Coucou tout le monde! Désolée de vous avoir fais attendre pour ce troisième chapitre mais étant une fana de shopping je ne pouvais décemment pas louper le premier weekend des soldes... ^^

Bon j'arrête mon blabla et je vous souhaite une bonne lecture!

(Je vous attend à la fin du chapitre)

Note : A partir de maintenant l'histoire sera racontée grâce au Cooper POV étant donné que Bella est inconsciente.

Chapitre III

POV Cooper :

Je décidais donc d'appeler Rosalie malgré le fait qu'il soit trois heures du matin.

« Allo » Je reconnu tout de suite sa voix malgré qu'elle soit endormie, elle m'avait manqué mais là n'était pas le problème, Bella.

« C'est moi, j'ai besoin de ton aide, ma sœur... »

Quand je raccrochais, il était près de quatre heures et demie du matin, j'avais besoin de parler et Rose l'avait compris et m'avait donc écouter. Ce qui était bien avec elle, s'est qu'elle ne tentait pas à tout prix de me remonter le moral sachant que ça ne marcherait pas, elle se contentait de me laisser parler et je la remerciais intérieurement pour ça.

Je faisais les cents pas dans le couloir des urgences de l'hôpital de Forks, seul. Papa était parti depuis presque une heure à la recherche d'un médecin qui pourrait nous apporter des précisions sur l'état de Bella. Depuis que nous étions là nous ne savions rien de plus que ce que l'on nous avait déjà dit plus tôt, aucune nouvelle du bloc. Je n'avais jamais rien connu de plus atroce que l'attente, des dizaines de personnes passent devant vous mais ne sont pas en mesure de nous dire ce qu'il se passe, tout ce qu'on nous dit c'est « attendez », « soyez patient », « le médecin viendra vous voir ». À croire que tout le personnel hospitalier se liguait contre nous, comme s'ils ne savaient pas ce qu'il se passait, à qui voulaient-ils faire croire un truc pareil?

Alors que je fulminais, une infirmière, tout ce qu'il y a de plus banale me fixait avec insistance. Qu'est-ce qu'elle me voulait celle là? Elle s'attendait tout de même pas à ce que je lui file mon numéro pendant que ma sœur se battait pour la vie au bloc? Je lui jetais donc d'un regard méprisant au possible, je fut étonné de constater qu'elle n'avait même pas été troublée et que du même coup son regard à elle avait changé. Décidément je ne comprendrais jamais rien aux femmes!

Je me remettais donc à marcher dans le couloir en ignorant totalement, l'infirmière qui ne me lâchait toujours pas des yeux. Ne supportant plus que chacun de mes mouvements soient analysés je me retournais donc vers l'objet de mon problème.

« vous avez un problème? » dis-je avec un ton dédaigneux.

« Euh... Et bien... Les téléphones sont interdits à l'hôpital, monsieur »

« Mon téléphone est éteins. »

« Je suis désolée monsieur, mais il vient de sonner... »

Je cherchais donc dans mes poches mon portables et qu'en ce fût fait, je confirmais bien à l'infirmière qu'il n'avait pas sonné. Elle pointa son doigt sur quelque chose qui se trouvait derrière moi, je constatais qu'il s'agissait du sac à dos de Bella. Évidement, je n'avais pas pensé à éteindre le sien, à vrai dire c'était le cadet de mes soucis. Je décidais donc de ne pas m'en occuper et de ne pas fouiller dans son sac. Bella détestait qu'on touche à ses affaires, elle n'appréciait déjà pas que j'entre dans sa chambre sans m'être annoncé ou lorsqu'elle n'était pas là alors fouiller dans son sac... Elle n'en saurait jamais rien mais par respect pour elle (et ce n'était pourtant pas l'envie qui m'en manquait), je n'y toucherais pas.

Je changeais subitement d'avis lorsque je me rendis compte que ses amis ou Jacob l'appelaient sur son téléphone et ne la voyant pas répondre, ils s'inquiéteraient probablement. Dans ce cas je décidais de ne décrocher que si son portable se mettait à sonner.

C'est à ce moment là que son téléphone choisis de sonner, je me précipitais vers la sortie voyant le regard lourd de reproche de l'infirmière de nuit. Quand je pense que Bella n'avait pas changé sa sonnerie depuis la dernière fois que je l'avais vu! Il fallait dire que ça faisait bien un an. Je me rappelle la première fois où elle l'avait écouté.

Papa avait toujours été très protecteur avec Bell's, il avait du mal à lui autoriser des choses que des filles de son âge faisaient déjà. Sur certain point je le rejoignais, mais parfois il exagérait alors je prenais Bella avec moi et la déposais à l'endroit où ses copines (ce qui se limitait souvent à Angéla et au cinéma) étaient et la récupérais ensuite. Papa était rassuré et Bella profitait de ses weekends. Ce type d'arrangement était tout de même très rare étant donné que j'étais à la fac, je ne pouvais donc faire ça que lorsque j'étais de retour à Forks.

Un jour, alors que je la conduisais chez Angéla, elle me dit que cette dernière avait proposé d'aller à un concert d'un groupe irlandais, The Cranberries et qu'elle aimerais beaucoup y aller mais qu'elle savait pertinemment que papa refuserais. Je lui avais alors proposé de leurs servir de chaperon s'il elle voulais, j'avais 20 ans et j'étais sûr d'avoir l'autorisation de notre père.

Elle me sauta alors au cou et ne cessait de me remercier. Je l'avais forcé à me lâcher vu que je conduisais ce n'était pas très prudent.

Elle avait alors rougi ce que je ne compris pas tout de suite.

« Coop?

«Hum?

C'est quoi The Cranberries?

Quoi?! »

J'en revenais pas elle voulait aller à un concert dont elle ne connaissait même pas le groupe et The Cranberries? Comment ne pouvait-elle pas connaître?

Elle commençait à être gênée parce qu'elle regarda ses chaussures tout en rougissant. Ça c'était bien ma sœur!

« Je sais juste que la chanteuse est une fille...

Bon tu sais quoi? Ce soir, toi et moi on va se passer leurs CD, tu ne peux pas aller à ce concert sans connaître un minimum leurs chansons! Au fait il est quand ce concert?

C'est samedi prochain. »

Autrement dis c'était dans trois jours. Il faudrait aller à l'essentiel.

Le soir même on s'installa donc dans mon lit et j'enchaînais les albums, au bon d'un moment Bella se redressa et commença à danser. C'était loin d'être son fort mais ça m'amusait tout le temps. Comme elle se savait ridicule quoi qu'elle fasse elle en rajoutais toujours une couche. Enfin bref, quand je lui demandais pourquoi elle s'était levée pour danser elle m'avait simplement répondu « je sais pas, cette chanson me parle, je l'aime beaucoup, j'ai l'impression de m'évader. C'est quoi le titre au fait? ». Je lui répondais donc qu'il s'agissait de Dreams. Elle me répondit qu'elle comprenait mieux pourquoi cette chanson la faisait se sentir mieux.

Bella avait toujours été une grande rêveuse, elle vivait toujours dans sa bulle et n'y admettais que très peu de personne à vrai dire. Il y a avait moi, Angela, Jacob et papa. Elle s'était renfermée sur elle-même après la mort de maman, on s'était dit que s'était pour se protéger et éviter de souffrir à nouveau. La plupart du temps, ça nous convenait à moi et papa, mais c'est derniers temps quand je la voyait elle semblait toujours triste. C'est en grande partie pour elle que j'avais décidé de rentrer à la maison.

Quand je fut enfin dehors, sur le parking de l'hôpital le téléphone de Bella avait arrêté de sonner. Malgré cela, je m'assis sur une bitte pour m'aérer et me changer un peu les idées. Ça n'avançait pas à grand chose parce que même ici je n'avais que l'état de Bell's en tête.

Sa sonnerie me sortit une fois de plus de mes rêveries. Cette fois, je devais décrocher. Pourtant je n'en avais pas franchement envie, ce n'était pas le moment, je me mis tout de même à la place de la personne qui essayait de la joindre. Quand j'ouvris le clapet de son téléphone je vis d'abord treize appel en absence provenant de la même personne : Jacob.

Sachant ce qu'il avait fait à ma sœur je n'avais pas du tout envie de lui parler, il méritais même que j'aille à la Push sur le champs et que je lui refasse le portrait et pourtant je ne suis pas du tout pour la violence. Comment osait-il lui dire qu'il l'aimait pour ensuite coucher avec une autre. D'un coup je me sentis mieux à l'idée qu'il n'ait pas franchit le pas avec Bella, il ne la méritais pas, elle était beaucoup trop bien pour lui.

J'allais rejeter l'appel quand je me rendis compte que je n'avait eu aucun détail sur ce qui c'était passé entre lui un Bella un peu plus tôt dans la soirée, je savais juste qu'elle l'avait surpris au lit avec une autre. Ma curiosité prit le dessus et j'appuyais sur le téléphone vert du clavier.

« Bella?

Non

T'es qui? »

Je sentais la panique et la jalousie dans sa voix, la dernière fois que j'avais parlé avec Jacob il ne sortait même pas avec Bella. Je décidais donc de profiter de mon léger avantage.

« Qu'est-ce que tu veux Jacob?

Parler à Bella.

Je ne crois pas que ce sera possible, mais je pourrais éventuellement lui transmettre un message.

J'aimerais bien savoir à qui j'ai l'honneur d'abord.

Cooper, son frère pour vous servir!

Ah...

Comme tu dis! Qu'est-ce que tu lui veux? Tu crois pas que t'en a déjà assez fait?

Écoute... c'est pas ce que tu crois, je voudrais m'expliquer avec elle.

Non. C'est à moi que tu vas tout expliquer. Je suis toute ouïe! »

Non mais pour qui il se prenait celui là pour me dire ce que j'avais à faire! J'étais son grand frère, je devais prendre soin d'elle. Il commençait des phrases sans les finir comme s'il hésitait à parler, je perdais patiente et lui expliquais que je n'avais pas que ça à faire (ce qui était totalement vrai, il fallait que je retrouve mon père pour voir s'il y avait du nouveau).

« Hum ben je sais pas si t'étais au courant mais on devait se voir à midi.

Oui je sais même que quand elle est rentrée elle était chamboulée, elle ne savait pas quoi faire alors je lui est dis que le mieux c'était de voir directement avec toi et te dire ce qu'elle pensait.

C'est toi qui l'as envoyé?!

Non, elle a essayé de t'appeler plusieurs fois mais tu ne répondais pas donc là, elle m'a dit j'y vais avant de me dégonfler.

Ah... OK...

Donc...

Ben après qu'elle soit partie ce midi, je m'en suis voulu de m'être emporté et je suis sorti faire un tour en moto. Sur le chemin j'ai rencontré une nana, on a discuté et je l'ai trouvé sympa. Elle m'a proposer qu'on se ballade et sur le coup ça m'a paru être une bonne idée. Je l'ai amené à la plage de la Push, on a rigolé et le ciel a commencé à se couvrir donc pour éviter de se prendre la sauce je lui ai dis de venir chez moi. »

J'en revenais pas il proposait à une fille qu'il ne connaissait ni d'Adam ni d'Ève de faire un tour chez lui! Mais j'étais trop impatient de connaître la suite pour lui en faire la remarque.

« Donc, je lui ai proposé de regarder un film et d'un commun accord on a sélectionné Jumper. J'étais d'ailleurs étonnée qu'elle aime les films d'action, la seule que je connais qui les aime c'est Bella.

Bref pour moi il n'y avait rien de romantique là dedans mais une chose en entrainant une autre, elle m'a embrasser. Au début je l'ai repoussé, mais elle me proposait de faire ce que je voulais faire avec Bella depuis deux ans. Je n'avais pas planifié ça, et c'était encore moins un truc que j'avais déjà fais. Je peux t'assurer que quand j'ai vu le regard de Bella se poser furtivement sur moi et la fille, je me suis senti comme un moins que rien et je lui ai d'ailleurs dis de se rhabiller et de partir après m'être excusé.

Et ensuite j'ai essayé d'appeler Bella, mais elle a ignoré tous mes appels et ensuite ben toi t'as décroché... »

Il avait dit tout ça tellement vite que j'avais faillis ne rien comprendre, j'avais mis le son du portable au maximum et buvais ses paroles. Pour sa « défenses » il avait l'air vraiment mal bien qu'il méritait totalement ce qui lui arrivait. Je ne savais pas qui était cette fille et je m'en contrecarrais mais lui n'allait pas s'en tirer comme ça, il ne la méritais même plus comme amie.

« T'as vraiment été un gros con. Et t'as de la chance que je vienne pas te casser la gueule. Si je le fais pas c'est juste parce que t'es le fils à Billy et que je veux pas qu'il se brouille avec mon père.

Je sais que j'ai été con, mais y a que Bell's qui compte pour moi.

Je vois...

Je peux... je peux lui parler maintenant?

Je ne crois pas que ça va être possible...

Pourquoi?! »

Comment lui dire ça, je crois que je ne l'aurais pas cru moi-même si je ne l'avais pas eu au téléphone à ce moment là.

« Parce qu'elle a eu un accident.

Quoi? Quand? Comment?

En rentrant de la Push, ce soir. Elle m'a appelé parce qu'elle n'allait pas bien, elle m'a dit que ça c'était mal passé avec toi et je l'ai juste entendu hurler et un grand boum à suivi et on a été coupé.

J'ai appelé les pompiers et le temps que Charlie et moi on aille sur la nationale les pompiers l'avaient déjà conduite aux urgences.

Ils ont expliqué à mon père qu'elle avait plusieurs côtes cassées, une hémorragie interne et de multiples fractures mais c'est en arrivant à l'hôpital qu'ils ont dis qu'elle avait aussi un problème avec sa colonne vertébrale et qu'il fallait un spécialiste. Hors, à Forks il n'y a pas de neurochirurgien, c'est une trop petite structure et on ne peut pas la déplacer sans risquer qu'elle soit paralyser après.

Dis-moi que c'est pas vrai? »

J'entendais qu'il commençait à pleurer, il devait sûrement penser que c'était de faute, que si elle ne l'avait pas trouvé dans cette situation, elle serait restée chez lui et donc l'accident n'aurait jamais eu lieu. Je comprenais qu'il puisse penser ça puisqu'un peu plus tôt je rejetais toute la faute sur moi... Je lui laissais un peu de temps pour encaisser et attendait patiemment pour pouvoir parler à nouveau.

« Le beau-père de ma meilleure amie est le neurochirurgien le plus réputé des États-Unis et je lui ai déjà demandé de prendre contact avec lui.

Oh... Hum... je.. euh... Je me demandais je... enfin si je pouvais venir demain...

Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j'ai pas vraiment envi de te voir tu comprends, mais je pense qu'au fond d'elle Bella aimerait que tu sois là donc...

Merci Cooper, bon ben je suppose que je vais te laisser, hésites pas à m'appeler s'il y a du nouveau d'ici demain.

OK. A plus. »

Je dois avouer que malgré son comportement de parfait connard, il tentait tout pour se rattraper.

J'étais de retour dans le couloir des urgences où d'ailleurs l'infirmière n'était plus la même, sûrement celle de jours. Il faut dire qu'il était presque six heures du matin. Si Forks n'était pas une ville aussi nuageuse et brumeuse, on y verrait parfaitement clair dehors étant donné qu'on était au mois de mai, le 2, enfin le 3 maintenant.

Je sais que c'était futile de penser à ça dans un moment pareil mais dans trois semaines, je fêterais mon anniversaire (enfin je pu dire), en ce moment la seule chose que je désirais plus que n'importe quoi d'autre, c'était retrouver ma petite sœur telle qu'elle était avant ce putain d'accident.

Ça ne pouvait pas recommencer. Non je ne laisserais pas sa ça arriver. Je faisais tout pour éviter ça depuis que j'avais perdu Bella au téléphone mais la je n'y arrivais plus, c'était trop dure, il fallait que ça sorte. Je me laissais donc glisser le long du mur, entourais mes genoux de mes bras et y cachait mon visage. C'était bon se se laisser aller, les larmes coulaient toutes seules et ne semblaient vouloir s'arrêter à croire que j'avais trop de liquide lacrymal et je ne pouvais plus en contenir d'avantage. Je savais pertinemment que l'infirmière pouvait voir et entendre que je pleurais, mon corps était secouer de spasmes et je ne cessais de renifler.

Pourquoi Bella, elle n'avait rien fait pour mériter ça au contraire... Elle était la personne la plus douce, la plus calme, la plus réservée et la plus studieuse que je connaissais. Elle pensait toujours aux autres avant de penser à elle-même. Sans s'en rendre compte, elle était devenue exactement comme notre mère (l'exubérance en moins). Je pense que maman serais fière de ce qu'était devenue notre Bella, si fragile mais si forte à la fois. Je n'avais jamais quelqu'un d'aussi déterminé qu'elle, quand elle avait une idée dans la tête, impossible de l'en faire changer. Et comme si cela ne suffisait pas c'était une cuisinière hors paire! Elle pouvait préparer des plats délicieux à partir d'ingrédients tout ce qu'il y avait de plus banal.

Je sentis quelqu'un m'effleurer le sommet du crâne, puis me caresser l'épaule. Je ne savais pas qui était cette personne mais cela faisait un bien fou, j'étais perdu incapable de penser à autre chose qu'à la raison de ma présence entre ces murs.

Après ça je dû m'endormir car tout devint noir et calme. C'était vraiment apaisant, il n'avait rien, je ne pensait à rien, juste moi flottant au milieu du silence. J'aurais voulu que cela dure pour toujours ou au moins tant que Bella ne serait pas là, tout près de moi. Je n'avais aucune idée du temps que j'avais passé dans cette état mais c'était aussi bien au moins je ne pouvais entendre aucune mauvaise nouvelle. Je voulais rester là dans ce qui semblait être le néant mais quelqu'un ou quelque chose en décida autrement. Je commençais à bouger pour me rendre compte que je n'étais plus sur le sol dur et froid du couloir, je ne sentais plus non plus le mur dans moi dos et je n'étais plus assis mais allongé. Où est-ce que j'étais? Peut-être étais-ce mon rêve, oui peut-être que toute cette affreuse nuit n'avait été qu'un rêve et que je me réveillerais à l'hôtel à Seattle à cinq heure à laquelle j'avais réglé mon baladeur. Ainsi je n'aurais plus qu'à rejoindre Forks et à surprendre Bella et mon père comme je l'avais fais dans mon rêve. Le coup de la musique à fond était une idée de génie! C'est décider je ferais ça.

Je décidais donc de me rendormir en attendant la sonnerie de mon réveil mais il faisait étonnement clair pour la nuit et Seattle avait beau être une grande très lumineuse, là c'était un peu trop. Je me concentrais pour entendre les bruits alentours, j'allais laisser tomber quand un son capta mon attention. C'était un bruit régulier, mais pas naturel, il provenait d'un machine qui était tout près, je commençais à m'agiter et un autre bruit retentit, il était régulier lui aussi, très lent, cela ressemblait aux gouttes d'un robinet mal fermé. Je réfléchis quelques seconde et réalisa. Je n'avais pas rêvé, il y avait eu l'accident et les pompiers et le bloc mais ce n'était pas pour Bella! Non c'était pour moi! Le reste n'avais été que le fruit de mon imagination. L'appel téléphonique de Bella, la conversation avec Jacob, l'assoupissement dans le couloir, ma prise de bec avec l'infirmière et même quand j'avais cru être en ligne avec Rose...

Oh mon Dieu! Que s'était-il passé!

Je tentais d'ouvrir les yeux bien qu'angoissé par ce que j'allais trouver. Je pris mon courage à deux mains et entrouvris les paupières. En premier lieu, je fus aveuglé par la lumière (trop vive à mon goût), puis je remarquais que Jacob était endormis sur une chaise en plastique. Il n'avait d'ailleurs pas du tout l'air d'être à l'aise. Ce qui me surpris le plus c'est sa présence même! Pourquoi était-il là? Je veux dire, il avait le culot de venir là après ce qu'il avait fait? Mais peut-être avais-je imaginé ça aussi... La tête me tournais de trop réfléchir, j'étais perdu, comme sur une autre planète.

Je me tournais un peu plus et découvrais mon père, très mal installé et endormis également, lui était tout de même dans un fauteuil un peu plus confortable. Il avait les trait tiré, il avait l'air épuisé. Je crois que je ne l'avais jamais vu aussi cerné depuis... Je pouvais tout de même voir malgré ses cernes ses yeux rougis par les larmes, il avait dû énormément pleurer pour être aussi marqué. Cela me faisait qu'il ait à nouveau enduré ça.

J'étais maintenant habitué à la luminosité de la pièce et regardais l'endroit où j'étais allongé. Bizarrement, je n'étais pas sur un lit d'hôpital mais d'appoint... peut-être n'avaient-ils plus de lit... Je soulevais les draps et m'aperçus que j'étais encore avec mes vêtements de la vieille, seules mes baskets manquaient à l'appel. Je remarquais ensuite que je n'avais ni perfusion, ni fils d'aucune sorte. Étrange. Je m'asseyais donc sur le lit ce qui réveilla mon père.

« Salut fils. Bien dormis?

Je hochais la tête en signe d'approbation, j'avais connu des nuits bien meilleures mais bon...

« Oui p'pa, qu'est-ce... qu'est-ce j'ai?

De quoi tu parles? »

Il semblait réellement surprit par la question que je lui posais. Il n'avait pas l'air de comprendre de quoi j'étais en train de parler.

« Ben je suis dans un lit, dans une chambre d'un hôpital...

Tu t'es endormis, donc on t'a mis dans un lit.

Au volant?

Mais enfin t'es amnésique ou quoi Cooper, parce que c'est pas drôle! »

Décidément, je ne comprenais rien à ce qu'il se passait... Pourquoi s'énervait-il? J'allais parler mais il me devança.

« Ta sœur. TA sœur... »

Il me disait ça tout en fixant quelque chose derrière moi, c'est de là que venaient tous les sons que j'entendais. Et là je compris, je n'avais pas rêvé, c'était vraiment arrivé, Bella, c'était elle qui était derrière moi, tous ces bips provenaient des nombreux tubes qu'ils lui avaient posé sur le corps. Et là une vague de je ne sais pas quoi passa en moi et instantanément, sans honte ni aucune gêne je me remis à pleurer. Cette fois-ci ça ne me soulageait plus, ça me faisait mal, mal comme des milliards de lames essayaient de s'échapper de mes yeux mais plus je les retenais et plus cela me blessait. À la vu de mes larmes, les yeux de mon père se mirent à briller. Je savais qu'il se retenait pour ne pas paraître faible devant moi.

Je continuais de pleurer silencieusement, sans dire un mot. Je voulais voir Bella mais c'était trop dur, j'étais bloqué, mon corps ne voulait pas se retourner. Je savais très bien pourquoi je l'évitais, j'avais peur de ce que j'allais voir, de voir dans qu'elle état la seule que j'étais sûr de toujours aimer et protéger se trouvais. Oui, j'étais lâche, je savais que je devrait me retourner, mais je voulais retarder ce moment autant de temps que je le pouvais.

Je levais les yeux pour voir mon père, il avait les yeux fermé, je pouvais voir qu'il ne dormait pas mais qu'il luttait seulement pour ne pas craquer. Je voulais lui demander tellement de choses, surtout des nouvelles de Bella. Ce que je pouvais d'ores et déjà dire – et c'était crucial – c'est que son cœur battait aussi sûr 2x3 est égal à 6. Je sentais un poids s'envoler en réalisant cela.

Elle était vivante. Bella était VIVANTE.

C'est re-moi!!! j'espère que ce chapitre vous a plus. J'ai fais de mon mieux pour mener l'intrigue.

Je vous prépare un tout nouveau chapitre pour lundi soir. D'ici là j'espère pouvoir lire pleins de reviews!

Si vous avez des questions n'hésitez, de même que si vous repérez d'immonde fautes d'orthographe comme j'ai finis d'écrire à 4h du matin mais yeux n'ont peut-être pas eu la force de voir toutes les erreurs...