Après le départ de l'osakienne, Heiji s'était allongé, mais il n'avait pas l'intention de dormir, mais plutôt de repenser aux derniers évènements qui s'étaient passés. Cependant au bout d'une dizaine de minutes, il vit la porte de sa chambre s'ouvrir et cela interrompit ses pensées.
« Content de te voir avec les yeux ouvert Hattori ! » sourit le nouveau visiteur qui s'avérait être Conan.
« Kudô ?! » fit-il en se redressant brusquement
« Je ne pensais pas te voir aussi en forme, après ton effondrement d'hier. » continua-t-il en s'asseyant sur la chaise qui se trouvait près du lit. « Alors ça va ? »
« Ouais… » il baissa les yeux, l'état actuel de son père ne quittait pas ses pensées et ça devenait difficile pour lui de dire qu'il allait 'bien'.
« Je suis au courant pour ton père. » déclara le détective rétrécit avec une regard compatissant. « Mais c'est un homme fort… je suis sûr qu'il s'en sortira. » ajouta-t-il avec un peu d'enthousiasme.
L'osakien l'entendit, mais ne répondit pas, ses yeux restait toujours baisser.
« Moi qui pensais que le fait qu'il reste seul avec Kazuha-chan lui remonterait le moral… » pensa-il tristement. Le fait qu'il soit resté un moment avec son amie d'enfance lui avait fait certes du bien, mais c'était difficile pour lui d'avoir de nouveau le moral. « Tu sais, je ne sais pas si ta mère t'en a parlé, mais après que toi et ton père ayez été pris en charge, je me suis rendu au commissariat. » dit-il pour changer de sujet, afin de voir une autre expression sur le visage de l'adolescent. « Il me restait un peu de temps avant de retrouver cette taille. Toyama-keibu, m'a raconté comment ils nous avaient retrouvé. »
Heiji leva ses yeux en direction de son ami, il y avait un peu plus de vie dans son regard.
« C'est vrai ça… » murmura-t-il. « Comment nous ont-ils retrouvé ? Vu que Tachibana avait utilisé ce foutu brouilleur d'onde. » Il avait maintenant un air intéressé
« Grâce à Shimono Masaru. »
« Le jeune frère de Tachibana ?! » s'étonna-t-il. « Maintenant que tu le dis…c'est vrai qu'il n'était pas là-bas… » fit-il d'un air pensif en faisant référence à l'entrepôt.
« Oui, en fait Toyama-keibu m'a expliqué qu'il s'était rendu au commissariat, pour se rendre. Apparemment il tremblait de peur et été assez pâle. Il a dit que c'était lui qui avait tiré sur Otaki-keibu et a ensuite expliqué où se tiendrait le lieux de l'échange…et il est d'ailleurs arrivé pile au moment où Toyma-keibu désespérait de ne pas pouvoir nous localiser. Du coup, c'est Masuru-san qui a expliqué que c'était dû au brouilleur d'onde. Il a également indiqué que pendant tout ce temps, ils étaient cachés chez une vieille connaissance de Tachibana qui était hors du pays. Et après ses déclarations, il a été placé en garde à vue. »
« Quel gâchis… » soupira le détective à la peau sombre. « Tu sais, quand j'étais séquestré, c'est lui qui me faisait les injections de somnifère, mais la dernière fois que je l'ai vu, il devait m'en faire, mais il a préféré éviter. On a aussi un peu discuté et…il avait l'air de vraiment regretté ce qu'il avait fait et s'être fait embarquer dans cette affaire. »
« Oui c'est ce que Toyama-keibu m'a dit aussi, il regrettait sincèrement que cette affaire en soit arrivée là. Et il ne voulait pas qu'il y est un autre mort, parce que dans ses déclarations, il a aussi dit que Tachibana comptait tuer ton père. »
« Ce Tachibana… » trembla-t-il de colère rien qu'en repensant à tous que sa famille devait subir à cause de lui.
« Je comprends ta colère Hattori. » dit Conan sérieusement. « Mais dis-toi qu'avec son arrestation, Otaki-keibu peut maintenant reposer en paix. »
« Ouais. » L'osakien se détendit en pensant qu'à présent le principal responsable de la mort du défunt inspecteur était enfin derrière les barreaux. « Mais d'ailleurs tu sais ce que lui et l'autre frère ont dit lors de leur interrogatoire ? »
« Shimono Keisuke a expliqué ce qu'il t'avait dit avant, qu'il était au courant du trafic d'organe, mais qu'il n'a rien dit. Quant à Tachibana, il n'a pas nié les faits qui lui était reproché et il disait être prêt à répondre de ses actes. Ah et ce qu'il voulait te dire, avant l'intervention des forces de l'ordre, c'était qu'il était désolé, mais il sait que tu ne lui pardonneras pas aussi facilement. »
« Ouais effectivement ! C'est pas avec son 'je déteste l'injustice et ce que j'ai fait va à l'encontre de mes principes' quelques excuses, que je vais oublier ce qu'il a fait à ma famille et à Otaki-han. » fit l'autre d'un ton glaciale.
« J'imagine…après tous qu'il vous a fait endurer, ce malade ne peut tout simplement pas s'en sortir avec de simples excuses. » soupira le petit détective. « Mais apparemment il a décidé de consulter un psy en prison par rapport à tous qu'il a commis. »
« Un psy ? Il mérite d'en consulter plus d'un…enfin du moment qu'on ne décide pas de l'envoyer à l'asile ça me va. Ce type mérite de finir ses jours derrière les barreaux. » cracha le détective lycéen.
« Hmm. » Le faux enfant se contenta juste d'un hochement de tête. « Par contre hier lui et ses frères ont appris une nouvelle assez bouleversante. » ajouta-t-il plus sombrement.
« Comment ça ? » fit l'autre avec un air intrigué.
« Ils étaient sous le choc, car on leur a appris hier que Shimono-sensei s'était suicidé. »
« Shimono-sensei est mort ?! » s'exclama l'adolescent avec étonnement.
« Oui, il a rédigé une lettre admettant qu'il avait effectivement fait du trafic, mais qu'il avait trop honte d'être allé à l'encontre de son éthique… Ton père a appris sa mort, le soir où on a appris ton enlèvement, il a fait en sorte que cette nouvelle ne s'ébruite pas aux infos, afin que Tachibana ne te fasse pas de mal. »
« Oyaji… » murmura-t-il en baissant de nouveau la tête en pensant à tous ce que Heizô avait dû mettre en œuvre pour le protéger et le sauver, il la releva cependant rapidement alors qu'une pensée venait de lui traverser l'esprit. « Toi aussi, tu savais que Shimono-sensei était mort ? C'est pour ça que tu as pris le risque de te déguiser en lui ? »
« A vrai dire, je ne sais pas si ton père aurait pris le risque de le faire libérer pour faire l'échange, mais dans tous les cas c'est la seule idée qui m'est venu à l'esprit pour venir t'aider. » sourit le tokyoïte.
« Et le déguisement ? C'est ta mère qui l'a fabriqué ? » devina le jeune homme.
« Oui. » confirma Conan d'un hochement de tête.
Il lui raconta, comment sa mère était venue le récupérer chez les Toyama puis comment il avait convaincu le surintendant de le laisser se faire passer pour le défunt docteur. Il lui expliqua ensuite qu'après son entretien avec Ginshiro sur la fin de cette affaire, il s'était rendu à l'hôtel où se trouvait encore Yukiko, afin d'attendre le moment de son rétrécissement.
« T'es vraiment un aho d'avoir pris ces risques. » Hattori fit un léger sourire et ébouriffa les cheveux du garçon.
« Et arrête ! » dit le tokyoïte en retirant la main de son meilleur ami, bien qu'il était à la fois content de revoir ce geste de sa part, cela signifiait que l'Osakien n'était pas aussi déprimé qu'il le craignait.
Deux semaines s'étaient écroulées depuis qu'Heiji avait quitté l'hôpital. Ran et Conan étaient entre-temps repartis pour Tokyo. Les vacances scolaire étaient terminés et de ce fait, le garçon avait dû commencer à se concentrer sur ses examens et cela lui permettait de se changer les idées. De plus, durant cette période, Kazuha venait chez lui tous les soirs pour qu'ils révisent ensemble. Mais les révisions n'étaient pas la raison principale des visites de la jeune fille, elle voulait surtout s'assurer du moral de son ami d'enfance dans ce moment difficile, car en effet, Hattori Heizô n'était toujours pas sorti du coma.
L'osakien semblait mieux, il souriait un peu plus, Shizuka se disait que c'était grâce à la présence de Kazuha, le fait qu'elle soit là pour lui, lui faisait du bien. Cependant, la situation actuel du surintendant restait toujours présente dans les pensées de la mère et du fils Hattori. La femme restait tous les jours au chevet de son mari, dès les premières heures de visites elle était là, elle ne partait que très tard le soir. Dès fois, c'était avec peine que les infirmiers devaient lui demander de rentrer chez elle. Quant au détective de l'Ouest, dès qu'il sortait du lycée, il se rendait lui aussi à l'hôpital pour être auprès de son père, parfois sa mère les laissait seuls un moment pour qu'il parle à l'homme dans le coma. Heiji avait toujours du mal à parler à Heizô alors qu'il était inconscient, mais il s'efforça en racontant un peu le déroulement de ses journées. Après ça, Madame Hattori le renvoyait à la maison, afin qu'il aille réviser avec son amie d'enfance.
Le jour de son dernier examen, le jeune homme se rendit à l'hôpital comme à son habitude, mais quand il rentra dans la chambre de son père, il ne trouva pas sa mère près de son lit, mais un homme et il le connaissait parfaitement.
« Toyama-han ? » s'étonna-t-il en voyant Ginshiro assit au chevet d'Heizô.
« Heiji-kun ! Content de te voir ! » sourit-il en se levant. « Je n'ai pas pu rendre visite à Heizô, depuis qu'il… » il déglutit en regardant son ami dans le coma avec un visage peiné. « Enfin, vu que c'est moi qui le remplace à la préfecture de police, je n'avais pas le temps de venir le voir. » soupira-t-il avec regret.
« Tu sais, Oyaji a toujours été un acharné du travail, je ne pense pas qu'il t'en voudrait pour ça. » rassura le garçon en souriant et en s'approchant du lit.
« Tu n'as pas tort ! » reconnut l'homme d'un air amusé.
« D'ailleurs ça se passe bien au boulot sans oyaji ? »
« Hmm…On n'a pas de grosses affaire en ce moment, mais le moral des hommes est un peu bas. Entre la mort d'Otaki…ce qui arrive à ton père…et le fait de savoir que le responsable de toute cette histoire est un ancien collègue à eux…c'est assez difficile à gérer vois-tu… » répondit-il tristement.
« J'imagine… » fit Heiji avec la même expression que l'homme.
« Sinon vos examens se sont terminés aujourd'hui ? Comment ça s'est passé pour toi ? » questionna le subordonné d'Heizô pour changer de sujet.
« Bien je pense. » fit-il en haussant les épaules en mettant ses mains dans ses poches.
« Te connaissant, tu as sans doute cartonné ! Et Kazuha ? Tu sais si ça a été ? »
« Ouais je pense et si je réussis ce sera plus grâce à elle. » déclara-t-il en rougissant, en grattant sa joue et en regardant ailleurs.
« C'est vrai que vous avez beaucoup révisé ces derniers soirs… » dit-il d'un air sévère et en croisant les bras.
« Euh ouais…mais euh je lui disais q-qu'elle n'était pas obligée de venir tout le t-temps. » bégaya-t-il face au regard noir de Ginshiro.
« Détends-toi Heiji-kun ! » rit-il. « J'ai confiance en toi, ne t'inquiète pas et puis je sais que Kazuha tenait beaucoup à rester auprès de toi dans ces moments difficile. » il mit une main sur l'épaule de l'adolescent, ce dernier rougit face aux dires de l'ami de son père.
« R-Rester auprès de moi ?! » répéta-t-il.
« Oui, tu sais quand tu as été kidnappé, elle a eu vraiment peur pour toi. » soupira-t-il rien qu'en repensant à la détresse de sa fille.
« Je sais… » le détective lycéen baissa les yeux tristement.
« Mais heureusement, maintenant tu vas bien ! » s'exclama-t-il d'une voix chaleureuse. « Je dois y aller à présent, j'ai encore du travail. » annonça-t-il en commençant à se diriger vers la porte. « Ta mère est allée boire un café, je lui ai conseillé d'aller prendre l'air, elle avait l'air vraiment épuisé, je vais passer à la cafète pour lui dire que tu es arrivé. »
« C'est vrai qu'Okan est épuisée ces derniers temps…je devrais lui dire de faire attention à elle. » pensa-t-il.
« Ah en fait Heiji-kun » appela Toyama qui avait déjà sa main sur la poignée de porte.
« Oui ? » fit le garçon en sortant de ses pensées.
« Je sais que tu aimes les enquêtes criminelles et tout, mais évite de te mettre en danger, ça évitera que les gens qui t'aiment s'inquiètent pour toi. Car un jour tu auras une femme et des enfants et tu devras mettre tout en œuvre pour ne pas les faire vivres dans l'angoisse. Donc si jamais, tu te remets dans une situation pareille, tu auras affaire à moi. » il regarda longuement et sérieusement le jeune homme avant de quitter la pièce. Heiji avait les yeux ronds, il n'avait pas vraiment saisi ce que Ginshiro venait de lui dire.
« J-J'ai pas tout compris, il m'a menacé ? Et pourquoi il me parle d'enfant ? » il se gratta la tête. Il haussa les épaules et porta son attention sur son père. « Salut oyaji, j'ai fini mes exams… » ça lui faisait toujours bizarre de parler à l'homme inconscient, il était gêné. « Hmm…avec Kazuha on s'est pas trop disputé depuis que je suis sorti de l'hôpital, je fais en sorte de ne pas lui faire de la peine, elle a suffisamment souffert… » soupira-t-il. « Sinon…faudrait que tu te réveilles un jour. Tu crois pas ? Okan s'inquiète pour toi et…tout le monde d'ailleurs… » Il s'assit sur la chaise près du lit avec un air dépité. « Et tu sais durant ma captivité, des paroles d'Otaki-han me sont revenus à l'esprit, tu sais il me disait qu'il n'avait pas eu une relation facile avec son père et il le regrettait. Il se rebellait et se fichait de son avis, tandis que son père était un homme sévère. En fait, c'est un peu comme toi et moi non ? » ironisa-t-il. « Mais ce qu'il avait voulu m'expliquer en me racontant son histoire c'était, de profiter des gens qui nous sont proches, d'éviter les querelles inutiles et prendre le temps de se parler…Pour être honnête, à l'époque ces paroles, je ne les avais entendus que d'une oreille, mais aujourd'hui j'en comprends parfaitement le sens. » Il fit un léger sourire amusé. « Ce n'est pas mon genre d'être aussi sentimental, mais si jamais tu te réveilles, je te promets que je ferais des efforts de communication et que je serais un peu moins rebelle avec toi…Attention ! Je te dis pas qu'on s'enlacera et tout, juste avoir une relation plus cordial. » déclara-t-il en se grattant la tête. « Ah…oui et je ne te l'ai pas encore dit, j'y ai repensé ces derniers jours et je ne te le redirais pas mais…ça me touche que t'es utilisé ma date de naissance comme code pour ton coffre-fort. » Cette fois-ci il fit un plus grand sourire puis resta silencieux, il ne savait plus trop quoi dire à l'homme dans le coma, il ne lui avait jamais parlé à cœur ouvert, il ne savait plus trop quoi ajouté après ce monologue.
Il se contenta juste de fixer son père en attendant que sa mère arrive, mais au bout d'un moment il vit que la main du surintendant commençait à bouger.
« O-Oyaji ? » dit-il étonné en se rapprochant de lui, tandis que les paupières de l'homme étaient en train de bouger. « Oyaji tu m'entends ? »
« Heiji ? Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Shizuka qui venait de rentrer la chambre.
« J-Je crois qu'il se réveille. » répondit-il, alors qu'il appuyait sur le bouton d'appel.
Avant que quelqu'un arrive, Heizô finit finalement par ouvrir les yeux, il semblait déboussolé, mais ses yeux étaient bel et bien ouverts.
« Heizo ? » dit la femme en se penchant vers son mari et en souriant tendrement.
« Sh-Shiz… » fit le chef de la police avec difficulté.
« Ne parle pas, le médecin va arriver et va te retirer l'intubation pour que tu puisses mieux parler. » dit-elle en caressant ses cheveux.
Le médecin arriva effectivement peut après et demanda à la mère et au fils de sortir le temps qu'il retire l'intubation et qu'il examine le surintendant.
Shizuka et Heiji attendirent devant la porte, ils étaient tous les deux impatients d'avoir des nouvelles du chef de la police. Au bout d'un long moment le docteur sortit avec un sourire rassurant sur le visage, ce qui ne pouvait signifier que du positif pour le patient.
« Tout est normal, il est fort il s'en remettra, mais il aura en revanche besoin de faire quelques séances avec un kiné. Le fait qu'il soit resté deux semaines dans le coma, l'a fait perdre de la masse musculaires. Mais pour le reste, tout est normal, si tout va bien il devra être libéré d'ici deux ou trois jours. »
« Merci beaucoup docteur. » sourit la mère de l'osakien avec les yeux brillants.
L'adolescent ne dit rien, mais esquissa un sourire face à la nouvelle qu'il venait de recevoir.
« Je suppose que vous voulez le voir maintenant. Allez-y, mais ne restez pas longtemps il a besoin de repos. »
« Oui pas de soucis docteur. » ils échangèrent une dernière courbette. Le médecin parti, tandis qu'ils rentrèrent de nouveaux dans la chambre.
« Comment te sens-tu anata ? » s'enquit la femme en s'approchant du lit de son mari, alors qu'Heiji resta en retrait.
« Un peu rouiller. » répondit-il d'une voix rauque sa gorge était irritée par rapport au fait qu'il avait été intubé. « Mais ça va, pour quelqu'un qui est resté deux semaines dans le coma. » Il se redressa un peu. « Mais qui s'occupe du commissariat ? Et les enquêtes qui étaient en cours ? Est-ce qu'elles ont avancé ? » questionna-t-il.
« Doucement ! » elle mit une main ferme sur l'épaule de son époux pour le forcer à se rallonger. « Tu viens de sortir d'un coma de deux semaines et tu veux déjà parler boulot ?! » elle mit ses mains sur sa taille et lui jeta un regard noir.
Le garçon à la peau foncée ne put s'empêcher de pouffer de rire, ce qui attira l'attention de ses parents.
« Heiji pourquoi restes-tu à l'écart ? » sourit sa mère. « Approche ! »
L'osakien s'approcha du lit avec hésitation, il ne savait pas trop quoi dire à son père maintenant qu'il était réveillé, surtout après tous ce qui était arrivé. De plus, il se sentait un peu responsable du fait que l'homme se soit retrouvé dans le coma.
Heizô regarda son fils avec son expression neutre habituel alors que l'autre se contentait de fixer le sol, afin d'éviter le regard de son père.
« Je crois que vous avez des choses à vous dire, je vais vous laisser, mais ne reste pas longtemps Heiji ! N'oublie pas que le médecin a dit qu'il devait se reposer. » annonça madame Hattori. « On se voit demain Heizô. » ajouta-t-elle en embrassant sa main. « Heiji je t'attends dehors. » elle quitta la pièce, laissant seul le père et le fils.
Le surintendant continuait de fixer son fils, mais aucuns d'eux ne décrochèrent un mot.
« Je.. » commença le détective de l'Ouest après un long silence.
« J'espère que tu vas bien. » dit le chef de la police en lui coupant la parole.
« Ouais. » répondit-il en grattant sa tête sans regarder son père. « Mais je voulais te dire…je suis désolé pour tout ça. » finit-il par dire en regardant l'homme, il avait néanmoins un air embarrassé. « Je… »
« L'importance c'est que tu ailles bien et que cette histoire soit derrière nous. » se contenta de dire Heizô.
« Euh oui. » dit le garçon étonné. Il s'attendait que son père lui fasse la moral sur son attitude, à avoir une longue conversation avec lui, mais il n'en était rien.
« Tachibana et ses frères ont été arrêté ? »
« Oui, Toyama et ses hommes sont venus les arrêtés, c'est le frère qui n'était pas présent dans l'entrepôt, qui a dit à la police où avait lieux l'échange… »
« Je vois, je demanderais à Toyama de me faire un rapport demain. En fait comment va Kudô-kun ? Il n'a pas été blessé ? »
« Non tu lui avais donné un gilet par balle, ça l'a protégé et… »
« Parfait ! C'est bien que vous vous en soyez sorti tous les deux. »
« Bon ben finalement, la communication risque pas de s'améliorer entre-nous si tu me coupes tout le temps la parole. » se dit-il agacé. « Mais bon visiblement, tu ne sembles pas avoir entendu tous ce que je t'ai dit quand tu étais dans le coma. » il était dans le fond soulagé, dans un sens il ne voulait pas reparler de tous qu'il avait pu dire, cela le gênait.
« Heiji ? »
« Oui ? »
« Ce Kudô ressemble étrangement à Conan-kun tu ne trouves pas ? »
« Hein ? Euh non enfin si c-c'est parce qu'ils sont parents éloignés… » bégaya-t-il en grimaçant. « Ça craint, il sort à peine du coma, qu'il commence à jouer les enquêteurs. »
« Hmm… » il ne semblait pas convaincu par les dires de son fils. « Enfin bref, nous verrons cela un autre jour. C'était juste une question qui me trottait dans la tête. »
« Je vois. » Il se détendit un peu. « Je vais te laisser te reposer. » dit-il en haussant les épaules et en tournant les talons.
« Heiji ? » appela-t-il alors que le garçon se trouvait déjà près de la porte.
« Ouais quoi ? » il se retourna.
« Fais-moi penser à changer la combinaison de mon coffre-fort veux-tu ? Je sais que ça t'a touché d'apprendre ce que c'était, mais te connaissant tu es bien capable d'aller refouiller dans mes affaires, donc je préfère la changer. » déclara-t-il avec son ton neutre habituel.
« Attends…il a vraiment entendu ce que je lui ai dit ?! » se demanda-t-il en grimaçant. Il changea rapidement d'expression pour répondre à son père d'un simple hochement de tête, avant de quitter la chambre.
Quand Heizô resta seul, il esquissa un sourire, heureux de voir que finalement cette histoire se terminait bien et surtout de savoir que son fils était sain et sauve.
Trois jours plus tard, une petite fête se préparait dans la maison des Hattori, afin de fêter le retour d'Heizô. La sortie du surintendant était tombée pendant le weekend, de ce fait, Ran et Conan avait pu se rendre à Osaka.
Kazuha, Heiji et les deux tokyoïtes étaient tous en train de faire du rangement dans la maison, pendant que Shizuka et Kagura préparaient à manger dans la cuisine, quant à Toyama il était allé chercher le surintendant à l'hôpital.
Pendant qu'ils rangeaient, l'osakien faisaient des plaisanteries, tout le monde étaient ravie qu'il ait retrouvé son entrain habituelle. Depuis le réveil de son père, il avait retrouvé totalement le moral. Il y avait quand même des moments où il pensait à Otaki et cela l'attristait un peu, mais pour surmonter cela il s'efforçait de se souvenir des bons moment qu'il avait passé avec l'inspecteur.
En ce qui concerne sa relation avec le surintendant, l'osakien avait remarqué que les autres fois où il lui avait rendu visite à l'hôpital, l'homme avait été un peu moins froid et lui demandait même comment s'était passé ses examens. On aurait dit qu'Hattori Heizô essayait d'améliorer sa communication avec son fils.
« M'avait-il entendu quand il était dans le coma ? » Il se posait souvent la question et il se la posa de nouveau, mais au même moment une voix interrompue ses pensées.
« Heiji ! Aho ! A quoi rêves-tu bon sang ?! Je te demande depuis tout à l'heure de m'aider à déplacer le canapé pour que Ran-chan puisse passer l'aspirateur. » dit son amie d'enfance agacée.
« Je suis désolée, je me demandais juste quand est-ce que tes jambes deviendraient enfin jolie. » rétorqua-t-il d'un air moqueur.
« Oh toi ! » s'énerva-t-elle. Bien qu'au fond les blagues stupides du détective lycéen l'avaient manqué. Elle était également contente de se chamailler de nouveau avec lui, elle avait bien remarqué que ces derniers temps, le garçon faisait tout pour éviter les disputes, mais ce n'était pas le Heiji qu'elle connaissait, ce n'était pas son Heiji.
« Ne Heiji-niichan, je peux te dire un truc ? » demanda Conan après qu'Heiji et Kazuha aient déplacé le canapé.
« Qu'est-ce que tu veux Kudô ? » chuchota-t-il en se baissant vers le faux petit garçon.
« Maintenant tu penses que tu pourrais profiter de la fête, pour avouer quelque chose à Kazuha-chan… » mumura-t-il avec une voix taquine.
« A-Aho. » rougit-il en reculant.
« Hattori-kun, attention ! » essaya d'avertir Ran.
Mais il était trop tard, l'osakien avait trébuché sur un seau d'eau. Il se retrouva les fesses au sol trempé, mais il n'était pas le seule car l'eau avait également éclaboussé la fille à la queue de cheval.
« AHO ! Regarde-moi ça à cause de toi ma robe est toute trempée. » cria-t-elle.
« AHO ! J'ai pas fait exprès et puis qui a laissé ce seau d'eau derrière moi ? »
« Moi ! Mais je ne pensais pas que tu trébucherais bêtement.
« Bon ben la déclaration, ce sera pas pour aujourd'hui non plus, en même temps ça m'aurait étonné de sa part. » se dit Conan en soupirant. « Mais bon ça fait du bien de retrouver le bon vieux Hattori tête brulé au sang chaud. » il sourit tout en regardant les deux osakiens se chamailler.
Piouf c'est le chapitre le plus long que j'ai fait ^^', mais bon au moins j'ai réussi à aller au bout de mon histoire, je pensais pas aller jusqu'au bout ,parce que c'était vraiment pas évident d'écrire une histoire de ce genre. Je suis quand même contente de l'avoir terminé :), en plus quasiment un an après avoir posté la fin de ma première fanfic. J'espère que vous apprécierez. Je ne sais quand je ressortirais d'autres histoire de ce genre. Je pense plus que les prochaines seront plus romantique, je verrais. En tout cas merci de m'avoir lu ^^ !
