La dernière publication date un peu (beaucoup)... J'ai récemment replongé le nez dans cette histoire et y ait fait quelques modifications (mineures, pas besoin de tout relire !) pour améliorer le texte et du coup j'ai à nouveau eu envie de poursuivre cette histoire !


Chapitre 13

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Harry avait passé une journée de plus à l'infirmerie, en convalescence, puis avait retrouvé son dortoir. Aucun cours n'avait été manqué, puisque c'était le week-end, mais ce lundi matin-là, Harry eut un peu de mal à se concentrer. Heureusement, c'était un de ses cours préférés, Sortilège, et il n'avait que ces deux heures là le matin. Son professeur avait été indulgent et ne l'avait pas poussé à une démonstration, ni ne l'avait interrogé.

Il avait, cependant, eu les mêmes devoirs que tout le monde : un parchemin sur les dangers d'une mauvaise articulation de la formule magique lors de l'énonciation d'un sortilège. Apparemment, un élève de Gryffondor avait été victime d'une petite explosion après avoir écorché la formule du Wingardium Leviosa.

Blaise et lui avait rédigé leur devoir durant leurs heures de libres, juste après le cours, en prenant le temps de faire des pauses régulières pour permettre à Harry de reprendre en douceur. Il n'avait pas recouvert la mémoire perdue pendant le match, mais l'infirmière lui avait assuré que c'était normal, qu'il ne la recouvrerait sans doute jamais et qu'il ne fallait pas s'en inquiéter outre mesure. Blaise l'avait aussi rassuré à ce sujet.

Le deuxième et dernier cours du jour était Défense et son mal de tête s'intensifia considérablement après seulement quelques minutes. Harry se tenait la tête en grimaçant et Blaise le remarqua rapidement.

- Harry ? Murmura-t-il en se penchant sur son ami. Tu vas bien ? C'est encore ta tête ? Je peux demander au prof de te laisser sortir une minute, si tu veux …

- Non ! S'exclama Harry un peu fort. Non, reprit-il plus bas après un coup d'œil à leur professeur.

Le professeur Quirrell n'avait rien entendu et poursuivait son laïus sur les goules en bégayent tous les deux mots. Cela arrangea bien les deux amis qui purent poursuivre leur conversation à voix basse.

- J'ai mal à la tête, c'est tout. C'est sans doute à cause de cette odeur horrible.

Blaise grimaça, il reconnaissait que l'ail n'était pas son effluve préféré et que ce n'était pas très agréable, mais il n'avait pas mal à la tête. Il regarda sa montre, il restait plus d'une heure de cours. Il tergiversa un instant, puis se décida.

- Harry, tu devrais aller voir l'infirmière, c'est peut-être des séquelles de ta commotion.

- Ça va aller, je vais finir le cours...

- Harry … Blaise souffla. Tu es certain ?

- Oui oui.

- Alors, on ira après et ce n'est pas négociable !

- Ok, abdiqua Harry.

Blaise soupira encore et garda un œil sur son ami jusqu'à la fin du cours.

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Dès que le cours fut terminé, Blaise agrippa le bras de son ami et le tira en direction de l'infirmerie. Harry se laissa faire, n'opposant aucune résistance, conscient que Blaise n'entendrait rien de ses protestations. Cependant, alors qu'ils parcouraient les couloirs de l'école, son mal de tête s'estompa jusqu'à disparaître totalement lorsqu'ils pénétrèrent dans l'infirmerie.

- Madame Pomfresh ! Cria Blaise en faisant claquer la porte contre le mur.

- Monsieur Zabini, pourquoi défoncez-vous ma porte et criez-vous comme une mandragore ? Râla l'infirmière en sortant de son bureau pour accueillir un potentiel nouveau patient. Ah, et il y a monsieur Potter aussi, bien sûr. Quel est le problème messieurs ?

- Harry a très mal à la tête, madame ! Depuis 16h, au début du cours, il s'est pris la tête et il n'a pas réussi à se concentrer de tout le cours !

- Monsieur Zabini, et si vous laissiez parler ledit Harry. Monsieur Potter, qu'en est-il de ce mal de tête ? Venez par ici.

La vieille dame les guida vers un lit et poussa un peu Blaise à l'écart avant de se pencher sur Harry.

- Dites-moi tout, monsieur Potter. Où se situe votre douleur exactement ?

Harry joua un instant avec le bas de sa chemise.

- Bah en fait, bredouilla-t-il, c'est parti. J'ai plus mal depuis que j'ai quitté la salle de classe alors … C'est p'tet juste … Hum.

- Ça pue l'ail dans cette classe, mais tu avais une commotion cérébrale !

- Monsieur Zabini, s'il vous plaît, veuillez cesser de nous interrompre et laissez monsieur Potter parler seul.

- Désolé m'dame, bafouilla Blaise à peine repentant et très inquiet pour son ami.

Madame Pomfresh soupira et se retourna à nouveau vers son patient.

- Ce mal de tête est passé, donc. Mais où était-il situé, s'il vous plaît, monsieur Potter ?

Harry jeta un œil à son ami, puis retourna à son bout de chemise.

- C'était là, répondit Harry en désignant son front.

L'infirmière fronça les sourcils.

- Monsieur Potter, regardez-moi s'il vous plaît, demanda doucement madame Pomfresh. L'origine de vos maux peut être déduite de la zone douloureuse. C'est important, est-ce que votre douleur venait de tout votre front et de nulle part ailleurs ?

Harry fronça à son tour les sourcils et réfléchit un instant.

- Non.

- Je vous demande pardon ? Veuillez parler plus fort, monsieur Potter, s'il vous plaît, je ne suis plus toute jeune.

- Non, je n'ai eu mal que là, murmura-t-il en désignant le milieu de son front, là où se trouvait sa cicatrice.

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- C'est bizarre tout de même, cette histoire ! Ça t'était déjà arrivé avant ? Tu avais déjà eu mal à ta cicatrice ? Je veux dire, elle devrait pas être indolore, tu sais, depuis le temps ?

Blaise tournait en rond au pied de leurs lits en répétant ces questions depuis leur sortie de l'infirmerie. L'infirmière avait pris note, tout en restant perplexe face aux symptômes de son jeune patient. Apparemment, ce n'était pas dû à la commotion. Elle leur avait donné pour consigne de rester vigilent et de revenir la voir si ça se produisait à nouveau, mais qu'elle ne pouvait rien faire pour l'instant. Harry avait reçu un flacon de potion antidouleur légère à utiliser si nécessaire et était reparti.

- Et pourquoi as-tu réagit à l'odeur de l'ail ? C'est bizarre ! Ou alors tu es allergique à l'ail ? Non, c'est stupide …

Cependant, cette fois Blaise fit une nouvelle proposition.

- Est-ce que Tu-Sais-Qui … Je veux dire Il serait un vampire ? C'est pour ça que Dumbledore pense qu'il va revenir ? Corne de bicorne, s'il est un vampire, ça veut dire qu'il est immortel !

Harry, déjà choqué par le lien avec le meurtrier de ses parents, resta ahuri à cette hypothèse.

- Tu veux dire que les vampires ça existe vraiment ? Avec les cercueils, les pieux, l'ail et tout ?

Blaise le regarda de travers une seconde avant de se souvenir que son ami était « éduqué-moldu ».

- Oui, Harry, les vampires existent vraiment. Désolé, j'avais oublié … Hum. Je sais pas ce qu'en disent les moldus, mais, en gros, ils ont la peau très pâle et de grosses poches sombres sous les yeux. C'est l'un des moyens de les reconnaître. Ils sont considérés comme des créatures magiques, c'est à dire plus des animaux que des sorciers. Ils boivent du sang et l'ail les éloigne, mais je ne sais pas vraiment comment. J'en sais pas plus, mais je crois qu'ils sont au programme de troisième année. On pourrait faire des recherches à la bibliothèque !

Harry acquiesça.

- Mais … Pourquoi tu dis que Volde... Hum, qu'Il est un vampire ? Je comprends pas le lien.

- Harry, ta cicatrice provient de cette nuit-là ! Je ne sais pas comment c'est possible, puisque ton frère est le Survivant, mais peut être que toi aussi tu as été impacté par son sortilège. Par ricochet, par ondes du sort, par … je sais pas ! Je suis en première année depuis une semaine !

Harry eut les larmes aux yeux. Il était dépassé, encore une fois. Tant par les implications de son lien avec Voldemort possible au travers de sa cicatrice, que de la possibilité qu'il ait été impacté lors de cette nuit particulière. Et puis cette histoire de vampire qui existaient vraiment le sidérait.

Lorsque Blaise s'aperçut de l'état émotionnel de son ami, se précipita pour se faire pardonner.

- Je suis désolé, Harry ! Excuse-moi ! Je voulais pas craquer et sortir ça comme ça, tu sais. Je dis ça, peut être que c'est n'importe quoi, mais en même temps, ce n'est pas complètement aberrant, en même temps, si ?

Blaise attrapa les mains de son ami et fixa son regard dans le sien.

- Harry, que j'ai raison ou tort, je te promets que je reste avec toi. Et je suis certain que ton frère sera là aussi. Il pourra sans doute t'apprendre tout ce qu'il sait, tu sais, tout ce qu'il a appris de ses profs, tu verras. Et si c'est pas le cas, on ira chercher nos professeurs, ils t'adorent !

Cette dernière phrase fit sourire Harry, effet souhaité par Blaise, évidemment.

- On fera toutes les recherches nécessaires, on passera des heures à la bibliothèque s'il le faut ! On sera les plus travailleurs de tous les première-année de Serpentard, mais ça nous fait pas peur, n'est-ce pas ?

Harry laissa couler ses larmes, ému par les paroles de son ami et, pour la première fois, engagea de lui-même une étreinte. C'était un peu maladroit et rapidement Blaise repris les rennes, mais ils étaient tous les deux heureux d'être ensemble.

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- Un vampire ?

Gaëlian y réfléchit sérieusement.

- Franchement, j'y crois pas trop, mais c'est une hypothèse valable, j'en parlerai à Albus. Maintenant, ce qui m'intéresse le plus actuellement, c'est cette histoire douleur à la cicatrice. Ça t'est déjà arrivé ?

Harry regarda longuement son frère et s'aperçut qu'il attendait vraiment une réponse. Contrairement à Blaise qui avait été un tantinet pressant et préoccupé par mille autres questions. Il réfléchit alors et passa en revue toutes les nombreuses fois où il avait eu mal à la tête. Il allait répondre par la négative, quand un événement particulier lui revint en mémoire.

- Le jour de notre arrivée, après la répartition, j'ai eu le tournis. Je venais de découvrir que j'étais vraiment un sorcier, que j'avais ma place dans cette école … J'ai eu mal à la tête presque toute la soirée, mais il y a un moment où, après le repas, lorsque j'ai parcouru la table des professeurs des yeux, la douleur été plus intense et plus ciblée, au niveau de ma cicatrice.

Ce fut au tour de Gaëlian de froncer les sourcils.

- Il est possible que cette douleur vienne d'une attaque mentale, Albus et Severus m'ont parlé d'une discipline appelée Légilimencie. Un maître peut entrer dans la tête de quelqu'un d'autre, s'il y a un contact visuel, et voir ses souvenirs, voire lui brouiller des souvenirs ou même le faire souffrir. Est-ce que tu as remarqué quelque chose ? Quelqu'un t-a-t-il regarder dans les yeux avant que tu aies mal ?

- Je … Peut-être … J'ai regardé tous les professeurs, mais il me semble …

Harry regarda successivement Blaise et son frère avant d'avouer :

- Le professeur Quirell est celui que j'ai regardé en dernier avant que la douleur ne s'intensifie.

- Et vous avez dit que c'était dans sa classe que tu avais eu mal tout à l'heure, releva Gaëlian. C'est donc lui le facteur commun, mais pourquoi ? C'est un trouillard et un mauvais prof, si vous voulez mon avis, ajouta-t-il.

- Et je plussoie cette affirmation, acquiesça Blaise. Le tout est de savoir ce qu'il veut à Harry ? Pourquoi l'attaque-t-il ?

- Ho-là ! Attendez tous les deux ! On n'est pas certain que ce soit lui ! S'écria Harry. Ni de quoi que ce soit, d'ailleurs ! D'abord, j'étais extrêmement fatigué ce soir-là et peut être que c'est tout autre chose qui a déclenché la douleur tout à l'heure ! On ne peut pas se baser sur une hypothèse aussi fine pour accuser quelqu'un !

Gaëlian et Blaise soupirèrent de concert.

- Non, c'est sûr, souffla Blaise.

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Et voilà pour ce chapitre !