Petite-abeille : Marcus est la touche "rafraîchissante" du monde vampirique. Je suis contente que tu l'aimes bien, car par la suite, on le verra assez souvent...
Orianne T : merci ! Et pour ce qui est de la rencontre avec un méchant vampire... et bien... je dirais que ce n'est pas à l'ordre du jour... du moins dans ce chapitre... Non, pour l'instant, Harry et Sévérus vont "parler" avec Victor !
Bonne lecture à tous... et désolé du retard !
25 – Le banquet du nouvel an
Après être restés toute la soirée du nouvel an tous les deux, dans leur chambre, où ils avaient fait monter un repas très copieux pour Harry, Harry se préparait avec impatience pour le banquet tandis qu'il était presque obligé d'habiller Sévérus.
- Tu sais Sévérus, si j'en crois tes propos, ton chef ne va pas te laisser tranquille, et je crois que si tu arrives en retard, ça sera pire, ajouta Harry.
Sévérus haussa un sourcil comme s'il n'était pas si sûr que ça puisse être pire.
- En tout cas, pour moi, c'était toujours pire… en cours de potion… quand j'étais en retard, ET ce n'était pas de ma faute, dit Harry.
- Ce n'est jamais de votre faute, à vous, les gryffondors, murmura Sévérus, bon, alors il faut qu'on s'active, dit fatalement Sévérus.
Dix minutes plus tard, Sévérus collé de près à Harry, se dirigeait vers une grande place, puis, après avoir retrouvé Marcus, vers la salle de réception du château.
- Votre statut et votre nom ? demanda un esclave humain qui lorgnait sur Sévérus, ce qu'appréciait peu Harry.
- Guerrier Vampirique, Marcus.
- Calicier…
Le regard de l'esclave se tourna alors vers Harry, avec un visage presque de haine, puis se retourna très vite vers le vampire pour éviter de se faire tuer.
" Si on m'avait dit que je me ferais tuer parce que je vis avec Sévérus, je lui aurais répondu que c'était un fanatique ! Non, mais, ressentir de la jalousie… à cause de Sévérus, ça ne va plus ! Mais vas-y continue à le mater comme si je n'étais pas là… De toute façon, t'es qu'un pauvre moldu… humain, c'est étrange qu'ils emploient ce terme, de toute façon, si j'ai réussi à tuer Voldemort, c'est pas toi qui va m'abattre…
Et, il continue… je vais me le faire… Sévérus ne doit rien voir, il est toujours pareil. Ca m'énerve encore plus !"
- … Sévérus Rogue, calice, Harry Potter, finit de dire Sévérus.
- Vous êtes tous les trois ensembles, près de la table de notre maître à tous, table trois, sur votre gauche, répondit l'esclave qui regardait toujours avec envie Sévérus.
Harry et les deux vampires partirent dans la direction indiquée. Sévérus confia alors Harry à Marcus en lui montrant son calice de la tête, puis se retourna deux secondes et murmura à l'oreille de l'esclave :
- Encore le moindre geste, bon ou pas, envers mon calice, et protection ou non, vous êtes mort, et je peux vous assurer que je ne salirai certainement pas mon organisme en aspirant votre sang, me suis-je bien fait comprendre ? Et, tu pourras passer le message à tes semblables… ajouta Sévérus menaçant tandis qu'il agrippait assez fortement le bras de l'esclave pour le broyer.
- Tout va bien ? murmura Marcus, qui s'amusait en quelque sorte de la situation.
- Rien qui ne soit déjà réglé, répondit Sévérus.
"" Misère ! On est vraiment proche de la table du chef… Il va forcément nous voir ! ""
Ils se retrouvèrent à une table composée exclusivement de guerriers vampiriques, à l'exception de Sévérus.
" Je ne suis vraiment pas le bienvenu… heureusement, je suis entre Marcus et Sévérus. Le gars en face à l'air d'être heureux que je sois là… Ca se trouve, ils se battent entre eux pour savoir qui est le meilleur guerrier, donc j'ai éliminé un de ses concurrents… Ouf ! Au moins, j'ai de la vraie nourriture… Et bah, dit donc, ils en ont de belles coupes pour boire le sang… Attends un peu, mais c'est immonde, limite immonde ! "
Harry avait pâlit légèrement en voyant comment se nourrissait les guerriers : ils appelaient un des esclaves autour de la table, le poignardaient, attendaient que le sang coule dans leur coupe puis refermaient les plaies avec un coup de langue. Le pire était de voir que les esclaves ne se plaignaient même pas, alors qu'un coup de poignard ça faisait assez mal…
" J'espère que l'esclave de tout à l'heure fait parti de la fête…
Par Merlin, je suis devenu… Maintenant que la guerre est finie, pourquoi ressentir de la haine pour des étrangers ? De toute façon, Sévérus est à moi… enfin en partie, comme peut l'être un vampire… Je m'ennuie quand même un peu… Je ne peux pas poser des questions à Marcus, ils n'arrêtent pas de me regarder et ils parlent plutôt des anciennes guerres et de leur lassitude. En tout cas, c'est très bon…
Je ne savais pas qu'il y avait autant de calices ! Et bien sûr, eux, ils sont ensembles ! Ah, Sévérus ! J'ai trouvé de quoi te reprocher : toi et ta célébrité mal placée ! "
"" On se calme, ils le regardent, c'est tout… On se calme, personne ne va te le prendre. Et le chef et le conseil qui n'arrêtent pas de faire des oeillades vers Harry… Pourquoi est-il si séduisant ? La prochaine fois, je ferai boire une potion à Harry : j'en ai une qui rend vraiment laid…""
Après un long repas, un discours très court du chef qui souhaitait une bonne année à tout le clan, le chef alla voir Sévérus pour lui rappeler son entretien avec lui dans quelques minutes. Sévérus avait hoché sa tête comme un respect tandis que le chef faisait un grand sourire à Harry.
- Marcus, dit Sévérus, tu peux rester avec Harry le temps que je finisse l'entretien personnel, je n'ai, c'est malheureux à dire, mais je n'ai « confiance » qu'en toi ici.
- Pas de problème, ajouta Marcus en s'étant rapprocher d'Harry alors qu'ils avançaient dans une entre chambre, de toute façon, le chef a hâte de voir Harry, enfin, d'après ce que j'ai pu voir.
- Eh oui ! Harry, tu n'y couperas pas ! lança Sévérus avec un air sadique.
- Je ne crois pas que cette phrase s'applique à moi, j'ai déjà vaincu mes deux pires cauchemars, murmura Harry.
Sévérus entra dans un salon privé, accompagné des guerriers vampiriques de la garde personnelle de Victor.
- Deux cauchemars ?
- Oui, Voldemort, où j'ai accompli la prophétie, et le cauchemar des cachots devenu mon vampire, dit Harry en souriant.
- Je crois aussi que Sévérus a vaincu un de ses cauchemars, celui de se retrouver seul pour l'éternité, même s'il ne l'avouera jamais, dit Marcus, ça reste entre nous bien entendu.
- Bien entendu, au fait, pourquoi appeler les esclaves : esclaves humains, vous n'utilisez pas moldus ? demanda Harry.
- Si bien sûr, mais le terme moldu est assez récent : trois ou quatre siècles je crois… Et puis, on utilise moldu pour les humains n'ayant pas de pouvoirs magiques mais aussi aucun lien avec une communauté magique, ça fait juste une distinction de plus, répondit Marcus, tu sais, les estudiantes n'ont que ça à faire : archiver les données et trouver plus de définitions toujours de plus en plus inutiles et tordues !
Dans le salon privé, Victor avait fait asseoir Sévérus en face de lui, sur un fauteuil.
- Alors mon cher Sévérus, tu es devenu calicier, dit Victor, pourquoi ? Tu ne te plaisais vraiment pas avec nous, avec… moi.
"" Bien répondre, sinon Harry va morfler… et moi aussi par la même occasion.""
- Ce n'était pas prévu, il s'est révélé que c'était la seule façon de sauver Harry, répondit Sévérus.
- Oui, je ne le nie pas… mais pourquoi le sauver ? Il avait déjà rempli la prophétie.
- Je le lui devais, il m'a retiré de l'influence de ce malade, répondit froidement Sévérus.
- Tu sais, j'aurais pu le faire, dit Victor en s'approchant telle une panthère vers Sévérus, si tu étais rentré dans ma garde, à mon service exclusif, je suis sûr que j'aurais pu trouver un arrangement avec ce sorcier, murmura Victor à l'oreille de Sévérus qui restait impassible.
- Je ne désirais aucun arrangement pour ce serpent, souffla Sévérus, essayant de limiter la colère de Victor.
- C'est donc ça, dit Victor, toujours collé à Sévérus, je suppose que Dumbledore t'y a obligé aussi, non ?
"" Il sait… il sait que ce que je viens de dire, c'est du pipeau, du moins en partie… Bizarre… il le prend plutôt bien.""
- Je vois que je n'aurais jamais pu t'avoir, dit Victor, j'espère qu'il est exceptionnel.
Victor se détacha de Sévérus et de ses cheveux et releva ses yeux vers ses gardes vampiriques. Ces derniers sautèrent sur Sévérus qui n'avait aucune chance. Sévérus, assommé et amoché, fut transporté dans une autre pièce par ses gardes par une porte dérobée.
- Voyons voir s'il est exceptionnel… Faîtes entrer le calice, ordonna le chef du clan.
26 – Victor VS Harry ?
Harry entra dans le salon et fut surpris de ne pas voir son compagnon. Après un signe de Victor, il alla s'asseoir en face de lui, sur le fauteuil qu'occupait Sévérus. Comme s'ils se connaissaient depuis longtemps, Victor et Harry prirent un thé, même si Harry restait vigilant car il savait que Sévérus ne voulait pas le laisser seul, sauf s'il y était obligé…
Tout à coup, Victor débuta la conversation :
- Es-tu heureux, jeune Harry ?
- Oui, dit Harry soupçonneux sur la façon dont la conversation se terminerait.
- Ah oui ? répondit Victor assez surpris, il ne te protège pas trop ? Moi, j'aurais dit qu'il te protégeait bien plus que la normale.
La curiosité de Harry, à cause du ton employé de Victor, fut piquée à vif.
- En fait, je ne sais plus trop quoi penser… je ne sais pas… tout le monde a été assez surpris de te voir ce midi.
- Je ne vois rien d'étonnant, je suis nouveau ici, répondit Harry.
- Pourtant, depuis hier soir, tu n'aurais plus dû l'être, répliqua Victor.
- Arrêtez de tourner autour du pot, dit Harry agacé par ses non-dits, … s'il vous plaît, ajouta Harry en repensant au rang et à la puissance de la personne d'en face.
- Et bien, la journée… enfin, la soirée d'hier soir, dit Victor en détachant tous ces mots, était la soirée que tous les calices attendaient depuis un an : c'était leur soirée, sans vampires.
Harry en resta bouche bée.
- C'est vrai ? Non, Sévérus m'aurait averti… ce n'est pas possible…
- C'est le rassemblement des calices du nouvel an, dit Victor en continuant son monologue, tu ne le savais pas ? Vraiment ? Pourtant Sévérus a reçu une missive à l'hôtel. Il ne te l'a pas montrée ?
…
- Oh, la la… il est vraiment très protecteur… ou alors…
- Ou alors quoi ? demanda agressivement Harry.
- Ou alors, il n'a aucune confiance en toi. C'est vrai lors des rassemblements des calices, les calices sont sans leurs vampires, ils peuvent parler entre eux des problèmes rencontrés, de leurs expériences, de ceux qui leur plaisent, de leurs doutes et surtout, surtout, de leurs vies avec leurs compagnons respectifs. Comme aucun vampire n'y est admis, les calices ne sont pas en danger, et tout est abordé… même les choses les plus… intimes. De plus, cela permet aux nouveaux calices, tel que toi, de s'informer sur notre monde qui est maintenant le votre et sur son fonctionnement. Tu n'as jamais voulu en savoir plus sur mon clan Harry ? Pourtant je croyais que tu étais un gryffondor… C'est dommage…
Harry resta stoïque pendant dix minutes, et on pouvait entendre une mouche voler dans la pièce. Harry n'en croyait pas ses oreilles, pourtant, il ne voyait pas pourquoi le vampire pouvait lui mentir à ce point, il suffisait qu'il trouve un autre calice pour vérifier ses dires. Tout à coup, il brisa le silence pesant :
- Où est Sévérus ?
- Tu es déjà en manque de lui ! s'exclama Victor en jouant la comédie, il a peut être raison de te surprotéger comme ça… j'aurais dû être plus étouffant pour avoir Sévérus puisque ça a l'air de marcher sur toi. Tu sais, je le considérais comme un fils, c'est vrai : aussi manipulateur que moi et tout aussi puissant, du moins, avec l'âge il y arrivera…
- Où est Sévérus ? redemanda Harry un peu plus fort et en se levant.
- Enfermé quelque part en guise de punition, répondit Victor en attendant la réaction de Harry qui ne venait pas, il m'a « trahi » : il ne m'a pas demandé la permission de changer de statut. Mais comment aurait-il pu savoir ? C'est vrai, il ne connaît pas toutes les règles, mes règles. Il n'apprécie guère le clan, et encore moins… moi.
- Enfermé ?
- Oui, mais il va bien, juste enfermé : ce n'est qu'un isolement, je ne veux pas réellement le faire souffrir, ça serait inutile, la souffrance physique ne l'atteint plus désormais…
- Alors en quoi ça en fait une punition ? demanda Harry qui ne comprenait pas.
- Il est loin de toi, répondit Victor en souriant, et il ne sait pas ce que je vais faire de toi : une torture pour un calicier qui ne peut pas agir et c'est d'autant plus une torture qu'il veut te protéger de tout : de moi, du clan… et même de tes semblables.
Dans une pièce fermée, Sévérus était assis, attaché par des liens magiques au mur, il essayait d'atteindre le lien, mais la magie de la pièce l'en empêchait. Il n'avait plus aucun lien avec son calice, et ça, il ne pouvait pas le supporter, alors de temps en temps, il hurlait qu'il le tuerai si Harry mourrait ou souffrait, ou par moment criait, simplement pour faire sortir sa tension.
"" Victor… Tu me le paieras si Harry… D'un autre côté, il sera capable de faire face, il a déjà tuer le Serpent… D'un autre côté, il voit tellement de bien en chaque personne, humaine ou non humaine qu'il serait capable de prendre le thé avec Victor… Peut être que le bourrage de crâne que je lui ai fait va lui servir à rester prudent…
Harry…""
Sévérus pâlissait à vue d'œil et il se rongeait les sang.
Dans le salon, la conversation continuait.
- C'est vrai, il n'apprécie guère le clan, répondit Harry, mais il n'aime aucune institution.
- Dois-je comprendre que tu ne veux pas le récupérer tout de suite ? demanda Victor surpris.
- Ne vous y trompez pas, dit Harry en se rasseyant sur le fauteuil et en reprenant une gorgée de thé, je suis heureux avec Sévérus, très heureux, mais s'il me cache des choses, surtout des choses qu'il savait que je voulais découvrir, je ne vais certainement pas rester les bras croisés… Il n'est pas au courant que…
- Que tu peux mettre fin à son supplice, dit Victor en coupant la parole au calice, non. Et je crois que tu me plais assez pour ne pas le mettre au courant par la suite.
- Alors, nous avons du temps pour discuter, dit Harry en souriant par avance, si vous avez le temps, bien sûr…
- Je crois que je pourrais avoir l'éternité pour vous… jeune Harry… vous semblez intéressant.
Jusqu'à la fin de l'après-midi, ils parlèrent de tout et de rien, sur la vie dans le clan, surtout la vie des guerriers vampiriques, ce que connaissait le mieux Victor.
- Même si vous ne vous rappelez plus de tous les détails, vous recevrez un journal, fait par des estudiantes et des calices vivants ici. Il y aura alors les dates importantes, les évènements tel que le rassemblement des calices, il y en plusieurs par an… c'est juste qu'au nouvel an, il y a tous les calices, à cause de l'enregistrement…
" Tous sauf moi… encore une anormalité dans ma vie…"
- … un journal adressé à votre nom, bien entendu.
- Bien entendu, ajouta Harry, pourrais-je récupérer Sévérus ?
- Avec plaisir, jeune Harry, c'est plus de temps que je ne l'aurais espéré.
- Je ne suis pas non plus un ange, murmura Harry.
- Et restez vous-même, ajouta-t-il en s'engouffrant dans la porte dérobée, je vais le chercher, et j'enverrai une lettre à votre directeur pour vous laisser libre de venir ici à n'importe quel moment, même durant les cours.
- Je peux être aussi sympathique que cruel, néanmoins, vous m'appartenez indirectement et en partie.
" Moi aussi, j'appartiens à cet homme. J'appartiens à tout le monde, sauf à moi-même…"
- Mais vous savez, dit Victor en passant la porte comme s'il était capable de lire dans les pensées, personne n'appartient réellement à quelqu'un, même pas un calice… ou un mangemort…
Harry hocha la tête et Victor lui répondit. Une sorte de respect mutuel s'était installé entre eux.
Au moment où Sévérus fut libéré, Victor murmura à son oreille :
- Il va bien… et je crois qu'il est…. exceptionnel… du moins, tu ne t'ennuieras pas à son contact… Il t'attend, va ! Il est peut-être le bon…
Sévérus ne répondit pas et retrouva le plus vite possible son calice qui était déjà en train de discuter avec Marcus dans l'entre chambre. Il plongea littéralement sur Harry en l'étouffant presque de ses bras.
