Salut!

Étonnés d'avoir enfin reçu une alerte?

Comme je vous l'ai expliqué sur mon profil, j'ai eu pas de problèmes de pc. Enfin, pour me faire pardonner voilà les chapitre 18, 19 et 20. Je les poste en même temps mais vous pouvez quand laisser des reviews sur chaque chapitre hein! J'adore lire vos impressions!

Merci de me rester fidèles et d'apprécier ma fic.

Merci pour toutes vos reviews et bien sûre aux reviewers anonymes ^^

Pour finir merci à mes amours de TF pour leur soutien, je vous adore les filles 3

Bonne lecture!

CHAPITRE XVIII

BPOV :

Quelques minutes plus tard je sortais de l'hôpital et après quelques minutes supplémentaires je montais les quelques marches du porches avec l'aide des deux hommes de ma vie un sentiment de plénitude m'envahissant.

Cela faisait maintenant deux jours que j'étais sortie et c'était vraiment agréable d'être à la maison. Je m'étais très bien entendue avec Rosalie et elle était encore plus belle que ce que Cooper m'avait dit. Grâce à elle ainsi qu'Emmett et Jasper le temps passait plus vite et je n'avais donc pas vraiment le temps de m'ennuyer.

Hier, le Dr Cullen était venu lui même pour me changer mon pansement et voir comment Rose s'en sortait avec moi. J'aurais pensé qu'Edward serait présent mais ce ne fut pas le cas, le docteur m'expliqua qu'Edward commencerait à s'occuper de moi demain autrement dit aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi mais j'appréhendais son arrivée, il se comportait bizarrement à l'hôpital et cela me mettait mal à l'aise.

Je me disais qu'il serait plus judicieux de penser à autre chose pour le moment et jetais donc un coup d'œil à mon réveil : 8h32. Super. Je n'avais réussis à m'endormir qu'à trois heures du matin...

Depuis que j'étais de retour à la maison, les nuits avaient été assez difficiles, je faisais toujours les même rêve, moi, allongée dans une clairière au crépuscule. Je souriais à quelqu'un qui se trouvait à la lisière, pourtant impossible de mettre un visage sur cette personne malgré la force qui j'y mettais

et malgré l'étrange sentiment que j'éprouvais. Tous les soir c'était pareil, rien ne changeait, j'étais pourtant sûre de la connaître...

Je n'eus pas le loisir de me pencher d'avantage sur le sujet car on toqua à ma porte, un visage qui m'étais maintenant familier passa sa tête dans l'entrebâillement de ma porte et lui fit signe d'entrer.

« Salut Bella, bien dormi? Je te réveille pas au moins? »

Incroyable comme je m'étais vite attachée, et la sociabilité était loin d'être la plus grande qualité... si tant est que j'en ai...

« Salut Rose! T'en fais pas, j'étais réveillée. J'ai mal au dos mais c'est supportable »

« Tu m'envoies ravie, je peux m'assoir un instant? »

« Bien sûre quelle question! »

« Tu fais toutes les nuits le même rêve n'est-ce pas? »

« De quoi tu... »

Comment pouvait-elle être au courant, les seules personnes qui l'étaient, étaient moi et... Et bien moi!

« Calme-toi, c'est parce que je t'ai encore entendu cette nuit »

« Entendu? Encore? Je comprends rien Rosalie. »

« Depuis qu'on est rentrée c'est toutes les nuits pareil, au début je t'entends rire puis le silence et enfin tu fonds en larmes en le suppliant de rester, que tu as besoin de lui. Ensuite j'entre et te trouve réveillée comme aujourd'hui. »

Je baissais instantanément les yeux, je n'aurais probablement pas pu être plus mal à l'aise. Si elle pouvait m'entendre cela signifiait vraisemblablement que Cooper et Charlie aussi.

« Coop? Charlie? »

« Premièrement Coop est comme mort quand il dort, un char d'assaut pourrait se trouver dans sa chambre que son petit doigts ne frémirait même pas, deuxièmement il passe quasiment toutes ses soirées et surtout ses nuits avec Angela à la plage. Pour ce qui est de ton père quand tu cries il est au poste depuis un bout de temps déjà. »

« Oh... »

« Bella... Qu'est-ce qui ne va pas? »

« Je sais pas Rose. Je fais toujours le même rêve sauf que je ne suis à aucun moment triste dedans donc c'est bizarre... »

Je lui racontais tout en détails et cela me surprit, je n'étais pas du genre à me laisser perturber par ce genre d'idioties mais cette fois c'était différent. Je le sentais.

Je n'avais même pas l'impression de rêver jusqu'à ce que j'ouvre les yeux et vois ma chambre ainsi que le corset que j'étais obligée de porter.

« … Voilà tu sais tout. Je deviens tarée hein? »

« Mais non ma puce! Tu viens de vivre quelque chose de difficile, c'est peut-être un moyen pour toi de t'évader. Si ça t'ennuie rien ne t'empêche d'en discuter avec Carlisle. »

« Non! »

« Mais pourquoi Bella? C'est ton médecin! »

« Il le dirait à son fils... »

« Qui? Edward?! »

Bravo Bella... Maintenant elle va croire que tu craques pour lui ma vieille! Non mais des fois je pouvais être d'une débilitée... Bon et si on changeait de sujet?

« Tu viens de dire que Coop passait des nuits entières avec Angie? »

« Euh... »

« Oh aller crache le morceau!! »

« Bon okay mais motus et bouche cousue je te préviens! »

« Juré! »

Je me redressais avec difficulté et m'appuyais contre ma tête de lit pour être plus à l'aise, rester allongée tout le temps n'étais pas si agréable que ça contrairement à ce qu'on pourrait penser...

Bref je sentais que ce qu'allait me dire Rosalie allait être passionnant et je voulais être dans une bonne position.

J'étais restée inconsciente peu de temps et pourtant ces deux là semblaient ne plus se lâcher d'une semelle!

Ce qui eut l'effet de me faire penser à Jake automatiquement, je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis ma sortie et aussi étrange que cela puisse paraître il ne me manquait pas plus que ça... Pourquoi est-ce qu'il ne venait pas? Avant, il était tout le temps fourré ici et maintenant pas même un coup de fil. Il faudrait que je l'appelle.

« Bon alors quand tu étais dans le coma, Angela venait régulièrement et il m'a dit qu'elle lui était familière mais ne se souvenait plus d'où. Bref ils ont finis par discuter pour passer le temps, Angela n'était pas très bien Cooper la réconfortait. À un moment elle était au bout du rouleau et il l'a ramené ici. Ça a dû bien se passer puisque ce sont des vrais siamois maintenant!

À cause du pasteur Weber impossible pour eux d'être chez elle et Angela ne veut pas venir ici par rapport à toi, elle se sent mal à l'aise... »

Elle avait parlé tellement vite que je me demandais où elle avait puisé tout cet oxygène! Quoiqu'il en soit, elle reprit rapidement son souffle et enchaîna encore plus vite, j'en étais sûre!

« Donc ils passent pas mal de temps à La Push, ils y campent souvent. »

« Mais ils sont cinglés!!! Il fait un froid de canard et puis qu'est-ce qu'Angie raconte à son père?

Elle leva les sourcils pour me faire comprendre que j'avais probablement la réponse et en effet, c'était le cas...

« Oh... Elle dit qu'elle est là. »

« Oui, elle reste sois-disant à ton chevet... »

Je sentais bien au ton de sa voix qu'elle n'approuvait pas du tout, pire cela l'énervait. Pour être franche je n'aimais pas ça non plus. Ce n'est pas de lui servir d'alibi qui me gênait, mais qu'elle m'utilise comme excuse sans même me l'avoir dit et surtout qu'elle ne soit toujours pas venue me voir... Je ne l'avais pas vu une seule fois depuis que j'étais rentrée.

« Bella? Ça va? »

« Oui, oui... »

« J'ai du mal à y croire. Je savais que c'était pas une bonne idée qu'elle utilise cette excuse, je... »

« Non, c'est juste qu'elle n'ait même pas venu voir comment j'allais, je suis contente qu'elle soit avec mon frère mais maintenant je n'existe plus ni pour l'un ni pour l'autre. »

« Je vois ce que tu veux dire, si tu veux je leur botte les fesses? »

J'explosais de rire parce que je savais qu'elle en serait capable!

« Non, ça va aller Rose, je vais me contenter de leur parler enfin quand je les verrais! »

Ce sujet là aussi je commençais à en avoir marre, il fallait que je bouge. Ben oui! Bouger!

« Euh... Dans combien de temps j'aurais le droit de sortir au fait? Parce que bon j'aime ma chambre mais la je commence à saturer! »

« Maintenant ça te va? »

« Pour de vrai? C'est pas une mauvaise blague? »

« Non je suis sérieuse, mais à une condition! Tu fais ce que je te dis quand je te le dis. Je passe un coup de fil et je viens t'aider à te préparer. »

« Merci, t'es la meilleure! »

Et elle quitta ma chambre sur un clin d'œil. J'espérais vraiment que même une fois rétablie nous resterons amies, cela me faisait beaucoup de bien d'avoir une autre fille à la maison et surtout de me sentir maternée. Il me serait extrêmement ardu de me séparer d'elle à présent, elle devenait une sœur en quelque sorte pour moi.

Alors que j'étais perdue dans mes pensées, je constatais qu'elle était déjà de retour son téléphone encore à la main.

Dans son autre main elle tenait une pile de vêtements qui m'étaient sans aucun doute destinés. Je grimaçais déjà avant même de savoir ce qu'elle avait choisis ce qui la fit rire et je ne tardais pas à me joindre à elle.

Le docteur Cullen avait fait des merveilles, pourtant ce n'était pas gagné d'avance d'après ce que j'avais compris, la douleur était supportable et je semblais bien me remettre donc mon séjour à l'hôpital avait été écourté pour mon plus grand bonheur.

Cela dit, je ne m'étais levée de mon lit seulement pour aller au petit coin et dans le bain et ce accompagnée ce qui était embarrassant... Car Rose était évidement trop frêle pour me mettre dans le bain donc c'était le Dr Cullen qui s'en chargeait!

« Bells? T'est toujours avec moi? »

« Oui, désolée tu disais? »

« T'as du courrier. »

Elle avait un air malicieux planté sur le visage ce qui ne présageait rien de bon. Elle finit par me tendre la lettre et je reconnu tout de suite la calligraphie parfaite de l'expéditeur, la même que celle sur les lettre à l'hôpital.

« Ben... Tu l'ouvres pas? »

« C'est juste, comment il a eu mon adresse? »

« Il? »

« Celui qui m'écrivait à l'hôpital... »

« Oh!!! Tu veux dire ce Il. Ça change tout, allez ouvre! »

Elle était pire qu'une fillette devant un rayon de poupées Barbie, ses yeux s'étaient illuminés comme un sapin de Noël.

Je mourrais d'envie de la lire mais ça m'angoissait qu'il sache où j'habitais.

J'aurais dû être gênée que Rose reste mais en fait c'était apaisant et puis je ne voulait pas la tenir à l'écart.

« Voilà tout ce que je ressens pour toi. C'est ma dernière lettre, la prochaine fois j'espère que ce sera de vive voix mais cela ne dépend que de toi. Ce sont des paroles de plusieurs chansons que j'apprécie particulièrement et qui décrivent à la perfection mes sentiments.

Je pensais que le monde s'égarait puis je suis tombé amoureux de toi et tout finit par avoir un sens.

Pourquoi est-ce que je ressens tout cela? Comment pourrais-je l'empêcher?

Si tu me suis, je t'offrirais le monde. Pourtant, je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi mes sentiments sont si forts. Comment puis-je respirer, j'essaye de ma détendre pour que ton visage m'apparaisse. Ensuite je me demande si lorsque tu dors, tu rêves et si tu rêves, tu rêves de moi?

Avec ton mon amour. »

« Wow! »

Ce n'était pas moi qui avait dis ça mais Rose ainsi que deux autres personnes que je n'avais eu aucun mal à reconnaître. Je finis par me rendre compte que j'avais lu à vois haute, en présence de Rosalie rien de dramatique mais je devins écarlate que deux autres personnes l'ai entendu.

Cela dit, ils avait tous les trois raison, wow...

« Bells! C'est magnifique! »

« Oui... »

« Oui? C'est tout? Tu peux pas dire autre chose! »

« Qu'est-ce qu'ils font là? »

« Euh, ils m'aident, tu sais bien que je ne peux pas te porter! »

« Rose!!! Nan! Hors de question! »

« Tu voulais sortir nan? »

« Oui mais... »

« Mais quoi? Y a pas d'autre solution. »

« Que le Dr Cullen me voit c'est déjà assez humiliant comme ça, pas besoin de rajouter son fils et ton frère... C'est pas contre vous les gars hein! »

« No problemo brindille, c'est toi qui voit! »

Grrr pourquoi Emmett persistait à me surnommer comme ça?! J'avais ce surnom en horreur...

« Bon comme tu veux, je capitule... »

Trop facile...

« Mais... »

Ça c'est Rose!

« Faudra bien t'y faire! Parce que je te rappelle que le Dr Cullen ne s'occupe plus de toi à domicile! »

Ça y est elle m'avait eu et s'en réjouissait... J'aurais pu l'étrangler pour lui faire ravaler son son petit sourire!

« Oublie pas que c'est Edward qui va s'occuper de toi »

Et sur ces paroles elle s'assit toute souriante sur mon rocking-chair.

« T'es trop méchante, Rose! »

Jazz et surtout l'autre Bisounours explosèrent de rire. Jasper se ressaisit rapidement pour prendre la parole évitant à Em' de pouvoir sortir une blague douteuse et je l'en remerciais par un sourire qu'il me rendit.

« J'ai peut-être une solution. Tu as bien un maillot de bain, il ne doit pas t'être d'une grande utilité ici mais quand même? Demande à Rose de t'aider à le passer, on te portera dans ton bain et on te récupèrera ensuite. »

« Jazz, c'est brillant! Pourquoi j'y est pas pensée? »

« Et bien t'es blonde sœurette! »

« Et alors toi aussi t'es blond je te signal! »

« Ouai mais t'as une double tare toi, en plus d'être blonde t'es une fille. »

Son sourire s'étira jusqu'à ses oreilles et évidement Emmett pouffa manquant de s'étouffer ce qui eu le don d'énerver encore plus Rosalie...

Ça m'avait surprise venant de Jazz, Em' exerçait une mauvaise influence sur lui à mon avis.

« Tu perds rien pour attendre Jasper Hale! Maintenant dehors, je vais la changer. »

Ils sortirent de la chambre dans la seconde mais je continuais de les entendre rire malgré le fait qu'il soient au rez-de-chaussée!

« Qu'est-ce qu'ils sont fatigants! Des fois je me demande si Em' ne serait pas mieux au jardin d'enfants... »

« Au moins il t'aime et il est près de toi... »

Je sentais moi-même la tristesse qui s'était dégagée de mes paroles et cela ne lui échappa pas non plus. Cependant elle ne dît rien et je l'en remerciais intérieurement, elle se contenta simplement de passer ses bras autour de moi et de m'étreindre. Il ne me fallut rien de plus pour fondre en larmes, mes yeux se transformaient peu à peu en fontaine, c'était comme si toute la douleur, la peine, les interrogation, etc avaient finalement eu raison de moi et se fuyaient mon corps à travers des centaines de perles salées.

Je ressentais un vide énorme sans vraiment savoir comment il s'était formé, et où était Jake... Pourquoi est-ce qu'il m'évitait, qu'est-ce que j'avais fait pour qu'il m'en veuille à ce point? Même à l'hôpital sa réaction avait été bizarre, peut-être qu'il en avait marre de moi. Je ne voulais pas faire l'amour avec lui parce que je n'était pas prête mais lui en avait sûrement assez d'attendre.

Encore ma faute... Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même si je faisais fuir tout le monde Angie, Coop et même Jake... Seul la famille Cullen (y compris Rose et Jazz) faisaient exception à cette règle et ne comprenais pas pourquoi.

J'avais tout fais pour que Jacob en ait marre de moi, je le repoussais sans cesse et lui servait toujours la même excuse. Il était la personne la plus gentille que je connaissais c'est donc à lui qu'il aurait été logique que je donne ma virginité ou ma petite fleur comme l'appelait maman quand elle m'avait expliqué d'où venait les bébés.

« Bella? »

Je repris mes esprits et constatais que j'étais sur mon lit, lavée, coiffée et habillée ; je ne me souvenais même pas avoir quitté ma couette. Par contre je sentais toujours les larmes rouler sur mes joues et par moment un soubresaut me secouait.

À présent je n'avais plus aucune envie de sortir, j'avais juste envie de rester allongée ici, dans le noir, seule pour toujours.

Mon père me disais souvent que j'étais forte et que j'étais comme l'eau qui même lorsqu'elle est prise au piège de la roche se fraye toujours un chemin à travers la pierre. Avant j'y croyais. Mais là je ne voyais aucune issue possible, c'était comme si j'assistais à mon autodestruction mais était figée, totalement impuissante et me regardais sombrer.

Je n'y comprenais rien car quelques instants plus tôt je me sentais parfaitement bien.

J'aurais tellement aimé que maman soit là, elle saurait quoi me dire, elle trouverait les mots et ensuite j'irais mieux.

Grave erreur! Je n'aurais pas dû penser à elle, j'éclatais en sanglots de plus belle, mes larmes ne coulaient plus silencieusement, elles se faisaient entendre, je me vidais de toute l'eau que mon corps contenant et craignais la déshydratation en plus de tout ce que j'avais déjà. La seule chose qui aurait pu tout arranger était la seule chose qu'il m'était interdite de posséder.

Autour de moi tout était flou, mais larmes brouillaient ma vision et j'avais l'impression d'avoir quitter la réalité. Par moment j'entendais vaguement Rose m'appeler, mais quand elle comprit que je ne comptais/pouvais pas répondre elle rendit les armes et le silence reprit le dessus.

Plus tard, je ne prenais même pas la peine de regarder mon réveil, je vis qu'il faisait nuit et je sentis que je pleurais toujours, Rose était toujours là, dans le couloir je crois, elle parlait au téléphone avec quelqu'un.

Pendant un long moment il n'y avait plus eu un seul bruit, c'était reposant. Rose était de nouveau dans ma chambre, près de moi et m'essuyait mes larmes ce qui était peine perdue, elle me passa ensuite une serviette humide sur le visage ce qui était plutôt agréable. Mes yeux me brulaient, le sel de mes larmes les avait irrités et c'était douloureux.

Au plus profond de moi je souhaitais m'endormir et qu'à mon réveil tout ceci n'est en fait été qu'un mauvais rêve, mais je savais parfaitement que demain j'aurais le même sentiment, quelque chose clochait et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. J'avais l'impression d'être une marionnette, et que tout ça était un spectacle, une mise en scène.

Il ne manquait plus que ça, ma tête commençait à me faire mal et mes sanglots avaient réveillés les douleurs de mon dos et comble de l'ironie je recommençais à pleurer à cause d'une douleur physique cette fois-ci.

Je tentais en vain de penser à autre chose, n'importe quoi... C'était sans espoir.

Du coup j'écoutais à demi ce qu'il se passait autour de moi, au début e n'entendais rien puis la voix de Rosalie me parvint, elle criait après quelqu'un. Comme je n'entendais personne d'autres j'en déduisais qu'elle était au téléphone, tout ce que j'espérais était que ce ne soit pas Emmett avec qui elle se disputait. Soudain plus rien, le calme à nouveau, mais ce ne fût que de courte durée, elle se remit à parler. Elle était calme cette fois-ci, ce devait être quelqu'un d'autre.

Je ne sais pas combien de temps c'était écoulé, ni quelle heure il était, je n'avais aucune envie d'ouvrir les yeux. Avais-je dormis? Probablement pas, j'étais exténuée.

Finalement quelqu'un ouvrit la porte de ma chambre et je perçu la lumière du couloir filtrer à travers mes paupières. Discrètement je tournais la tête dans la direction opposée et la porte se referma, j'espérais que Rose était repartie, je n'avais pas envie de discuter et de toute façon je ne serais pas de bonne compagnie.

Je reniflais et plissais fortement les yeux pour retenir une nouvelle vaque de larmes quand je sentis une main fraîche sur mon front.

Une vague de bien être et un sentiment de déjà vu m'envahirent, je laissais couler quelques larmes sans ouvrir les yeux de peur d'être à nouveau perdue.

La main se déplaça sur mon visage et s'attarda sur ma joue, par réflexe je pressais mon visage contre elle.

Un parfum délicieux finit par chatouiller mes narines, une fragrance légère de musc et de fruits, c'était enivrant et j'aurais voulu la respirer pour l'éternité. Une pression s'exerça ensuite sur le matelas, on passa un bras dans le creux de mon deux et avant même que je n'ai pu penser ou ressentir une quelconque douleur je me trouvais contre le plus parfait des torses. Je m'y blottis et fondis une nouvelle fois en larmes pour changer alors que les bras de mon ange gardien se refermaient sur moi.