Bonjour à tous et à toutes ! Me revoilà de retour de vacances et évidemment avec internet ! Donc voici la suite !
Kirin-Tenshin : je suis contente qu'elle te plaise autant ! Mais, ne te fais pas virer pour ça quand même... Bon, alors voici la suite et presque la fin !
Vif d'or : j'aime bien le nouveau couple Blaise/Marcus... mais pour l'instant, place à la campagne ministérielle et aux vacances (ils en ont de la chance...)
Lady Morgane Slytherin : moi aussi j'adore ces histoires (et même s'il n'y avait que des vampires !). J'espère que la suite te plaira toujours autant !
Et merci à Caro06, Akroyaoi, Palmier-tropical, Emera17, Nolwenn severitas, et Narcisss d'avoir mis mon histoire dans leurs favoris (désolé si j'en ai oublié quelques-uns...)
Bonne lecture à tous et à toutes et bon courage pour la rentrée de demain !
57 – Campagne fracassante
Dans l'appartement de Sévérus et de Harry.
- Alors, ce week-end ? demanda Drago en essayant de voir des marques sur le corps de son ami.
- Absolument génial, répondit Blaise dont le regard venait de s'illuminer, dommage qu'il soit déjà fini…
- Allez, arrête de te morfondre ! Tu vas bientôt le revoir ton Marcus, dit Drago qui voulait sortir son meilleur ami de l'état presque dépressif qu'il avait depuis son retour.
- Oh, ça va ! répliqua Blaise.
- Non, ça ne va pas du tout, Blaise, dit froidement le professeur Rogue, soit vous vous remettez à travailler sérieusement, soit je ne vous emmènerai plus au clan.
- Mais je travaille, répliqua Blaise qui ne put s'empêcher de maudire son professeur de potion, regardez Weasley plutôt !
En effet, ce dernier avait décidé de parler quidditch et se disputait avec Harry pour connaître la meilleure équipe du monde car la coupe du monde était pour l'année prochaine.
- Ainsi donc, vous vous comparez à des gryffondors, décidément, vous êtes tombé bien bas Mr Zambini.
- Ce n'est plus Blaise ? répliqua Blaise sous l'insulte.
- Blaise est pour la personne assez intelligente pour devenir le calice de mon ami après ses examens, pas pour la personne qui commence à s'abrutir. Après tout, le calice doit être à un assez haut niveau pour que son vampire ne s'ennuie pas, il ne doit pas être idiot.
- Donc, Harry a un très haut niveau ? dit Drago pour taquiner son parrain, étrange… je croyais que tous les gryffondors étaient nuls.
- Je lui donne des cours de soutien, non ? Et puis, lui, a battu le Lord Noir, ça compense, ajouta Sévérus en faisant son sourire en coin.
- Bon, on se remet à la théorie alors, dit Blaise dépité et piqué au vif dans sa fierté.
- Au fait, Ron, qu'en pense ton père ? demanda Harry alors que Sévérus était occupé avec les serpentards.
- Pour les élections ? Oh, il serait ravi ! D'ailleurs, il avait déjà commencé les papiers, dit Ron, mais…
- … Mais ? demanda Harry inquiet.
- Mais, il n'est pas sûr que tu puisses faire la campagne, il a un peu peur de Rogue, tu sais ça va te prendre tous tes week-ends et même parfois, la semaine entière ! Mais, ne t'inquiètes pas, après tout, mon père était un gryffondor, il est courageux ! Et puis, maman est à fond avec lui pour qu'il devienne premier ministre. Depuis qu'il t'insulte, toi et Rogue, dans la Gazette des Sorciers, régulièrement, elle veut tout faire pour mettre cette ordure hors jeu. Et puis, tu sais, il a voulu embêter papa à propos de son engouement pour les moldus…
- Bon, ça commence quand ?
- Le week-end prochain, répondit Hermione qui venait de lever son nez de l'arithmancie.
2 semaines avant les examens.
Sévérus et Harry arrivèrent au ministère, dans le bureau de Mr Weasley.
- Bonjour Harry, Sévérus ! dit joyeusement Mr Weasley.
- Bonjour Arthur, dit le professeur Rogue qui n'était pas très heureux de passer son week-end dans une campagne ministérielle.
- Bonjour Mr Weasley ! ajouta Harry tandis qu'il s'asseyait sur la chaise désignée par Mr Weasley, comment allez-vous ?
- Bien, bien Harry, d'ailleurs, nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous, nous devons aller faire des photos sur le chemin de Traverse, répondit Arthur, et… il y aura bien sûr des interviews.
- Ne vous inquiétez pas Arthur, il a été prévenu et Harry a quand même décidé de se lancer à vos côtés, dit Sévérus, nous y allons ?
Un peu plus tard, Harry se retrouva au côté de Arthur devant une dizaine de journalistes. Sévérus se tenait un peu en retrait, derrière Harry.
- Mr Potter, pourquoi avoir choisi de supporter Mr Weasley ? Est-ce pour ses idées ou pour son fils qui est votre meilleur ami ? demanda un journaliste.
- Pour ses idées, répondit Harry, néanmoins, c'est aussi pour Ron. Après tout, les enfants ne sont-ils pas le reflet de l'éducation des parents ?
- Exact, exact, dit le journaliste en souriant.
- Vous avez beaucoup mûri Mr Potter, dit une journaliste dont la voix était reconnaissable entre mille.
- Nous ne sommes pas là pour parler de moi Rita, dit Harry un peu sur la défensive.
- Et est-ce à cause de votre… relation avec une… personne plus âgée ? ajouta Rita Skeeter en occultant les regards noirs d'Arthur et de Sévérus.
- Une autre question ? demanda Arthur tandis que Harry essayait de garder son calme.
- Bien sûr, reprit Rita, alors que pensez-vous des jeunes sortant avec des plus vieilles ? Croyez-vous que ce qui amène ce genre de relations très spéciales soit dû à l'expérience ? Vous pouvez vous appuyer sur votre propre expérience pour répondre Mr Potter.
Tandis que Harry serrait les dents, Sévérus s'était approché par derrière de la journaliste si agaçante et l'attrapa par la gorge alors que d'autres journalistes continuaient à poser des questions.
- Encore un mot envers mon calice et je vous tue, murmura Sévérus à l'oreille de la journaliste qui commençait à manquer d'air, j'espère que je ne suis pas trop vieux pour être clair ?
Deux minutes plus tard, Sévérus se retrouva de nouveau à côté de Harry et Rita reprenait avec tant bien que mal son souffle.
- Ca ne se passera pas comme ça, murmura Rita dont ses yeux lançaient des éclairs.
Après la séance d'interviews d'Arthur Weasley et de Harry, ces derniers allèrent dans un orphelinat d'enfants qui avait réouvert ses portes après la guerre. Pendant que Mr Weasley expliquait ses attentes sur l'avenir des enfants, Harry était devenu la coqueluche des enfants devenus orphelins. Au moment du quatre heure, Harry se retrouva enfin seul avec Sévérus.
- Ce ne sont que des enfants, dit Harry sur un ton enjoué qui avait vu que son compagnon était un peu jaloux.
- Je sais, grinça des dents Sévérus, c'est bien pour ça que je ne les ai pas expulsé de tes bras. Il n'empêche que cela fait plus de trois heures que tout le monde te touche, tout le monde, sauf moi.
Harry lui fit alors un câlin mais cela ne dura pas très longtemps. En effet, ils avaient encore beaucoup de visites à effectuer.
Plus les journalistes posaient des questions à Harry, moins le vampire gardait son calme. A plusieurs reprises, il fut arrêté par des aurors assurant la sécurité car Sévérus commençait à jouer de ses poings et de sa magie.
Des journalistes de Sorcière Hebdo avaient réussi à prendre des photos du Survivant en train d'ouvrir sa chemise à cause de la chaleur mais leurs pellicules prirent feu d'un coup.
Si un journaliste posait encore des questions trop personnelles, il arrivait de plus en plus souvent que ce journaliste devenait aphone, grâce à un silencio bien lancé par Sévérus.
Bref, les journalistes avaient de plus en plus peur de la Malédiction.
- Euh… Harry, murmura Arthur tandis qu'ils profitaient d'une pause bien méritée, je crois qu'il serait temps que tu rentres, non ?
- Oui, dit Harry déçu en regardant du côté de Sévérus « gardé » par Maugrey Fol'œil, ce n'est pas sa faute…
- … et je peux t'assurer que si ce n'était pas lui, je l'aurais fait moi aussi. Surtout avec cette Skeeter ! ajouta Arthur, ses propos sont… indécents et révoltants...
- Bon, alors à bientôt ! dit Harry en retrouvant son compagnon, on rentre à la maison ? proposa Harry.
- Avec plaisir, répondit Sévérus en étant soulagé.
De retour à l'appartement, Sévérus prit de suite Harry dans ses bras et annula les séances de soutien avec les autres élèves.
" Bon, comment lui dire… "
- Harry, dit Sévérus alors qu'ils étaient tous les deux installés dans le fauteuil en face de la cheminée, je ne crois pas que ce soit une si bonne idée que ça de vouloir faire cette campagne.
- Mais… protesta Harry, non, je suis sûr que ça va aider Mr Weasley, et puis, peut être que… comment dire… tu, enfin… je ne veux pas t'embêter avec ça, c'est mon idée, mon… envie, alors tu sais… ajouta Harry en prenant son courage de Gryffondor, tu n'es pas obligé de m'accompagner.
- Quoi ? dit Sévérus en se relevant et donc en éjectant Harry du fauteuil.
- Oui, je suis assez grand pour sortir seul et il y a des aurors qui assurent la sécurité, ajouta Harry après s'être relevé du sol.
- Il n'en est pas question ! répliqua fermement le vampire, là où tu iras, j'irai. Un point c'est tout.
- Mais… Regarde avec les enfants ! Tu as été jaloux d'enfants ! De plus, je sais que peu de sorciers l'ont remarqué, mais c'est toi qui a causé tous ces tracas aux journalistes !
- Ne me dis pas que tu m'en veux pour ce qu'ils ont subi, dit Sévérus, leurs questions n'avaient rien avoir avec la campagne de Arthur et elles te gênaient. De plus, j'ai senti dans le lien et sur ton visage ta « colère » envers eux !
- Oui, mais j'arrivais à garder mon calme, reprit Harry, moi, j'arrivais à garder mon calme, murmura de nouveau Harry.
Le vampire garda son visage froid encore quelques minutes. Quelques minutes durant Harry retenait son souffle pour connaître le fin mot de cette conversation.
- Non, lâcha Sévérus, non, je suis désolé Harry. Je ne te laisserai pas. J'en suis incapable…
- … mais…
- … J'en suis incapable pour l'instant, coupa Sévérus.
- Bien, dit Harry qui ne pouvait rien dire d'autre et qui était la seule réponse acceptable pour son compagnon.
" Avec le temps, peut-être acceptera-il plus les critiques blessantes envers moi… avec le temps… "
Harry se leva et lui présenta son cou en signe de soumission. Le calice avait compris que son compagnon avait pris son intervention pour une révolte. Alors, Sévérus prit le sang de la vie avec soulagement. Après tout, Harry est et sera toujours Son calice. A lui. A lui seul.
58 – Que fait-on ?
Le dimanche matin, Harry avait encore des rendez-vous avec le « futur » premier ministre de la Magie. Et Sévérus l'accompagnait, ou plutôt ne le lâchait pas d'une semelle.
- Bonjour Harry, bonjour Sévérus, lança Arthur en leurs serrant la main, prêts pour ce deuxième jour de campagne ?
- On va où ? demanda Harry enjoué.
- Au mémorial de St Mangouste, répondit Arthur tandis que Sévérus faisait grise mine.
Tandis que Mr Weasley répondait à toutes sortes de questions, Sévérus entraîna Harry à l'abri des regards car il en avait déjà marre de tout ce monde. Il voulait déjà rentrer chez lui avec son calice au bout d'une heure.
- Tu sais, je supporte beaucoup mieux la douleur, dit Harry pour le taquiner, oui… moi, je résiste à tes deux heures voire quatre heures de cours et sans aucune pause, ajouta-t-il en voyant le regard perplexe de son compagnon.
Alors que le vampire s'apprêtait à répliquer, une journaliste indésirable arriva et prit un cliché du couple en « pleine dispute ».
- Tout compte fait, votre parfait petit couple n'est pas aussi formidable que ça.
- Rita Skeeter, lâcha Harry avec toute sa haine, que faîtes-vous là ? Mr Weasley est dans le grand hall.
- Mmm… je prends des notes, je vous empêche aussi d'être tranquilles, répondit Rita alors que Sévérus essayait de se contenir, et… ah oui ! Je regarde Mr Weasley croyant pouvoir battre le Ministre Fudge !
Sévérus se mit à rire, rire qui se transforma en un rire à vous glacer le sang.
- Parce que vous croyez réellement que ce misérable Fudge gagnera face à Arthur ? C'est vraiment… désopilant ! Harry supporte Arthur. Et les gens adooooorent le Survivant. Moi, je supporte Harry, donc Arthur. Croyez-vous sincèrement que je supporterai un perdant ?
Sévérus se rapprocha de Rita Skeeter avec une démarche de prédateur prêt à mordre.
- Sachez Skeeter que je ne perds jamais…
- … oui, c'est pour ça que vous avez retourné votre veste au dernier moment, dit Rita en prenant son courage en main, … mangemort… lâche et sale mangemort…
"" Attends encore un peu Sévérus… Attends… ""
- Et cette fois-là ne dérogera pas à la règle, continua Sévérus en ne prenant pas en compte la remarque de la journaliste ni la colère de Harry lorsqu'elle l'avait insulté, d'ailleurs vous supportez Fudge… le pauvre, il a d'ores et déjà perdu… N'avez-vous pas remarqué à quel point vous êtes pitoyable ? Au final, le nombre infini conviendrez parfaitement au nombre de fois où vous avez perdu, non ?
La journaliste n'en put plus et ne supporta plus le sourire ornant le visage de cet homme. Elle donna une gifle au vampire qui n'attendait que ça. Sévérus leva alors son poing et l'abattit sur le visage de la journaliste abasourdie.
- Il est assez rare que j'utilise ma force physique contre les femmes… mais bon, je ne vais pas vous classer dans cette catégorie. Non, non… vous, vous n'êtes qu'un immonde petit cafard rampant par terre, à mes pieds.
Alors que Sévérus remettait une nouvelle fois Rita au sol avec son pied, Harry encercla Sévérus de ses bras.
- Arrêtes Sévérus ! murmura Harry, elle a eu son compte.
- Vraiment ? demanda le vampire qui se délectait de l'odeur du sang se répandant autour de sa victime, si tu as eu ton compte, alors tu n'as plus intérêt à écrire quoique ce soit sur Harry et moi, alors, Rita, tu as eu ton compte ?
- Oui, murmura Rita Skeeter en crachant du sang.
Tout à coup, des bruits d'exclamations et d'indignations arrivèrent aux oreilles du « trio ». L'auror Fol'œil arriva auprès du couple et l'emmena en dehors des flash des appareils photos sorciers.
- Bon sang ! Que s'est-il passé ? demanda l'auror.
- Bon sang ? dit Sévérus heureux de s'être laissé aller, non, je ne crois pas… d'ailleurs, je ne l'ai même pas goutté… Mieux vaut ne pas prendre de risque.
- C'est de Sa faute, répliqua Harry, elle, enfin… elle n'a reçu que ce qu'elle a semé !
- Peut être, oui, admit l'auror, néanmoins Sévérus a été pris en photo par une dizaine de journalistes en train de frapper une femme. Elle pourrait porter plainte…
- C'était de la légitime défense, dit le vampire.
- Elle était à terre ! s'indigna Maugrey.
- Légitime défense, reprit Sévérus en souriant, … d'après les règles du Clan : elle m'a attaqué en premier, j'ai le droit de répliquer.
- Jusqu'à la mort ?
- Oh, oui ! répondit Sévérus, mais remarquez bien que je me suis arrêté, un jour ou deux à St Mangouste, et elle sera de nouveau apte à délirer. Quoique vous disiez, la loi de mon Clan est supérieure à celle du ministre puisque le clan est reconnu par le ministre.
- Alors, c'est déjà ça, dit Arthur en arrivant, pour les photos, je n'ai rien pu faire. Désolé.
- J'en prends toute la responsabilité, dit Sévérus à nouveau calme, désolé Harry…
- Peu importe, ajouta Harry en lui serrant un peu plus fort la main, cette fois-ci, elle devrait comprendre la leçon. On rentre ? Désolé Mr Weasley.
- Non, allez-y, dit Arthur pour qui toute cette histoire allait entacher sa campagne, à bientôt et bonne révision pour les Aspics Harry.
- Merci, répondit Harry en se dirigeant vers le couloir rempli de journalistes.
Tout le long du couloir, Harry serrait un peu plus à chaque fois la main qu'il tenait car Sévérus était de nouveau prêt à bondir sur n'importe quelle personne. D'ailleurs ces personnes avaient déjà une thèse sur le fonctionnement du couple : Sévérus était un tueur et il brutalisait Harry…
Une fois rentrés à l'appartement, Harry se jeta dans un fauteuil. Sévérus lui, se posait de plus en plus de questions, après tout, il y était peut être allé un peu trop fort avec la journaliste.
- Sévérus, dit Harry en lançant sa tête en arrière et en refermant ses yeux, ne te tracasses plus, tu n'as fait que remplir ton rôle. Si tu n'avais pas réagi, c'est moi qui aurais envoyé Skeeter à l'hôpital. Bref, tu m'as… protégé, c'est tout, dit Harry en choisissant précautionneusement ces mots.
- Que fait-on ? demanda Sévérus toujours debout en plaçant son visage au-dessus de son calice.
- Je… je vais arrêter la campagne, dit Harry à contrecœur, tu, enfin… je ne peux pas y aller seul, et même si personne ne nous attaquait et que tu ne répondais pas, on ne pourrait pas continuer ainsi. Tu as été même jaloux d'enfants ! Je sais que tu ne supportes pas ces journées, alors pour l'instant, je vais continuer à réviser, voilà tout, murmura Harry.
- Oui, pour l'instant, tu vas réviser, dit Sévérus, néanmoins, après tes examens, tu pourras toujours aider Arthur…
- Mais, coupa Harry.
- Tu pourras y aller, dit Sévérus avec une voix à la fois étranglée et ferme, tu pourras y aller… seul.
- Seul ? dit Harry n'en croyant pas ses oreilles.
- Sans moi, ajouta Sévérus, tout à l'heure, j'ai laissé le vampire prendre la situation en main. Là, c'est la décision du… compagnon. Tu y tiens, alors ça ira, de plus, des aurors seront toujours là pour toi. Et je… je demanderai à Drago d'appuyer Arthur pour contrebalancer les événements néfastes de ce matin.
- Merci, dit Harry en embrassant son vampire, aujourd'hui, j'ai aimé le…
- Compagnon ? dit Sévérus en se forçant à sourire.
- Non, dit Harry en secouant sa tête, j'ai autant aimé le compagnon que le vampire. Tu sais les autres n'arriveront qu'en fin d'après-midi pour réviser…
- Alors profitons de ce moment n'appartenant qu'à nous, ajouta Sévérus en emmenant son calice dans la chambre, au fait, tu préfères qui dans ces moments-là, l'amant ?
- Encore faux, dit Harry en regardant amoureusement Sévérus, dans ces moments de… tendresse, j'aime tous tes côtés Sévérus, tous…
Ils firent l'amour, l'amant montra toutes ses compétences à faire jouir le calice, le compagnon toute sa douceur et tout son amour et le vampire toute sa fougue. Et Harry en oubliait le monde l'entourant : tout n'était plus que sensation, amour et plaisir.
Le lendemain matin, les journaux relataient l'incident avec la journaliste Rita Skeeter. Des avis partagés se firent entendre dans le Grande Salle. Certains s'en fichaient, d'autres avaient encore un peu plus peur du professeur de potion et avaient peur pour Harry. Et beaucoup remerciaient le professeur Rogue pour avoir fermé le clapet à cette menteuse.
Le soir même, les élèves du cours de soutien parlaient politique.
Drago, sous le regard insistant de son parrain ajouta alors :
- Bien, alors je vous donne mon soutien à toi Harry et à Mr Weasley !
- Je suis pas sûr que ça nous aidera… lâcha Ron.
- Eh Weasley ! Mon nom est très respecté… et bien plus que le tien ! ajouta Drago, piqué au vif dans sa fierté.
Alors qu'il s'apprêtait à répliquer, il reçut un coup de coude de la part de sa petite amie. Et alors que Drago s'apprêtait à rire, un regard noir de son parrain l'en dissuada.
- Bien, maintenant que Arthur a un soutien très important, vous pouvez vous remettre au travail, les Aspics sont dans trois jours ! ajouta Sévérus en se délectant de voir la déception et la résignation sur les visages de ces jeunes personnes, et en silence, je vous prie !
"" Au moins, si Drago donne son nom, il pourra surveiller les journalistes et ne permettra pas qu'on se moque de moi et donc de Harry… Et il gardera un œil sur mon calice… Avec, les aurors, ça devrait aller… Bon, allez plus que trois jours de galère, et plus qu'une semaine avant les grandes vacances ! ""
Harry et les autres passèrent les examens sous le regard perçant du professeur de potion.
"" Ils ont intérêt à avoir d'excellentes notes avec tout le travail supplémentaire qu'ils m'ont donné ! En plus, Molly l'a appris, alors le rouquin a intérêt à réussir… Quoique… S'il réussit, Molly va vouloir que je refasse des cours de soutien avec sa cadette… Attends ! Non, c'est bon, arrête de te faire de l'anémie Sévérus ! Weasley-fille, elle travaille bien et est sérieuse. Ouf ! Sauvé ! Bon, Harry ne doit pas avoir de problème pour la composition de DCFM. Après tout, il connaît parfaitement les caractéristiques des vampires, calices et le fonctionnement du monde vampirique…
…
Ah, enfin ! Le dernier examen ! Avant, j'étais content d'en finir une bonne fois pour toute avec ces examens puisque cela signifiait la fin du calvaire à voir toutes ces têtes de gamins ! Mais, maintenant, ça veut surtout dire que Harry va être tout à moi… Mmm, il n'aura plus rien à faire d'autre que de se reposer… ""
Quelques minutes plus tard, Harry arriva le sourire aux lèvres d'avoir réussi son examen sans trop de difficultés. Avant d'arriver au niveau de Sévérus, il fut happé par son meilleur ami.
- Papa a prévu pleins de rendez-vous pour sa campagne dans deux jours, dit Ron, tu pourras venir ?
- Dans deux jours ? Mmm… oui, c'est bon, et pour combien de temps ? demanda Harry qui voyait que Ron lui cachait des choses.
- Sur toute la semaine, dit faiblement Ron, mais tu sais, si tu ne veux pas ou si tu ne peux pas à cause de Rogue, ce n'est pas un problème, ajouta-t-il précipitamment.
- Non, ça va être bon, dit Harry en souriant, bon, je te laisse. J'en connais un qui commence à s'impatienter… Alors si en plus, je dois lui dire que la semaine prochaine, je ne serai pas du tout tout le temps à l'appartement…
- Oui, ajouta Ron, ne le fait pas attendre et… euh…
- Oui ? demanda Harry en voyant la gêne de son ami.
- … euh… et bien, mets-le dans de… bonnes dispositions pour être libre toute la semaine… Qui plus est, on pourra se voir souvent ! reprit Ron un peu plus fortement.
- Tu as parfaitement raison, Ron, je me dépêche de le rejoindre alors, à plus ! lança Harry qui se jeta dans les bras de son vampire, heureux de voir à quel point Ron avait changé d'avis sur sa relation avec Sévérus.
- C'est pas trop tôt, grommela le vampire en entourant Harry dans ses bras sous les regards encore jaloux de certaines filles de l'école et sous le regard amusé du directeur.
Harry le fit alors taire en l'embrassant tout le long du trajet jusqu'à chez eux.
Harry dû y mettre tout son cœur et toute sa virilité pour mettre Sévérus dans de bonnes conditions jusqu'à ce qu'il digère la nouvelle. Néanmoins, il avait su utiliser un argument de poids. En effet, Sévérus avait reçu une demande énorme de potions très difficiles à réaliser et il pourrait alors avoir la paix et le temps nécessaire à toutes ses potions sans que son calice ne s'ennuie.
C'est donc un Harry, heureux de retourner au Terrier, qui alla voir seul Ron et sa famille pour la campagne.
Tandis que Harry commençait une journée qui se finirait très très tard, Blaise lui, prenait le Poudlard express avec les autres.
- Alors pas de nouvelles de ton Marcus ? demanda Drago pour taquiner son ami.
- Mmm… disons pas depuis ma dernière lettre où je lui donnais le programme de cette journée, dit Blaise à contrecœur, et toi, que vas-tu faire pendant les vacances ?
- Et bien, je suis de corvée avec Harry ! dit Drago, je commence donc demain à redorer les Weasley…
- … et le blason Malefoy en même temps, ajouta Blaise pour se venger, au fait, tu pourras voir Ginny, non ?
- Non, je ne crois pas… Ron pense qu'il verra plus souvent Harry durant la campagne que s'il était avec mon parrain, mais, je crois que ce sera l'inverse, donc idem pour moi et Ginny, dit Drago un peu dépité, lorsque mon père partait en « campagne », il était toujours très occupé.
Blaise ne rajouta rien en voyant la mine de dégoût de Drago qui repensait à son père. Le voyage continua dans le silence absolu tandis que les deux serpentards réfléchissaient à leur été.
Sur le quai de la gare, Blaise retrouva sa mère et une pointe de déception naquit dans son cœur car il pensait que Marcus viendrait à la gare l'enlever sur le champs.
- Alors, mon chéri, comment se sont passés tes examens ? demanda Mme Zambini.
- Ca peut aller, répondit Blaise en saluant de la main Drago qui repartait déjà avec sa mère.
- Ca peut aller, ou c'est bon, ou tu vas redoubler l'année prochaine ? reprit la mère de Blaise.
Blaise, surpris de toute cette attention, la regarda intensément pour découvrir où elle voulait en venir.
- Inutile de me détailler ainsi Marcus Zambini, dit Mme Zambini plus fermement, ainsi vous ressemblez terriblement à votre père… Bon, puisque tu es toujours perplexe je vais vraiment croire que tu ne vas pas avoir ton diplôme. Non seulement, ça me décevrait beaucoup d'avoir un fils « idiot », mais je devrais décevoir une autre personne qui avait l'air d'avoir placé beaucoup d'espoir en toi.
- De quoi parlez-vous mère ? demanda Blaise qui était totalement perdu.
- Réponds à ma question.
- Il est Evident que j'aurais mes Aspics ! s'exclama Blaise outré, je n'ai jamais été mauvais, pourquoi en doutez-vous maintenant ?
- Bon, dans ce cas, je pense que je n'ai plus aucune raison valable pour t'emmener avec moi, dit Mme Zambini en souriant, bon, alors s'il le souhaite encore, vous pouvez le prendre avec vous, ajouta-t-elle en fixant un point derrière l'épaule de son fils.
- Je vous remercie, dit Marcus qui se tenait depuis quelques minutes derrière son futur calice, alors qu'en dis-tu Blaise ? Tu rentres avec moi ou avec ta mère ?
Blaise ne savait plus où donner de la tête, en entendant la voix de Marcus juste derrière lui, il en avait eu des frissons et en avait rougi, et ce devant sa mère.
- Je t'attends plus loin, ajouta Marcus, à bientôt Mme Zambini, dit Marcus en baisant la main de la dame.
- Je crois que c'est la première fois que je te vois si surpris et heureux, dit la mère de Blaise une fois que le vampire s'était éloigné, pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu aspirais à devenir le calice de ce vampire ?
- Euh… c'est-à-dire… je n'y ai même pas pensé, dit Blaise redevenu normal, est-ce que ça vous… dérange ?
- Bien sûr que non ! ajouta Mme Zambini en rigolant, au moins, je suis sûr que tu es avec un homme très bien pour toi ! Mr Marcus est venu hier après-midi en me prévenant d'un fait important à ton propos. Il m'a fait clairement comprendre que rien ne l'empêcherai de te faire son calice si ce n'est ton refus. Cependant, je suis heureuse qu'il ait ajouté que je ne serai pas couper de toi. Bon, prends cette valise, ajouta-t-elle en la faisant apparaître, ce sont des vêtements propres, pour un temps chaud ou froid. J'ai mis aussi certains livres.
- Mère, souffla Blaise avec une lueur de reconnaissance infinie.
- Allez va ! Et n'oublie pas de m'écrire lorsque tu seras assez en forme, et puis, prends soin de toi mon chéri, ajouta Mme Zambini en embrassant son fils.
Blaise alla voir Marcus qui ne pouvait alors s'empêcher de sourire. Au moment où il s'apprêtait à transplaner pour le clan, la mère de Blaise ajouta :
- Et j'espère bientôt vous revoir, et… voir le lieu où habitera mon fils.
- Sans aucun problème, Ma dame, ajouta Marcus, ça tombe bien, j'ai un excellent ami qui s'occupe des visites extérieures et qui ne pourra pas refuser votre demande. Bien, on y va ?
- Depuis le temps que j'attends ça, murmura Blaise à l'oreille de son compagnon.
