Vif d'or : merci pour ces deux reviews ! Et pour les bonnes idées d'Harry... elles vont profiter à un certain serpentard... mais au prochain chapitre...
Kirin-Tenshi : merci beaucoup et j'espère que le prochain couple de calicier vous plaira... bah... de toute façon, vous en avez déjà une petite idée, non ?
Isatis : voici la suite... et comme je ne pourrais pas publier avant assez longtemps, je vous mets deux chapitres !
Bonnes vacances à tous (c'est important les vacances...) et bonne lecture !
53 – Questions existentielles
Le lendemain matin, Harry se réveilla et mit un certain temps pour se rappeler où il se trouvait. C'est alors qu'une ombre arriva rapidement pour prendre dans ses bras le calice.
Harry était aux anges.
- Bonjour toi, murmura la voix.
- Déjà levé ? demanda Harry pour savoir l'heure.
- Oui, ma petite marmotte, il est presque onze heures et tout le monde est en train de déjeuner, répondit Sévérus.
- Tout le monde ?
- Drago, Narcissa, les Weasley…
- Les ?
- Apparemment, tes amis ont trouvé le jardin de Drago assez confortable pour y dormir, dit Sévérus amusé et encore plus amusé en voyant Harry rougir, sinon, il y a aussi Mr Zambini et d'autres serpentards.
- Ah. Alors, on ne va pas partir tout de suite, ajouta Harry un peu dépité.
- Harry…
- Bah, de toute façon, on peut peut-être rester là, dans cette chambre, non ?
- Ca ne me dérangerait absolument pas, mais et toi ?
- Moi ?
- Tu n'es pas à Poudlard ici, mon amour, alors tu ne peux manger où tu veux et quand tu le désires.
" Exact. Bon quand faut se lever, il faut se lev… non se laver d'abord… Après tout, je suppose qu'on peut prétexter un retard puisqu'on ne connaît pas par cœur le chemin pour aller à la salle à manger… "
- Dis Sévérus, dit Harry en se nichant un peu plus dans les bras de son vampire.
- Oui ?
- Tu t'es déjà lavé ? demanda Harry qui était de plus en plus à l'aise avec son vampire.
Et sans connaître la réponse, Harry se retrouva sous une douche à la température idéale alors que deux mains le massait, le lavait, le caressait.
Après une demi-heure d'intentions intimes, ils arrivèrent juste avant que Narcissa ne demande aux elfes de débarrasser le buffet. Il ne restait plus que quelques serpentards dont Blaise.
- Alors, Mr Zambini, avez-vous passé une bonne nuit ? demanda Sévérus pour savoir où il en était avec son ami.
- Oui, excellente, répondit le serpentard toujours aussi courtois, et reposante, ajouta Blaise qui ne voulait pas que quelqu'un s'imagine des choses.
Alors que Sévérus se levait pour rejoindre la maîtresse de maison, il s'arrêta au niveau de Blaise et lui murmura à l'oreille :
- Les vampires ne sont pas gentils Mr Zambini, et ils ne sont pas manipulables à souhait. Soyez prudent car dès qu'on s'approche de nous, c'est… assez… permanent. Réfléchissez bien à vos actes et paroles…
Blaise arrêta de respirer et ne prêta même plus attention aux autres. Le serpentard avait senti toute la tension ressortant des paroles de Sévérus. C'est vrai, il ne jouait pas et le danger était réel.
- Allez mon vieux ! Bouge-toi un peu, lança Drago en lui donnant une tape dans le dos, on dirait que tu viens de recevoir une douche froide, on va se faire une partie de quidditch !
- Une douchez froide, non. Un retour à la vérité, oui, murmura Blaise pour lui-même.
Alors que la salle était quasiment vide, Blaise arrêta son meilleur ami avant qu'il n'aille rejoindre les autres.
- Je peux te parler, maintenant ?
- Ca ne peut pas atten… dit Drago en se retournant, allons par là, ajouta-t-il en voyant le visage sérieux de son ami.
- C'est au sujet de…
- Des vampires, proposa Drago qui avait déjà parlé du cas « Marcus » avec son ami la semaine dernière.
- Oui.
- Je ne suis pas le mieux placé, Blaise, dit Drago, c'est pas d'un Malefoy dont tu as besoin, ni d'un ami, mais d'un calice. Je suis au regret de devoir t'envoyer voir Harry… pour ton propre bien.
- Euh… dit Blaise qui hésitait.
- En réalité, il n'est pas aussi chiant que ça, ajouta Drago.
- Je ne l'ai jamais réellement détesté, dit Blaise.
- Oui, bon, je vais voir où il se trouve, reprit Drago.
- Non, laisse. Après tout, c'est moi qui veux savoir.
Quelques minutes plus tard, alors que tout le monde était parti se changer, Blaise trouva Harry adossé sur un arbre.
- Salut, Harry, ça va ? demanda Blaise en s'approchant doucement du calice.
- Jusqu'à ce que tu n'arrives oui, dit abruptement Harry en se demandant pourquoi Sévérus devait parler à Mme Malefoy, qu'est-ce que tu veux ?
- Je te demandais seulement si tu allais bien, dit Blaise en laissant dériver son regard sur les deux petits trous sur le cou de Harry.
" Mais qu'est-ce qu'il fixe comme… Oh. Apprécierais-tu à ce point les vampires ? "
- Oui, je vais bien, je me porte comme un charme, répondit Harry.
- Euh… bon, bah, c'est cool, dit Blaise qui ne savait plus vraiment quoi faire et dont la volonté avait fléchi, bon, ben, je te laisse, dit-il en allant retrouver les autres élèves.
- Attends un peu Blaise, prononça Harry en touchant son bras, ça te dirait un jus de citrouille?
- Blaise ?!
- Oui, c'est bien ton nom, non ? Et puis, comme tu m'appelles Harry, je me suis dit qu'on était parti pour avoir des relations amicales donc…
- Exact, Harry, dit Blaise en souriant et en accentuant le prénom du calice.
- Alors, pour ce jus ? Mme Malefoy m'a donné l'autorisation d'aller n'importe quand en cuisine.
- Cool, je commençais à avoir un peu soif.
Alors que les deux garçons partaient en direction de la cuisine, les autres étaient fin prêts pour une partie de quidditch.
- Eh oh ! Harry ! s'exclama Ron, tu t'amènes ?
- Oui, Blaise, viens, on va leur foutre la volée ! dit Drago qui pensait que son ami avait fini de discuter.
- Désolé, mais j'ai un petit creux, dit Harry, et Blaise a… perdu un pari et ne doit pas me laisser seul, inventa Harry.
- Ah. Ok, de toute façon, ça ne changera rien aux résultats Malefoy.
- Exactement Weasley, vive le vert et l'argent ! s'exclama Drago en repartant vers le jardin.
- Le vert, c'est fait pour être à terre, pas dans les airs, ajouta Ron en talonnant le propriétaire du manoir.
- Au fait, tu sais où se trouve les cuisines ? demanda Harry alors qu'il était de nouveau seul avec le serpentard.
- Par là… Harry… merci.
- Tu ressembles de moins en moins à un serpentard, Blaise, dit Harry en souriant.
- Bien sûr que non ! J'en suis un vrai, un pur, moi ! Mais, je sais donner de la reconnaissance lorsque celle ci est justifiée, répliqua Blaise, de plus, être serpentard n'empêche pas la politesse.
Quelques temps plus tard, Harry se retrouva à la cuisine avec une assiette remplie de gâteaux.
- Attends ! Tu as vraiment faim ! s'exclama Blaise qui tenait son verre de jus de citrouille.
- Euh… oui. Un calice a besoin de manger énormément, commença à s'expliquer Harry, tu es gourmand ?
- Non. Je n'aime pas particulièrement perdre du temps à manger. Surtout que pendant six ans, j'ai vu Goyle et Crabbe se goinfrer assez pour dix.
- Pas grave, tu apprendras à perdre ce temps et puis, le vampire pourrait même t'apprendre à aimer la nourriture… tout particulièrement le chocolat, dit Harry en pensant à une expérience vécue.
Blaise resta un instant figé sous les propos presque indécents de Harry.
- Blaise, dit Harry en soupirant, jouons cartes sur table, si tu es là, avec le célèbre Harry Potter, c'est parce que tu es assez intéressé par Marcus pour penser à devenir calice. Et tu attends de moi que je réponde à tes questions. Tu veux que je te montre le côté édulcoré des faits ou tu préfères la vérité ?
- La vérité, lâcha Blaise en reprenant une gorgée de jus.
- Ouahou, mais quel gryffondor ! dit Harry pour détendre l'atmosphère.
- Pot… Harry… menaça Blaise.
- Il y a encore du serpent, soupira Harry, dommage… Que veux-tu savoir ?
- Ca ressemble à quoi ?
- D'être calice ? dit Harry tout en réfléchissant.
Blaise acquiesça en un mouvement quasi imperceptible de la tête.
- Tu restes toi-même et c'est comme si tu étais marié. Néanmoins, hors de question d'avoir des amants ou autres… Au fait, tu es gay ?
- Euh… Oui, et avant de rencontrer Marcus… et toi ? demanda le serpentard un peu curieux.
- Avant Sévérus… aucune idée. En réalité, j'essayais juste de survivre alors je n'ai pas eu le temps de me pencher réellement sur les sentiments… Et tes parents, ils le savent ?
- On n'est pas là pour parler de moi, répliqua Blaise qui se sentait agressé, mais oui, ça ne les dérange pas plus que ça… Et pour revenir aux amants, j'ai vu ce Stick à l'œuvre et…
- … Je t'arrête tout de suite, coupa Harry, Stick et Daniel forment une union calice très particulière et ils seront toujours tous les deux pour faire les… choses… Mais, Marcus, parce qu'il s'agît bien de Marcus, ce n'est pas pour être avec un vampire, n'est-ce pas ?
- Evidemment.
- Alors, Marcus n'est pas comme ça, aussi impulsif que Stick avec les autres. Tu as dû le remarquer.
- Oui, enfin, c'est difficile, il n'est pas non plus très… ouvert.
- Certes. Je sais qu'il est loyal et tient compte des êtres qu'ils l'entourent… A mon avis, avec lui, tu n'auras pas de problème de communication, ajouta Harry, en fait, je pense qu'il protège sa vie privé, c'est pour ça qu'il est mystérieux. Mais des trois vampires que je connais, c'est celui qui est le plus ouvert… enfin ouvert sur pleins de choses sans que ça ne dérive sur la vie très intime.
- Donc, c'est quelqu'un de vraiment bien… dit Blaise un peu rêveur.
- Maintenant à toi de voir si tu es prêt à t'engager jusqu'à la mort, dit calmement Harry, et si tu es d'accord pour être très couvé.
- Couvé ?
- Oui, c'est une particularité du lien avec le vampire, il se sent obligé de te protéger… même si en fait, il adore te protéger, mais, il ne l'avouera jamais : preuve de faiblesse, dit Harry, par moment, ça peut être lourd… mais, je ne connais aucun calice qui puisse en vouloir à son vampire sur une longue période d'être trop protecteur…
- Je peux te poser une question… indiscrète ? hésita Blaise.
- Tu peux toujours poser ta question, dit Harry en suspectant une question vraiment personnelle.
- Est-ce la raison pour laquelle tu n'étais pas bien pendant un moment, après un week-end passé au clan ?
- Oui et non, et je ne développerai pas plus… Ca reste entre moi… et Sévérus, reprit Harry en fermant son visage.
- Et le clan, c'est bien ?
- Euh… pour tout te dire, je ne sais pas vraiment, je ne suis pas très objectif… mais, à mon avis, ça doit être agréable d'y vivre, dit Harry, bon, je dois y aller parce que mon…
Une porte claquant se fit attendre et un professeur de potion déboula dans la cuisine pour s'arrêter net et souffler de soulagement de façon très légère.
- Harry. Mr Zambini. Que faites-vous là, alors que tout le monde est dehors en train de s'amuser ? demanda d'une voix basse Sévérus.
"" Dire qu'il était là ! ""
" Tout compte fait, ça n'a pas duré très longtemps son entrevue avec Mme Malefoy… La prochaine fois, je lui dirai de ne pas s'inquiéter… "
- Tu vois, protecteur, murmura Harry à Blaise alors qu'il partait vers Sévérus.
- Ca ne m'étonne vraiment pas, dit tout bas Blaise, après tout, les serpentards sont connus pour être possessifs… Tu n'as pas choisi non plus le plus « cool », enfin si tu l'as choisi…
- Mmm… je l'ai choisi et j'aime les défis. Les caliciers laissent en général le choix aux calices, murmura Harry, néanmoins, si tu lui fais croire qu'une union te ferait plaisir et que tu dis non à la fin, tu risques de ne pas avoir le choix : être calice ou la mort…
Harry laissa donc Blaise dans la cuisine, poussé par son vampire. Le serpentard décida alors de passer à une boisson plus forte.
- Est-ce que je l'aime vraiment… ou bien c'est le charme vampirique ou son charisme qui m'attire ? pensa Blaise, et puis, est-ce que Marcus est prêt à m'accepter… Peut être qu'Harry pourra m'aider à lui parler… par lettres, c'est bien, oui, je crois que c'est une bonne solution… Dans une lettre, on ne peut pas faire agir le charme… Protecteur… je crois que ça ne me dérangerait pas tant que ça, et le clan… si je ne m'y plais pas, je pourrais toujours vivre à l'extérieur comme Rogue et Potter… sauf, si lui ne veut pas quitter le clan… Quoique, d'après notre conversation d'hier, il tient à ses obligations mais pas trop à son lieu d'habitation… C'est dingue, j'ai l'impression d'être déjà d'accord de devenir le calice de Marcus, déjà et totalement… Les lettres, c'est bien.
54 – Notaire, avocat, victime ou peut être les trois à la fois ?
- Ca va ? demanda Sévérus qui voulait surtout savoir ce que voulait Blaise.
- Mais oui ! lança Harry pour la troisième fois depuis qu'il avait quitté la cuisine, mais oui ça va. Si tu me disais plutôt ce qui te tracasse depuis tout à l'heure, ça serait plus simple !
- Que voulait Mr Zambini ? demanda Sévérus.
- Tu le sais déjà, et ce que je peux te dire, c'est que bientôt, tu risqueras de l'appeler par son prénom, dit Harry en souriant mystérieusement.
- C'est aussi ce que je pensais… murmura Sévérus.
De retour à Poudlard, l'animosité entre les Maisons avait diminué assez pour qu'aucune maison ne perde des points en dehors des cours.
- Vous voyez bien Minerva, vos élèves sont tous rentrés sains et saufs du manoir Malefoy, lança le directeur, faîtes leur confiance !
Le professeur de métamorphose ne répliqua rien.
La porte du professeur de potion n'aura jamais été autant ouverte que depuis une semaine. En effet, Drago continuait de faire ses devoirs et ses révisions chez son parrain. Harry revenait de plus en plus tôt à l'appartement et accompagné, désormais, de Ron qui avait supplié de ne plus le laisser avec sa petite amie à la bibliothèque. De plus, Blaise, qui ne voulait plus travailler entouré de crétins, venait aussi pour ses devoirs et pour pouvoir parler un peu avec Harry. D'ailleurs, ce dernier commençait à connaître le serpentard et même à le trouver assez mâture et sympathique. Bref, Sévérus était venu à donner des cours de soutien à quatre personnes, puis cinq (eh oui ! Hermione avait trouvé le « pot aux roses » et Sévérus, à son grand désespoir, donnait de bons conseils).
Un soir, dans l'appartement du professeur de potion, Sévérus n'en tint plus.
- Pourrais-je savoir ce que tu fais ici Lupin ? demanda Sévérus qui avait observé le professeur Lupin assis sur un fauteuil depuis plus d'une heure, tu n'as pas d'examens à passer à la fin de l'année, non ?
- Non, mais je trouve que mon appartement est nettement moins chaleureux que le tien. Ici, je ne m'ennuie pas et puis, si Drago a besoin d'aide pour la DCFM, il n'aura pas bien loin à venir pour me voir, répondit le loup-garou, enfin, tu as une collection incroyable de livres.
- Eh oui ! Rogue, mon moony adore les livres, dit le Sirius du tableau, il va en avoir pour un très long moment !
- Black, lança Sévérus en se pinçant l'arrête du nez, un peu de silence.
"" Ma tête va finir par exploser… Je devrais demander une augmentation. Après tout, je fais des heures sup' ! Et avec Harry, on n'a de moins en moins de temps pour n'être que tous les deux… Oui, bon, si je le faisais moins travailler, il serait peut être aussi moins fatigué le soir. Misère ! Mais pourquoi Weasley et Potter n'arrivent pas à se rentrer dans le crâne qu'une plume de phénix mélangée à du sang de gorgones est explosif ! Au moins, ici, tout est à l'écrit. ""
" Je trouve ça génial de travailler tous ensemble ! En plus, Sévérus est moins sur mon dos…"
"" Plus qu'un mois… plus qu'un mois à donner ces cours…""
Le vendredi matin, une chauve-souris se mêla au courrier du matin. A la surprise générale, elle s'arrêta au niveau de la table des serpentards. Au moment où Blaise prit l'enveloppe qui lui était destinée, la chauve-souris lui mordit le doigt assez fort pour récolter un peu de sang, en guise de paiement puis s'envola.
- Ca va ? demanda Drago inquiet.
- Euh… oui, répondit Blaise en regardant son doigt, ça m'a juste surpris, bon, on se voit en cours.
Sur ce, il se leva emportant avec lui la précieuse lettre, et tout en sortant, il fixa assez longtemps Harry pour que le gryffondor sorte à son tour de la grande salle. Alors, Harry rejoignit Blaise alors que ce dernier finissait de lire la lettre.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry qui se demandait quand Blaise deviendrait calice mais qui pour l'instant craignait le pire.
- Je veux aller au clan, dit sérieusement Blaise.
" C'est en de bonne voie mais… c'est pas à moi qu'il doit demander l'autorisation… "
- Euh, Blaise, tu sais, je… enfin, il faut que tu demandes l'autorisation et…
- Non, Harry, coupa Blaise, j'ai pris ma décision et il est hors de question que je le laisse tout seul plus longtemps. Tu n'as qu'à m'inviter au clan !
- Mais…
- Bon, en tant que serpentard, j'espère que tu comprends que ça me coûte énormément de te dire ça, mais Harry, dit Blaise en le regardant droit dans les yeux, aide-moi. Je tiens à lui et je voudrais lui faire la surprise pour… sa fête, ajouta Blaise en commençant à rougir.
- D'accord, dit Harry en soupirant, c'est quand ?
- Dans deux semaines.
- Je vais en parler à Sévérus alors.
- Harry ?
- Oui ? dit Harry qui repartait pour ses cours.
- N'oublie pas, c'est une surprise, et puis, je ne voudrais pas que… enfin, tu vois, Rogue est quand même mon directeur de maison, ajouta Blaise.
" Oui, enfin, plus pour longtemps si j'ai bien compris… D'ailleurs, est-ce qu'il sait qu'il ne pourra peut être pas finir ses études s'il devient calice dans deux semaines… Il devrait peut être attendre encore un peu… Et pour le clan, je fais quoi moi ! C'est vrai, il me semble qu'il y a un problème à cause des vampires non civilisés. Peut être qu'en étant accompagné avec Sévérus, il ne risque rien… Encore reste-il à convaincre Sévérus d'aller au clan… D'un autre côté, il me semble qu'il est heureux pour Marcus… Bon, allons en cours."
En rentrant le midi manger avec Sévérus, Harry eut l'agréable surprise d'être dispensé de cours toute l'après-midi.
- Qu'est-ce qui ne va pas Sévérus ? demanda Harry pendant le repas.
- Tu ne me demandes pas pourquoi tu ne vas pas en cours cette après-midi ?
- Non, tu vois, j'apprends à accepter les choses telles qu'elles sont, répondit Harry en reprenant des pommes de terre.
"" Du moment que ça t'arrange… c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas Harry ? ""
- Tu as rendez-vous avec ton notaire, dit Sévérus, l'air grave.
- J'ai un notaire, moi ? demanda Harry surpris.
- Oui, soupira Sévérus.
- Et, c'était si pressé que ça ? Personne n'est mort, n'est-ce pas ? … Par Merlin, quelqu'un est mort ! C'est ça ! dit Harry en commençant à s'affoler
- Non, aucune nouvelle personne, dit Sévérus, mais, il y a des points à régler c'est tout.
- Puisque « c'est tout », pourquoi fais-tu cette tête de déterré ? demanda Harry suspicieux.
- Pour rien… c'est juste que ça va être une longue journée, dit Sévérus, j'ai horreur des hommes de loi, toujours très bavards.
"" Et puis, je sens que ça va être douloureux… pour toi, Harry… Par Merlin, j'ai essayé de repousser cet entretien le plus longtemps possible mais là, Albus m'a bien eu… ""
Une heure plus tard, Mr Vantardé accueillit ses clients dans son cabinet, sur le chemin de Traverse.
- Bonjour Mr Potter, Mr Rogue, je me présente Mr Vantardé et je m'occupe désormais de vous Mr Potter, dit gaiement un monsieur assez joufflu en robe de sorcier orange.
"" Une très très longue après-midi.""
Harry s'assit sur le fauteuil désigné par le notaire, à côté de Sévérus.
- Bien, si je vous ai envoyé ces lettres, c'est pour régler certaines affaires, commença le notaire.
" Ces lettres… mais, j'ai rien reçu…"
Harry jeta un œil vers Sévérus et comprit aussitôt qui avait eu ces lettres. Il le regarda un peu plus longtemps pour lui faire comprendre qu'il en parlerait plus tard avec lui.
- Donc, je voudrais vous faire part des testaments, continua le notaire.
- Les testaments ? demanda Harry surpris.
- Oui, j'étais le notaire des Potter, vos parents, et aussi celui des Black.
Au souvenir de ses parents et de son parrain, Harry sentit une vague de tristesse l'envahir et Sévérus grogna.
- Allez au fait, Mr Vantardé, dit le professeur Rogue assez en colère.
- Oui, oui, bien entendu, dit le notaire un peu stressé, donc, vos parents vous ont légué toute la fortune Potter ainsi que leur propriété qui est malheureusement totalement détruite. Donc… euh, veuillez signer ceci Mr Potter, ajouta le notaire en jetant des coups d'œil furtifs vers le vampire.
Harry signa sans vraiment regarder le parchemin.
- Ce sera tout ? demanda Harry qui voulait sortir au plus vite de ce bureau.
- Euh… non, Mr Black avait fait son testament et je dois vous lire ses dernières volontés, reprit le notaire.
- Je vous écoute, dit Harry qui avait baissé la tête et qui essayait de garder une certaine prestance.
- Donc, je commence, « Cher Harry, si tu lis ça, et bien… comme tu as aussi dû le remarquer, je ne suis plus de ce bas monde… Donc, mouais, tu me connais assez pour savoir que je suis nul pour écrire des lettres. Je suis désolé de ne pas avoir été prêt de toi le temps que tu avais besoin de moi. Sache que pour moi, tu étais comme mon fils. Et même si Rémus m'a souvent dit que je te confondais avec James, et bien, ce ne fut jamais le cas. Non seulement parce que tu es plus intelligent que Cornedrue mais aussi parce que je t'aimais plus que ma propre vie…
A ces mots, Harry commençait à avoir du mal à retenir ces larmes et Sévérus se tendait de plus en plus sur son siège.
Le notaire continua sa lecture :
- … Evidemment, je ne sais pas encore comment je vais mourir mais si c'est au combat, et qui plus est, en te défendant et en te protégeant, et bien, je serais le plus heureux des parrains. Harry…
Tout à coup, Sévérus se leva et mit un coup de poing dans la figure du notaire qui se retrouva expulsé tout au fond de son siège. Harry releva la tête en entendant le bruit qui avait cassé le nez de Mr Vantardé.
- Bien, je crois que nous avons compris, dit Sévérus en reprenant le contrôle, donc quels sont les points… techniques ?
Le notaire se reprit en main et après avoir arrêté le saignement de nez, il regarda dans son dossier.
- Euh… donc, Mr Potter vous êtes en possession de la fortune des Black et du Square Grimault.
Sévérus lui, était déjà en train d'entourer Harry de ses bras et d'essuyer les larmes sur ses joues toutes blanches.
" Malheureusement, c'est de ma faute Sirius… Pourquoi ça fait toujours aussi mal…"
- Tu as entendu Harry ? demanda Sévérus qui sentait la tristesse de son calice.
- Oui, murmura Harry, mais je n'en veux pas… après tout, j'ai une autre…
- … Maison, oui, Harry, nous avons notre maison à tous les deux.
- Je peux en faire don ? demanda Harry en se dégageant de l'étreinte de son compagnon.
- Bien entendu Mr Potter, nous pouvons le faire sur le champ, dit le notaire qui s'était fait silencieux en voyant le couple uni, à qui dois-je léguer ce manoir ?
- Mr Lupin, Rémus, dit Harry en se reprenant en main.
- Bien.
" Euh… il faudra qu'il fasse des réparations…"
- Et donnez lui aussi la moitié de la fortune des Black, reprit Harry.
- Quoi ?! Enfin, vous êtes sûr ? C'est une grosse somme.
- Oui, j'en suis sûr, prenez toutes les dispositions, dit Harry en restant collé à Sévérus qui partageait maintenant le même siège que lui.
- Bien. Mr Rogue, j'ai appris pour notre grand malheur à tous que votre notaire a reçu le baiser du détraqueur. En avez-vous un autre ? demanda le notaire qui ne perdait pas le Nord.
""C'est pour ça que j'ai horreur des hommes de loi, toujours à sauter sur la moindre occasion. Enfin, c'est… serpentard…""
- Oui, répondit le vampire ce qui donna un regard un peu triste au notaire, vous, continua Sévérus.
"" Après tout, je lui ai cassé son nez.""
- Je vous ferai parvenir tous les papiers nécessaires pour votre fonction, continua Sévérus, une dernière chose ? demanda le vampire qui voulait sortir au plus vite.
- Euh… c'est-à-dire… je me demandais si vous vouliez faire quelque chose contre certaines personnes ? demanda le notaire, voyez-vous, je suis aussi avocat. Et, il me semble que la Gazette des Sorciers fait de la diffamation…
- Qu'est-ce qu'ils ont écrit ? demanda Harry dont toute l'attention avait été retrouvée.
- Et bien, dernièrement, ils ont écrit un article sur la fête de Mr Malefoy, et ils ont dit deux ou trois choses sur vous. De plus, le ministre, ça reste entre nous bien sûr, vous a traité assez méchamment. Voyons voir, j'ai un de ces articles ici même : « Mr Potter… Voyons, chère Rita, ce n'est qu'un gamin, attaché à un monstre [… Je ne crois pas que ce soit sain pour lui d'avoir ce genre de relation [… Non, je ne crains personne pour les élections [… etc, etc, dit le notaire.
Maintenant, la fureur prenait place dans Harry et le calice regarda son compagnon. Sans qu'aucune parole ne fut prononcée, Sévérus répondit :
- Bien, alors trouvez tout ce que vous pouvez contre le journal, le ministre, dans la légalité, bien entendu.
- Bien entendu, dit le notaire, maintenant avocat en souriant.
- Quand vous aurez de quoi nous mettre sous la dent, envoyez-nous vos parchemins. Pour ce qui est de vos honoraires, vous prendrez sur mon compte, le même tarif que la normale, dit Sévérus en commençant à se lever, plus 10, mais je veux des résultats… et avant les élections si possible…
- Je ferai de mon mieux, Mr Rogue, Mr Potter, dit Mr Vantardé, à bientôt, je m'occupe de vos fortunes respectives et de vos arrangements. Au revoir.
- Au revoir, ajouta Sévérus en repartant avec Harry à côté de lui.
"" Reste plus qu'à remettre Harry sur pieds. Maudit cabot…""
