Kirin-Tenshin : merci beaucoup ! Je suis contente que tu aimes à ce point mon histoire... En tout cas, un vampire est toujours sexy ! Sinon, la fin n'est pas pour tout de suite, il reste au moins dix chapitres : j'ai encore des idées qui germent dans mon esprit !
En tout cas, bonne lecture !
41 – Retour à la réalité
Dans la grande salle, au petit-déjeuner, les journaux dans lesquels la soirée de folie était décrite avec des photos non moldues, étaient distribués à tous, grâce à la générosité de la famille Malefoy. Drago avait aussi envoyé ces « précieux » journaux à la seule famille qu'il connaissait chez les gryffondors.
Sévérus regardait les images et souriait : Drago avait bien rempli ses conditions. Seul un journal mentionnait le nom d'Harry Potter et sans plus grande précision.
Harry, lui était soulagé.
"Sévérus au moins, ne saura pas ce qu'il s'est passé… Je lui dirai que je me suis endormi assez tôt parce que… parce que j'étais très fatigué, tiens ! Un calice est souvent très fatigué. Bon, en tout cas, il n'a pas l'air en colère envers moi. C'est bon signe. Par contre, Ron et les autres ont pris… quoique Hermione est à peu près dans le même cas que moi… Une bretelle de soutien-gorge et une partie de poitrine n'est rien comparé aux autres… Par Merlin, mais qui a pu prendre ces photos. Un gryffondor ne peut pas être comme ça… Oh, non, un gryffondor sain ne peut pas faire ça, mais avec l'alcool… et on ne saura jamais qui c'est puisqu'il ne doit pas s'en souvenir lui-même… "
La plupart des élèves de gryffondors essayait de se faire petit, les serpentards étaient aux anges, Drago et Blaise se souriaient mutuellement. Les Poussoufles et les Serdaigles n'en revenaient pas. Le directeur prenait des bonbons au citron. Et le professeur Mac Gonnagal essayait de se montrer digne alors qu'elle était outrée par ces comportements.
- Je l'avais prédit, dit Trelawney, je l'avais prédit ! C'est la fin. Ne vous manque-t-il pas un élève Minerva ?
- Tout le monde est vivant, répliqua sèchement Minerva.
- Oh…
Tout à coup, une beuglante arriva à la table des gryffondors.
- Ma mère, dit dépité et résigné Ron.
Il ouvrit la beuglante et la voix de Molly Weasley résonna dans la grande salle.
- Quelle HONTE, Ronald Weasley ! Tu es une honte ! Par Merlin, je ne t'ai pas appris à te comporter ainsi ! Et toi Ginny : je suis fière de toi, tu ne t'es pas laissée abuser et tu es restée saine d'esprit. Hermione, je sais bien que ça n'est pas de ta faute. Je ne peux pas t'en vouloir du comportement de mon fils. Mais quel DEPRAVE fais-tu ! Avec des hommes et d'autres filles ! … Non mais, tu préfères Hermione ou les autres ! Sinon, Harry chéri, j'espère que tu vas bien…
""Mais de quoi elle se mêle ! Bien sûr qu'il va bien ! J'en prends soin de mon Harry ! Surtout que maintenant, après une nuit très courte et un réveil avec maux de tête, il ne découchera plus toute la nuit ! Je lui donnerai quand même une potion pour calmer ses maux parce que je sens qu'il n'est pas totalement en forme…""
- …En tout cas, je te remercie DRAGO Malefoy, continua à crier la beuglante, mais TRAHIR ses amis n'est pas très bien non plus… Ah, ces serpentards !
Sur ce BONNE JOURNEE ! Et TOI, t'as intérêt à réussir tes Aspics et haut la main ! Je vais t'apprendre à boire et à te déshabiller et à faire la vie !
- Pourquoi c'est toujours moi qui me fait engueuler, je n'étais pas tout seul, se plaignit Ron en s'étalant sur la table et dans son bol de céréales.
- Justement, ajouta Ginny en souriant.
- En tout cas, on sait qui nous a fait ça, dit Hermione en tournant son regard vers Drago.
D'ailleurs, le Serpentard se faisait assez petit sous les regards menaçants d'une bonne dizaine de gryffondors…
- Oh, oh, dit Blaise, bon, va falloir qu'on se mette au vert pendant un certain temps.
- Enfin, toi, la mère Weasley ne t'a pas dénoncé, bon… heureusement que j'aime le vert !
- Ca ne te va pas l'humour quand tu es menacé, ajouta Blaise.
A la fin du repas, les gryffondors promettaient au serpentard mille et une souffrances dans leurs regards. Ron était toujours écarlate, surtout lorsqu'il regardait Seamus et Dean, Neville pensait sans cesse à sa grand-mère et probablement à la crise cardiaque qu'elle avait dû faire en voyant la photo de lui en boxer, pris en sandwich entre un garçon et une fille…
Tout à coup, une seconde pluie de volatiles arriva.
- Rassurez-moi, dit Ron, il n'y a qu'une tournée de courrier par jour, et elle est déjà passée, non ?
- Tais-toi et regarde ! dit Hermione, ce ne sont pas des hiboux, mais des…
- … vampires, lâcha Harry.
- Chauve-souris, dit Neville étalant son grand sens de l'observation.
Le groupe de chauve-souris se divisa en deux et une fois arrivés à la hauteur de Harry et de Sévérus, ils se transformèrent.
- Vampires, affirma Harry en pressentant le pire ou du moins, rien de bon.
Harry attendit patiemment, entouré de quatre guerriers vampiriques et jeta un coup d'œil à Sévérus. Le silence s'était abattu sur la grande salle.
- Que me vaut le… plaisir de vous voir ? demanda Sévérus.
- Vous devez venir, dit un des neuf guerriers entourant la table des professeurs.
- Ce n'est pas ce que je vous ai demandé.
- On est en guerre, lâcha le guerrier vampirique.
Alors que la grande salle bougeait à nouveau en argumentant sur les paroles du vampire, le directeur se leva et ordonna le silence.
- Je suppose que cela ne concerne que votre clan ? demanda Albus pour rassurer les élèves.
- En effet, cracha le guerrier, et aussi nos ennemis. Nous devons nous dépêcher. Victor réunit tout le clan, y compris les caliciers.
Harry arriva au niveau de Sévérus et ce dernier lui prit la main.
- C'est grave Harry, prononça difficilement Sévérus, ils sont venus nombreux pour nous protéger, ajouta-t-il en regardant les guerriers, nous risquons réellement d'être blessés ou de mourir.
- Oui, nous sommes une escorte, dit un vampire.
- Quelle raison ? demanda Sévérus qui savait qu'il ne pourrait pas éviter cette guerre là non plus.
- Attaque personnelle.
Sévérus se leva en prenant Harry par l'épaule. Son visage se ferma. Et ils se dirigèrent dans un couloir vide.
- Harry n'est pas un animagus, dit Sévérus à un autre vampire en pensant à leur départ.
" Mais que se passe-t-il… Pourquoi réagit-il aussi promptement ? … Attaque personnelle ? Alors pourquoi ça a avoir avec tout le clan, c'est personnel, non ? "
- Je sais. Si vous n'êtes pas assez résistants, nous le transporterons à plusieurs, dit un guerrier.
- Et pourquoi ne pas transplaner ? demanda Harry en essayant de ne pas être un boulet.
Tous les guerriers se retournèrent vers la voix du calice et un guerrier ajouta :
- On vous laisse cinq minutes, après, nous ne pourrons plus attendre.
" J'ai dit n'importe quoi ou quoi ? "
Dans la grande salle, Ron et Hermione se regardèrent. Ils fixèrent la table des professeurs et ils virent Rémus assez pâle.
- Mais… Et puis pourquoi devrait-il la faire cette guerre ! lança Ron.
- Ron… je ne crois pas qu'ils aient le choix, as-tu regardé le professeur Rogue ? Il était loin d'être ravi de devoir se battre à nouveau, ajouta Hermione.
- Mais c'est…
- Grave, je pense que oui, ça ne doit pas être une petite bataille, tous les visages des professeurs sont fermés et Rémus essaye tant bien que mal de sourire à Flitwick qui lui parle… Tout ce que l'on peut faire, c'est mettre Harry en confiance et…
- Je comprends Hermione, il reviendra, il revient toujours, murmura Ron, sinon, qu'est-ce qu'on fait pour Malefoy ? demanda Ron pour empêcher que la tristesse n'envahisse totalement tous les cœurs.
- Le tabasser ? proposa Seamus.
- Ca laisse des traces, répondit Dean.
Ils continuèrent à discuter des nombreuses possibilités tandis qu'Harry ne revenait pas.
- Harry… murmura Hermione.
- T'inquiètes pas, c'est le meilleur... Et même si je ne l'aime toujours pas, Rogue mourra pour lui, dit Ron tandis qu'ils se rendaient au cours de métamorphose, il… c'est le Survivant, après tout, ajouta Ron en embrassant sa petite amie pour la rassurer.
- Oui… le Survivant…, murmura Hermione.
42 – Déclaration de guerre
Sévérus regarda son calice dans les yeux et dit :
- Harry… le clan est en guerre et transplaner est impossible : l'enceinte du clan est maintenant protéger contre le transplanage. De plus, intercepter quelqu'un qui transplane est assez facile et…
- Qu'est ce que signifie « Attaque personnelle » ? demanda Harry en coupant la parole à son vampire et qui savait que ça avait été le déclic pour lui.
Sévérus soupira.
"" Je suis si désolé, Harry…""
- Victor a été attaqué personnellement, répondit Sévérus, ce qui veut dire que c'est une déclaration de guerre très sérieuse envers le clan tout entier. Nous ne vaincrons pas simplement le clan ennemi, non, nous le détruirons totalement : pas de survivants : enfants, couples… Plus aucun survivant. Si Victor obtient réparation avant la fin des combats, il peut y avoir des survivants si notre chef le veut bien, mais ils deviendront des esclaves, dit Sévérus l'air grave.
- Et nos…
" Pourquoi ai-je du mal à dire de nouveau ce mot ? Je suis un gryffondor tout de même ! "
- … nos ennemis, continua Harry, veulent aussi nous détruire jusqu'au dernier.
- Jusqu'au dernier, dit Sévérus, je suis désolé Harry, rien n'annonçait qu'une guerre se préparait…
" Je t'en prie, ne souffre pas plus à cause de moi… Je suis fort, et je ne t'en veux en aucun cas…"
- Bah, de toute façon, ça me faisait bizarre de ne plus avoir de menaces au-dessus de ma personne ! lança Harry d'un ton qu'il se voulait badin.
- Nous devons y aller, dit un guerrier.
- Pas de problème, et pour le transport, je suis assez fort, répliqua Sévérus plus que possessif.
- Euh… et mon balai ? proposa Harry qui ne voulait pas être suspendu à une chauve-souris durant tout un voyage.
- Trop gros.
- Attends un peu ! Je suis plus gros qu'un balai ! s'exclama Harry.
- Vous ne savez pas où se situe le clan, et nous n'avons pas le temps d'être à la recherche d'un attrapeur, dit un guerrier.
Quelques minutes plus tard, dehors, un guerrier dit avant de se retransformer :
- S'il y a un problème, continuez, ne vous inquiétez pas pour nous.
- Ca, ça ne m'était jamais venu à l'esprit, dit Sévérus, Harry…
- On est ensemble.
Sévérus souleva un sourcil.
- … et bien… on est encore plus fort, dit Harry en s'accrochant aux pattes de chauve-souris de Sévérus, alors c'est tout ce qui compte. Et puis, cette fois-ci, je ne suis pas au centre de la guerre…
Un long vol commença.
" S'il continue à virer à gauche puis à droite sans cesse, mon petit-déjeuner va finir par ressortir… Par Merlin, je suis en train de frôler de dangereuses branches… Mais c'est quoi ce chemin ? Ils ne pouvaient pas passer au-dessus de la forêt ? Bien sûr que non, on est en guerre.. Par Merlin, ça recommence. Mais, je ne suis pas tout seul, non… pas tout seul…"
Quand ils atterrirent, les vampires et le calice furent accueillis par les armes : des épées en argent, des haches, et certaines baguettes… portées par une armée entière de guerriers. Une partie des vampires non civilisés était enfermé dans des cages, au centre de la grande place. Ils étaient prêts à bondir sur n'importe qui.
- Tenez-vous éloigné d'eux, dit un guerrier à Harry, ils n'ont pas eu de chaires fraîches depuis longtemps, on les affame pour un meilleur carnage lors de nos raides préliminaires contre les ennemis.
- Bien, murmura Harry d'une voix étranglée.
Sévérus avait affermi son étreinte et la pression autour du corps de Harry et surtout avait affermi sa vigilance.
" Toute cette tension… Par Merlin, on est vraiment en guerre… "
Sévérus et Harry furent emmenés dans la grande salle du conseil qui fut agrandie pour l'occasion. Sévérus trouva Stick, Daniel et Marcus. Ils les rejoignirent et Sévérus hocha la tête en guise de salut.
- Triste condition pour se revoir, jeune Harry, dit Marcus habillé d'une tunique noire et portant une épée le long de sa hanche comme tous les guerriers vampiriques.
- Bonjour, répondit Harry qui avait besoin de parler un peu, vous allez bien ?
- Victor va bientôt arriver pour donner les détails, dit Marcus.
- Et toi Daniel ? demanda alors Harry.
- Laisse-le tranquille ! répondit Stick, … Désolé, il est au bord de la crise de nerfs et ça me porte vraiment sur le système… Et inutile de t'excuser Dany, c'est encore pire dans le lien…
Daniel referma donc, sa bouche.
"" Au moins, Harry garde son calme… C'est plus facile pour moi.""
Tout à coup, les murmures stoppèrent au niveau de l'estrade sur laquelle le trône était placé. Et le silence se diffusa.
" Il arrive."
Victor s'approcha, il avait l'air grave, en colère, et… un peu triste. Enfin, la haine était le sentiment le plus présent dans ses gestes. Il commença alors à parler avec tout son charisme :
- Clan ! Clan, vous qui êtes formés de guerriers vampiriques, de estudiantes, de caliciers, oui, et vous aussi esclaves ! J'ai déclaré l'état de guerre car je n'avais pas le choix. Je ne pouvais pas laisser passer ceci.
Il y a trois jours, des bâtards de loups sont entrés sur notre domaine, ont détruit nos esclaves, et sont venus jusqu'ici et ont kidnappé mon PROPRE esclave. Ma propriété…
" La cousine de Daniel. "
- … Ils l'ont fait saigner pour le plaisir et ont laissé un drapeau de leur clan avec son sang ! Le clan des loup-garous de Luciane nous ont déclaré la Guerre. Bien entendu, je n'ai pas réuni tout le clan s'il n'y avait que ces sales loups. Non. Ce clan est allié, par je ne sais quelle horreur, au clan de vampires de Rudius. Un ennemi de longue de date et qui s'était fait tout petit jusque là… Ils ont lancé une attaque personnelle envers le clan Victorusien et ils vont le payer de leur vie, de leur sang et de leur âme !
Victor leva le poing et comme un seul vampire, les poings de la salle entière se levèrent, les canines se retroussèrent, et le son de la guerre se répandit dans tout le domaine.
Même Sévérus découvrit ses canines et Harry avait joint sa voix au cri de guerre.
- Pour la Gloire du clan ! cria Victor.
- Pour la Gloire du clan ! hurlèrent les vampires.
- Et pour la Survie du clan !
- Pour la Survie du clan ! ajouta la salle.
- Qu'il ne reste pas Un seul survivant ! ajouta Victor avec sa ferveur pour la guerre et le sang.
- Qu'ils saignent à mort ! répondit la salle.
