Et voilà je poste les deux derniers chapitres ^^. Bonne lecture.
Heiji se réveilla doucement, il était allongé sur un lit et la première chose qu'il vit était un plafond blanc, son esprit était un peu dans le floue.
« Heiji ? » fit une voix familière près de lui.
Le jeune homme regarda la personne à qui appartenait cette voix, il la connaissait bien vu que c'était celle de sa mère.
« Okan … » dit-il faiblement et en remarquant que la femme avait les yeux rouges. On pouvait se demander si c'était dû à la fatigue ou à cause du fait qu'elle avait pleuré ou les deux. Elle était assise au chevet du garçon.
« T-Tu vas bien ? »
« O-On est à l'hôpital ? » demanda-t-il toujours avec des yeux vitreux. « Quelle heure est-il ? »
« Il est 10h du matin et oui tu es arrivé hier soir et… »
« Hier soir… ? » il fronça les sourcils pour se souvenir de ce qui s'était passé. « Oyaji ? Où est-il ? » Il se redressa d'un coup, mais son geste lui provoqua quelques élancements à la tête. « Aïe » dit-il en grimaçant et en mettant une main sur sa tête pour constater que celle-ci était bandée.
« Doucement. » insista l'osakienne en forçant le garçon à se rallonger. « Tu as pris un coup sur la tête d'après le docteur et tu as une commotion, alors fais attention. » conseilla-t-elle avec un visage triste.
« Où est oyaji ? Je sais qu'hier soir nous sommes arrivés à l'hôpital…mais après je sais plus… » dit le lycéen en tenant sa tête avec ses mains. Ne pas savoir ce qui était arrivé à son père, l'angoissait, surtout qu'il se souvenait dans quel état ce dernier était arrivé la veille. Dans l'ambulance, les brancardiers avaient pu le réanimer, mais son état restait cependant critique. L'osakien se souvint aussi que, dès qu'ils étaient arrivés à l'hôpital, Hattori Heizô avait immédiatement été pris en charge. Il se revoyait lui et Kudô suivre le brancard où l'homme était allongé, mais après ça, il ne se rappelait plus rien.
« Quand ton père a été pris en charge, tu marchais derrière les médecins et infirmiers avec Kudô-kun et tu t'es soudainement évanoui à cause de ta commotion et sans doute aussi à cause de l'épuisement…En tout cas, c'est ce qu'une infirmière m'a expliqué. » commença-t-elle en baissant la tête tristement. « Heizô a quant à lui été amené en salle d'opération… »
« Et alors ? Est-ce que l'opération a réussi ? » demanda-t-il alors que son cœur s'emballait de peur d'apprendre une mauvaise nouvelle.
« Ils ont réussi à extraire la balle de son ventre, mais son état reste alarmant, il est…dans le coma. » annonça-t-elle en mettant sa main sur sa bouche et avec des larmes aux yeux.
Le choc se dessina sur le visage du fils du surintendant, son père qu'il avait toujours connu fort et imposant était maintenant dans le coma.
« Oyaji… » mumura-t-il en baissant la tête. « Je veux le voir ! » dit-il en repoussant sa couverture et en commençant à se lever.
« Tout à l'heure mon fils, le médecin ne devrait pas tarder à passer te voir pour t'examiner. » elle se leva pour remettre gentiment l'adolescent en position couchée. « Il ne faut pas que tu t'agites, reste tranquille pour le moment. » ajouta-t-elle tendrement et en se rasseyant.
L'osakien voulait absolument voir son père, il ne voulait pas attendre, il avait envie d'insister plus, mais il savait qu'il valait mieux qu'il obéisse à sa mère afin de ne pas la contrarier. Après tout, il se doutait bien que les dernières heures avaient dû être difficiles pour elle. Entre son enlèvement et apprendre ensuite, que son mari était dans un état critique après avoir reçu une balle…Tout cela avait dû être vraiment difficile à gérer. De plus, il savait que sa décision de partir de chez lui pour aller chez Toyama, avait beaucoup attristé la femme.
« Okan…je voulais… » commença-t-il en baissant les yeux.
« Oui ? »
« Je suis vraiment désolé, pour tous que tu as dû endurer à cause de moi, si je n'étais pas parti de la maison et si je n'étais pas parti avec Tachibana rien de tout ça ne serait arriver. » Il soupira avec un air assez abattu.
« Heiji… » elle fit un léger sourire et posa une main sur l'épaule de son fils. « Personne n'aurait pu prédire ce qui allait arriver, mais l'importance maintenant c'est que tu ailles bien et de prier pour que ton père s'en sorte. »
Shizuka aurait pu gronder son fils, pour avoir monté toute une stratégie pour suivre son projet de vengeance, mais cela aurait été inutile. Le jeune homme était déjà assez affecté comme ça et elle était surtout plus préoccupée de l'état de santé de son époux.
« Tu as raison Okan, j'espère sincèrement qu'il s'en sortira… »
Le silence s'installa dans la chambre, la femme et le lycéen étaient probablement entrain de prier pour que le surintendant se réveille rapidement, mais au bout d'un moment, Heiji se mit à penser à une personne, celle qui avait participé à son sauvetage.
« Okan as-tu eu des nouvelles de Kudô ? » questionna-t-il en se disant que son ami avait très probablement dû se retransformer en Conan, mais il voulait savoir où était passé Shinichi après qu'il se soit évanoui.
« Quand Toyama-han m'a informé qu'une ambulance vous avez amené à l'hôpital, je m'y suis rendue immédiatement et quand je suis arrivée, vous aviez déjà été pris en charge tous les deux. Je me suis ensuite rendue en salle d'attente et c'est là que Kudô-kun s'est présenté à moi, on a un peu discuté, mais il est parti rapidement, il a dit qu'il devait aller voir Toyama-han au commissariat pour parler de l'affaire. » déclara-t-elle. « Il ne m'a pas vraiment expliqué, mais d'après ce que j'ai pu comprendre, il a participé à ton sauvetage. »
« C'est ça. » confirma le détective de l'ouest
« Merci à lui. » sourit la femme.
Tout à coup, la porte de la chambre s'ouvrît et la mère et le fils purent voir apparaître un médecin.
« Je vois que tu es réveillé Hattori-kun ! » fit le docteur en souriant. « Je vais t'examiner et normalement si tout va bien tu pourras sortir en fin de journée. »
Après quelques examens, il avait été convenu qu'Heiji pourrait effectivement sortir le jour-même, il aurait juste besoin de beaucoup de repos. Le jeune homme souffrait d'une commotion cérébrale et de quelques ecchymoses. Le coup pied qu'il avait reçu au ventre n'avait fait aucun dommage et les somnifères qu'on lui avait administrés n'avaient pas affecté son organisme.
Une fois que le docteur fut parti, il était temps pour lui d'aller voir son père. Ainsi, vêtu de son pyjama d'hôpital, le lycéen avait été conduit ensuite par Shizuka à la chambre de l'homme, ce dernier se trouvait en unité de soin intensif. Quand ils se sont retrouvés devant la porte, l'adolescent a déglutit, il ne se sentait pas près a trouvé le grand Hattori Heizô inconscient sur un lit d'hôpital. Il serra ses poings et tremblait un peu, cela n'échappa pas à madame Hattori.
« Si tu veux, on peut repasser plus tard. » proposa-telle en mettant une main réconfortante sur l'épaule de son fils.
« Non ça va. » il secoua la tête et finit par ouvrir la porte de la chambre.
La mère et le fils entrèrent ainsi, Shizuka s'approcha du lit de son mari avec une mine triste, tandis que l'osakien resta en retrait. Le fait de voir le surintendant dans un lit d'hôpital même de loin fut très difficile pour lui. Heizô était connecté à plusieurs appareils et était aussi intubé. La seule chose qui rassurait le garçon, était le son du monitoring cardiaque qui indiquait que l'homme était en vie.
La femme regarda Heiji qui était à l'écart et qui regardait silencieusement son père de loin.
« Tu veux que je vous laisse seuls tous les deux ? » demanda-t-elle avec un léger sourire. « Je sais que ce n'est pas évident de le voir comme ça mais…tu sais apparemment les personnes qui sont dans le coma peuvent nous entendre et je crois qu'entendre ta voix lui feras du bien. »
« Tu crois que ça lui ferait plaisir d'entendre la voix d'un pauvre aho comme moi ? » dit-il l'air dépité et en soupirant.
« Il s'inquiétait vraiment pour toi quand tu as été enlevé tu sais, je ne l'avais jamais vu comme ça pour être honnête. Donc oui ça lui fera plaisir d'entendre la voix de son fils têtu. » fit-elle en s'approchant de lui toujours avec son petit sourire.
Le détective ne dit rien, mais leva la tête quand il vit que Shizuka était proche de lui.
« Je vous laisse, n'hésite pas à lui parler. » annonça-elle avant de quitter la pièce.
Le garçon qui était désormais seul dans la pièce, pris quelques minutes avant de se décidé à s'approcher du lit du blessé.
« Oyaji…c'est moi, c'est un peu étrange de te parler alors que t'es…inconscient…mais Okan m'a dit que tu pouvais entendre…donc bon. » commença-t-il avec un visage embarrassé, il avait un peu l'impression de parler tout seul. « J'ai pas pu te le dire…mais merci d'être venu me sauver hier et… » il commença à sentir sa gorge se serrer, la boule qu'il avait ressenti le lendemain de la mort d'Otaki était de retour. « Désolé pour tous que t'as dû traverser à cause de moi, mais avec l'assassinat d'Otaki-han…j'ai…enfin j'étais…» Il sentit que sa voix commençait à devenir rauque, puis il sentit quelques larmes couler sur son visage. « Merde…Heureusement que tu vois pas ça, le grand détective Hattori Heiji en train de chialer. » s'efforça-t-il de dire pour plaisanter alors qu'il essuyait ses larmes avec ses mains. « Je vais te laisser maintenant… » ajouta-t-il. Il jeta un dernier regard triste à Heizô, avant de quitter la chambre.
Quand sa mère le vit sortir de la chambre, elle remarqua immédiatement qu'il avait pleuré. Elle ne l'avait vu pleurer que très rarement et la dernière fois remontait à sa petite enfance, cela l'étonna un peu, mais au vu de la situation et vu tous ce que son fils avait traversé, elle ne pouvait que le comprendre. Elle ne dit rien néanmoins, elle se contenta juste de le raccompagner pour qu'il aille se reposer.
Quand ils revinrent près de la chambre, ils virent que celle-ci était entrouverte, cela les surprit parce que Shizuka avait pris soin de la fermer avant de partir. En rentrant, ils virent qu'à l'intérieur se trouvait trois personnes qui n'était nul autre que Kazuha, Ran et Conan. Au moment où l'osakienne vit que son ami était dans la pièce, elle se précipita vers lui avec les larmes aux yeux.
« Aho ! Tu m'as fait tellement peur. » pleura-t-elle tout en le serrant dans ses bras.
« Kazuha…Je suis vraiment désolé. » dit-il d'un air plein de regrets et en fermant les yeux, laissant ainsi son amie sangloter dans ses bras
« Hattori-kun on est si content que tu ailles bien, Conan-kun était parti, mais il est revenu ce matin à l'instant même où il a su qu'on t'avait retrouvé et… » commença Ran, mais elle constata vite que le garçon ne l'écoutait pas et qu'il était plus concentré sur l'adolescente qui était dans ses bras. Elle sourit en voyant que les deux amis s'étaient enfin retrouvés. Elle savait parfaitement que ces dernières heures avaient été compliqué pour Kazuha, elle avait tenté de la consoler comme elle avait pu, mais en vain.
Le petit détective sourit également de voir cette scène. Il vit ensuite d'un coin d'œil Shizuka qui lui faisait signe à lui et la tokyoïte. La femme leur fit comprendre, qu'il valait mieux laisser les deux amies d'enfance seule.
« On va vous laisser un peu les enfants. » déclara la mère d'Heiji en quittant la pièce, imiter ensuite par les deux jeunes.
L'osakien qui avait toujours l'adolescente qui le serrait se contenta de regarder la porte se refermer.
« Ils sont partis ? » demanda la fille à la queue de cheval, en relevant sa tête du torse de son ami et en essuyant ses larmes. Elle avait juste entendu la porte se refermer, elle n'avait pas écouté le moment où Shizuka avait dit qu'ils quittaient la chambre.
« Oui. » répondit le garçon d'un hochement de tête.
Elle regarda son ami d'enfance et vit le bandage qui enserrait sa tête.
« Tu es blessé ?! » paniqua-t-elle un peu. « Ne reste pas debout ! Allonge-toi ! » elle attrapa son bras et l'emmena près de son lit. L'adolescent s'assit simplement.
« Ce n'est rien…Ne t'inquiète pas pour ça… » il haussa les épaules en soupirant.
« T'es sûr ? Quand mon père m'a appelé hier soir pour dire qu'on t'avait amené à l'hôpital j'ai eu peur, je voulais venir tout de suite, mais il m'a dit qu'il valait mieux attendre, du coup j'ai passé la nuit à me faire un sang d'encre… » sanglota-t-elle de nouveau.
« Je suis désolé de t'avoir inquiété… » dit-il en baissant la tête tristement. « Je sais que j'ai fait du mal à beaucoup de personne ces derniers temps… »
« Heiji… » elle s'assit sur une chaise qui se trouvait près du lit. Elle ne voulait pas le voir avec un air abattu. Ce n'était pas le Heiji qu'elle connaissait, mais elle savait parfaitement que ce qu'il avait vécu ces derniers jours n'avait pas été simple.
« …et pardon pour la dernière fois je n'aurais pas dû être grossier avec toi, je n'avais pas à passer mes nerfs sur toi. » ajouta-t-il toujours la tête baisser.
« C'est pas comme si on en était à notre première dispute toi et moi. Sans dispute le duo Heiji / Kazuha ne vaudrait pas grand-chose. » elle fit un petit sourire.
« T'as pas tort. » sourit légèrement à son tour le garçon à la peau foncée en regardant la jeune fille.
« Je suis contente de te voir un peu sourire ! Ça ressemble plus à mon Heiji ! » s'exclama-elle avec entrain. Mais elle rougit quand elle se rendit compte, qu'elle venait de dire 'mon Heiji'. Le garçon semblait aussi surpris et rougit aussi par rapport à cela. « J-Je veux dire ç-ça ressemble plus au Heiji que je connais. » ajouta-t-elle en détournant le regard.
« Hmm…Ouais j-je vois. » il imita la fille en regardant ailleurs. Pendant un moment tous les deux restèrent muet. Jusqu'à ce que Kazuha décide de poser une question, qu'elle aurait voulu poser depuis le début. « Et comment va ojisan ? Tu as pu le voir ? Mon père m'a dit qu'il était dans le coma…mais il n'a pas pu encore aller le voir parce qu'il doit s'occuper du commissariat à sa place. » dit-elle avec une voix compatissante.
« Ouais je l'ai vu…Quand on est arrivé tout à l'heure avec Okan, on sortait de sa chambre…à vrai dire il est toujours dans le coma… » soupira-t-il alors que la tristesse revenait sur son visage.
« Je vois… Et tu lui as parlé ? Il parait que les personnes dans le coma entendent ce qu'on dit. »
« Euh ouais…Okan m'a dit la même chose, elle m'a laissé seul avec lui et je lui ai un peu parlé, mais ça n'a pas servi à grand-chose. » répondit-il sans pour autant dire à la jeune fille qu'il avait pleuré, pendant qu'il parlait à l'homme dans le coma.
« Tu devrais continuer Heiji, je suis sûr qu'il t'entend et que ça l'aidera à se réveiller. » dit-elle en prenant l'une de ses mains, pour la mettre dans les siennes. « Il sera ravi d'entendre le son de ta voix crois-moi. » sourit-elle.
« Kazuha… » dit-il en rougissant.
« Bon euh…je vais te laisser te reposer un peu… » elle lâcha sa main, alors que son visage était de nouveau rouge. « Prends-soin de toi Heiji. » ajouta-t-elle en se levant, sans regarder son ami. Elle sortit alors qu'elle était aussi rouge qu'une tomate.
Une fois que la porte se referma derrière la fille, l'osakien esquissa de nouveau un sourire.
« Merci ma Kazuha. »
