Chapitre 16

Il était imposant, tout le monde dans la cour lui devait le respect. Là où il marchait, la terre tremblait, les faibles s'éloignaient, le soleil disparaissait. Il avait plutôt l'air indépendant mais pourtant il était toujours entouré de ses fidèles acolytes. Ces derniers étaient présents plus par défaut que par volonté, c'était évident. Ils devaient être encore plus effrayés que tous les autres. Ils étaient là tout le temps : lorsqu'il mangeait, ils étaient à ses côtés à le regarder et à veiller à son confort. Pendant les promenades, ils participaient au trafic d'armes et autres objets et substances illégalo-illicites. Ils n'avaient pas le choix. S'ils désobéissaient ou rompaient contact avec lui, ils devenaient ses jouets. Si vous vous mettez en travers de son chemin, Dieu seul sait ce qu'il vous arrivera... « Cette bête là elle mord » disaient les gardiens en se moquant de lui. Ils touchaient juste. Greyback le loup garou mordait la chair des noirs, race qu'il haissait,croquait la peau des blancs, race qu'il méprisait. Il se qualifiait comme appartenant à une race supérieure amenée à gouverner. Par le passé, il avait violé de nombreux enfants avant de les massacrer de sang froid. Il avait d'ailleurs pour cela était condamné une première fois. Puis il était sorti... « c'est qu'il a le bras long le loup ». Pendant les soirs de pleine lune on raconte que Greyback est emmené au cachot du sous-sol où il est solidement attaché. D'autres racontent qu'il s'entretient personnellement avec des mangemorts et que donc certains gardiens sont dans le coup.

Ron savait que cette ordure était à Azkaban, mais comme il était quelque peu coupé du monde des autres prisonniers, il ne le voyait que très rarement et cela lui suffisait !

Le rouquin était dehors il observait le soleil qui n'était qu'illusion. C'était le meilleur moment de sa journée, celui où ses poumons se remplissaient d'air frais. Aujourd'hui cela faisait 2 semaines qu'il était ici. Et pas de quoi se réjouir...

Mardi des gardiens plutôt ripoux l'avaient laissé seul un moment, et pendant 30 minutes des prisonniers complices étaient venus le tabasser. Il ne pouvait pas se défendre, c'était peine perdue. Un midi Ombrage lui avait jeté des sorts dans sa nourriture, déjà si infecte, ce qui l'avait fait tousser jusqu'à l'étouffement. On avait retrouvé dans sa cellule surveillée des potions de veritaserum et on l'avait balancé au cachot, injustement...Rien ne l'étonnait plus maintenant. Il était ce parfait bouc émissaire que toute tête de turc cherche pour se défouler.

Plus rien ne comptait. Il allait mourir de toute façon. Il valait peut-être mieux mourir un petit peu amoché qu'en parfaite santé ! Du moins c'est ce qu'il aimait croire.

Soudain coupé en plein coeur de ses pensées, il aperçut au loin un mouvement de troupe. Des prisonniers encerclaient quelque chose. Cela semblait les intéressait au point qu'ils en oubliaient de se frapper entre eux. La foule se mit à encourager. Ron comprit, il y avait encore une bagarre. Il se retourna et se remit à contempler le ciel magique.

De plus en plus souvent, Ron faisait des crises d'angoisse, jamais il n'avait été aussi proche de sa fin. Des questions sans réponse l'obsédaient. Allait-il souffrir? Allait-il voir sa vie défiler devant ses yeux? Allait-il pleurer? Allait-il implorer la pitié? Il se mettait alors à trembler et à gratter les murs de sa cellule jusqu'à se faire saigner les doigts...Alors pour se réconforter et surtout se calmer, il se disait que de toute façon la fin du monde était toute proche, et qu'il valait peut-être mieux partir maintenant que d'être tuer par le Seigneur des Ténèbres en personne. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de vouloir liquider Malefoy? Avait-il été un pion qu'on utilise un temps puis qu'on jette ? Ron agit, Ron meurt.

« Je t'en supplie Hermione, sauve moi... »

- Sortie terminée Weasley, en avant pour deux heures atroces...ahahaha c'était Bringly, il fumait une cigarette magique.

Ron aurait tout donné pour pouvoir en fumer une, elles avaient cette particularité de vous faire vivre vos rêves les plus fous 1h après inhalation de la fumée. Mais tout fumeur connaissaient les graves déséquilibres auxquels ils s'exposaient, perte de mémoire, yeux révulsés par moment, la tête qui tourne à 360° degré et qui peut rester dans le mauvais sens...uhm bref, Ron oublia bien vite cette pensée en se dirigeant vers la salle de correction.