Kirin-Tenshi : bonnes vacances à toi ! Voilà la fin de Fudge ! (j'ai adoré l'écrire !). J'espère qu'elle vous plaira à vous aussi !

Lady Morgane Slytherin : oui on peut voir Arthur comme ça... de toute façon, je trouve que ça colle bien au personnage : lui et sa lubbie des moldus, alors pourquoi par l'éternel optimiste !

SNT59 : et bien, ça a dû te prendre du temps... alors voici la suite !

Vif d'or : après tout, les vampires dans mon histoire sont très "gentils"... surtout avec leur calice ! Et puis, Blaise, je l'aime bien, je ne lui ferai pas quelque chose de méchant ! Contente que mon autre histoire t'intéresse aussi !

AdelheidRei : en fait, cette histoire est finie depuis début juillet et je l'ai commencé en septembre (oui, donc, c'est vrai ça fait moins d'un an...) mais je l'avais mise sur hpfanfiction... Sur ce site, je remets l'histoire sans aucune faute normallement et si ça me prends du temps c'est que de une, il y a beaucoup de chapitres, de deux, faut corriger et de trois, la synthaxe n'est pas acceptée par le site telle que je l'avais faites pour l'autre... Mais, d'ici deux semaines, elle sera finie !

Merci à tous et à toutes (demain, je mets un nouveau chapitre de la Veela Attitude) et bonne lecture !

61 – Vampires, gamins… quelle différence ?!

Alors que tout le monde trouvait sa place, Daniel et Harry partirent à la chasse aux réponses. Ils allèrent frapper à une chambre.

- Oui ?

- Désolé de te déranger, mais est-ce que Blaise est là ? demanda Daniel tandis que Harry essayait de se retenir de rire.

- Euh…

- Bonsoir Marcus, on n'a pas eu le temps de parler depuis ce matin, dit Stick qui passait par là, tu sais j'ai pleinnnn de choses à te dire.

- Entre alors. Au fait, oui, Blaise est ici, je vous l'envoie, soupira Marcus.

- J'espère qu'on ne l'a pas dérangé, murmura Daniel.

- Faut juste espérer que Blaise ne se soit pas encore mis en tenue pour dormir, ajouta Harry heureux que Daniel ait prévu la réticence de Marcus à relâcher son calice et qui avait mis Stick dans le coup (qui ne s'était pas fait prier).

- A mon avis, il n'en aura pas pour longtemps, après tout, il n'a plus rien à enlever, juste à mettre, dit Daniel de façon naturelle.

- Et c'est bien parce que vous êtes les personnes que je risque de connaître toute ma vie que je suis là et que je ne relève pas vos propos, dit Blaise Zambini qui venait d'apparaître, allons dans la salle commune. Bon, que me voulez-vous ?

- Comme si tu ne le savais pas ! ajouta Daniel de façon enjouée, alors ? Comment trouves-tu les vampires, Marcus et le Clan ?

- … Je n'ai aucune raison de vous donner un commentaire.

- Allez ! ajouta Harry, quand ?

- …

- Tu peux le dire au moins à une personne affaiblie, dit Harry encore un peu fatigué.

- Et je suis sûr maintenant, que tu n'es plus aussi affaibli que ça sinon le professeur Rogue ne t'aurait pas relâché, dit Blaise, … bon, et bien, il est venu me chercher à la gare, commença Blaise dont la voix s'était faite nettement plus enjouée et heureuse, apparemment, ma mère et lui avaient eu une conversation sans que je ne le sache et avant la fin de l'année.

- Vieux jeu, dit Daniel.

- Trop classe oui ! enchérit Harry, et ?

- Et bien, on est arrivé au chalet, et on a discuté.

- Blaise ! menaça Harry toujours impatient.

- En réalité, on a vraiment discuté et j'ai même commencé à me décourager, dit Blaise un peu penaud, et puis, il m'a demandé d'aller ranger mes affaires. Je croyais n'être plus qu'un gamin !

" Moi, je crois que je le suis toujours aux yeux de Sévérus… "

- … Alors que j'avais à peine défait la moitié de ma valise, j'ai vu une ombre noire se jeter sur moi et… et je suis devenu son calice, acheva Blaise.

Dans la chambre de Marcus, un peu plus d'une semaine avant.

Alors que Marcus était arrivé avec toute la vitesse de son état vampirique, Blaise lui s'était crispé et ne reprit sa respiration que lorsqu'il reconnut celui qui avait capturé son cœur. Il était maintenant plaqué sur le lit.

- Désolé, murmura Marcus.

- Pour quoi ?

- Désolé, je n'ai pas réussi à attendre le temps qu'il fallait pour que ta valise soit rangée, murmura Marcus en léchant le lobe de l'oreille de Blaise qui frissonna.

- Alors, fais-toi pardonner…

Et sur ce, Marcus le prit mais à la fin, il but le sang suave de Blaise qui ne se fit pas prier pour déposer ses lèvres sur la plaie que venait de se faire Marcus pour finir le rituel. Ils se sentirent enivrés par le sang et le sexe et Marcus reprit sa place préférée, dominant ainsi un calice plus que prêt à accueillir de nouveau le vampire. Accueil parfaitement comblé.

- Pardonné ? demanda Marcus amusé et comblé par le nouveau lien.

- Je sais pas, dit Blaise épuisé et prêt à se rendormir, pourquoi tenais-tu tant à mes valises ?

- Parce que je ne voulais pas être dérangé par des choses futiles durant notre première semaine ensemble… et durant les autres semaines d'ailleurs… Après tout, tu ne vas pas rester très longtemps éveillé au début, finit par dire Marcus alors que son calice s'était déjà endormi dans ses bras.

- Eh oh ! Blaise, t'es avec nous ! s'exclama Harry en agitant sa main devant lui.

- Hein ?! Euh… oui, bien sûr, ajouta Blaise qui venait de rêvasser et de repenser au jour où il avait été fait calice.

- Bien sûr ! dit Harry en rigolant, bon rien d'autre d'intéressant ?

- Non, dit Blaise qui était revenu dans la réalité, mais qu'est-ce qui se passe ? ajouta-t-il en regardant au fond de la salle.

- Mais, c'est ma cousine ! s'exclama Daniel, qu'est-ce qu'elle a encore fait !

- Elle est en train de…

- Ouch ! Ca doit faire mal ! rajouta Harry.

- Et elle les tient bien, ajouta Drago qui venait d'entrer dans la salle commune.

En effet, la cousine de Daniel était en ce moment même en train de serrer, quasiment à sang, la virilité d'un guerrier qui avait eu l'audace d'entrer dans la chambre de Victor sans attendre la permission et qui était arrivé à un moment… très intime.

- Au lieu de rire, viens plutôt m'aider cousin ! s'exclama la cousine qui était maintenant poursuivie par un autre guerrier femelle puisque l'autre était à terre et souffrait.

- Certainement pas, dit Daniel en croisant ses bras autour de sa poitrine.

- Comme tu veux ! ajouta la cousine en se dirigeant vers le groupe de jeunes qui fut alors sur la ligne de mire du guerrier qui bousculait tout le monde au passage.

Quelques minutes plus tard, il y avait une bataille générale où les calices s'en donnaient à cœur joie contre les vampires. Ils s'étaient mis, par la force des choses, du côté du calice de Victor. Victor qui se délectait de l'ambiance enfantine de la salle commune de Serpentards.

- Après tout, il fallait bien dépenser toute l'énergie et toute la tension qu'avaient créés la journée d'aujourd'hui.

- Il était inutile d'appeler des renforts ! s'exclama Sévérus qui passait par là en évitant des bombes d'eau bénite.

- Ca n'aurait pas été juste. Si un calice s'amuse, il faut bien que le calicier aussi ! ajouta Victor.

- Dans ce cas, murmura une voix arrivée au près du chef, bonne douche !

Et là, Victor se prit une bombe d'eau, lancée par sa propre calice et de la fumée s'échappa sur sa peau.

- Je te signale que tu es en train de me défigurer, ajouta Victor après l'avoir attrapée.

- Bien sûr que non, une potion, des soins que je t'apporterai pour ton confort, et tu auras déjà tout oublié ainsi que ton corps, murmura la cousine de Daniel qui se dégagea de l'étreinte de son compagnon pour aider Daniel et Harry qui faisaient face à un Sévérus qui ne souhaitait que récupérer son calice pour rentrer chez eux et un autre guerrier qui voulait lui, se venger.

Quant à Stick, il s'était retrouvé sous un assaut de bombes d'eau bénite venu des guerrières qu'il avait osé draguer, il y a de cela un ou deux siècles. Marcus était arrivé à s'enfuir dans sa chambre verrouillée après avoir retrouvé Blaise. Drago, lui, maudissait son meilleur ami de l'avoir laissé tomber pour une séance de cul et essayait de créer un espace personnel autour de lui, espace qui était envahi par deux guerriers qu'il l'avait pris pour un mur et une défense contre les bombes. Bref, Drago était tout mouillé. Harry s'amusait comme un petit fou.

A un moment donné, le directeur de Poudlard était entré dans la salle commune pour voir si tout allait bien, mais était vite ressorti sans avoir laisser au préalable son panier de bonbons au citron qu'il avait amené en signe de bienvenue.

Le lendemain matin, Sévérus retrouva Mr Vantardé alors que Victor lui avait demandé de lui faire visiter les lieux et de lui expliquer ses journées.

"" Merci à l'avocat… ""

Au moment où il se rendait à son rendez-vous très « urgent », Daniel arriva vers Sévérus en courant.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Sévérus inquiet.

- Je… je…, dit Daniel en tentant de reprendre son souffle, Harry m'a dit que tu allais voir un avocat.

- Oui.

- Il m'a dit aussi que tu voudrais envoyer votre ministre au placard, ajouta Daniel, et la journaliste ?

- Aussi. Pourquoi ?

Daniel lui tendit la Gazette des Sorciers. Des photos de la réunion d'hier étaient présentes. On pouvait voir que le clan Victorusien était le sujet favori d'une certaine journaliste. Entre autre, Stick était décrit comme extrêmement porté sur la Chose et comme un violeur. Quant à Sévérus, il était décrit comme un supra-violent qui avait failli ruiner la réunion en insultant un autre chef vampirique, toujours d'après cette journaliste.

- Mila ? Ce n'est pas la journaliste qui d'habitude nous…

- … non, c'est sa sœur, ajouta Daniel écœuré, une amie de Harry a fait une recherche, je… Stick n'a encore rien vu, il discute avec Victor, mais je… je veux qu'elle paye…

- Rita Skeeter paiera, ajouta Sévérus, à mon avis, sa sœur n'a fait que prendre des photos et ce vieux cafard a dû tout écrire à l'hôpital.

- Merci, ajouta Daniel en essuyant une larme de rage car personne n'avait le droit de traîner son compagnon dans la boue ainsi, non personne.

""Maudit soit-elle ! ""

- Mr Rogue, bien le bonjour, dit Mr Vantardé sur un banc à l'extérieur.

- Bonjour. Avez-vous quelque chose de nouveau ? demanda d'emblée Sévérus.

- Rien d'absolument concret, ajouta l'avocat.

- Absolument ? dit Sévérus en relevant un de ses sourcils.

- Oui, juste des choses, des rumeurs, des faits, mais… il nous faut du solide, non ?

- Oui, du solide. Je voudrais aussi que vous me recherchiez des choses qui pourrait faire mal à la journaliste Skeeter. Des choses blessantes pour son ego, ou qui pourrait blesser sa famille.

- Comme il vous plaira, répondit Mr Vantardé en laissant surgir un sourire sur ses lèvres.

- Auriez-vous déjà quelque chose Mr Vantardé ? demanda Sévérus.

- Rien d'absolument concret. Mais, je crois que vous pourriez faire d'une pierre deux coups, reprit l'avocat.

- Bien. Au revoir. Je dois y aller.

- Au revoir, dit l'avocat en se baissant.

- Mr Vantardé, je monte à 20 de plus, ajouta Sévérus en repartant pour le manoir.

- Voilà un homme… non, un vampire qui sait motiver ses troupes, murmura Mr Vantardé en retournant vers le portoloin que le directeur avait créé.

62 – Descente aux enfers

Quelques jours plus tard, le jour des élections était enfin arrivé. L'effervescence et les plumes à papotes étaient déjà présentes, prêtes à recueillir les tendances. Mme Skeeter était là également au déplaisir de Harry et des autres.

" Il ne l'a pas tapé assez fort. "

Mr Vantardé arriva avec une pile de dossiers.

- Alors ? demanda Sévérus qui avait trouvé un coin tranquille au Chemin de Traverse.

- Bien, je dois dire que le premier ministre est allé assez loin, dit l'avocat, il apparaît clairement qu'il touchait des pots de vin de diverses familles voulant faire passer des lois…

- Ca, on le savait déjà ! s'exclama Harry qui s'impatientait et qui faisait crépiter l'air de sa magie.

- Oui, donc, euh…

- Je crois que tu as fait peur à notre avocat Harry, dit Sévérus amusé, j'espère que vous l'avez compris, il n'y a pas que moi qui pourrait vous faire du mal si vous n'êtes pas assez compétent. Mais, je vous assure que vous n'avez rien à vous reprocher ou à craindre… pour le moment.

- La seule chose concrète que j'ai, avec parchemins à l'appui et témoins et autres preuves matérielles, est que Fudge lui-même, a fait interner plusieurs aurors car ces derniers voulaient mettre des sorciers, apparemment mangemorts non déclarés mais riches et influents, à Azcaban.

- Quoi ?

- Oui, Mr Potter, donc, comme vous avez dû le comprendre, il pourrait encourir cette même prison et à vie, ajouta l'avocat.

- Ce sont vos preuves ? demanda Sévérus en regardant la pile de dossiers.

- Oui, répondit l'avocat en la donnant au vampire.

- Et pour l'autre ? demanda Sévérus.

- Des photos compromettantes.

- Compromettantes ?

- Avec le premier ministre.

- Qui est l'autre ? demanda Harry suspicieux.

- Skeeter, répondit Sévérus, très compromettantes ?

- Oui, mais…

- Mais quoi ? demanda Harry.

- En réalité, il n'y a rien dans la loi qui pourrait embêter Rita Skeeter, dit l'avocat.

- Des photos, ça parle, ajouta Sévérus.

- Exactement Mr Rogue, ajouta l'avocat en faisant un sourire presque diabolique, il se pourrait très bien que durant leurs parties de jambes en l'air, Rita ait soutiré des informations confidentielles. De plus, elle a déjà démontré sa manie de défier la loi… elle peut être aussi une mangemort non déclarée…

- Faisons d'abord tomber Fudge, dit Sévérus en pensant déjà à son prochain coup, au fait Mr Vantardé, nous sommes le jour des élections.

- Oui, dit piteusement l'avocat.

- Puisque vous m'avez apporté quelque chose contre la journaliste, je vous offre quand même la moitié du pourcentage. Au revoir.

- Mr Rogue, Mr Potter, dit l'avocat en reprenant le sourire et en s'inclinant.

Un peu plus loin, les sorciers et sorcières continuaient de voter. Arthur Weasley n'avait jamais été aussi nerveux, et c'était surtout à cause de sa femme qui elle, voulait qu'il soit parfaitement présentable, ainsi que tous ses enfants.

- Bien. Alors, quand allais-tu m'en parler ? demanda Harry.

- Je ne voulais pas te faire de faux espoirs, dit le vampire.

- Tu sais que Daniel a suggéré qu'on embauche ces deux-là au Clan, en tant qu'esclaves.

- Ca leur apprendrait l'humilité, dit Sévérus.

- Mais, ensuite, il a dit qu'il ferait de mauvais esclaves.

- Il n'y a aucun mauvais esclave.

- D'après lui, et je le pense aussi, leurs sangs seraient trop indigestes, dit Harry en souriant, Daniel était très en colère contre Rita.

- Je sais.

- …

- Bon, à quoi penses-tu ? demanda Sévérus abruptement.

- Demandes à Rita de publier ce que Mr Vantardé a trouvé et après…

Deux minutes s'écoulèrent dans la réflexion.

- Je savais bien que tu étais devenu dangereux Harry, murmura Sévérus qui commençait à être excité par l'attitude de Harry, ne changes surtout pas…

- Je prends exemple sur toi, ajouta Harry, bon, on doit y aller. Les résultats arrivent dans moins d'une heure.

- Restes avec Drago et Fol'œil, je vais voir « notre amie ».

"" Quel esprit acéré. Ca fera un joli coup de poignard dans le dos… pas très gryffondor tout ça… ""

Sévérus trouva la journaliste en question en train d'interviewer un fan du ministre actuel. Celle-ci se figea à la vue du vampire et son client se sauva.

- Bonjour Rita, susurra Sévérus, comment allez-vous ? Pas trop cassée ?

- Que me voulez-vous ?

- Prenez ceci et publiez votre article, dit Sévérus en tendant la pile de parchemins qu'il avait reproduit magiquement.

- Mais ce sont des torchons ! s'exclama Rita après avoir parcouru le contenu.

- Vous n'aurez plus aucune raison de soutenir Fudge s'il n'est plus ministre.

- Si !

- Et nous serons quittes, continua Sévérus, réfléchissez-y, ajouta-t-il en empoignant le bras de la journaliste et en le serrant, bon, je vous laisse, ça doit apparaître demain et en première page ! Expliquez bien tout surtout ! lança Sévérus en repartant voir son calice et heureux de l'effet qu'il avait produit sur la journaliste.

Quelques heures plus tard, le premier ministre Arthur Weasley fut acclamé alors que l'ancien ministre était resté dans la même position depuis qu'il avait entendu « Weasley ministre » : debout, devant ce qui devait être son buffet d'honneur, un verre à la main, prêt à dire son discours de victoire. Deux heures plus tard, Molly Weasley put enfin rentrer chez elle et féliciter enfin son mari comme il se le devait. Ron était aussi aux anges et réussit à dire un nombre incalculable de fois que son père était désormais la plus haute autorité du monde magique, et cela, devant un Malefoy qui gardait son self-contrôle, non sans répliquer, cela va sans dire, que sa contribution avait largement aidé le père du gryffondor.

- Mr Fudge ? couina un elfe de maison venu débarrasser la salle de gala, je peux prendre votre verre ?

- …

- Mr Fudge ?

- Laisse tomber ! dit un autre elfe responsable des autres elfes, je vais plutôt appeler un responsable. Il sera quoi en faire !

Sur ce, le petit elfe abandonna l'ancien ministre, toujours stupéfait.

- Mettez-le par là ! dit une infirmière de St Mangouste.

Plus tard, à l'hôpital des sorciers, Cornelius Fudge se réveilla et eut le plaisir de découvrir une infirmière qui s'occupait très bien de lui.

- D'ici deux jours, vous serez de nouveau en forme, Mr le Mini… enfin, Mr Fudge, dit le docteur en retournant à ses autres patients.

- Pourquoi ? murmura Cornelius en se prenant la tête entre ses mains.

Un peu plus tard, la même infirmière renversa une tasse de café sur les jambes de Fudge, sans le faire exprès, mais sans un regard d'excuse non plus.

- Incroyable ! Et dire qu'on croyait en lui ! murmura l'infirmière tandis qu'elle donnait une cuillère revitalisante à son patient qui failli s'étrangler.

- Vous pourriez faire attention ! s'indigna Fudge.

- Oh vous ! N'en rajoutez pas ! retourna l'infirmière en partant aussi sec.

Un hibou entra alors, et l'ancien premier ministre, au lieu de voir l'annonce de la victoire de son rival roux comme il l'attendait dans la Gazette des Sorciers, découvrit l'explication aux changements de comportement de l'infirmière.

- Qui a osé ? dit Fudge en regardant l'article qui avait révélé le problème des « aurors ».

Plus tard, il fit face à des journalistes, et même à son ancienne grande amie qui s'était retournée contre lui : Rita Skeeter. Ils voulaient tous la peau de l'ancien ministre. Coupable par les faits, accusé par le peuple entier outré par son comportement, il ne dit rien et baissa simplement la tête, escorté par des aurors pour sa sécurité. Il n'eut plus aucune occasion de se justifier car le tribunal Sorcier décida qu'il n'y avait rien à défendre tellement les preuves étaient indéfendables. L'ancien premier ministre fut envoyé directement à Azcaban. Avec toujours un mot à l'esprit : pourquoi ?

Les aurors internés furent soignés correctement et purent sortir.

Tout le monde put enfin respirer de l'air pur, à part Arthur Weasley qui croulait sous le travail.

Et Rita Skeeter continuait son travail, heureuse de s'être retrouvée sur le chemin du vampire puisque sa côte de popularité avait atteint son maximum.

"" Profitez-en tant que vous le pouvez, petit cafard. Profitez… ""

Avec la fin du mois de juillet, arrivaient l'anniversaire de Harry et les notes des Aspics.

- Alors ? demanda Sévérus qui laissait ses doigts pianoter sur le canapé.

- J'ai eu mes Aspics ! claironna Harry.

- Encore heureux ! ajouta Sévérus froidement et en arrachant le parchemin.

- … Avec des optimal en DCFM et métamorphose, et E dans toutes les autres matières, ajouta Harry, alors ?

- Félicitations. Heureux que mes cours aient servi à quelque chose, ajouta Sévérus qui était fier de son calice, surtout pour les potions, pourquoi boudes-tu ?

- …

- Harry.

- Voilà ce que j'appelle réellement « féliciter quelqu'un », dit Harry après un baiser langoureux de son vampire.

- Alors, je devrais faire ça aussi à Drago, qui a dû réussir lui aussi ses Aspics, ajouta Sévérus en faignant un soupir.

- Certainement pas ! s'exclama Harry, ce n'est réservé que pour moi, ajouta-t-il en embrassant derechef son vampire.

- Attends Harry, dit le vampire en repoussant légèrement son calice.

" Quoi encore ! Alors qu'on était si bien parti ! "

- On doit parler du déroulement des vacances, continua le vampire, dans trois jours, on fête ton anniversaire...

Harry affirma sa réponse en faisant un baiser furtif sur la tempe de Sévérus.

- … Bon, et je suppose que tu vas vouloir voir ta tante. Alors…

Sévérus s'interrompit en sentant la main de Harry posée sur son front.

- Qu'est-ce que j'ai ? demanda Sévérus cherchant le problème.

- Et bien, la seule chose qui me vient à l'esprit est : QUOI !

- Quoi quoi ?

- Tu t'es entendu ! J'ai cru que tu avais de la fièvre lorsque tu as sous-entendu que j'aimerais revoir ma « famille » !

- Et je peux savoir pourquoi ça a l'air si déplacé ?

- Tu… tu… tu ne sais vraiment pas ? demanda Harry, estomaqué et en se redressant du canapé.

- Je ne sais pas quoi ? ajouta Sévérus, de plus en plus agacé.

- Je déteste ma « famille », prononça Harry dégoûté, et c'est réciproque, ajouta-t-il de façon à clore la conversation.

Après un temps de silence, Sévérus murmura :

- Pourquoi ?

- …

- Que s'est-il passé avec ta famille ? demanda Sévérus de plus en plus inquiet.

- C'est du passé, trancha Harry.

- Dis-moi. Et puis, si ce n'est que du passé, tu ne t'enfermerais pas ainsi, comme une huître.

Alors, Harry lui raconta son enfance. Il raconta son enfance, dans toute son horreur, et pour la première fois, il se dévoila totalement. Au fur et à mesure de l'histoire, Sévérus prit Harry dans ses bras et ne le lâchait plus.

"" Dommage que ce ne soit que de petits moldus, et gros ! Je ne peux pas les corriger … Il ne me reste plus qu'à faire oublier à Harry son enfance malheureuse. Jamais, je n'aurais cru qu'elle ressemblait à ça ! Elle est loin la vie merveilleuse du Survivant ! C'est pour ça que Rita doit descendre en enfer… très loin en enfer…""

- Tu n'as rien à récupérer ? osa demander dans un souffle le vampire.

- Non.

- Tant mieux ! On aura plus de temps à passer tous les deux, comme ça ! ajouta Sévérus pour alléger l'humeur de Harry et la sienne.

- Oui, répondit Harry en fermant les yeux, bercé par les bras puissants du vampire.

- Et on peut reprendre là où tu voulais aller, ajouta Sévérus en embrassant son compagnon ce qui permit à Harry d'oublier toute son enfance dans sa nouvelle vie.