour tuer quelqu'un car Voldemort est déjà mort… C'est pas encore Noël et je suis totalement rétabli… Qu'est-ce que ça peut être ? Bon, j'ai intérêt à me lever, Sévérus va me tuer : si je ne mange pas, lui non plus ne mangera pas à sa faim donc il sera en colère, encore plus, si je suis fatigué parce que je n'ai pas assez mangé… J'en ai marre de réfléchir déjà comme ça dès le matin. Ca y est, j'ai mis mon pantalon, reste plus qu'une chemise. "

- Bonjour Harry, dit le directeur en voyant entrer Sévérus suivi d'Harry, comment ça va ?

Harry jeta un œil sur la table et vit que la tablette de chocolat avait disparu.

- Bien, et vous ? ajouta Harry, n'oubliant pas la politesse.

- Bien… bien… oui, je me suis permis de me servir un peu… un petit creux, dit le directeur en voyant le regard tourné d'Harry vers la table, sinon, voici ton « cadeau ». Inutile de l'ouvrir maintenant, tu sais déjà t'en servir, et je ne veux pas être plus curieux que ça. Bon, à tout à l'heure.

Le directeur s'en alla comme il était venu, laissant Sévérus et Harry seuls.

- Tu crois que ça peut exploser ? demanda Harry en regardant le cadeau assez volumineux par terre.

- Je sais qu'il s'entend très bien avec les jumeaux Weasley, ajouta Sévérus, on dirait qu'un gryffondor a peur d'ouvrir un simple papier cadeau... Je crois savoir que tu es un sorcier aussi, alors sers-toi de ta magie ! ajouta Sévérus exaspéré par la lenteur de son calice à son réveil.

Après avoir lancé son sort, Harry découvrit une pensine. Il décida de l'emmener dans son appartement après son copieux petit déjeuner. Sévérus et Harry se séparèrent.

" Concentration sur cet été… Voilà, j'ai le souvenir, et on le met dedans… Tu ne viendras plus m'embêter durant mes nuits avec Sévérus, na ! Bien fait pour toi ! Bon, maintenant, les autres, Sirius… Si…

Ah, ils sont déjà là ! Bon, cachons ma pensine dans cette armoire. Albus a eu une bonne idée cette fois… Au moins utile. "

La matinée se passa plutôt bien, jusqu'au repas, où après avoir vu leur emploi du temps et le cours de potion de l'après-midi, Ron recommença avec Rogue suivi de pleins d'autres gryffondors. Harry explosa littéralement.

- TAISEZ-VOUS, il y en a MARRE que vous INSULTEZ à longueur de journée SEVERUS, c'est quelqu'un de BIEN, et il en a fait PLUS que VOUS dans la bataille, c'est PAS un mangemort, alors LA FERME ! hurla Harry qui s'était à la fin mis debout.

Les autres le regardaient abasourdis, ainsi que les autres maisons. Les professeurs s'attendaient légèrement à cette remontée de colère, ils n'esquissèrent aucun signe, soit pour le rappeler à l'ordre, soit pour affirmer sa prise de position… C'était ses sentiments. Sévérus, lui, était attaché magiquement par Albus et Minerva, sans que personne ne s'en rende compte, pour éviter qu'il trucide tous les élèves.

"" Harry, dès que je me serai débarrassé d'eux, je m'en occupe… oui, je m'en occupe pour toi. Tiens bon ! ""

- Harry ?! Mais qu'est ce qui te prends ? demanda Ron, un peu apeuré, et pourquoi prends-tu sa défense. Je sais qu'il t'a soigné… ou plutôt tenté, mais tu ne dois absolument rien au bras droit de Face de Serpent !

- On dirait que tu en parles comme si… enfin, si…

Hermione ne termina pas sa phrase, mais de toute façon, Harry n'avait enregistré que les dernières paroles de Ron.

- C'est n'importe quoi ! cria Harry moins fort, Sévérus…

- Tu crains… Il a dû mettre quelque chose dans ta potion ce matin, tu l'appelles par son prénom maintenant, ajouta Ron.

Harry explosa.

- TU es NUL, vous êtes tous nuls, d'ailleurs… ET si VOUS voulez TOUT savoir…

Harry lança un œil vers la table des professeurs où il vit Sévérus hocher sa tête en signe d'approbation.

- ET bien oui, j'étais par très en forme après la bataille… et en réalité, c'était parce que JE NE VOULAIS PLUS VRAIMENT VIVRE, j'en avais rien à faire. Sévérus m'a sauvé, il m'a demandé, et j'ai dit OUI, JE SUIS LE CALICE DE SEVERUS ROGUE, et il n'a RIEN du monstre ! ALORS MAINTENANT FERMEZ VOS GUEULES lorsque je suis près de vous sinon, je vous envoie rejoindre Voldemort… Non, mieux, je m'en vais, puisque vous êtes incapable de comprendre, ajouta Harry en quittant la grande salle.

" Ils ne me voient plus comme avant… J'espère que Sévérus ne le prend pas mal… Il m'ont tellement énervé ! Et leurs regards… à tous, même Hermione, leurs regards de dégoût… Oui, je suis un calice, mais j'aime cet état… Ils n'accepteront jamais mon Sévérus… et maintenant, ils ne m'acceptent même plus…

J'ai tellement mal… Pourquoi dois-je toujours choisir ? Sévérus… "

Le directeur et Mac Gonnagal relâchèrent leurs emprises. Tout le monde regardait Sévérus, ce dernier hésitait entre tous les tuer ou plutôt les faire souffrir durant toute l'éternité, ou voir Harry. Quand il avança dans la grande salle, tous les regards se baissèrent de peur… peur de leur professeur de potion… et peur du vampire, car oui, si Harry est le calice de Sévérus, c'est que ce dernier est forcément un vampire. Il hésitait encore lorsqu'il sentit son cœur se briser en une infinité de morceaux.

""Harry… ""

Il arriva à son appartement : personne, il descendit par le tableau dans son appartement, et trouva Harry étendu sur le lit, en train de pleurer comme jamais.

- Ils me prennent maintenant pour un monstre… Il y avait tant de peur… de dégoût dans leurs yeux, arriva à prononcer Harry.

Sévérus le prit dans ses bras et le berça.

- Si tu veux qu'ils souffrent, ou qu'ils meurent, je m'en occupe, annonça Sévérus sans émotion.

- Fais moi l'amour, murmura Harry, montre-moi pourquoi il me déteste tant alors que moi, je t'aime tant… Fais moi l'amour, et bois….

Sévérus était plus que surpris par ces paroles mais décida de lui montrer tout son amour en lui faisant l'amour avec une infinie douceur.

Ce jeudi, les cours de Rogue furent annulés. Ron et Hermione, et d'autres « ex-amis » d'Harry étaient choqués, et avaient honte d'eux pour la tristesse qu'ils avaient vu dans le regard du Survivant après son annonce alors qu'ils regardaient les yeux de ses prétendus amis.

Vendredi.

Sévérus avait obligé Harry à sortir la tête haute, non sans lui avoir fait l'amour le matin même dans la grande baignoire. Le Survivant alla alors en cours, le midi il rejoignit les appartements de Sévérus, personne n'avait trouvé les mots pour le soulager et personne ne voulait trop l'approcher. Harry, avant de rejoindre Sévérus, décida de mettre tous ses mauvais souvenirs, y compris celui de la grande salle, dans sa pensine, ainsi que tous ses plus beaux souvenirs, y compris ceux avec Sévérus.

Ron, qui était furieux contre Sévérus d'avoir obligé Harry à devenir son calice, n'arrivait pas aller au devant d'Harry pour s'excuser de son comportement.

Hermione pensait au fait qu'Harry était devenu un calice, mais encore plus au fait qu'Harry n'avait pas réellement souhaiter vivre, malgré sa bataille et ses amis en vie.

Sévérus avait donné ses cours et avait montré ses dangereuses canines à toutes ses classes, puis enleva encore plus de points aux gryffondors, même s'ils ne faisaient rien :

- Vous respirez, c'est déjà de trop, se justifiait Sévérus.

" Que la semaine se termine vite…"

"" Que la semaine se termine vite. ""

17 – Une semaine éreintante (3ème partie)

Samedi.

- Allez Ron dépêches-toi ! s'exclama Hermione, très pressée.

- Gnagna, grogna très faiblement le dénommé Ron.

- Mr Weasley. On ne fait pas de grimace et de toute façon, tu n'y échapperas, ça y est, on y est !

- Bon, alors tu te décides à frapper ? demanda Ron qui attendait depuis 5 minutes devant la porte de l'appartement d'Harry.

- Ca se trouve, il n'est même pas là, ajouta Hermione hésitante devant la porte accomplie.

- Hermione, je sais que tu te sens coupable, et moi encore plus, pendant 2 jours j'ai pas arrêté de descendre Rogue alors que maintenant, il est avec lui, il lui donne du sang, il… eurk ! Pourquoi tu as tenu à ce qu'on lise ce livre hier soir sur les calices et les vampires… T'as raison, faut pas frapper ! ajouta Ron avec une lueur de lucidité.

- Qu'est ce que ton esprit tordu a encore imaginé ? demanda Hermione alors que Ron rougissait de plus en plus.

- Et bien… ils sont peut être en train de… enfin tu vois quoi ?

- Non pas du tout, répondit innocemment Hermione qui voulait faire admettre un truc à son petit ami.

- Bah… la chose quoi…

- Ah ! Ce que nous avons fait hier soir, c'est ça ?

- Oui… oui bon, j'ai compris le truc… c'est assez normal… et ça n'a rien de dégoûtant, ajouta Ron qui voyait les mains d'Hermione qui lui disait de continuer le développement de ses pensées, c'est juste que… Pourquoi a-t-il fallu que ce soit le prof de potion ?

- Ca ne se contrôle pas, répondit Hermione sérieusement.

- Je vois pas ce que l'autre pourrait lui apporter, murmura Ron.

Hermione frappa… Pas de bruit… Elle toucha à la poignée et la porte s'ouvrit…

- Harry ? Euh… tu es là ? demanda Hermione en passant la tête par l'ouverture de la porte, euh… Harry… Professeur Rogue ?

Ron ouvrit la porte en grand et avança dans le salon.

- Il n'y a personne Hermy, ajouta Ron, ça sera plus pratique comme ça, non ?

- En effet, quand tout sera fini, faudra quand même trouver Harry et lui dire qu'il est invité pour manger avec tous ses amis pour mettre fin à ce « conflit », invité avec Mr Rogue. Bon, va falloir agrandir la table, et surtout, surtout… pousser tous les meubles vers les coins, près de ces murs sinon on ne va pas pouvoir tous rentrer dans la pièce. Au boulot !

- Ok, ok, je m'occupe du canapé et de la grande armoire, répondit Ron défaitiste.

- Je m'occupe des autres objets, plus petits, ajouta Hermione en essayant de ne pas trop sourire.

Au moment de déplacer la grande armoire, Ron l'avait trouvée très lourde, même en utilisant la magie (il devait énormément se concentrer et pour un déplacement minime). Il décida de l'ouvrir pour en vider le contenu et tomba sur la pensine d'Harry.

- Tiens je ne savais pas qu'Harry avait une pensine ? demanda Ron très très curieux.

- Moi non plus, répondit Hermione en se rapprochant de l'objet.

Au moment ils se penchèrent vers la surface lisse de la pensine, ils se retrouvèrent, sans le vouloir réellement ou inconsciemment, dans les souvenirs d'Harry, et comme si la pensine avait lu dans leurs cœurs, elle leur montra l'enfer de l'été d'Harry.

- Où sommes-nous ? demanda Hermione, un peu apeurée par l'obscurité et l'odeur de vomi.

- Dans les souvenirs d'Harry, répondit Ron.

- Oui, merci Ron, ça je le savais déjà !

- Mais, je sais rien d'autres, alors tais-toi… Tiens voilà des mangemorts ! Suivons-les ! s'exclama Ron en passant devant Hermione pour la protéger au cas où.

Ils arrivèrent dans une cellule, dans la cellule d'Harry : il était par terre, et on le relevait. Il avait pas mal de coups de fouets sur le torse et le dos. Ils l'attachèrent au mur, et s'amusèrent au jeu de « où va-t-on brûler la peau ? ». Harry hurla mais ne s'avoua pas vaincu pour autant, on lui assénait du blabla habituel sur « on va tuer tes amis, les faire souffrir ». On le libéra en lui promettant de revenir d'ici une à deux heures pour s'amuser encore avec lui, jusqu'au retour de leur maître.

Hermione pleurait tandis qu'elle se rapprochait du corps recroquevillé de son ami. Ron, lui, était détruit de l'intérieur. Hermione sentir son cœur se soulever lorsque Harry, dans son souvenir, souleva sa tête en regardant dans la direction d'Hermione.

- Il faut… il faut que je sorte d'ici, c'est pas possible, dit Hermione en tendant une main vers le visage d'Harry.

Hermione et Ron sortirent de la pensine.

- C'est pas possible, pas possible, murmura Hermione en s'effondrant sur l'épaule de son petit ami.

Harry sortit du tableau de la coupe d'or.

- Hermione, Ron ? Mais, qu'est ce que vous faîtes là ? demanda Harry, en oubliant sur le moment sa colère d'hier, mais qu'est ce que…

Harry s'arrêta un moment en voyant le couple chamboulé, la porte de l'armoire ouverte. Il s'avança et découvrit la dernière image de la pensine : lui, dans une cellule, l'été dernier. Il pâlit.

" Ils n'auraient jamais dû le découvrir… Comment ont-il osé… Jamais je n'aurais dû revenir… "

Harry perdait pied. Hermione se jeta dans ses bras, et Ron lui tapota l'épaule.

- Je suis désolé, si désolé, hurla Hermione à l'oreille d'Harry en continuant de pleurer, mais pourquoi ne pas nous l'avoir dit ? Pourquoi… Tu n'avais pas avoir honte, nous sommes tes amis, on aurait pu t'aider… Oui, tu es mon ami, notre ami. Oh ! Harry.

- Pourquoi ? demanda Ron, pour éviter qu'on se batte trop à tes côtés, c'est ça Harry ? Pour nous protéger au maximum ?

Harry hocha la tête, désemparé et assez surpris que Ron le comprenne aussi… enfin qu'il ait trouvé la véritable raison.

Sévérus sortit du tableau, légèrement essoufflé.

- Harry, qu'est ce qui…

Le maître de potion s'arrêta net, regarda le trio de gryffondors, son regard alla droit vers l'armoire et tout se mit en place.

- Mlle Granger, je crois qu'Harry a bien pris en compte vos excuses, ajouta Sévérus, je crois qu'il est temps de le laisser respirer, asseyez-vous sur le canapé. Et pourquoi a-t-il changé de place ? Qui l'a changé ?

- Moi, professeur Rogue, répondit Ron qui aidait Hermione à s'asseoir sur le canapé, Harry à l'autre bout, nous voulions nous faire pardonner pour notre attitude… envers vous et donc envers Harry. On a prévu un petit dîner entre amis d'Harry, avec vous bien sûr ! Pour se faire pardonner…

- Je ne pense pas qu'un dîner avec dix mille gryffondors soit une bonne chose maintenant, ajouta Sévérus en prenant Harry dans ses bras toujours aussi statique.

- Mais, c'était une… une bonne idée, murmura Harry, soulagé par les bras de Sévérus et les propos de son meilleur ami.

- Bon, coupons la poire en deux, restez à dîner, dit Sévérus en se maudissant d'être si faible face aux besoins de son calice, juste vous deux.

Harry sourit, Ron fut surpris par la « douceur » du ton de la voix de l'horrible professeur, Hermione sécha enfin ses larmes.

Sévérus fit quelques cercles dans le dos d'Harry.

- Bon, au moins, on va pouvoir remettre le canapé à sa place, parce que là, en vue sur une armoire, c'est pas le mieux, en plus derrière la porte, dit Harry en se levant.

- Je vais aider Ron, toi… enfin, normalement, tu ne devais rien faire, se reprit Hermione.

- Ouai, profites-en vieux ! C'est moi qui me tape tout le sale boulot, ajouta Ron en souriant.

- Je dois y aller, dit Sévérus en se levant pour sortir.

- Professeur ? demanda Hermione.

- Oui, Mlle Granger.

- Vous… vous êtes invité, vous savez ?

- Merci, mais j'ai de très bonnes oreilles et j'ai bien entendu la première fois, mais je ne tiens pas à réparer vos bêtises et j'ai encore quelques copies à corriger, envoyez-moi un hibou dès que c'est prêt, ajouta Sévérus en sortant.

- Sévérus, si Drago veut bien nous supporter, invite-le, proposa Harry, ça sera le moment d'enfouir la hache de guerre.

Sévérus sourit uniquement pour Harry et partit.

- Ouaip… ça peut peut-être le faire, dit Ron, il a l'air moins horrible.

- Merci Ron, dit Harry en se sentant soulagé.

""Bon, ça a l'air d'aller mieux. Heureusement que je suis parti : pendant qu'ils finiraient de creuser l'abcès , c'est moi qui aurait dû tout faire… et après, je n'aurais pas été à ma place… Bon, là au moins, il y aura mon filleul. Oui, il va venir Harry, surtout s'il ne veut pas encourir ma colère ! Je ne veux pas être le seul serpentard dans cet appartement. ""

" Tout compte fait, Poudlard n'est pas mal… Oui, c'est vraiment ma maison… Faudra changer quelques petites choses chez le manoir Snape avant que ce soit ma maison… changer surtout les couleurs, et l'ambiance créée par les tableaux… "

Samedi soir.

A table, Harry était pris entre Sévérus et Hermione. Drago à côté de son parrain et Ron en face.

" Hermione…"

Hermione n'arrêtait pas d'aider Harry tout le long du repas : lui couper sa viande ou lui demander s'il avait besoin de sel ou autres… Elle n'arrêtait pas ! C'était sa façon à elle de continuer son méaculpa. Harry était content, bon un peu mal à l'aise : il n'avait plus beaucoup de place pour respirer à son aise. En effet, Sévérus essayait de se contenir en voyant Hermione très proche de son calice mais, lui, s'était rapproché aussi d'Harry, pour empêcher Hermione d'empiéter sur son territoire.

- Bon, lequel va arriver à tuer Potter ? demanda Drago, tout bas, à Ron.

- J'en ai aucune idée, répondit évasement Ron en reprenant de ses délicieuses pâtes à la bolognaise, mais, je ne saurais pas quoi choisir.

Drago souleva un sourcil.

- Et bien… entre l'étouffement, ou un coup mal placé de Rogue qui voulait viser ma Hermy ! répondit Ron en rigolant.

- Je n'ai jamais vu mon parrain comme ça ! Aussi… enfin… ça fait drôle…

- Je crois qu'on devrait tous s'entendre au moins, lorsque Harry est présent, murmura Ron.

- Même si Sévérus m'a menacé de passer tout un été avec exclusivement, ma mère, qui est devenue très chiante depuis que mon père n'est plus et qu'elle s'entête à me marier, et même si mon parrain m'a montré ses crocs, pour venir à ce repas, je crois que c'est une bonne idée de mettre certains différents de côté…

- Je ne te considère plus comme un mangemort en puissance, répondit Ron.

- Et moi, je ne me moquerai plus de ta pauvreté… A mon avis, ça suffit, non ?

- Largement ! lança Ron, faut quand même pas oublier qu'on n'est pas de la même maison !

- Gardons une certaine estime de nous même, ajouta Drago en se redressant sur sa chaise et en bombant le torse, sinon… euh… comment dire… pourquoi Harry a éclaté… enfin, tu vois quoi… je suis assez curieux…

- On a continué nos habituelles conversations sur Rogue, enfin ton parrain, ajouta Ron en voyant le regard noir de Drago qui n'aimait pas qu'on oublie le professeur ou le monsieur devant le nom de son parrain, mais, cette fois, on n'y a pas été de main morte…

- Oh.

De l'autre côté de la table, Sévérus avait échoué en essayant de prévoir les réactions d'Hermione, mais celles-ci étaient finalement incompréhensibles et tout à fait imprévisibles.

"" Ah ! Les femmes… ou plutôt les filles ! Si Albus n'était pas venu pendant la préparation du repas, j'aurais pu me la faire, enfin point de vue violence. Quelle idée d'avoir dit oui à cette stupide promesse de ne pas faire de mal aux élèves et aux professeurs et de garder mon self-contrôle ! J'enlèverai 100 points lundi à Granger. Yeah !

Harry, mais regarde un peu ton assiette ! Elle vient encore de te rajouter du sel ! J'aime pas le sang salé… arrête de manger…

Comment faire…

… Je viens de trouver un truc imparable… ""

- Mlle Granger, dit Sévérus en réussissant de capter son attention, je crois que votre petit ami a aussi besoin d'un coup de main.

Hermione regarda Ron qui n'était pas du tout mécontent d'être un peu tranquille pendant son repas. Au moins, il n'entendait pas de remarques du type : « C'est plein de graisse. », « tu sais les légumes, c'est très bon pour la santé. », « si tu continues comme ça, tu iras sûrement voir mon père ! »…

- Euh… prononça Ron qui était surpris par la remarque de Sévérus.

- Oh, je suis désolé Ronny ! s'exclama Hermione, mais, tu sais, je peux m'occuper de vous deux.

- Je reviens, dit Harry qui avait eu enfin la place de pousser sa chaise sans piétiner quiconque.

Harry alla dans sa salle de bain.

" Accio chocolat… Mmm… ça c'est bon… Hermione est gentille, mais le coup du mélange sucre-sel… c'est pas top… En plus, Sévérus essayant de deviner lui aussi ce que j'aime, c'est le comble ! Pourtant, au manoir, il n'était pas comme ça… Il est jaloux, ça commence à me taper sur le système. Bon, va falloir que je ressorte…"

Harry jeta un coup d'œil dans le salon.

" On pourra jamais avoir un dîner normal : maintenant, Sévérus fait la gueule, Drago, lui se marre tout seul, et Hermione re-remplit mon assiette, alors que Ron essaye de faire disparaître à chaque fois qu'il le peut les légumes ajoutés par Hermione… Oh oh ! On dirait que Dobby veut se joindre à nous.

Mon ami ! Il enlève enfin cette assiette qui ne ressemble plus à rien ! Attends, en plus, elle m'avait rajouté des épinards ! Beurk…

Mmm… bon, faut que je sorte… il y a du gâteau au chocolat…"

A la fin du repas, Hermione et Sévérus prenaient du thé pour s'apaiser. Sévérus s'était mis le plus loin possible d'Hermione en gardant Harry près de lui. Dix minutes plus tard, Drago décida qu'il était l'heure pour lui de partir. Sévérus se leva pour le raccompagner en recevant au passage un sourire d'Harry. Ce dernier voulait le rassurer.

Dans le couloir, Drago respira et souffla de soulagement.

- Un souci Drago ? demanda Sévérus qui voulait que son filleul s'entende mieux avec son compagnon.

- Un souci ! Tu oses me demander ça ? demanda Drago surpris.

- Ce n'était qu'un repas, reprit Sévérus gravement, je pensais que ça, tu pouvais le supporter.

- Et je le supporte… je l'aurais supporté très bien si toi et Granger n'avaient pas été là, dit Drago en souriant pour éviter de se faire mordre, tu t'es vu ?

- … J'ai fait ce que j'avais à faire.

- Sévérus, tu m'as donné en détails tes sentiments en tant que vampire avec calice, ça ne me dérange pas du tout, je te laisse Potter sans aucun problème… Mais, avec Granger, enfin, premièrement avec Harry, j'ai pas pu parler, alors pour mettre les choses au clair… c'est pas facile ! Deuxièmement, je l'ai plains, il ne pouvait même plus manger ! Et ce qu'il mangeait, c'était n'importe quoi, des épinards au sucre, ou avec de la moutarde ! Même les moldus doivent mieux manger que ça ! Et enfin, il y avait une telle tension à la fin du repas qu'il fallait mieux que je m'en aille. Et je peux t'assurer que Ron aurait voulu aussi partir.

- Au moins, tu ne l'appelles plus Weasmoche, ça a servi à quelque chose, pour Hermione… dans quelques jours, elle se sera calmée… enfin, je l'espère, dit Sévérus en pensant à l'image qu'il avait sous les yeux lorsqu'il était monté dans l'appartement de Harry.

- Que s'est-il passé ? demanda Drago, je suis sûr qu'il y a autre chose que le fait qu'Harry soit avec toi. A chaque fois que Ron regardait dans la direction d'Harry, son regard se voilait, même s'il se marrait aussi de la situation…

- Ce n'est pas à moi de te le dire, répondit Sévérus, et je ne crois pas qu'Harry le dise à quelqu'un un jour. C'est Granger et Weasley qui ont mis leur nez là où il ne fallait pas.

- Comme d'habitude ! Les gryffondors !

- Je suis content que tu sois à Serpentard, et même très fier, je crois que je ne te l'ai pas dit assez souvent… dit Sévérus en pensant qu'au moins, les serpentards ne se faisaient jamais prendre lorsqu'ils étaient trop curieux.

- A demain, dit Drago une fois devant le tableau de sa salle commune, tu peux rentrer maintenant, Harry a dû les mettre dehors.

- Je vais quand même faire un tour des cachots, je suis encore professeur, ici, répondit Sévérus qui ne voulait plus voir qu'un seul gryffondor jusqu'à demain, et un gryffondor qu'il voulait consoler et apaiser.

18 – Une semaine éreintante (4ème partie)

Cela faisait dix minutes qu'Harry attendait Sévérus dans le fauteuil de l'appartement du maître de potion.

- J'ai cru que mes amis t'avaient fait fuir à jamais, dit Harry, un peu fatigué mais souriant.

- Mieux vaut ne pas tenter le diable, répondit Sévérus en repensant fortement à la promesse du directeur.

Harry s'avança, conduisit Sévérus sur le fauteuil et s'assit entre ses jambes, dans ses bras, en se serrant le plus possible contre son compagnon.

- Merci Sévérus, dit Harry.

- Inutile de me complimenter, ajouta le professeur de potion.

- En fait… c'était pour te préparer à… recevoir… quelques petites…

- Je t'écoute, dit Sévérus en se refermant un peu sur lui-même.

- J'adore quand tu t'occupes de moi, que tu t'inquiètes pour moi… mais, ce soir, c'était pas un peu trop, non ? ajouta Harry en regardant Sévérus dans les yeux, je croyais que tu étais un adulte et donc, que tu étais capable de te contrôler et de ne pas tomber dans le jeu d'Hermione. Une personne s'occupant de mon assiette, ça me suffisait amplement, alors je ne te raconte pas quand tu t'y es mis aussi !

- Tu dois accepter au moins ça, Harry, dit gravement Sévérus, hier, tu étais dans un tel état ! … Et tout à l'heure, j'ai même cru que tu avais eu une crise cardiaque, il y a certaines choses que tu es obligé d'accepter, et la surprotection en fait partie, de plus, je trouve qu'ici, je suis largement contrôlé : par Dumbledore entre autre.

- Comme dans la grande salle, murmura Harry.

- Comme dans la grande salle.

- Je suis fatigué… on va dormir ? proposa Harry qui avait vu au ton de Sévérus qu'il ne pourrait pas faire mieux que ce qu'il avait fait durant le repas.

- On ? Si tu es fatigué, je crois que je vais juste te porter au lit, mais je n'ai absolument besoin d'aucun sommeil, dit Sévérus, déçu intérieurement de ne pas pouvoir faire ce qu'il avait prévu pour détendre puis durcir son calice.

- Tu… enfin, il faut que tu boives ! Hier, tu n'as pas beaucoup bu, et je le sais, inutile de nier, je sens la différence dans mon organisme ! reprit Harry.

Harry se mit à rire alors que Sévérus était au dessus de lui, sur le lit, prêt à savourer son repas.

- Je peux savoir ce qui est drôle ? demanda Sévérus en n'aimant pas être celui dont on rigole.

- Ce n'est pas de toi dont je rigole, mais d'un propos de Ron, ajouta Harry qui avait enlevé sa chemise.

- C'est encore pire, dire que tu penses à Weasley… enfin Ron, dans notre chambre et sur notre propre lit !

- Non… dit Harry en souriant, il n'a pas trouvé de trace de canines sur mon cou, et je crois que ton filleul l'a aussi cherché pendant le repas, enfin quand j'arrivais à voir à travers vos bras… Ron m'a demandé comment ça se faisait qu'il n'y avait pas de traces… Hermione l'a forcé à lire un livre détaillé sur les unions vampire-calices.

- Tu lui a montré ton torse ? demanda Sévérus qui commençait à lécher autour des petits trous d'hier.

- Bien sûr que non ! C'est… enfin, c'est privé, dit Harry en rougissant, je lui ai juste dit que tu ne te nourrissais pas sur des endroits visibles pour ne pas qu'on se doute que je suis ton calice… Enfin, maintenant, ça n'a plus d'importance ! Tu peux… Mais, moi, j'adore aussi quand tu me mords près d'ici, un peu plus bas qu'au niveau du cœur… ajouta rapidement Harry car ce dernier avait remarqué que Sévérus appréciait plus de sucer son sang ici plutôt qu'en haut.

- C'est juste, qu'ici, le sang arrive bien plus vite, dit Sévérus en ayant deviner ses pensées…

"Glouton. "

- … et en plus, quand tu es en forme, c'est une jolie forme de préliminaires, susurra Sévérus.

" Je me sens tellement bien comme ça… Je crois que tout compte fait, je suis assez en forme pour… "

Sévérus le mordit et profita de son délicieux repas.

"" C'est bien ce que je pensais, un peu trop salé à mon goût… Heureusement qu'il aime à ce point le chocolat… Mmm… Délicieux…

Harry…

Tiens, il me regarde… Et déterminé qui plus est… ""

Sévérus remonta doucement ses baisers jusqu'à atteindre la bouche de son compagnon qui l'invita à continuer plus que la décence ne le permettrait. Alors qu'Harry entreprenait de défaire les vêtements de son vampire, le vampire en question le faisait gémir de plaisir. Quand enfin les deux corps purent jouir de la nudité qu'ils recherchaient tant, Sévérus le prit sans le préparer et Harry avait eu encore plus de plaisir que d'habitude. Après avoir fait trembler les murs, Sévérus re-goutta le sang d'Harry qui adorait ce dernier petit geste.

La joie, après cette si dure semaine, éclairait enfin le visage d'Harry, emporté par le sommeil.

Sévérus, lui, était comblé par le choix du vampire et de l'humain en lui.

"" Comme quoi, même avec de la douceur, on peut obtenir ce qu'on veut… Et que j'aime être doux avec lui… C'est bien la première personne avec qui ça ne me dérange pas du tout d'être patient, enfin, si c'est pour son bien…""

Dimanche.

Après une grande grasse matinée bien méritée, Harry se réveilla une fois de plus seul dans le lit. Après s'être décidé au bout de dix minutes de sortir du lit, Harry trouva Sévérus en train de corriger des copies. Après un petit bisou, le Survivant ne résista pas à jeter un œil sur les notes des 7ème années.

- Quoi, un P à un serpentard ! lâcha Harry stupéfait.

- Mmm… Harry, je crois que ton petit déjeuner est arrivé, si tu ne te dépêches pas, on passera directement au déjeuner, ajouta Sévérus.

- Mais, attends un peu, reprit Harry en regardant les autres copies déjà corrigées, il n'y a que des notes entre Piètre et Acceptable ! Sévérus… ajouta Harry d'un air menaçant, comment ça se fait ? Même Malefoy n'a que A.

- Il ne méritait pas mieux, aujourd'hui. Bon, maintenant, arrête de regarder ses copies, je te signale que tu es encore élève, et moi professeur !

- C'est bizarre mais hier soir et bien d'autres soirs, tu me voyais plus comme un homme, non ? ajouta Harry en susurrant ses mots près de l'oreille de Sévérus avec un ton coquin.

- Tu ne vas vraiment pas avoir le temps de manger ton petit déj', répondit Sévérus qui ne voulait pas continuer cette conversation.

- Je sais que c'est de ma faute s'ils ont des mauvaises notes, dit Harry sérieusement, tu te venges sur eux…

- … à défaut de les torturer, oui, coupa Sévérus.

- T'as mis combien à Hermione ?

- P

- Mais, c'est la pire note ! s'exclama Harry.

- Non, si tu veux tout savoir, je descends jusqu'à Troll pour les gryffondors, c'étaient des gens de ta maison, et c'étaient les pires ! ajouta Sévérus qui ajouta un autre P à un Poussoufle.

- Alors, s'il te plaît, est ce que tu pourrais…

- Pas question.

- … mettre T à Hermione ? continua Harry, je voudrais bien voir sa tête, ajouta Harry en rigolant, en plus, ainsi j'ai le moyen de l'empêcher de m'empêcher de respirer !

- Ca ne te ressemble pas… mais je vais prendre en compte cette demande, dit Sévérus en faisant son sourire en coin.

- Mmm… je crois que tu commences à déteindre sur moi… même si j'avais déjà de bonnes dispositions pour les coups secrets, répondit Harry en prenant son petit déjeuner.

La Gazette des Sorciers publia ce dimanche les révélations de Harry dans la grande salle grâce à des serpentards qui avaient vu là un moyen de se faire un peu d'argent de poche. Et des journalistes étaient arrivés le samedi à Poudlard pour les témoignages. Ils avaient voulu voir Mr Potter en personne, mais furent confrontés au mur de béton du professeur de potion qui leur dévoila ses belles canines pointues. Harry avait demandé à Sévérus de les repousser car il ne souhaitait plus voir ses paroles déformées.

Harry et Sévérus passèrent leur dimanche ensembles, sans sortir de l'appartement.

Ron et Hermione se prélassèrent dans la salle commune et étaient heureux d'avoir retrouvé la veille leur meilleur ami.

Drago, lui, reçut ses 1000 gallions, ainsi que son meilleur ami Zambini.

Alors que Rémus Lupin revenait d'une semaine où il avait traqué des mangemorts en fuite et où il n'avait eu aucune nouvelle de l'extérieur, ce dernier lisait la Gazette et ce qu'il découvrit ne lui plut pas du tout :

- Comment Servilus a pu lui faire ça ! Sans lui demander son avis ! Et en plus, Harry est enfermé par ce mangemort ! Il n'a même pas le droit de parler aux journalistes ! Ah, dès demain, je mets les choses au point avec Rogue… Merde, mes amis, je suis désolé, je n'ai pas assez surveillé Harry… Demain, je ramènerai Harry dans une vie meilleure, c'est promis Sirius, James, Lily…