Chapitre 21
- NOOOOOOOOOOOOOOOOON hurla-t-il en se débattant. Mais le sort était trop puissant.
- Si, je t'assure que demain soir il ne sera plus en vie. Il ira rejoindre ses parents sous la Terre. Quoique pour se qu'il doit en rester…dit-elle en ricana
- Vous êtes monstrueuse, une énorme … aïe … Il ne tenait plus en place. Son épaule allait se déboîter, du sang commençait à sortir de ses oreilles.
- Oh, tu ne pleures pas ? comme c'est mignon. Tes parents eux étaient bien meilleurs pour ce qui est de l'imploration…Elle imita une voix grave : je vous en prie, ayez pitié…ahaha ta mère, c'est elle qui m'a fait le plus rire ! Elle me baisait les pieds ! Bon je t'avoue que cela ne me déplaisait pas sur le moment et … Mais tu résistes dites donc !
- Laissez mes parents là où ils sont, mégère…je préfère mourir que de vous supplier. Ses joues étaient écarlates, son bras gauche semblait complètement désarticulé. Il crispait ses lèvres pour s'empêcher de pleurer. Mais il poussa un cri effrayant.
Bellatrix rigola puis se tût lorsqu'elle entendit des docteurs qui se rapprochaient de la chambre.
Elle s'approcha de Neville, de sorte que ses lèvres étaient à moins d'un centimètre de ses yeux. Si tu parles, je la tuerai elle aussi.
Le jeune Londubat ne protesta pas en continuant à la regarder droit dans les yeux.
- Il m'avait semblé entendre quelqu'un crier.
- Oh tu sais Jimmy, on est dans le quartier des fous donc bon…
- Oui c'est vrai.
Ils s'éloignèrent en pouffant.
Le pouls de Neville commença à s'emballer de plus bel après ce court instant de répit. Puis il céda, il pleura et hurla à l'aide. Mais Bellatrix avait dû le sentir venir car elle lui avait lié la langue par un sort digne du Prince au Sang Mêlé…
Le regard de la plus fidèle servante de Vous Savez Qui se mit à briller de mille feux. Elle allait enfin tuer la famille entière de ces traîtres…et être récompenser.
- Harry Potter sera mort ce soir et toi, tu ne verras pas l'aube je te le promets…Avad…
Au même instant à Azkaban
Harry et Ron rentrèrent dans leurs cellules après la récré, comme d'habitude. Ils n'avaient même pas pu se parler.
Seulement, un détail ne put échapper à leur sens à l'affût, depuis qu'ils étaient à nouveau enfermés : une brise de plus en plus froide circulait dans la prison. Les deux amis furent alors séparés, car la cellule de Ron se trouvait en quarantaine. Un coup de vent surnaturel se mit à danser autour des captifs.
Tout à coup une alarme se déclancha vers les bureaux et Harry regarda l'eau des toilettes se gelait soudain. Il rencontra le regard étonné de Fred. Le bruit était assourdissant, il ressemblait étrangement au son qui émanait de l'œuf pendant le Tournoi des 3 sorciers.
- Qu'est-ce qui se pass…
Le bruit métallique et grinçant des portes des cellules qui s'ouvrent le coupa et sous le choc il vit que toutes les portes de la tour Ouest ( où ils étaient enfermés) s'ouvrirent en même temps !! Chose totalement incongrue et impossible à l'origine !
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qui se passe, bordel ? Fred sortit prudemment devant sa cellule ouverte et observa plusieurs prisonniers qui déambulaient déjà dans les couloirs ; trop content d'être enfin « libres ». Harry restait fortement sur ses gardes, ses soupçons grandissaient…des Détraqueurs ne devaient pas être bien loin…Mais c'était impossible. Les Détraqueurs veillent à la sécurité des…
Soudain, ils entendirent des gardiens hurler pour tenter de garder la situation en main :
- Restez où vous êtes ! Ne sortez pas de vos cellules ! C'est un contretemps ! Ne bougez pas !!!! Ou je vous tue un par un.
- Qu'est-ce qu'il croit lui ? Qu'on va rester sagement dedans alors qu'on peut aller … dehors !!!! s'écria un prisonnier, auquel répondirent par une affirmation collective un bon nombre de ses camarades. La peur de voir le mâton pointant sa baguette sur chacun des prisonniers était bien inférieure à l'angoisse que semblait éprouver ce dernier face à cette foule surexcitée.
Et tout-à-coup ce fut la cohue. Une foule déchaînée se rua de toute part. Personne ne faisait attention à rien, ils cassaient tout sur leur passage, le poids des années d'enfermement et d'enfer se faisait alors sentir. Personne ne pensait à la manière dont ils seraient punis…Il y avait une chance infime de s'évader, rien d'autre ne comptait.
Harry et Fred sortirent alors de la cellule à leur tour pour aller s'enfoncer dans le chaos quand ils virent un peu plus loin, une grande ombre noire se précipiter sur un des prisonniers. Le froid était glacial, le cri était strident et glaçait encore plus que la température. Et ils virent ce prisonnier se faire embrasser par cette bête déchaînée en lui aspirant les quelques parcelles de bonheur qui lui restaient.
- Les Détraqueurs !!! Harry, on peut pas aller par là !
- Suis-moi ! Il faut qu'on trouve Luna ! On est en danger là !
Ils s'élancèrent dans la direction opposée et ouvrirent aisément les portes, habituellement fermées. Mais d'autres prisonniers avaient eu cette idée et la cohue régnait bientôt autour d'eux également. Ils allaient être séparés à tout moment tellement la bousculade était générale. Mais Harry tenait fermement la poche de Fred ; ) Il arrivèrent tant bien que mal, et non sans avoir pris quelques coups, dans la tour des femmes. Mais ce n'étaient plus des femmes, c'étaient des tigresses enragées qu'on venait de laisser s'échapper. Harry sursauta lorsqu'il vit distinctement une sorcière qui sortit une lame de rasoir de sa bouche et l'enfonça dans le ventre du gardien qui lui barrait le passage. Il tomba raide mort, le visage révulsé, devant eux. Fred tira Harry pour qu'il le franchisse, car ce dernier s'était précipité vers ce corps sans vie. La tueuse lui prit sa baguette et partit ; mais très vite elle fit demi-tour en posant intensément son regard cerné sur Harry qui n'avait pas bougé. Quand il se décida à suivre Fred la fameuse femme leur barra le passage. Ses cheveux frisés roux lui cachaient ses yeux.
- Qu'éf que vous faites là ? La touf des hommes n'est pas paf ifi… Elle avait manifestement un cheveux sur la langue.
Oh…mais f'est Harry Poffer. Elle releva une mèche qui la gênait pour pouvoir l'hypnotiser grâce à ses yeux bleu océan. Elle fit valser sa nouvelle baguette machiavéliquement sur chacune des parties du corps d'Harry…elle prenait un certain plaisir à les regarder se décomposer.
- Endo…
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Luna arriva soudain, se jeta sur la sorcière armée, en la tapant de toutes ses forces. Fred et Harry vinrent finalement l'aider et dans le feu de l'action, tout le monde se débattant du mieux qu'ils pouvaient, la baguette du défunt gardien se brisa en 2. Harry jura mentalement.
- Harry ! Harry ! Fred !
Trop perdus dans leur pensée, Luna les fit revenir à la réalité. Sa lèvre supérieure qui saignait abondamment, et un œil au beurre noir.
- Ils sont là pour te tuer Harry !
- Luna ! Tu vas bien ? Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?
- On a pas le temps de discuter, il faut sortir de là, il faut chercher Ron !
Les laissant dans patauger dans l'incompréhension totale, elle prit leurs mains et les entraîna dans un corridor presque désert. Loin derrière eux, désarmée craintive et haineuse, la sorcière hurlait comme une folle se faisant piétiner par les autres car ils l'avaient attachée à un poteau avec ses cheveux habités par le Diable.
- On est où là ?
Le tumulte semblait bien loin maintenant.
Du côté des femmes, je ne sais pas trop où ça va nous mener, mais il faut s'éloigner le plus possible du groupe de prisonniers. La respiration haletante, Luna s'essuya sa lèvre de ses petits doigts en marquant sa joue d'une large traînée de sang.
- Comment tu sais qu'ils sont là pour Harry ?
Je l'ai entendu dire par des Mangemort femmes.
- Que font-elles encore à Azkaban ?
- Des espionnes à ce qui parait. Voldemort a besoin d'yeux partout. Il y en a même chez les hommes.
- T'en sais des choses ! s'exclama Fred.
- Oui…avec Neville on avait beaucoup…elle se tût brusquement…Je ne parle pas beaucoup mais j'entends beaucoup. De quel côté allons-nous ?
Devant eux deux portes étaient fermées. Ils hésitèrent pendant quelques secondes puis franchirent celle de droite. Erreur…
Ils stoppèrent net lorsqu'ils virent un des pires cauchemars se retourner vers eux. Un Détraqueur. Un immense monstre, la gueule béante, qui sans se soucier de Fred et Luna, descendit lentement mais sûrement vers Harry.
Celui-ci sentit tout son corps se congeler, et puisa jusqu'au plus profond de lui pour tenter de s'enfuir. Mais sans baguette, impossible de résister à l'attraction du Détraqueur qui fait défiler dans votre esprit les pires souvenirs qui nous hantent. La fin était proche. Harry ne pouvait imaginer un seul instant qu'il allait mourir sans pouvoir se défendre. Il regarda Fred qui se cachai les yeux, visiblement il se demandait aussi ce qu'un baiser mortel pouvait faire…
Harry Potter allait donc mourir ; son cœur battait à tout rompre, Luna commençait à pleurer lorsque soudain…
EXPECTO PATRONUM !!!
UN éclair. Un merveilleux cheval argenté fondit sur le Détraqueur et puis plus rien. Harry reprit son souffle, Fred accourut vers lui et Luna se retourna vers la baguette qui venait de les sauver.
- Ginny ?!
- Harry, Fred, Luna est-ce que ça va ? J'ai eu peur d'arriver trop tard, j'ai mis du temps à vous trouver ! Ses cheveux étaient encore un peu en suspension sous l'effet du sort si puissant qu'elle venait de lancer impeccablement.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Fred en aidant Harry à se relever.
- Mon bureau vient d'être assiégé, il y a eu une invasion de Détraqueur qui venait d'autre part. On soupçonne les Détraqueurs qui ont rejoint Voldemort. C'est la toute première rébellion à laquelle j'assiste.
- Tu veux dire que tous les Détraqueurs ne sont pas à son service ?
- Non, les quelques Détraqueurs qui sont à Azkaban sont encore sous notre contrôle. Pour combien de temps encore, cela dépendra de la puissance qu'acquérra Voldemort. Enfin bref, ces invasions ont apparemment étaient programmées et ils sont là pour te capturer Harry et t'amener à…
- J'ai compris ça, en effet. Bon, ne traînons pas, il faut trouver Ron.
- Hein ? Pourquoi ? Vous devriez vous réfugier avec les gardiens ou dans les cellules, non ? Ron est protégé là haut dans sa tour.
- Soeurette…on a vu un des gardiens se faire poignarder par une femme sous nos yeux, ils sont dépassé, le danger est partout, on ne sera tranquille nulle part. Un vent froid gagna alors leur couloir. Les cheveux des filles volèrent.
- Donc tu viens avec nous aussi, déclara Harry en la tirant par le poignet ; et euh…MERCI GINNY.
- Ils se remirent à courir en direction du couloir de la mort où les cris hystériques faisaient écho jusque dans les entrailles de la Terre.
