Lunicorne : Non, ce n'est pas le dernier, il me reste des idées pour environ 10 chapitres...

Kirin-Tenshin : merci beaucoup ! Mais, si j'ai une bonne cadence, c'est grâce aux vacances qui permettent de bien avancer !

Lilo77 : et bien, je crois que tu vas avoir un mélange de tous ces sentiments avec celui-là... Contente que ça te plaise !

Isatis : merci à toi !

Voldemort xxx : je suis contente qu'elle ne t'ennuie pas lors d'une seconde relecture !

Vif d'or : merci pour ces deux reviews (eh oui, la guerre c'est jamais drôle...)

Bonne lecture à tous et à toutes et bonnes vacances à ceux et celles qui y sont !

47 – Alors Potter, tu t'en souviens ?

Dans la grande salle, le retour d'Harry avait été très apprécié de tous sauf des serpentards qui auraient préféré ne plus avoir de Survivant. Et pour le retour du professeur, cela avait été plutôt l'inverse.

- Alors qu'est ce qui s'est passé ici ? demanda Harry qui ne voulait pas parler de l'horreur de là-bas.

- Rien d'intéressant, répondit Ron en avalant une fourchette de riz.

- Vraiment ?

- Malefoy a réaffirmé son statut de prince de Serpentard, répondit Hermione, en invitant ses amis serpentards à son anniversaire. Ca se passe dans deux semaines.

- C'est bien ce que je disais, rien d'intéressant, ajouta Ron.

- Peut être pour toi, pas pour Harry, répliqua Hermione.

"En tout cas, ils s'envoient toujours des pics… Ca, au moins, ça ne changera jamais…"

- En quoi ça le concern… Non ! Ne me dis pas que c'est ton amant ? s'exclama Ron, quoique… je me disais bien que Rogue ne pouvait pas être à la hauteur au…

- Ron ! s'indigna Harry, vous avez vraiment dû vous ennuyer pour être arrivés à ce genre d'inepties… Bon, sinon en quoi ça me concerne Hermione ?

- Oh ! En rien, dit Hermione en souriant.

- Hermione… menaça Harry, ... bon, ça ne peut pas être pire que ce que j'ai déjà vécu.

Hermione se gratta alors la gorge. Le reste du repas se déroula dans la bonne humeur des gryffondors. Aucun ne fit allusion à la guerre du clan pour éviter d'ennuyer Harry qui lui, avait fait mine de rien.

A la sortie de son dernier cours, Harry se fit happer par une tête blonde qui l'emmena dans une autre salle de cours vide.

- Mais qu'est ce que…

- Bonjour, Potter, ça va ? Bon trêve de politesse, dans deux semaines, je serai majeur.

" Au risque de me répéter à moi-même, en quoi ça me concerne ? Et puis, ses politesses, il peut les mettre… Ouais, il n'a pas essayé de me frapper, il ne s'y risque plus désormais…"

- Bien, continua Drago en restant droit comme un i, je fais une soirée, tu devras rester au manoir des Malefoy tout le week-end…

" Attends ! Quel rapport entre moi, mon week-end et ce crétin d'anniversaire ! "

- Ecoute Malefoy, coupa Harry, je ne vois pas…

- Mon parrain, répliqua aussitôt Drago, et accessoirement ton compagnon…

" Merci pour moi de bien souligner « accessoirement » "

- … vient toujours pour mon anniversaire et il reste au manoir tout le week-end.

" Je vois. "

- Il me semble que ça ne te tuera pas s'il reste juste le temps de la soirée.

- Je ne le verrais pas, se justifia Drago.

- Alors, lui et moi, on pourra… venir plus tôt ou même assister à un repas, ajouta Harry avec toute sa générosité.

- Non, tout le week-end… Harry, ajouta Drago pour bien se faire voir.

" Mais, il essaye de m'amadouer le petit serpent… Si ça avait été une de ses fans, je crois qu'elle aurait déjà dit oui et serait même à ses pieds… Oulala, il y tient à son week-end : il fait le coup du regard à croquer maintenant. Bon, c'est le moment de lui briser ses rêves…

C'est une super journée pour se remettre à casser du serpent !"

- Bon, je dois y aller, Sévérus va m'attendre et comme il me reste quelques blessu… enfin bref, à plus tard Drago, dit Harry en s'éclipsant très vite de la salle.

- Puisque tu le prends sur ce ton… menaça Drago en faisant un sourire à vous glacer le sang.

Au moment où Harry refermait la porte de l'appartement du détestable professeur de potion, qui était justement en retenue avec un gryffondor de 1ère année, une main la stoppa net.

- Je n'ai pas fini, dit Malefoy.

" Il s'accroche le serpent… "

- Mais, je t'en prie, dit Harry en soupirant et en laissant entrer Drago dans le salon.

- Tiens, c'est pour toi, répondit Drago en lui tendant une enveloppe épaisse, je ne sais pas si tu t'en souviens… et sache qu'on ne peut pas truquer des photos sorcières.

" Oh ! … Par Merlin, Mais… non, non, je n'ai pas pu faire ça… "

- Là, c'est ma préféré, sur une même photo, tu arrives à embrasser, en moins d'une minute, 3 types, dit Drago avec un sourire sadique, bon, étant donné que je suis magnanime et noble, et que tu es tout de même le calice de Sévérus… Bon, sur les photos, tu sembles l'oublier, mais enfin ! Je ne montrerai pas ces photos à Sévérus.

- En échange de ?

- Evidemment, si je les lui montrais, il serait terriblement en colère, il tuerait même tes amis parce qu'ils t'ont touché… et puis, il serait vraiment déçu par ton comportement et il ne te referait plus confiance. Tu sais, c'est dure d'avoir sa confiance mais, la regagner, c'est impossible.

- En échange de ? dit Harry à nouveau en grinçant des dents et plus fortement.

- Oh ! C'est rien du tout… juste le week-end avec le sourire, bien sûr ! Bon, je vais te laisser, avec les photos, j'en ai d'autres… plus explicites, dit Drago en mentant sur le fait qu'elles soient plus explicites.

Alors que Drago prit son temps pour repartir, Harry l'arrêta en lui prenant le bras.

- D'accord pour le week-end, dit Harry résigné.

- Avec le sourire, et sans faire de scènes à la gryffondor.

- Avec le sourire et ce qui va avec, mais je veux Toutes les photos, dit Harry.

- Entendu, dit Drago qui se retourna pour partir et qui tomba nez à nez avec son parrain.

- Entendu pour quoi ? demanda le professeur Rogue qui sentait l'embrouille.

- J'ai demandé à Harry s'il était d'accord pour venir le week-end de mon anniversaire au manoir et il a accepté.

Sévérus tourna son regard vers celui de son calice en relevant un de ses sourcils.

- Bah ! De toute façon, ce n'est qu'un petit week-end et il tenait vraiment à m'avoir pour t'avoir alors j'ai finalement accepté, dit Harry qui avait eu juste le temps de cacher les photos de la soirée des gryffondors sous sa robe de sorcier.

- Je vais y aller maintenant, à plus tard parrain ! … Harry.

- Au revoir Drago, ajouta Sévérus.

"" Bon, qu'est ce qu'ils me cachent ces deux-là ? Intéressant… comment vais-je lui faire avouer…""

- Euh… je vais faire mes devoirs, dit Harry en essayant de paraître innocent.

Harry s'en alla mais comme Merlin n'était pas du tout avec lui aujourd'hui, il se prit les pieds dans le tapis et se cogna contre la commode. Avant que son corps ne tombe par terre, il fut rattrapé par deux bras puissants.

- Je te le demande sincèrement, ne deviens pas comme Longdubat, ajouta Sévérus en le remettant sur pied.

Ses doigts touchèrent alors une zone anormalement dure.

"" C'est bien trop haut pour être… ""

- Harry, je peux savoir ce qu'il…

" Les photos ! "

- Merci de m'avoir rattrapé, mais si tu veux qu'on ait un peu de temps libre ce soir, je dois vraiment rattrapé mes cours, dit Harry en essayant de s'échapper.

Avec un sort bien lancé, Sévérus enleva la robe de Harry, très surpris de se retrouver en chemise et pantalon.

"" Voyons voir… ce sont des photos… Mais qu'est ce que…""

Harry recula légèrement, honteux de s'être fait prendre et surtout honteux de ce que les photos montraient.

" Maintenant, il sait et j'ai donné ma parole que je viendrai le week-end… Malefoy va me le payer ! Oh, non, il devient encore plus pâle ! "

- Je… essaya de dire Harry.

" Il a atteint un niveau de visage crispé impressionnant. "

- Je…

- Harry sors ! ordonna le vampire qui essayait de se contrôler.

"" C'est mon calice, je ne dois pas lui faire de mal… On l'a obligé à être collé contre ces gens, à les embrasser… oui… obligé… Pourtant, là, on voit clairement que c'est lui qui se jette sur ces gryffondors : Longdubat, Weasley, Finnigan…

C'est mon calice, je ne lui ferai pas de mal… Je vais tuer les autres… Mais comment a-t-il pu… ""

- Je peux t'expliquer Sévérus.

- Je t'ai dit de sortir ! Tu ne m'obéis pas ? Comment as-tu pu…

- Je ne m'en souviens même PAS ! hurla Harry qui n'en pouvait plus de ressentir toute la tension et la déception du vampire.

- QUOI ?! Tu veux ME faire croire que tu ne te souviens pas d'avoir BAISE ces Gryffondors ! cria Sévérus à son tour.

- Exactement ! … Enfin, non, je n'ai pas… on était soûl et je… reprit Harry en baragouinant un peu.

"" Par Voldemort ! C'est la soirée ! La soirée où j'ai fourni moi-même « l'alcool ». Je… Ils ont profité de mon calice, je vais leur faire payer… en classe, sinon l'autre vieux directeur va m'en vouloir. Qui plus est, il pourrait se rendre compte d'où provenait l'effet corsé de l'alcool… ""

- Mais pourquoi trimballes-tu ces photos ? Elles te plaisent, c'est ça ? demanda Sévérus, toujours en colère et en faisant onduler les photos dans l'air.

- Mais… bien sûr que non ! répliqua Harry, je… on…

" Est ce que je dois lui dire maintenant ? Drago est la seule famille qui lui reste… et il est tellement en colère en ce moment qu'il pourrait le tuer… "

Sévérus prit alors une décision.

- Je te jure que tu n'iras pas voir ailleurs… dit Sévérus en se rapprochant très vite de son calice et en le calant dans le canapé du salon, … non, tu n'en auras même plus envie.

- Sévérus, qu'est ce que tu fais ? demanda Harry qui ne savait pas ce qu'avait le vampire en colère en tête et qui commençait à paniquer.

- Je t'interdis de me quitter, murmura Sévérus et qui commençait à l'embrasser.

" Mais, je n'ai jamais voulu te… "

La tête de Harry partit en arrière sous les ondes de plaisir que Sévérus faisait subir à son corps : les lèvres, le cou, le torse en n'oubliant pas de caresser les fesses. Le corps d'Harry brûlait totalement et de partout. Sévérus passait sans cesse sur les plaies restantes de son calice. L'orgasme qui n'était pas loin mais qui n'était pas encore présent, était toujours titiller par Sévérus. La passion de Harry qui lui avait fait oublier qui il était et où il était se communiqua au vampire et alors que Harry gémissait une fois de plus entre les doigts experts de Sévérus, ce dernier le prit et frappa sans cesse l'endroit magique où Harry pouvait atteindre l'autre côté de l'univers.

- Dis mon nom, dit le vampire juste avant de donner un dernier coup de rein.

Harry n'arrivait même plus à se concentrer.

- Dis mon nom… Qui est le meilleur Harry ? redemanda Sévérus, qui aimes-tu ?

Sévérus attendit à l'entrée du point d'orgasme.

- Toi, Sévérus… toi, toi, toi, toujours toi, cria Harry alors que Sévérus reprenait son rythme effréné.

Harry et Sévérus se courbèrent alors en prononçant leur dernier cri de plaisir.

Sévérus se releva du sol. En effet, au cours de l'ébat, ils avaient glissé du canapé à la moquette.

- Je t'interdis les soirées, ordonna Sévérus.

- Non, répliqua Harry qui venait de rouvrir ses yeux encore parsemés d'étoiles de plaisir.

Sévérus le regarda alors droit dans les yeux avec un regard très mauvais.

- Comment ?

48 - Mises à plat

- J'ai dit non, reprit Harry en se rhabillant rapidement, tu ne peux pas régler nos disputes ou même apaiser tes peurs en me baisant et ensuite m'interdire ce qui ne te plaît pas !

- Si, je le peux et je le fais ! répondit Sévérus dont le côté vampirique se rebellait.

- Ca je le vois bien que tu le fais ! cria Harry, mais tu… on ne peut pas continuer ainsi. Je suis ton calice, mais pas… pas un objet qu'on traîne et qu'on utilise à sa guise !

- Je te signale que c'est toi qui est en faute ! répliqua Sévérus qui n'en croyait pas ses oreilles.

- Je… oui, oui, oui, je suis responsable de mes actes, je te promets de ne plus toucher une goutte d'alcool, mais… je… ce sont mes amis et…

C'était de trop et Harry s'élança alors dans les couloirs pour rejoindre la salle sur demande. Sévérus était encore abasourdi.

" Je ne comprends plus rien... Il trouve les photos, et se met en colère… pourtant, après coup, il n'avais pas l'air si furieux. Est ce qu'il serait la cause ou il a peut être un lien avec ces photos… Non, il n'aurait pas osé… non, ce n'est pas lui qui les a prises ou qui les a commandées… J'y comprends plus rien ! Et puis, comme si le sexe résolvait tout, il couche avec moi… Je ne suis pas un objet. Faut que je parle avec Hermione, elle, elle sera tout démêler.

Bon, peut être qu'il faut que je me soigne avant, l'autre serpent m'a réouvert les dernières plaies… Oui, enfin, il me les a réouvertes pour mieux goûter mon sang pendant qu'on… Il est égoïste ! Non, je ne peux pas dire ça de lui : il tient à moi mais peut être de trop justement.

Et bien, tant pis, je ferai entremetteur si ça me plaît ! "

""Mais où est-il ? Non mais, moi, je le prends pour un objet ! On aura tout entendu ! ""

Sévérus avait cherché Harry partout : au dortoir des gryffondors, dans la grande salle, au lac et même à la bibliothèque ! Maintenant, il se tenait devant l'appartement du professeur Lupin.

"" Non, décidément, il faut mieux que je fasse demi-tour… Trop tard, Albus en personne !""

- Ah, mon cher Sévérus, comment allez-vous ? demanda le directeur qui traînait « par hasard » dans les couloirs.

- Bien, dit Sévérus, je dois vous laisser, j'ai une potion sur le feux.

- Bien entendu, répondit Albus en souriant d'une façon énigmatique, ah au fait, cher ami, il me semble que j'ai vu traîner Harry près de la tour d'astronomie, il faisait les cent pas… Il devait sûrement attendre quelqu'un, ajouta Albus alors que le vampire était déjà parti pour la tour.

""Il ne va pas sauter ! Non, il ne peut pas se tuer… C'est un gryffondor, il ne peut pas être suicidaire. Je l'aime, il ne doit pas…""

Et le professeur Sévérus, à trois mètres de la tour d'astronomie, percuta Hermione.

- Mlle Granger ! Vous ne pourriez pas faire plus attention…

- Mais…

- 100 points en moins pour gryffondor ! continua Sévérus.

- J'espère pour vous que Harry ira beaucoup mieux, dit Hermione d'une voix assurée, il m'a envoyé une lettre dans la chambre des filles parce qu'il devait absolument me voir. Alors, je vous laisse y aller, mais prenez soin de lui.

- Merci de vos conseils, dit le professeur sur un ton ironique.

- Franchement, vous les hommes !

- Je vous demande pardon ?

- Apparemment, vous vous êtes disputés avec Harry, ajouta Hermione, et si Harry voulait me voir moi et pas Ron ou le professeur Lupin, c'est qu'il a un mystère à éclaircir. Enfin, vous êtes là pour arranger les choses mais, il faudrait déjà que vous vous calmiez…

Sévérus l'écouta et inconsciemment, ça l'aida à se relaxer.

- … Pour finir, vous devriez l'emmener discuter dans votre appartement ou dans un endroit plus neutre car dans moins d'une heure, il va y avoir pas mal de couples qui vont passer par là.

- A ce que je vois, Miss-je-sais-tout a réponses à tout, répondit Sévérus en parlant comme un gamin.

- Exactement, au revoir professeur, dit Hermione en tournant les talons.

"" Mais de quoi elle se mêle celle-là ! Bon, elle avait quand même en partie raison…

C'est pour ça que je déteste les gryffondors : toujours à se la ramener avec leurs bons sentiments et leurs bons conseils ! ""

Sévérus ne tarda pas plus longtemps pour rejoindre Harry dans le corridor. Il trouva celui-ci regardant dehors une lune presque pleine.

"" Il est si parfait, il est si beau… Mais qu'est ce que… une larme… oh, non, ne la laisse pas couler… ""

- Ah, c'est toi Hermione, dit Harry qui avait entendu du bruit derrière lui en refoulant ses larmes mais qui ne voulait pas se retourner.

"" Au moins, je saurais ce qu'il a réellement sur le cœur et le mystère à élucider… ""

Sévérus fit un petit bruit qui devait ressembler à un oui aigu.

- Je ne comprends plus rien, Hermione, se lança Harry, je l'aime et je sais qu'il m'aime… et même si j'ai failli aller à serpentard…

"" Quoi ? Lui, il a failli… Merlin m'en a préservé, j'aurais été forcé d'enlever des points à ma propre maison…""

- … mais je n'ai jamais employé ce genre de méthodes et je n'en aurais jamais idée… Ah, mais oui, je ne te l'ai pas dit, Sévérus, il…enfin, si je suis objectif et je le suis, il couche avec moi pour pouvoir me faire obéir… Oui, c'est ça, c'est ce qui résume le mieux la situation… soupira Harry de tristesse.

"" Ca ne résume en rien la situation ! Comment peut-il généraliser tout comme ça !""

- …mais bon, sinon, ce n'est pas pour ça que je t'ai demandé de venir, il s'est avéré durant la soirée où on était tous soûls que moi aussi, j'ai fait de vilaines choses. Et normalement, Sévérus aurait dû me tuer, il aurait dû être plus en colère… Alors, je me disais qu'il y était pour quelque chose… non ? Enfin, ça n'a ni queue ni tête ! Non ? finit par dire Harry en se retournant, … Sévérus ?

- Je crois que nous devons vraiment parler, dit doucement Sévérus en demandant du regard à Harry de le suivre dans une salle de cours.

Harry, plus rouge que d'habitude le suivit et il attendit dans le silence le temps que Sévérus insonorise et bloque la pièce de gêneurs potentiels.

- Bien, dit Sévérus qui ne savait plus par quoi commencer.

Harry s'assit dos contre le mur, à même le sol froid.

- Alors, mettons les choses au clair, se lança Sévérus.

- Comme tu veux, lâcha Harry.

- Non, justement, c'est pas comme je veux, mais comme nous voulons ! dit Sévérus en s'emportant légèrement et s'adossant contre le mur, bon… tu te demandais pourquoi je n'avais pas réagi plus que ça pour les photos ?

Harry releva la tête.

- Parce que je savais que tu ne savais plus ce que tu faisais à cette soirée, reprit Sévérus, j'ai fourni à des « amis » une potion rendant une boisson très alcoolisée… Je suis désolé, je suis même désolé pour moi car j'ai créé mon propre malheur, en voyant ces photos, j'ai …

- Qui sont les « amis » ? demanda Harry qui de toute façon, ne voulait pas se relancer dans une dispute.

- Je ne trahis pas les « amis », bon, puisque ce problème est réglé…

- Il n'est pas réglé ! Enfin, ça devait être Malefoy, non ? dit Harry d'emblée, bon, on n'a qu'à dire qu'il est réglé… ajouta Harry en n'entendant pas de réponses réfutant sa proposition.

" Je suis fatigué et m'asseoir n'était pas une si bonne idée que ça…"

- Un dernier point, je t'accorde le fait que tu peux aller voir tes amis, mais…

- Désormais, je rentrerai… on ne sait jamais, il y aura peut être une autre personne qui pourrait mettre de cette potion d'en d'autres denrées et si je rentre à la maison avant le lendemain, je ne serais pas obligé de toucher à quoique ce soit !

"" On doit tout régler. Oui, tout. ""

- Je te donnerai une formation pour les poisons, reprit Sévérus très sérieusement, sinon, en continuant sur la lancée des reproches, pour le combat, je ne veux plus que tu désobéisses à mes ordres lorsque le danger est réel !

- Mais… Tu ne peux pas aller au combat et m'en empêcher, je ne supporterais pas de te perdre alors que j'aurais pu te sauver, reprit Harry d'une voix triste.

- Tu as vu le résultat, j'ai même été un danger pour toi ! s'exclama Sévérus en se relevant du sol.

- On reverra ça à la prochaine guerre, tu veux ? ajouta Harry qui ne voulait pas d'une autre dispute.

- Il n'y en aura pas d'autres, Victor va nous laisser tranquille maintenant, il a une dette envers nous puisque, grâce à nous, il a une merveilleuse calice ! Harry… Je… tu n'es pas un objet pour moi… mais tu dois comprendre que ma nature me pousse à dominer… reprit Sévérus en ne laissant pas de répit au cerveau d'Harry.

- Je sais.

- Et, je ne règle pas tout par le sexe… C'était ma façon à moi de réagir… face aux photos, dit Sévérus.

- Vraiment ?

- Bien sûr ! Tu arrives à de ces conclusions ! Sur les photos, tu étais en train d'embrasser d'autres que moi, il est normal que je te prouve et que je me prouve qu'il n'y a que moi qui puisse te donner autant de plaisir, dit Sévérus en abaissant sa voix, il fallait que je te fasse comprendre que tu n'aurais pas mieux ailleurs, ainsi, tu ne me… quitterais pas…

Harry baissa la tête.

- Je ne le ferais jamais Sévérus, ajouta Harry touché par les paroles de son vampire, tu n'as rien à me prouver car je sais que c'est toi qu'il me faut, c'est toi que je veux…

"" Harry… Ca commence à devenir trop… romantique pour moi…""

- Au fait, je comprends mieux pourquoi Granger doit être là, c'est pour vous servir de tête à toi et à Weasley ! lança Sévérus.

"Tiens, d'ailleurs, où est-elle ? "

- Tu veux rentrer à l'appartement ? Ou bien aller faire un tour, voir tes amis… dit Sévérus en essayant de se montrer ouvert.

- Non, je veux rentrer, dit doucement Harry en tendant ses bras vers le haut.

- Quoi ? demanda Sévérus sur un ton doux.

- Tu me lèves ? demanda Harry avec une moue à faire fondre l'horreur des cachots.

Sévérus soupira et sourit devant les yeux implorants de son calice. Alors qu'il commençait à le prendre dans ses bras, Harry gémit.

- Un peu plus haut ta main, s'il te plaît, dit Harry.

Sévérus décala sa main qui était autour de sa taille en ayant un regard inquiet.

- Tu as encore mal ? Des blessures ?

- Mmm… oui, tout à l'heure, elles se sont réouvertes et, enfin voilà quoi.

- Désolé, je n'ai pas pu me contrôler…

- Ce n'est pas grave… du moment, que tu me soignes, dit Harry en calant sa tête contre le cou du vampire.

"" Quelle soirée… Au moins, il ne reste plus aucun problème en suspends… ""

Une fois dans l'appartement, Sévérus ne dit plus rien et allongea Harry sur leur lit. Et il le soigna pour ensuite lui apporter son repas.

- Merci, murmura Harry très content de l'attention et de la patience de Sévérus.

- Bon, et que faisons nous de ces photos ? demanda Sévérus.

- On peut les brûler, proposa Harry.

- Et si on les gardait… pour se rappeler nos défauts…

- Nos défauts ? demanda Harry en essayant d'avoir l'air outré.

- Oui, « nos », Monsieur Potter : ta rapidité à émettre des conclusions relativement fausses, et mon désir de te posséder et de te contrôler totalement, répondit Sévérus en se calant contre Harry sur le lit, d'ailleurs c'est mon côté vampirique qui fait ces défauts…

" A d'autres ! "

- Bon, pour les photos, maintenant c'est toi que a envie de les garder ? dit Harry amusé.

- Harry… dit Sévérus d'une voix rauque.

- Bon, alors mettons dans un endroit où on ne les verra pas tous les jours, dit Harry en commençant à s'endormir à cause des potions tranquillisantes.

"" Bon, Harry m'aime, alors je n'ai pas besoin de contrôler sa vie… Ca va vraiment pas être facile… Dommage qu'il ne soit pas un poussoufle, au moins, il ne se serait pas rebellé… Et puis, moi j'aimais beaucoup nos fins de conversations houleuses sous la couette… Marcus avait raison : on doit forcément changer un peu lorsqu'on est deux… ""