- Comment vas-tu faire si ce soir tu ne dors pas chez le docteur Stein ? demanda Maka, inquiète.
- J'ai trouvé un appartement, la rassura Faust. Un petit meublé que je dois par contre rénover, mais il est grand et près de Shibusen.
- Tu es rapide ! remarqua Black Star, tu me plais bien !
- Espérons que c'est une bonne chose, ajouta Faust
- On pourra t'aider, proposa timidement Chrona, enfin, si tu as besoin d'aide.
- Merci Chrona, sourit-il, c'est gentil.
- Et pour ton arme, continua Kid, tu as trouvé quelqu'un qui te correspond ?
- A vrai dire, admit Faust en désignant l'épais dossier, je n'ai pas encore fini de regarder les profils. Mais pour le moment, ça reste assez vague. Peut-être que…
- Hé ! coupa quelqu'un, vous avez appris la nouvelle ? Une famille d'arme entière a été tuée en France. Il ne reste plus qu'un survivant.
- Quoi ? cria Kid. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On ne sait pas grand-chose. Apparemment, ce serait l'œuvre d'un groupe de sorcières. Elles ont éliminé tout le monde et ont dévoré leurs âmes.
- Qui est le survivant ? demanda Soul.
- Aucune idée, mais il va venir ici, à la Shibusen. Il doit arriver ce soir.
- Ça veut dire que c'est un enfant, murmura Maka.
- Il arrive ! cria une autre personne.
Les élèves se levèrent malgré les protestations de Sid et regardèrent par la fenêtre. On apercevait devant la porte d'entrée Shinigami-sama et Stein-sensei, accompagné d'un petit garçon aux cheveux bruns et aux vêtements noircis de cendres. Seuls ceux qui étaient les mieux placés, entre autres Faust, purent constater les traces rouges qui de ses yeux parcouraient ses joues sales. Shinigami-sama lui tapota la tête de son immense main et le fit entrer.
- Pauvre garçon, fit Tsubaki, il ne doit même pas avoir neuf ans.
- Quelle horreur, ajouta Maka, perdre toute sa famille de cette façon… ça doit être dur pour lui. C'est impardonnable !
Le cours finit et les élèves se dispersèrent. Faust salua ses nouveaux amis et partit vers l'appartement qu'il habiterait dorénavant. Les meubles étaient presque tous cassés mais il l'avait choisit justement pour cette raison : un lieu avec un passé pour quelqu'un qui ne connaissait pas le sien.
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Ce soir-là, Stein et Spirit se croisèrent par hasard, enfin, ils se seraient percutés si Stein n'avait pas évité son arme de quelques millimètres.
- Stein, pardon, je ne t'avais pas vu.
- Moi non plus, désolé.
Un silence gêné s'installa progressivement, les deux hommes n'osant pas se regarder. Stein finit par ébouriffer les cheveux de Spirit. Le Death Scythe, surpris, regarda son ancien manieur.
- Je m'étais toujours dit que le jour où je te dépasserai, je te le ferai, comme tu n'arrêtais pas de me le faire. Mais j'avais oublié. Alors maintenant que je me rappelle, je le fais.
- Tu m'as vu le faire à Faust.
- Oui.
- … Il te ressemble beaucoup physiquement mais vous n'avez pas du tout le même caractère.
- … La première fois que tu as tendu la main sur moi, j'ai cru que tu allais me donner une tape derrière la tête. Je ne pensais pas que tu ferais un tel geste. Ça m'avait étonné, surtout après que tu m'ais engueulé pour avoir essayé que disséquer un élève.
- Qu'est-ce que tu pouvais être énervant pour ça ! Je t'avoue que je ne sais plus pourquoi j'ai commencé à t'ébouriffer les cheveux. Je devais penser que ça t'éviterai de trop mal prendre mes sermons. Il n'empêche que je le faisais souvent !
- C'est vrai. Quand j'y repense, j'étais plus petit que toi quand tu as changé de manieur. Mais j'ai finalement plus grandi que toi.
- Ce qui veut dire ? fit Spirit dans une grimace.
- Rien du tout.
- T'es vraiment le type le plus bizarre que je connaisse.
- Je sais. Mais dans un sens, ce n'est pas plus mal. Je sors du lot au moins. Et puis, toi aussi t'en tiens une couche.
- C'est peu de le dire, à trop t'avoir côtoyé. Dis, tu pourrais arrêter de m'emmêler les cheveux.
Stein arrêta son geste et regarda Spirit.
- En tout cas, j'ai été heureux d'être ton manieur, senpaï.
Spirit sourit tristement.
- Et, même si j'ai du mal à l'avouer, je suis heureux d'être devenu une Death Scythe grâce à toi, Stein.
Image du siècle : Stein et Spirit se souriant mutuellement.
Quand mon cerveau dérangé imagina cette scène, je me suis mise à délirer toute seule, en plus avec la chaleur (cake alors, cake alors!) et toutes ces mouches (j'habite à la campagne) j'était au bord de la crise de nerfs. Mais je kiffe bien, Mouahahaha! Bye!
