Hey !
Quoi de beau pour vous en ce mercredi matin ?
Chez moi, ça sent bon le printemps et j'adore ça ! C'est ma saison préférée. Les températures agréables, les petits oiseaux qui chantent, les balades en bord de mer, les Gin tonic en terrasse... Mdr
Je vous laisse avec ce 21ème chapitre (déjà).
Bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes :
Cutehell : Merci beaucoup pour ta review. Un petit peu de mignonnerie, ça fait du bien !
Guest : Il a fallu un déclic à Charlie pour comprendre qu'il avait besoin de rentrer et quoi de mieux que le mariage de sa petite sœur pour ça ? C'est une évidence. Quant à nos deux tourtereaux, est-ce qu'ils vont tenir d'ici là ? À voir... J'espère que tu apprécieras le parti pris :) Je te remercie pour ta review et sans être trop précise, je peux te dire qu'il reste plus ou moins une dizaines de chapitres avant la fin :) Encore merci à toi !
Merci à Lyra Verin, Cailean Charmeleon et Nova Frogster pour tout leur travail et leur soutien.
Les Noëls au Terrier étaient toujours mouvementés.
Et il n'y avait aucune raison pour que cette année déroge à la règle.
Bien qu'il y ait des absents - Bill, Fleur et les enfants étaient en France et Percy et Audrey dans la famille de cette dernière - la maison était tout de même bien remplie et très animée.
Hermione fut saisie par le bruit ambiant dès sa sortie de la cheminée et fut accueillie par le dos de Neville dans lequel elle venait de foncer.
- Outch !
- Oh, pardon, Hermione ! s'excusa-t-il aussitôt en se retournant pour s'assurer qu'elle allait bien. Je viens tout juste d'arriver moi aussi et je n'ai pas eu le temps de m'écarter. Tout va bien ?
- Ça va, oui, ne t'inquiète pas, le rassura-t-elle en remuant son nez. Comment tu vas ?
- Bien, je te remercie. Je reviens de Ste Mangouste, j'ai donné leurs cadeaux de Noël à mes parents.
Hermione lui offrit un sourire chaleureux et compatissant. Elle savait que cela faisait du bien à Neville d'évoquer ce genre de choses, mais elle savait également qu'il n'aimait pas s'étaler sur le sujet.
Ils firent le tour du salon pour dire bonjour à tout le monde et Hermione termina sa tournée de bises par Astoria.
- Tu es ravissante dans cette robe, dis-donc ! lui dit son amie, faisant rougir Hermione.
- Merci, mais je te retourne le compliment. Le bleu nuit te va à merveille, ça met tes yeux en valeur.
- T'es gentille. Tu pourras aussi dire à Harry qu'il est très beau ? Il n'arrive pas à comprendre que le velours peut-être très chic et que ça lui va bien.
- Je lui ai dit que son costume était très beau, il a levé les yeux au ciel.
Astoria soupira.
- Il me fatigue. Enfin bref ! Tu vas bien, toi ? On a pas trop eu l'occasion de discuter, mais c'était comment, la Mongolie ?
Hermione avait préparé son speech depuis des jours. Elle était peut-être une bonne menteuse, il fallait malgré tout qu'elle sache un minimum ce qu'elle allait dire à ses amis. Elle savait également qu'elle pouvait, parfois, être un peu trop expressive à propos de certains sujets, donc elle devrait se mesurer.
Elle lui raconta alors ses recherches, son travail, ses découvertes. Quelques curieux se joignirent à la conversation pour savoir ce qu'elle avait fait et Hermione fut ravie de partager ça avec eux.
- Et tu as fait des rencontres ? lui demanda Ginny avec un sourire qui trahissait ses arrières-pensées.
- Les personnes avec qui j'ai travaillé, oui. Tout le monde était très sympa !
- Tu vois très bien où je veux en venir, Hermione, ricana Ginny.
- Si tu parles d'un homme, alors non, répondit-elle simplement, alors que la petite voix dans sa tête la traitait de menteuse.
- Tu es restée super longtemps là-bas, dit Ron, ne me dis pas que tu n'as rencontré personne ?
- Je suis désolée de vous décevoir, mais c'est le cas, sourit-elle. J'étais là-bas pour le travail, pas pour m'envoyer en l'air !
Son argument dut les convaincre puisqu'ils acquiescèrent tous sans insister.
Arthur servit l'apéritif dans le salon où ils se regroupèrent tous. Hermione, assise sur un des deux accoudoirs du canapé, écoutait les conversations autour d'elle sans forcément y prendre part.
Son séjour en Mongolie avait été génial sur bien des points, mais elle était tout de même très heureuse de retrouver son cocon, ses amis, ses habitudes. Et lorsqu'elle pensait au fait que, dans quelques mois, Charlie se trouverait là lui aussi, elle se retenait difficilement de sourire.
Elle avait été très touchée par ce qu'il lui avait dit au téléphone. Elle était ravie qu'il se sente prêt à assumer les conséquences de son départ et à retrouver sa famille. Elle ne doutait pas que ce serait difficile pour lui, comme pour les autres Weasley, mais elle avait bon espoir. Il était le fautif de l'histoire, mais ils étaient une famille soudée, unie. Les rancœurs disparaîtraient avec le temps, Hermione en était persuadée.
- Et du coup, tu vas devoir retourner en Mongolie ? lui demanda Astoria, qui revenait des toilettes.
- Oui, j'y retourne en janvier. Mon travail là-bas n'est pas tout à fait terminé.
- Maintenant que personne d'autre ne nous écoute parce qu'ils sont trop occupés à se disputer sur qui devrait être sélectionné comme attrapeur de l'équipe d'Angleterre pour la prochaine Coupe du Monde de Quidditch, est-ce que tu vas cracher le morceau ?
- Le morceau ? Quel morceau ? bredouilla Hermione, saisie par la panique.
- Hermione Granger, je ne te connais peut-être pas depuis aussi longtemps que Ron et Harry, mais je sais quand même reconnaître quand tu caches des choses.
Son cœur se mit à battre la chamade. Il fallait qu'elle trouve une parade. N'importe quoi, mais quelque chose à mettre sous la dent d'Astoria pour qu'elle n'insiste pas, et qui ne soit pas non plus un mensonge éhonté.
- Bon… C'est vrai, j'ai rencontré quelqu'un, admit Hermione. Mais il n'y a rien à dire, on a juste couché une fois ensemble et ça s'est arrêté là.
Ce qui n'était pas tout à fait faux.
- Rien de plus ?
Hermione haussa les épaules et remercia silencieusement Molly qui venait de les appeler pour passer à table.
L'entrée fut servie et Hermione intercepta une œillade étrange entre Harry, assis à sa gauche, et Astoria, en face de lui. Cette dernière hocha la tête avec un sourire au coin des lèvres et Harry toussota pour attirer l'attention.
- Avant que nous commencions ce repas qui a l'air succulent, Astoria et moi avons quelque chose à vous dire.
Une nouvelle fois, le cœur d'Hermone s'emballa. Avaient-ils enfin fixé une date pour leur mariage, eux qui étaient fiancés depuis longtemps, bien avant Ginny et Luna ?
Sa supposition se révéla être mauvaise quand Astoria se leva et passa sa main sur son ventre pour tendre le tissu, dévoilant un léger arrondi qui ne laissait aucun doute sur la surprise qu'elle cachait.
- Je suis enceinte de trois mois et demi.
Des cris de joie retentirent, accompagnés d'applaudissements et d'accolades. Hermione contourna la table pour aller étreindre Astoria et la féliciter pour l'heureux événement. Elle fit ensuite de même avec Harry qu'elle serra contre son cœur, émue.
- Toutes mes félicitations, Harry, je suis très heureuse pour vous, dit-elle en l'embrassant sur la joue.
- Tu sais à quel point je tenais à fonder une famille…
- Je sais et tu le mérites plus que quiconque, conclut-elle avec une nouvelle étreinte.
Elle était ravie pour ses amis. Pour Harry qui, de par son passé familial compliqué, méritait de pouvoir construire sa propre famille à qui donner cet amour qu'il gardait en lui. Pour Astoria, cette femme formidable qui convenait parfaitement à son meilleur ami et qu'Hermione adorait.
Chacun retrouva sa place et le dîner put commencer. Le principal sujet de conversation était, évidemment, la grossesse d'Astoria. Le début de celle-ci se passait très bien, selon ses mots, et les désagréables nausées matinales n'étaient plus qu'un lointain souvenir. Elle pouvait désormais profiter de cette expérience qui s'offrait à elle.
Le repas dura de longues heures et ils se retrouvèrent de nouveau au salon, une fois minuit passé, pour l'échange des cadeaux et la dégustation d'un bon lait de poule.
Hermione préférait offrir que recevoir. Évidemment, elle était toujours touchée et heureuse lorsqu'on lui offrait un cadeau, mais elle adorait voir les regards émerveillés des gens qui découvraient ce qu'elle leur avait choisi. Elle aimait trouver le cadeau parfait, celui qui ferait mouche à coup sûr. Elle y consacrait du temps à chaque fois pour toujours viser juste.
Cette année, elle avait sélectionné tous ses présents en Mongolie, dénichant des perles originales qu'ils ne trouveraient pas ailleurs.
Elle pensait notamment à cette écharpe en cachemire achetée à une couturière d'un village au sud de Tsagaan Nuur et qu'elle offrait à Molly. Ou alors, à ce jeu d'échecs nomade avec des pièces sculptées avec précision, qui se jouait sur un damier en feutre, qu'elle avait choisi pour Ron.
Néanmoins, elle fut ravie de toutes les attentions de ses proches. Ce fut extrêmement gâtée qu'elle rentra chez elle aux alentours de deux heures du matin.
Le calme de son appartement faisait partie des choses qu'Hermione était contente d'avoir retrouvé.
La maison de Charlie était calme, bien entendu, mais ici, elle avait bien plus de repères et d'habitudes. Notamment celle de travailler sur son petit bureau, avec une tasse de son thé préféré et un fond de musique jazz.
Le contrat qu'elle avait signé avec le Ministère de la Magie mongol pour les traductions dans l'Arkhangaï lui avait assuré une source de revenus plus que confortable durant son séjour en Asie, mais il était temps qu'elle remette le pied à l'étrier.
Une école de magie canadienne lui avait proposé de traduire un vieux parchemin, annoté de centaines de runes, qui avait été retrouvé perdu dans leur bibliothèque et Hermione n'avait pas hésité à accepter ce projet. C'était intéressant et relativement différent de ce qu'elle avait pu faire jusqu'à maintenant, puisqu'il semblait s'agir de notes éparses et non d'un vrai texte.
Elle était tellement passionnée par ce qu'elle faisait qu'elle fut surprise quand son téléphone se mit à sonner.
- Bonsoir toi, entendit-elle de l'autre côté.
Un sourire éclaira aussitôt son visage.
- Salut ! Je suis contente de t'entendre.
- Moi aussi, dit-il avec un sourire qu'elle distingua dans sa voix. Comment s'est passée ta journée ?
- C'était relativement tranquille. J'ai travaillé sur la traduction du parchemin dont je t'ai parlé la dernière fois.
- Celui de l'école canadienne ?
- Tout à fait. J'ai l'impression que ce sont des notes prises par un ancien élève, mais je n'en suis pas tout à fait sûre encore. Il faut que j'avance encore dans ma traduction.
- Tu me diras tout quand tu auras terminé ?
- Bien sûr. Et toi, ça va ? Il doit être dix heures du matin chez toi.
- Ça va, dit-il dans un bâillement. Je vais aller aider Batu et Naran avec une vache qui possède un trouble de l'appareil locomoteur qui fait qu'elle a du mal à se déplacer et se nourrit peu. Et hier soir, j'ai remarqué une fuite dans la salle de bains. Dans ces moments-là, je suis bien content d'utiliser ma magie à nouveau ! J'ai pu nettoyer et réparer ça en un rien de temps.
- Quel homme ! se moqua-t-elle gentiment. Tu prévois toujours de fêter le Nouvel An avec Nyam, Maksim et Naran ?
- Oui, on va passer la journée du trente-et-un à Oulan-Bator avec Naran, puis le soir on sera chez sa sœur. Ce sera une petite soirée tranquille. Et toi ? Je ne me souviens plus de tes plans.
- On dîne entre amis chez Ron et Neville, puis on va certainement aller danser à l'Amnesia après.
- Ah oui, c'est vrai. Ta soirée sera certainement plus mouvementée que la mienne. Tu m'appelleras quand tu seras réveillée et sobre ?
Hermione leva les yeux au ciel.
- Je ne compte pas finir ma soirée en vomissant dans le caniveau, ce n'est pas du tout mon genre.
- Qui sait ! se moqua-t-il. Je vais devoir te laisser, Naran vient de m'envoyer un message, la vache ne va pas trop bien.
- Pas de problème ! Passe une bonne journée, embrasse Naran de ma part.
- Et moi tu ne m'embrasses pas ? s'offusqua faussement Charlie.
- Bien sûr que si. Sur la fesse !
Elle éclata de rire, Charlie également, et ils raccrochèrent en même temps.
Hermione soupira.
Elle n'aurait jamais cru qu'il lui manquerait autant. Elle avait bêtement pensé que ces quelques jours loin de lui et de la Mongolie auraient été simples et seraient passés vite, mais la réalité était toute autre. Elle avait l'impression de ne pas avoir pu profiter assez de lui et de ce qu'il avait à lui offrir. C'était comme si on lui avait donné seulement une miette de la grosse part de gâteau qu'on lui tendait. Et c'était frustrant.
Il lui tardait le moment où elle allait retourner à Tsagaan Nuur.
La soirée du Nouvel An fut, comme Charlie l'avait mentionné, mouvementée.
Comme c'était prévu, ils avaient dîné chez Ron et Neville. Harry et Astoria étaient présents, Luna et Ginny également, ainsi que que deux amis du couple hôte qu'Hermione ne connaissait pas, mais qui s'étaient avérés sympathiques.
Le dîner avait été animé, mais relativement calme comparé à la suite des événements.
Astoria, écoeurée par la multitude de parfums dans la boîte de nuit, avait passé une bonne partie de la soirée aux toilettes à vomir, refusant les propositions de son fiancé de rentrer chez eux.
Ron et Neville s'étaient disputés à propos du DJ que, selon les mots de Ron, Neville "reluquait un peu trop pour que ce soit innocent".
Luna avait passé une bonne partie de la soirée à quatre pattes sur la piste de danse à chercher sa bague de fiançailles qui avait malencontreusement glissé de son doigt et Hermione était restée avec une Ginny éméchée pour la rassurer en lui disant que, non, sa fiancée n'avait pas fait exprès de perdre sa bague.
Le couple d'amis dont Hermione avait fait la connaissance ce soir-là était parti au beau milieu de la soirée, prétextant être fatigués alors qu'elle les avait bien vus se chauffer mutuellement sans aucune gêne.
Finalement, aux alentours de trois heures du matin, les esprits s'étaient calmés. La nausée d'Astoria n'était plus qu'un lointain souvenir, Neville avait ramené Ron à la raison et Luna avait retrouvé sa bague. Ils avaient alors pu terminer la soirée en beauté, se déhanchant tous sur les derniers tubes sorciers et moldus.
Les quelques premiers jours de janvier étaient passés à une allure folle. Afin de pouvoir partir sereinement en Mongolie et se consacrer à la recherche du Roi Dragon, Hermione avait enchaîné les contrats et les travaux. Elle ne savait pas combien de temps cela lui prendrait et donc combien de temps elle resterait sur place, mais elle se devait d'être prévoyante.
Elle avait dit à Charlie qu'elle serait de retour le dix janvier, mais elle avait décidé de lui faire une surprise. Raison pour laquelle, en ce six janvier, elle transplanait vers Tsagaan Nuur, depuis le Terminal des Portoloins d'Oulan-Bator.
Elle s'était assurée, grâce à Naran, que Charlie soit chez lui aujourd'hui. Elle s'était organisée pour prendre le portoloin qui la ferait arriver le plus tôt possible, de façon à être arrivée quand Charlie serait de retour de sa séance de sport matinale. Maintenant qu'il pratiquait de nouveau la magie, il avait recommencé à courir en extérieur, protégé par un sort de réchauffement.
Une fois devant chez lui, elle monta discrètement les marches qui menaient à la porte d'entrée, faisant attention à ce que le bois ne craque pas sous ses pieds. Puis elle toqua, le stress et l'impatience gonflant sa poitrine. Elle était pressée de le retrouver et elle espérait que sa petite surprise fonctionne.
Et ce fut le cas. Lorsque Charlie ouvrit la porte, il écarquilla des yeux ronds comme des Gallions, sa mâchoire inférieure se décrochant sous l'étonnement.
- Mais… Qu'est-ce que tu fais là ? Je ne t'attendais pas avant quatre jours.
- J'ai eu envie de te faire une surprise, déclara-t-elle. Tu n'es pas content ?
- Mais si ! Bien sûr que si ! Viens-là.
Charlie attrapa sa main et l'attira à l'intérieur, ce dont elle lui fut reconnaissante vu les températures extérieures. Il ne se fit pas prier pour l'accueillir comme il se devait, déposant ses deux mains chaudes sur ses joues pour l'embrasser. Tous les muscles d'Hermione, raidis par le voyage et son travail des derniers jours, se détendirent aussitôt. La chaleur corporelle de Charlie, celle ambiante de la maison… Qu'est-ce que c'était bon de revenir ici !
Le baiser la laissa pantelante, les pommettes rouges et les bras ballants.
- C'était vide ici sans toi, avoua-t-il dans un murmure.
Hermione rougit encore plus.
- Tu m'as manqué aussi, dit-elle sur le ton de la confession. Tu as gardé les décorations de ton anniversaire ?
Elle fit ce constat en observant, par-dessus l'épaule de Charlie, les guirlandes de fanions encore accrochées aux tringles à rideaux et les ballons, légèrement dégonflés, toujours suspendus au lustre.
- Oui… Comme ça, j'avais l'impression que tu étais encore un peu avec moi.
- Tu es un sentimental, Charlie Weasley, le taquina-t-elle en lui volant un baiser léger.
- Plains-toi, va ! Bon, comment s'est passé ton trajet ?
- Très bien, répondit-elle en retirant son manteau avant de l'accrocher à la patère fixée au mur. Le Terminal des Portoloins de Londres était bondé de monde, je n'avais jamais vu ça. Bon, j'étais presque seule à prendre celui pour Oulan-Bator mais sinon, les gens se bousculaient pour accéder à leur salle, c'était la folie.
- Tu veux une grande tasse de thé pour te détendre ? proposa Charlie. Il reste des sachets de celui que tu as acheté quand tu étais ici, celui qui est dégueulasse.
- Hé ! Si c'est de celui au gingembre dont tu parles, il n'est pas dégueulasse.
Charlie fit mine de vomir avant de se protéger de ses bras d'un coup qu'Hermione lui assénait. Elle accepta, malgré tout, qu'il lui prépare une tasse de thé.
Elle se délesta de ses chaussures pour être plus à l'aise et sortit de la poche de son manteau sa valise miniaturisée. Spontanément, ses pas la guidèrent vers la pièce qui fut sa chambre lors de son premier séjour, mais elle se stoppa sur le pas de la porte.
Sa relation avec Charlie avait évoluée. Et même s'ils ne l'avaient pas définie pour le moment, elle ne savait pas s'il était pertinent qu'ils fassent chambre à part. Elle n'en avait pas envie, en tout cas, mais elle ne voulait pas précipiter les choses ou donner à Charlie l'impression de brûler les étapes.
Les sourcils légèrement froncés et ses dents mordillant sa lèvre inférieure, elle se tourna vers Charlie dans l'intention de lui poser la question directement, mais celui-ci la regardait déjà, adossé à l'évier et les bras croisés sur son torse.
Hermione se sentit rougir dans l'instant.
- Tu m'as l'air préoccupée, dit-il, quelque chose te chagrine ?
Son ton était clairement moqueur, c'était impossible de ne pas le déceler.
- Je… Eh bien je me demandais si… Enfin…
Le sourire en coin de Charlie se faisait de plus en plus narquois et les joues d'Hermione de plus en plus rouges.
- Bref ! Oublie.
Elle fonça dans la chambre qui fut la sienne, se dérobant à son regard taquin, mais elle l'entendit éclater de rire.
- Hermione, reviens-là, l'appela-t-il au milieu d'un rire.
Elle passa simplement la tête dans l'embrasure de la porte et sursauta quand elle le vit devant elle. Elle ne l'avait pas entendu s'approcher.
- Je ne tolérerai pas que tu dormes ailleurs qu'avec moi, dans mon lit.
- C'est vrai ?
- Evidemment. Je crois que j'ai pris goût à tes petits ronflements, la taquina-t-il, se recevant un deuxième coup de la part d'Hermione.
- Je ne ronfle pas, s'opposa-t-elle farouchement.
- Tu veux parier ? la défia-t-il avec un sourcil haussé.
- Non, j'ai envie d'autre chose…
Mutine, elle faufila ses mains sous le t-shirt de Charlie qui entra tout de suite dans son jeu en l'attrapant sous les fesses pour la soulever. Hermione enroula ses bras autour de sa nuque avant de l'embrasser, pendant qu'il les amenait jusqu'à la chambre.
Les vêtements volèrent un à un et, bientôt, les questionnements d'Hermione quant à l'endroit où elle allait dormir s'évanouirent dans un concert de gémissements de plaisir.
Allongée sur le dos, la tête de Charlie reposant sur son ventre, elle s'amusait à tresser ses cheveux. Lui, en revanche, dessinait du bout de l'index des arabesques abstraites sur sa hanche.
- Comment vont mes parents ?
Sa question avait été murmurée si faiblement qu'Hermione crut, l'espace d'un instant, l'avoir rêvée.
Comme il le lui avait demandé avant le Réveillon, elle lui avait envoyé un message en rentrant pour lui dire que tout le monde se portait bien, mais elle n'avait pas insisté. Elle estimait que s'il voulait des détails, c'était à lui de les demander et pas à elle de les lui imposer. Il semblait visiblement prêt à le faire maintenant.
- Ils vont bien. Ton père s'est donné comme mission de retaper un Range Rover pour remplacer la Ford Anglia qui, selon lui, devient trop petite au fil des années avec tous leurs petits-enfants. Et ta mère est très enthousiaste à propos du bébé de Harry et Astoria.
- Ce qui n'étonne personne, dit-il, un sourire dans la voix. Et les autres ?
- Je n'ai pas vu Bill, Fleur, Percy, Audrey et les enfants, comme je te l'ai dit, mais sinon, tout le monde se porte à merveille. Ginny est rayonnante, malgré un petit stress à cause du mariage avancé. George va de mieux en mieux et Ron ne m'a jamais paru si heureux.
- Tant mieux, je suis content.
- Ils ont parlé de toi, tu sais ? révéla-t-elle en terminant une troisième natte dans ses cheveux.
Elle le sentit se raidir un peu suite à son annonce, alors elle caressa doucement son épaule nue pour le détendre et le rassurer.
- Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
- Ta mère te fait un cadeau à chaque Noël, qu'elle dépose au pied du sapin et qui y reste jusqu'à ce qu'ils l'enlèvent après les fêtes. Je crois qu'elle garde tous les paquets dans le grenier, d'ailleurs. Bref. Ginny a demandé ce qu'elle t'avait choisi cette année et la discussion a dévié sur toi. Bill n'étant pas là pour jouer les trouble-fêtes, ils ont parlé librement.
Il y eut un petit moment de silence et Hermione laissa Charlie digérer la nouvelle.
- Ça me conforte dans l'idée qu'il faut que je rentre. Je leur dois des explications.
- Et toi tu mérites un peu de paix intérieure, conclut Hermione.
Charlie se redressa légèrement, s'allongeant sur le ventre et en appui sur ses avant-bras.
- Tu mérites que je te remercie, dit-il.
- Pourquoi ?
- C'est grâce à toi si j'opère à tous ces changements dans ma vie. Je sais, tu vas me dire que c'est moi qui réfléchis, qui prends les décisions, mais je n'aurais pas fait tout ça sans toi. Alors merci.
Hermione étira la nuque tandis qu'il poussait sur ses avant-bras pour l'embrasser. Cet homme allait la mener à sa perte. Elle n'aurait jamais pensé que le Charlie qu'elle avait découvert quelques mois plus tôt, si froid, si renfermé et si bourru, aurait pu cacher une telle sensibilité.
- Tu sais quoi, reprit-il, il y a une chose qui me chagrine dans ton arrivée surprise.
Hermione fronça les sourcils.
- Quoi ?
- J'avais prévu de te préparer un dîner à ton arrivée, le dix, où tu aurais pu enfiler cette robe dont tu m'as parlé, avec le laçage…
Il haussa les sourcils d'une manière suggestive et Hermione éclata de rire.
- Elle est dans ma valise, si tu veux tout savoir…
Pour toute réponse, Charlie se jeta sur elle pour l'embrasser avec urgence et impatience. La robe en satin attendrait, mais Hermione savait pertinemment qu'elle n'allait pas prendre la poussière…
Et voilà !
Beaucoup d'entre vous se demandaient comment cela allait se passer avec les Weasley une fois de retour en Angleterre... Hermione a géré comme elle a pu. Mais Astoria et son sixième sens de femme enceinte semble avoir senti quelque chose. Vous en pensez quoi ?
Hermione n'est quand même pas très à l'aise avec l'idée de mentir à ses proches. Mais son malaise semble s'évanouir dès qu'elle retrouve les bras de Charlie... Étrange ? Ahah.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre. Comme toutes les semaines, j'ai hâte de lire vos reviews. N'hésitez pas à en laisser une, même petite, ça me fait toujours très plaisir et j'adore connaître vos ressentis et vos théories sur la suite.
Du love pour vous, à mercredi !
