Et voilà un deuxième chapitre qui commence par une note un peu triste mais qui continue par quelque chose de plus... enfin vous verrez lors du retour au Clan ! Bonne lecture !

55 – Allez, on se secoue !

Sévérus ramena rapidement Harry dans leur appartement. Le calice était toujours bouleversé. Sévérus crut que son cœur allait exploser lorsque Harry jeta un coup d'œil au tableau où on pouvait voir les maraudeurs se disputer encore avec les serpentards.

- Bon, Harry, direction la chambre, ordonna Sévérus.

"" Au moins, là bas, il n'y a que des tableaux de paysages ou de nous…""

" Pourquoi suis-je si faible dès qu'il s'agît de Sirius… je… ici, ce n'est pas comme chez les moldus, les «morts » revivent dans les tableaux… "

- Harry, Harry ! appela encore une fois Sévérus qui avait installé Harry dans ses bras, Harry !

- Oui ? demanda Harry en relevant brusquement la tête.

- Arrête de penser et dis-moi plutôt ce qui ne va pas, répondit Sévérus, et ne dis pas que tout va bien, ça fait dix minutes que je t'appelle, alors ?

- Euh… je n'ai pas envie d'en parler, murmura Harry qui voulait repartir dans ses pensées.

- Je ne te laisserai pas redevenir morose comme après la mort de Bl… ton parrain, reprit Sévérus, et…

- … En fait, depuis que nous sommes ensembles, dit Harry en coupant la parole à son compagnon et en fixant un point invisible, je n'avais jamais repensé à la guerre, à ceux qui sont morts, à… à Sirius… Je crois que sa lettre m'a remis de plein pied dans cette réalité… et je n'arrive pas à croire qu'il ait pu penser à son testament ! finit-il par dire en colère, je croyais qu'il était plus positif que ça !

- Harry, non, dit Sévérus en regardant son calice avec un regard triste pour ce dernier, tu ne peux pas penser comme ça, il est logique de penser à écrire ses volontés lorsqu'il y a la guerre, être positif ou non n'y change rien.

- Toi, tu en as écris un ? demanda Harry.

- Bien sûr ! lança Sévérus, il faudra d'ailleurs que je le change… Oui, à moins que tu ne veuilles demander à Drago la permission de rester chez toi ?

Harry se mit à sourire, mais replongea dans la tristesse en repensant à la famille Malefoy donc à la famille Black.

"" Bien, puisque ça ne marche pas, allons-y en utilisant toutes mes méthodes d'enseignement... très pédagogiques… ""

Sévérus se leva assez brusquement pour que le corps d'Harry se retrouve directement sur le matelas en « rebondissant ».

- Harry, ça suffit, tu as intérêt à te secouer, dit durement le vampire, après tout dans cette lettre, Black a dit qu'il serait heureux de mourir pour toi, alors en allant au ministère et en plongeant dans ce piège parce que tu n'es qu'un gryffondor idiot et buté, tu as réalisé son souhait, non ? Bon, alors maintenant, tu te lèves et tu viens faire tes devoirs ! En plus, tu as rendu un service à tout le monde, le ministre était très content de pouvoir réhabiliter un mort et ton père n'est plus seul en enfer. Le loup-garou est enfin au calme ! Tu vois, il n'y a aucune raison pour que tu pleures pour lui.

- Comment peux-tu être à ce point odieux Sévérus ! répondit Harry, odieux avec Sirius et aussi avec moi et même les autres ! Je te déteste ! Et il y a une raison pour laquelle je suis triste, j'ai perdu mon parrain que j'aimais, mon parrain… qui était devenu un père…

- Oui, et maintenant, c'est Lupin ton « père », ajouta Sévérus en émettant un rictus réservé aux cours de potions.

Et à ce moment-là, Harry n'en pouvant plus, pleura toutes ses larmes. Sévérus essaya de s'approcher de son calice mais celui-ci enleva rapidement la main de son épaule. Le vampire sortit et laissa seul Harry.

"" Je suis désolé Harry, mais il fallait que tu lâches enfin toute cette tristesse… J'espère que tu ne m'en voudras pas trop longtemps. ""

- Eh Rogue ! Tu as fais quoi à mon filleul ! hurla le Sirius du tableau.

- Rien du tout Black, tais-toi ! répondit le professeur Rogue.

- Il était livide et triste. Que lui as-tu fait ? Tu sais, je serai capable de revenir d'entre les morts pour te pourrir la vie ! menaça Sirius.

"" Ce n'est pas déjà ce que tu fais Black ?""

- Bien.

- Bien ?

- Vois-tu Black, dit Sévérus en se plaçant devant le tableau, nous sommes allés au notaire et il y a un crétin de gryffondor qui a laissé une lettre typique de gryffondor.

Sirius s'était tu et commençait à réaliser de qui il pouvait s'agir.

- Donc, Harry qui a entendu ta lettre stupide sur le bonheur de mourir pour la personne que l'on aime s'est replongé dans les conséquences de la guerre ! Stupide cabot ! continuait Sévérus en défoulant toute sa rage et sa colère sur le parrain de Harry, pourquoi avoir écrit une lettre pareille ! Et encore, j'ai arrêté ce stupide notaire au milieu de ta lettre ! Mais tu as pensé à quoi en écrivant cette lettre !

- Mais… je voulais lui dire que je l'aimais, murmura faiblement Sirius qui s'était légèrement caché derrière un arbre, et que si je mourrais, ce n'était pas si grave que ça… enfin, si c'était pour lui ou pour mes amis…

- Black. Tu aurais dû t'arrêter juste après le mot aimer, dit Sévérus, mais quelle idée d'écrire des conneries pareilles : je serai heureux en mourrant pour toi… bien sûr qu'on le pense mais on ne l'écrit pas !

- Je devrais peut-être le voir, ajouta Sirius.

- Non, ajouta calmement Sévérus, il doit être épuisé et avec un peu de chance, il s'est endormi. Mais qu'est-ce qu'il y a encore ?

Sévérus se leva et trouva le professeur Lupin devant sa porte.

- Ce n'est pas le moment on dirait, dit doucement le professeur Lupin.

- Non, pas vraiment, répondit le vampire qui s'était enfin calmé.

- Je peux voir Ha… Bon, tu pourras donner ça à Harry ? Ce sont les cours de cette après-midi, les enfants ne savaient pas quand vous rentriez et ils ont soupçonné que des visiteurs ne seraient pas les bienvenus, ajouta Rémus en tendant une pile de parchemins, même s'ils pensaient à une chose qui n'est pas ce que vous avez dû faire à voir ta tête.

- Tu bois quoi ? demanda Sévérus en laissant entrer Rémus dans le salon, firewhisky ?

- Merci.

Ils restèrent ainsi, un verre à la main, regardant un feu magique dans la cheminée. Rémus n'avait pas débuté la moindre conversation car en voyant un Sirius réfléchissant et triste et un Sévérus encore plus blanc et fatigué que d'habitude, il avait compris que le professeur de potion n'avait besoin que d'une présence à ses côtés.

Quelques heures plus tard, Sévérus se retrouva seul et se décida à se coucher.

""Il s'est endormi… tant mieux. Il a l'air paisible.""

Sévérus s'approcha du corps de son calice et en continuant de rêvasser, il essuya machinalement les joues presque sèches de Harry, puis il s'endormit contre ce dernier. Durant la nuit, Sévérus resserrait plus ou moins son étreinte en fonction des cauchemars qui étaient revenus hanter Harry. Au matin, Sévérus s'était installé sur un fauteuil en face de son lit. Quand il vit son calice se réveiller, il ne put s'empêcher de sourire en le voyant émerger toujours aussi difficilement. Après plusieurs minutes, il décida qu'il était temps d'aider son calice à retrouver ses lunettes.

- Et tu trouves ça drôle ? demanda Harry qui commençait à désespérer de voir tout flou.

- Assez.

- Hum, dit Harry pour se donner de la consistance, quelle heure est-il ?

- Presque midi.

- Midi ? Tu ne devais pas faire des potions ? dit Harry en se relevant de son lit encore vêtu des vêtements d'hier soir.

" Tiens, je suis habillé… Il ne me les a pas enlevé…"

Et comme pour répondre à une question muette, Sévérus ajouta :

- Tu dormais…

- Au moins, comme ça je suis déjà prêt ! ajouta Harry d'un ton plus enjoué.

- Est-ce…

- … Ca va, répliqua Harry, on n'en parle plus. Je crois que je n'apprécierai pas un nouveau monologue très… franc de ta part.

- Harry… essaya de dire Sévérus qui n'avait voulu en aucun cas blesser réellement son calice.

- … Non, j'ai… j'ai compris pourquoi tu as fait… ça, dit ça, mais même si je le comprends, ce n'est pas pour ça que j'ai adoré. Mais ce matin, ça va bien et je sais que c'est grâce à toi, ajouta Harry en s'installant sur les genoux de son compagnon qui entreprit aussitôt de passer une main sur son dos pour le relaxer, d'ailleurs, j'ai pensé à pas mal de choses hier soir et peut être aussi dans mes rêves…

- Comme quoi ? demanda Sévérus qui ne voulait plus entendre parler de ce testament sous peine de brûler toutes les photos d'un certain gryffondor et donc, d'encourir la colère d'un calice et les sentiments dans le lien.

- Mmm… à vrai dire, je veux faire payer Fudge, commença à énumérer Harry, je ne sais pas, on pourrait peut-être le faire interner… ou le métamorphoser en dinde comme ça on pourrait le manger aux fêtes… quoique… on risque l'indigestion… en tout cas, dans mon rêve, on avait failli en mourir…

- On trouvera une solution et avec un peu de chance, il n'aura même pas le temps d'assister aux élections, ajouta Sévérus en souriant face à l'imagination de son calice.

- Les élections… Au fait, qui se présente face à ce type ? demanda Harry.

- Aucune idée… mais qui que ce soit, le ministère ne sera pas beaucoup mieux, dit Sévérus.

- Et pourquoi pas Mr Weasley ? demanda Harry, c'est vrai, il a le droit et puis, il pourrait faire de grandes choses ! Ou du moins, nous laisser en paix !

- Arthur ! s'exclama Sévérus, mais tu n'y penses pas !

Devant le regard noir de son calice, Sévérus essaya de tempérer ses propos :

- Enfin, oui pourquoi pas… Mais, il faudrait lui demander d'abord, s'il serait intéressé… Ensuite, trouver un financement et…

- … je le lui fournirai ! s'exclama Harry qui avait trouvé un moyen d'expédier le ministre Fudge au placard, et puis, je pourrai le soutenir !

- Non.

- Non ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Harry… souffla Sévérus exaspéré, tu sais ce que c'est une campagne ?

- Oui, un endroit avec des poules, des champs… et des dindes, dit Harry en jouant à l'enfant, bon, sinon, plus sérieusement, oui, je sais ce que c'est.

- Tu ne veux même plus entendre parler de journalistes ! tempêta Sévérus qui ne voulait pas qu'Harry se retrouve sous les feux de la rampe et probablement blessé par les propos des journalistes comme dans la Gazette des Sorciers.

- Là, c'est différent, je servirai juste à dire : Votez Arthur Weasley ! reprit le calice, et ça serait ma façon à moi de rendre l'appareil à la famille de Ron. Ils ont toujours été très gentils mais ils ne veulent même pas que je leur fasse des dons ou que… et ça sera la dernière grande action du Survivant. Et puis, tu seras à mes côtés… avec toi, j'y arriverai, murmura très doucement Harry en se calant encore plus dans les bras du vampire.

- Soit, répondit Sévérus résigné et qui ne voulait pas enlever l'étincelle qui s'était mise à briller dans les yeux de son calice, et tu as pensé à quoi d'autres ?

Harry surpris de voir que son compagnon acceptait son idée assez facilement, pensa que c'était le bon moment.

- J'ai aussi rêvé… euh… du clan, dit timidement Harry.

"" Encore le clan ! Comme si on ne l'avait pas déjà assez vu cette année ! En plus, avec ces carnets… Ils m'ont bien eu, incapable de lire ce qu'écrit Harry et pire, ne rien pouvoir effacer ou changer ! Satanés bouquins ! Le pire, c'est qu'Harry passe un certain dans son carnet… Pourquoi n'aurais-je pas le droit de le lire… et en plus, il me nargue en écrivant son carnet en cachette… Maudits carnets. Maudit clan.""

"Il est parti dans ses pensées… Ola ! Ca doit être quelque chose d'horrible à voir son visage… On dirait qu'il est prêt à déchirer ou à détruire quelque chose… Bon, laissons-le encore réfléchir, ensuite, je fais semblant d'ouvrir la bouche et… Voilà, c'est le bon moment, il commence à émerger…"

- … Et pour finir, j'aimerais y aller le week-end prochain, tu comprends, j'ai en quelque sorte promis…

- Hein ?! dit d'un coup Sévérus en bougeant brusquement.

- Tu n'as rien écouté ! apostropha Harry en mettant son regard le plus outré au possible alors qu'il n'avait réellement rien dit.

- Bien sûr que non, mentit Sévérus, … bon, d'accord.

"" Qu'est-ce que je risque ? De plus, Victor est maintenant bien occupé avec son calice… Qu'est-ce que je risque ? Oui… avec un peu de chance, je pourrais aller voir à la bibliothèque pour me débarrasser de ces carnets… ""

- Où vas-tu ? demanda Sévérus en sentant une partie de la chaleur le quitter.

- Voir Blaise, répondit Harry en cachant tant bien que mal son sourire de victoire, puis Ron.

- Qu'est-ce que… Euh… non, rien, dit Sévérus en comprenant à quoi il avait dit oui.

- Je reviens dans pas très longtemps, promis, dit Harry en déposant un baiser chaste sur les lèvres douces du vampire.

"" Zambini… Blaise, oui, peut être devrais-je m'habituer à l'appeler ainsi… En tout cas, Marcus a l'air d'être sûr… pour le cas Zambini, à mon avis, le serpentard en a aussi envie puisque Harry « plaide » sa cause… Ne jamais oublier de rester concentré avec Harry, il serait capable de me faire dire oui à n'importe quoi… surtout que le pire sentiment dans le lien est bien sa colère et sa déception envers moi…""

56 – Quand il faut se lancer…

Pour la énième fois depuis qu'il l'avait reçue, Blaise relit la lettre de son futur compagnon, enfin, il espérait futur compagnon :

« Cher monsieur Zambini, oui si je commence à utiliser ton prénom comme tu me l'as déjà demandé, je n'arriverai certainement pas à finir cette lettre… avant d'arriver à Poudlard… Néanmoins, je me suis décidé pour le tutoiement. Je suis heureux de voir que tu te passionnes pour les armes et je serai ravi, lorsque (et si) tu viendras, de te montrer ma propre collection. J'ai parlé avec Sévérus, ou plutôt ton professeur de potion, j'ai réussi à lui soutirer, sans trop de mal, que tu avais d'importants examens à la fin de l'année. Je crois qu'il serait plus sage de diminuer le nombre de nos correspondances afin que tu te concentres sur tes études. Même si je ne suis pas un estudiante, je ne crois pas que négliger ses études soit bien et qu'importe la raison…

Après tout, nous avons tout notre temps pour communiquer.

En ce qui concerne ta question « indiscrète », la solitude est une chose mais la solitude, lorsqu'on sent qu'elle peut à tout moment s'arrêter avec une personne, devient assez… pénible ou plutôt douloureuse… non, je dirai pesante… oui, pesante semble le terme le plus juste. En même temps, cela peut être aussi excitant, l'attente est parfois l'occasion de faire le point sur ses véritables sentiments et ses attentes de la vie. Alors, j'espère que tu prendras le temps de choisir ta voie.

J'ai compris aussi dans ta dernière lettre, que tu t'étais rapproché de Harry. Sache qu'un calice ne pourra jamais être totalement objectif en parlant du lien calice-vampire. Chaque lien est unique et Harry aime sincèrement, enfin, il me semble, Sévérus.

J'ai aussi cru comprendre que Sévérus t'avais mis en garde contre les vampires… Pour ma part, je ne te considères nullement comme acquis ( ce qui est fort… dommage) alors, même si tu décidais d'arrêter notre correspondance, je ne viendrai pas pour te tuer (mais, j'exigerai quand même des explications…) ou te forcer à quoique ce soit.

Ah oui ! J'oubliais, la prochaine fois qu'une chauve-souris te « mord » le doigt, envoie lui un bon avada kedavra… Tu as maintenant remarqué une chose, je peux être aussi bien protecteur et jaloux que ouvert à tous.

Bien, je dois retourner auprès de mon chef, je te laisse en espérant que tu te portes à merveille.

Tendrement.

Marcus, du clan Victorusien.»

- Du temps… j'en ai eu largement assez Marcus du clan Victorusien, et moi Blaise, j'aimerais beaucoup devenir, Blaise, calice de Marcus du clan Victorusien… Et qu'importe ce que tu me dis, j'ai bien compris que je t'intéressais, pensa Blaise, oh ! Qu'est-ce qu'ils font ! Bon, c'est vrai, j'ai quelques minutes d'avance, mais bon ! Et pourquoi le professeur Rogue lui a dit que je devais travailler ! Une lettre ou deux par semaines, ça ne peut pas me faire chuter… Quoique… non, ce sont les cours, ils sont inintéressants… Et puis, je vais tout de même dans l'appartement de Rogue pour travailler… ou du moins, méditer… c'est ça, je médite…

- Mr Zambini, dit une voix sèche, allez-vous rester ici ou nous suivre ?

- Je vous suis, dit Blaise, oui, là, je médite un peu trop, pensa Blaise, je ne m'étais même pas aperçu que la porte s'était ouverte.

" C'est une belle journée qui commence ! Je trouve que les serpentards sont de plus en plus surprenants. Qui aurait pu croire que Blaise pouvait partir dans les nuages comme ça… Sévérus n'a pas l'air d'être très heureux de retourner au clan. Il ne peut pas être contre cette future union, non ? "

"" Nous y voilà. Drago va m'en vouloir si je laisse faire Blaise. Néanmoins, je peux compter sur Marcus pour ne pas obéir aux hormones des adolescents. Je vais peut-être me mettre en travers d'une union pour que Drago ne se retrouve pas trop seul pendant le mois restant, et pour satisfaire le directeur qui souhaite que tous les élèves de septièmes années aient leurs examens. C'est vrai que les effectifs sont déjà assez bas à cause de l'autre serpent à sonnette mais si Zambini, qui est un bon élève ne les passe pas… Et après, je devrais avoir les hiboux de sa famille ! Non, définitivement, non, Marcus et Blaise ne feront pas une union calice-vampire ce week-end. Non. Après tout, moi, j'ai attendu près de deux mois… ""

Peu de temps après, Sévérus se retrouva devant le grand chalet de Marcus avec son calice et Blaise un peu fébrile.

- Bien, allons-y ! dit Sévérus.

- Euh… professeur… murmura Blaise, on ne pourrait pas…

- Oui, c'est vrai ! s'exclama Harry, il faut qu'on aille voir Daniel et Stick, on n'a qu'à laisser Blaise se débrouiller tout seul… en plus, je suis fatigué…

- S'il y a le moindre problème, on sera à l'appartement de l'hôtel, Marcus sait. Mr Zambini, ne faîtes rien d'inconsidéré, dit froidement Sévérus.

Après avoir laissé le serpentard devant la porte du chalet, Sévérus et Harry repartirent en direction de la grande place.

- Dis-moi, Harry… comment se fait-il que tu sois fatigué et en même temps avoir envie de voir Daniel ? demanda Sévérus qui avait noté l'incohérence.

- Pff… tu sais très bien pourquoi… bouda légèrement Harry, je suis content pour Marcus !

- Malgré que ce soit un serpentard ?

- Bien sûr… et puis, il est assez… sympathique pour un serpentard, reprit Harry, euh… on va où ?

- A la bibliothèque.

- Pourquoi faire ? demanda Harry curieux.

- Tu as tes petits secrets et j'ai les miens…

- La seule différence, c'est que toi, tu arrives à connaître tous mes secrets, dit Harry.

Devant la porte du chalet, Blaise n'avait toujours pas frappé à la porte, cherchant toujours ses mots. Tout à coup, Marcus, qui avait senti depuis au moins cinq minutes l'odeur de ses envies, décida qu'il était temps de faire entrer ce jeune homme.

- Bonjour Mr Zambini, dit un vampire habillé d'un vêtement noir et d'une chemise noire très légère, souhaitez-vous entrer ?

- Bon… bonjour, dit Blaise un peu surpris, euh…

- Que buvez-vous ? dit Marcus amusé de faire à ce point de l'effet à son « futur » compagnon.

- Comme vous, répondit Blaise qui avait retrouvé tout son aplomb.

Pendant que Marcus préparait un thé, Blaise explora le chalet. Un endroit très chaleureux où se mêlait les armes et les tapisseries de diverses époques.

Marcus alla s'installer dans le canapé pendant que Blaise appréciait la vue d'un bouclier romain.

- J'ignorais que vous aimiez aussi l'archéologie et l'Histoire ? dit Marcus en souriant.

Blaise sourit d'une façon mystérieuse, prit son thé sur la table basse et alla s'asseoir sur le même canapé que le vampire en se rapprochant un peu plus que nécessaire du vampire.

- Il y a beaucoup de choses que vous ignorez à propos de moi Marcus, dit Blaise d'une voix basse.

- Un défi ? demanda tout bas le vampire qui appréciait de plus en plus le serpentard et son odeur.

- Pourquoi pas ?

Tout à coup, un parchemin arriva dans le chalet.

- Excusez-moi, dit Marcus en se levant pour lire le parchemin qui devait être important.

- Il semblerait que Sévérus s'inquiète beaucoup à votre sujet, ajouta Marcus, il me promet mille tortures si je fais de toi… mon calice, Blaise.

Blaise se mit à frissonner en entendant son prénom dans cette bouche si sensuelle.

- Heureusement pour moi qu'il n'est pas mon père, ni mon tuteur, dit Blaise en effleurant les lèvres du vampire.

- Je ne crains pas réellement Sévérus, dit Marcus en ne se reculant pas, mais il est mon ami et je n'engendrerai pas sa colère.

- Pourquoi aurait-il un droit de regard ? dit Blaise, je vous aime, enfin, je t'aime et Sévérus, ni aucune autre personne n'a le droit de diriger notre vie.

Alors que Marcus commençait à se reculer, Blaise posa ses lèvres sur les lèvres froides du vampire. Ce dernier, devant la bouche quémandeuse, le laissa franchir ses lèvres.

- Personne ne peux m'interdire quoique ce soit, dit Blaise en reprenant son souffle, et j'ai déjà pensé à tout… ça. Et il est hors de question que je te laisse plus longtemps dans ta solitude. Ne t'imagines pas que je ressens de la pitié envers toi mais…

- Chut… dit Marcus en posant un long doigt fin sur les lèvres du jeune homme, je sais qu'un serpentard n'a pas de pitié.

- Et il sait toujours ce qu'il veut, dit Blaise en baisant ce doigt.

Marcus enleva brusquement son doigt du visage du jeune homme comme s'il s'était brûlé et afficha un visage froid. Blaise ne comprenait plus rien.

- Je croyais que… mon sentiment était partagé, se justifia Blaise en commençant à se lever.

- Oh, mais il l'est, répondit Marcus en forçant Blaise à se rasseoir près de lui, néanmoins, tu ne peux pas devenir mon calice.

Blaise blanchit d'un coup puis se reprit.

- Peux ?

Le jeune homme était vif d'esprit et cela attisa encore plus l'amour de Marcus envers Blaise qu'il trouvait de plus en plus parfait.

- Exactement, je ne peux pas, répondit Marcus en souriant, du moins, pas avant la fin de tes études… Après, si tu le souhaites toujours, je pourrais et je voudrais faire de toi mon calice.

- Après… murmura Blaise déçu et qui avait d'ores et déjà un énorme besoin de tendresse avec Marcus puisqu'il venait de penser à ces mains blanches parcourant tout son corps.

Marcus avait vu le changement d'expression du serpentard alors qu'il essayait de le cacher. D'ailleurs, lui-même était dans cet état d'excitation.

- Oui, plus tard, dit tout bas le vampire au creux de l'oreille de Blaise, néanmoins, que tu sois mon calice ou non ne m'empêche pas de mettre fin à cette envie… douloureuse, si tu le souhaites évidemment…

Comme s'il venait de se réveiller d'un cauchemar, Blaise sourit et se maudit intérieurement de ne pas avoir pensé à cette alternative qui n'en était pas réellement une.

- Comme ça, tu pourras me montrer à quoi ressemblera ma vie à tes côtés, ajouta Blaise en chevauchant les genoux du vampire.

- Mmm… alors, j'ai intérêt à y mettre tout mon cœur, dit Marcus qui voulait que Blaise sache que même après cette nuit, il pourrait toujours se rétracter.

Blaise ne prit pas la peine de répondre et prit d'assaut les lèvres toujours aussi tentantes du vampire. Ce dernier n'en resta pas là et mit ses mains sous les fesses fermes de Blaise pour l'emmener dans sa chambre. Bien que Blaise soit très impatient, Marcus prit tout son temps pour découvrir le corps de son futur compagnon. Blaise décida qu'il était temps de prendre les devants en explorant le corps puissant du vampire qui se arqua sous ses caresses. Le vampire se replaça au-dessus ce qui ne contenta pas vraiment Blaise.

- Je…

- Certainement pas Blaise, murmura Marcus en reprenant les lèvres du serpentard, un vampire ne se laisse pas dominer, pas même par un serpentard…

Blaise n'eut plus eu le loisir de protester car Marcus venait de prendre son membre avec sa bouche si chaude. Ils firent l'amour. Plusieurs fois. Blaise se demandait pourquoi les vampires étaient si rejetés de la société. Après tout, cette nuit, on lui avait prouvé à quel point les vampires étaient endurants, passionnés… enflammés et pourtant si attentionnés et sensuels. Après un dernier ébat où Blaise avait atteint une nouvelle fois l'orgasme, Marcus le serra contre lui, plus heureux que jamais.

- Tu vois, tu as quand même réussi à mettre un point final à ma solitude et de la meilleure manière que je connais, murmura Marcus alors que Blaise commençait à s'endormir sur le torse du vampire.

- Et toi, à la mienne... Marcus…

- Oui ? dit le vampire.

- Ca sera toujours ainsi ? demanda Blaise les yeux encore voilés de désir.

- Oui, murmura Marcus pas très sûr de lui.

- Alors, je crois avoir compris pourquoi Harry est si heureux d'être enfermé avec Rogue dans leur appartement, ajouta Blaise, c'était… indescriptible.

- Oui…

Avec un sourire aux lèvres, Marcus regarda son futur calice s'endormir.

- Et, moi je crois avoir compris pourquoi les vampires ne s'ennuient jamais alors qu'ils ne sont qu'avec une seule personne pour l'éternité, pensa Marcus.

Depuis très longtemps, Blaise put dormir toute une nuit d'une seule traite. Il pouvait désormais s'endormir totalement, ne craignant plus une attaque surprise de mangemorts ou d'élèves-ennemis puisque Marcus veillait sur lui.

Dans un autre endroit du clan, Sévérus regardait lui aussi son compagnon dormir, compagnon qui avait tenté de le calmer après sa sortie de la bibliothèque par le plaisir.

"" Je te remercie Harry… et même si je ne peux toujours pas me débarrasser des carnets, et bien, ils vont vite apprendre l'Art des potions. Après tout, il faut que je parle de ma vie, alors, dans ma vie, je fais des potions… et il y a de nombreuses recettes que je fais, il est intéressant de connaître les ingrédients… Tiens, qu'est-ce que c'est ?

Blabla…

Mmm… bon, Marcus n'en a pas fait un calice, il m'a donc écouté…

Blabla…

Oh. Il en a quand même profité. Après tout, ça, ça ne me regarde pas et personne ne pourra m'en vouloir.

Blabla…

Bien entendu ! On dirait que Marcus ne me connaît pas vraiment, comme si j'allais débarquer chez lui à dix heures du matin. Bien, autant lui répondre tout de suite. Disons, vers seize heures chez lui, ils auront du temps pour discuter ou pour… continuer. Et moi aussi avec Harry. ""

Le dimanche après-midi, Harry et Sévérus se retrouvèrent de nouveau devant la porte du chalet de Marcus. Quand ils entrèrent, Marcus leur présenta le canapé tandis que Blaise alla se mettre sur les genoux de son compagnon.

Sévérus se mit à sourire et Harry ne perdit pas de temps et transforma le canapé en fauteuil. Les deux couples étaient donc à égalité : les deux jeunes dans les bras de leurs compagnons.

- Un thé ? proposa Marcus.

- Ah oui ! Le fameux thé, j'avais oublié à quel point tu aimais ça, dit Sévérus, non merci, nous devons rentrer à Poudlard.

- Et toi, Harry ? demanda Marcus essayant de garder au maximum Blaise avec lui.

- Avec plaisir, dit Harry ce qui amena un regard gris dans les yeux de son vampire, … mmm, tu n'avais qu'à me dire ce qu'il s'était passé hier soir entre eux, murmura Harry à Sévérus.

- Je pensais que tu n'avais pas besoin de dessin, Harry, répondit Sévérus.

- Il est devenu calice alors ? s'exclama Harry plein d'espoir.

- IL est ici, dit Blaise qui avait entendu l'exclamation, et non, je ne suis pas devenu calice.

Peu de temps après, ils durent partir. Pendant que Marcus discutait avec Sévérus de leur prochain retour au clan, Harry discutait avec Blaise.

- La prochaine fois… pas avant leurs examens, répondit Sévérus, après.

- Quand se terminent-ils ? demanda Marcus.

- Impatient !

- Sévérus. J'ai déjà accepté de ne pas faire de lui mon calice alors que mon corps, mon cœur le réclamaient et pire encore lui aussi me le réclamait, alors…

- … Bon, disons, le surlendemain, le temps que l'autre vieux fou fasse la fête d'adieux, ajouta péniblement Sévérus.

- Bien.

Un peu plus loin, Harry était tout de même inquiet.

" Je les ai vu tout à l'heure, ils se comportaient comme un couple, ils s'aiment, ça se voit. Alors pourquoi ? J'ai quand même pas pu effrayer un serpentard ! Et un serpentard ne doit sûrement pas avoir peur de deux longues canines ! Je n'aurais peut-être pas dû aider Blaise dans cette entreprise aussi tôt. C'était peut-être une mauvaise surprise…"

- Harry ! dit Blaise qui voyait l'embêtement du calice, tu sais j'ai dit que je n'étais pas calice, mais, je n'ai pas dit que c'était irrévocable.

- Vraiment ! dit Harry soulagé de ne pas être fautif.

- Oui, on va attendre la fin de l'année scolaire, j'aurais en plus le temps de préparer mes affaires. Après tout, je vais quitter le manoir, reprit Blaise en pensant qu'ils avaient eu juste trois petites heures pour discuter réellement, au fait, dois-je comprendre que tu m'apprécies énormément ? Ou à ce point pour vouloir que je devienne calice ?

- Malgré le retour de ta nature profonde de serpentard, oui, il est vrai que ça ne me dérange pas plus que ce soit que l'on devienne ami… à perpétuité, dit Harry en allant rejoindre les vampires, mais surtout, je suis content que Marcus ne soit plus là à tenir la chandelle lorsqu'on vient le voir avec Stick et Daniel. Et s'il croit que tu vaux assez le coup pour te supporter pour l'éternité, alors je crois que je ne peux qu'être content pour lui, ajouta Harry ce qui amena Blaise à sourire.

- Au revoir Marcus, dit Harry qui alla se mettre à côté de son vampire pour transplaner.

Après un dernier baiser de Marcus, Blaise fut enfin prêt pour repartir à Poudlard.